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Les énoncés sont sur la fiche Le sujet d'imagination au brevet : exercices. Cherche d’abord seul, puis compare avec la correction.
Voici le corrigé sujet d’imagination des onze exercices. Pour les exercices d’écriture, plusieurs réponses sont possibles : tu trouveras un exemple de production et des critères de réussite pour évaluer ton propre texte.
Corrigé sujet d’imagination : réponses et exemples
Corrigé de l’exercice 1 : relever les contraintes
| Consigne | Genre | Narrateur | Cadre | Contenu imposé | Longueur |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | récit (suite de texte) | 3e personne | la même nuit, au passé | traversée de la tempête ; récit, description, sentiments | au moins 50 lignes |
| 2 | récit rétrospectif | 1re personne (Loïc âgé) | des années plus tard ; récit encadré | raconter la nuit, exprimer les sentiments, s’adresser à sa petite-fille | environ 50 lignes |
| 3 | scène de théâtre | pas de narrateur : répliques et didascalies | la chambre de veille, la même nuit | dialogue père-fils, didascalies | environ 40 lignes |
Corrigé de l’exercice 2 : chasser les incohérences
- « dix-huit ans » : Loïc a quatorze ans dans le texte.
- « lampe torche électrique », « radio », « portable » : objets anachroniques ou absents du texte ; l’histoire se déroule à une époque de phares à mécanisme et de fusées de détresse. On attend une lanterne.
- « Je sentais » : la consigne impose la troisième personne.
- « la nuit est calme et les étoiles brillent » : passage au présent et contradiction avec la tempête qui dure depuis trois jours.
- « il appellerait les secours » : le texte précise que le canot ne peut pas sortir avant l’aube ; l’enjeu est justement d’allumer le second feu.
Corrigé de l’exercice 3 : les éléments du texte à réutiliser
- Loïc, quatorze ans, courageux et volontaire : ses pensées et ses gestes doivent montrer ce courage, mais aussi sa jeunesse.
- Yves Le Goff, le père, vieux gardien inquiet et silencieux : on peut faire revenir son image ou ses conseils.
- La tempête qui dure depuis trois jours : vent, pluie, vagues rendent la traversée dangereuse.
- Le bateau en détresse « au large des récifs » : l’enjeu de l’action, à faire réapparaître.
- Le second feu « sur la pointe » : le but de Loïc et le moment décisif.
- L’escalier « qui s’enfonçait dans le noir » : point de départ de la suite et image de l’inconnu.
Corrigé de l’exercice 4 : construire une trame
- Situation de départ : le père accepte d’un signe de tête et confie à Loïc une lanterne et une boîte d’allumettes.
- Élément déclencheur : Loïc descend l’escalier et ouvre la porte ; le vent manque de le renverser.
- Péripéties : le sentier glissant le long de la falaise, une vague qui l’éclabousse, la lanterne qui vacille.
- Moment décisif : arrivé à la pointe, il lutte pour allumer le feu ; la flamme prend enfin.
- Situation finale : le bateau vire de bord et évite les récifs ; Loïc aperçoit, au sommet du phare, la silhouette de son père.
Corrigé de l’exercice 5 : ponctuer un dialogue
« Tu ne peux pas y aller seul, dit le père. La pointe est à une demi-lieue et le sentier longe la falaise !
— Je connais le chemin, répondit Loïc. Je l’ai fait cent fois. Et si la lanterne s’éteint, je la rallumerai à l’abri du rocher. »
L’incise est encadrée de virgules ; un tiret marque le changement d’interlocuteur ; les guillemets ouvrent et ferment l’ensemble du dialogue. Le point d’exclamation après « falaise » est un choix possible pour traduire l’inquiétude du père.
Corrigé de l’exercice 6 : varier les verbes de parole
- implora (ou supplia) la mère
- lança Loïc (ou rétorqua, ou protesta)
- balbutia le gardien (ou souffla, murmura)
- s’indigna un pêcheur (ou s’écria)
- souffla le marin rescapé (ou murmura)
Le verbe de parole précise à la fois la manière de parler et le sentiment du personnage.
Corrigé de l’exercice 7 : décrire avec les cinq sens
Exemple : « Le sentier n’était plus qu’une étroite bande de boue entre la lande et le vide. Le vent hurlait comme une meute lâchée et giflait le visage de Loïc de gouttes glacées. Sous ses semelles, les cailloux roulaient et glissaient. L’air avait un goût de sel qui lui brûlait les lèvres, et une odeur d’algues arrachées montait du gouffre. En contrebas, dans l’obscurité, il devinait l’écume blanche qui explosait contre les rochers. »
Critères de réussite : la vue, l’ouïe, le toucher, le goût ou l’odorat sont présents ; une comparaison (ici « comme une meute lâchée ») ; des verbes et adjectifs précis ; l’imparfait de description.
Corrigé de l’exercice 8 : montrer les sentiments
Exemple : « Quand il atteignit le bord de la falaise, Loïc s’arrêta net. Ses jambes tremblaient. En bas, les vagues se dressaient, noires et énormes, puis s’écrasaient dans un fracas de tonnerre. Il ferma les yeux une seconde. Et s’il glissait ? Et si personne ne le retrouvait ? Puis il pensa aux marins, là-bas, qui ne voyaient pas les récifs. Il serra la poignée de la lanterne jusqu’à s’en faire mal, inspira profondément et reprit sa marche, un pas après l’autre. »
Critères de réussite : la peur est montrée par le corps (jambes, yeux) et par des questions intérieures ; le courage naît d’une pensée (les marins) et se traduit en gestes ; les phrases brèves accélèrent le rythme.
Corrigé de l’exercice 9 : changer de point de vue
Exemple : « Je regardai mon fils. Il se tenait droit devant moi, les cheveux encore trempés, et je reconnus dans ses yeux cette lueur obstinée qu’avait sa mère. Quatorze ans… Moi, à son âge, je n’aurais jamais osé. Derrière lui, l’escalier plongeait dans le noir, et j’entendais la tempête cogner contre les murs. Si je refusais, ces hommes mourraient peut-être sur les récifs. Si j’acceptais, c’était peut-être mon fils que je perdais. Ma main se crispa de nouveau sur la rambarde. Le faisceau du phare passa sur son visage, puis s’éloigna vers la mer. Alors, sans un mot, je décrochai la lanterne et la lui tendis. »
Critères de réussite : première personne cohérente (je, mon, me) ; temps du passé ; reprise d’éléments du texte (rambarde, escalier, quatorze ans) ; dilemme intérieur ; décision finale.
Corrigé de l’exercice 10 : écrire une lettre
Exemple : « Kerlann, le 14 novembre
Mon cher Pierre,
Je t’écris encore tout tremblant de la nuit que je viens de passer. Tu sais que la tempête souffle sur la côte depuis des jours ; hier, vers minuit, nous avons vu une fusée rouge monter au-dessus des récifs. Un bateau était perdu, et le canot ne pouvait pas sortir avant l’aube. Alors j’ai proposé à mon père d’aller allumer le second feu, sur la pointe. Il m’a regardé longtemps sans rien dire. Je crois que je n’oublierai jamais ce regard… »
Critères de réussite : lieu et date, formule d’appel, première personne, destinataire tutoyé, passé composé et imparfait (temps de la lettre), lien avec le texte. La lettre complète se terminera par une formule de congé (« Je t’embrasse ») et une signature.
Corrigé de l’exercice 11 : la rédaction complète
Début d’un exemple de copie (le texte complet doit atteindre au moins cinquante lignes) : « Le vieux gardien ne répondit pas tout de suite. Il décrocha la lanterne de cuivre, vérifia la mèche, puis la tendit à son fils sans un mot. Loïc comprit que c’était un oui. Il dévala l’escalier en colimaçon, ses pas résonnant contre la pierre froide. Quand il poussa la lourde porte, le vent s’engouffra avec une telle violence qu’il dut s’arc-bouter pour ne pas tomber… »
Grille d’autoévaluation :
- Consigne respectée : suite du texte, troisième personne, passé, traversée de la tempête, au moins cinquante lignes.
- Cohérence : personnages, âge, époque, lieu, enjeu du bateau et du second feu réutilisés.
- Construction : étapes de la trame visibles, paragraphes avec alinéas, fin qui conclut l’histoire.
- Richesse : description sensorielle, sentiments montrés, quelques répliques bien ponctuées, rythme varié.
- Langue : passé simple et imparfait bien employés, accords vérifiés, vocabulaire précis.
Comment utiliser ce corrigé
Ne cherche pas à reproduire les exemples mot pour mot : ils montrent une manière de répondre, pas la seule. Relis plutôt ton texte avec les critères de réussite, en surlignant de couleurs différentes la description, les sentiments et le dialogue : tu verras tout de suite ce qui manque. Enfin, refais l’exercice 11 sur un autre texte, chronomètre en main, pour t’habituer à écrire cinquante lignes en 1 h 30.
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