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Écrire un récit autobiographique : corrigé des exercices de français 3ème

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Écrire un récit autobiographique : corrigé de français 3ème, illustration Français PDF
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Voici le corrigé récit autobiographique 3ème des douze exercices. Les réponses expliquent chaque choix ; pour les écrits, un exemple de production est accompagné de critères de réussite à utiliser comme grille de relecture.

Corrigé récit autobiographique 3ème : réponses et modèles

Corrigé de l’exercice 1 : repérer les deux « je »

  • « Je ne sais plus combien de temps je restai sur le palier » : le présent « sais » et l’expression « ne… plus » montrent l’adulte qui cherche dans sa mémoire (le reste de la phrase, au passé simple, appartient au souvenir).
  • « Je crois que c’est ce jour-là que j’ai compris qu’elle était malade » : le présent « crois » et la réflexion sur le sens de l’événement.
  • « Aujourd’hui encore, je ne peux pas monter un escalier sans compter les marches » : l’adverbe « Aujourd’hui » et le présent.

Les autres phrases (« habitait », « montais », « trouvai ») racontent le souvenir à l’imparfait et au passé simple : c’est le « je » narré.

Corrigé de l’exercice 2 : choisir le bon temps

« Ce matin-là, il pleuvait sur la ville. Mon père conduisait en silence, et je regardais les gouttes glisser sur la vitre. Soudain, il freina brusquement : un chien traversait devant nous. Mon père sortit sous l’averse et revint avec l’animal dans les bras. Je sais aujourd’hui que ce chien, que nous appelâmes Gribouille, devint ce jour-là le meilleur ami de mon enfance. »

Imparfait pour le décor et les actions en cours (pleuvait, conduisait, regardais, traversait) ; passé simple pour les actions soudaines de premier plan (freina, sortit, revint, appelâmes, devint) ; présent pour le commentaire de l’adulte (sais). On accepte aussi « traversa » si l’on considère la traversée comme une action ponctuelle, et « appelions » si le nom est présenté comme une habitude.

Corrigé de l’exercice 3 : montrer plutôt que dire

  1. Mes poings se serrèrent, et je sentis le sang me monter au visage comme une marée brûlante.
  2. Devant le bureau de la directrice, je n’osais plus avaler ma salive ; ma voix, quand elle sortit enfin, n’était qu’un murmure.
  3. Sur le quai, je gardai la main levée bien après que le train eut disparu, la gorge si serrée que je ne pouvais rien dire.
  4. Je montai sur la première marche du podium en bombant le torse, et j’aurais juré avoir grandi de dix centimètres.
  5. Je tournais autour du paquet depuis une heure, le soulevant, le secouant, collant mon oreille contre le papier.

D’autres réponses sont possibles : l’essentiel est de ne pas nommer l’émotion et de la rendre visible.

Corrigé de l’exercice 4 : le lexique des émotions

Émotion Du plus faible au plus fort
Peur inquiétude, crainte, angoisse, terreur
Joie contentement, joie, allégresse, euphorie
Tristesse mélancolie, peine, chagrin, désespoir
Colère agacement, irritation, fureur, rage

Certaines nuances peuvent se discuter (crainte et inquiétude, fureur et rage sont proches) ; l’important est de placer le mot le plus faible en premier et le plus fort en dernier.

Corrigé de l’exercice 5 : les cinq sens

  • Vue : La lumière du soir entrait par la petite fenêtre et faisait briller les casseroles de cuivre.
  • Ouïe : On entendait le tic-tac de l’horloge et le glouglou de la soupe sur le feu.
  • Odorat : Une odeur de pommes cuites et de cannelle flottait jusque dans le couloir.
  • Toucher : La toile cirée, un peu collante, gardait la chaleur des plats.
  • Goût : Le premier carré de chocolat fondait lentement sur ma langue.

Corrigé de l’exercice 6 : les incertitudes de la mémoire

  1. Il me semble que c’était un dimanche de novembre.
  2. Je revois ma mère dans sa robe verte, mais était-ce bien ce jour-là ?
  3. Nous étions cinq dans la voiture, je crois.
  4. Je garde le souvenir d’un professeur qui me regardait avec sévérité.
  5. Je ne sais plus si j’avais six ou sept ans.

Corrigé de l’exercice 7 : les débuts de récit

  1. Entrée dans l’action (discours direct, verbes d’action).
  2. Réflexion de l’adulte (présent de vérité générale).
  3. Ouverture par un objet (la médaille en chocolat).
  4. Portrait (Madame Leroux).

Exemples pour « une première fois »: objet : « Sur l’étagère, mon premier dossard est épinglé au mur, jauni et plié. » ; action : « Le coup de sifflet retentit et je plongeai dans l’eau glacée. » ; portrait : « Le moniteur de natation avait des épaules de déménageur et un sifflet qu’il ne quittait jamais. » ; réflexion : « Les premières fois ne sont jamais aussi belles qu’on les imagine ; elles sont plus belles. »

Corrigé de l’exercice 8 : faire entendre les voix

Ma mère me demanda :

« Où as-tu passé l’après-midi ?

— À la bibliothèque, répondis-je.

— La bibliothèque est fermée le mercredi, fit-elle remarquer.

— Je… je me suis trompé de jour », bafouillai-je.

Points à vérifier : deux-points avant l’ouverture des guillemets ; un tiret à chaque changement de locuteur ; verbe de parole inversé en incise (« répondis-je ») ; passage des temps au présent et au passé composé dans les paroles ; points de suspension qui traduisent l’hésitation.

Corrigé de l’exercice 9 : remettre dans l’ordre

  1. D : ouverture (l’objet d’aujourd’hui, le ballon dégonflé).
  2. C : situation (l’été de mes dix ans, la cour de l’immeuble).
  3. A : incident (la vitre brisée).
  4. E : moment fort (seul face à la porte qui s’ouvre).
  5. B : bilan de l’adulte (ce que j’ai appris).

Les indices : le présent de l’ouverture et du bilan, l’imparfait de la situation, le passé simple de l’action, la tension croissante du moment fort.

Corrigé de l’exercice 10 : améliorer un brouillon

Proposition: « J’avais huit ans cet été-là, et la mer me semblait immense. Le soleil écrasait la plage, couverte de serviettes et de parasols multicolores. Je m’avançai dans l’eau, fier de mes nouveaux brassards. Soudain, une vague plus haute que les autres me renversa. Je roulai dans un tourbillon de sable et d’écume, la bouche pleine d’eau salée, sans savoir où était le ciel. Une main me saisit par le bras : mon oncle me hissa hors de l’eau et me serra contre lui. Je toussais, je riais, je pleurais tout à la fois. Aujourd’hui encore, quand je regarde les vagues, je reste à bonne distance… et je pense à lui. »

Améliorations : suppression des « et puis » et des « il y avait » ; temps du récit cohérents (passé simple et imparfait) ; émotions montrées et non nommées ; détails sensoriels ; ajout du regard de l’adulte au présent.

Corrigé de l’exercice 11 : préparer son plan

  1. Ouverture: une cicatrice au genou, que je regarde encore aujourd’hui.
  2. Situation: j’ai onze ans, colonie de vacances dans les Alpes, une sortie en forêt avec le groupe.
  3. Incident: mon ami Hugo glisse dans un ravin et se tord la cheville ; les moniteurs sont loin.
  4. Moment fort: je descends le chercher malgré ma peur du vide ; je glisse, je m’écorche le genou, mais je l’aide à remonter.
  5. Bilan: je comprends aujourd’hui que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la décision d’agir malgré elle.

Corrigé de l’exercice 12 : rédaction type brevet

Extrait d’un exemple de copie: « Il y a des injustices qui ne font pas de bruit. Celle dont je me souviens tient dans un simple mot, prononcé un mardi de décembre, en classe de CM1. Ce jour-là, quelqu’un avait dessiné une caricature de la maîtresse sur le tableau pendant la récréation. Quand elle entra, le silence tomba d’un coup. Son regard fit lentement le tour de la classe et s’arrêta sur moi. “Toi, bien sûr.” Je voulus protester, mais aucun son ne sortit ; mes joues brûlaient, et j’entendais derrière moi les rires étouffés du vrai coupable… Je sais aujourd’hui qu’elle s’est trompée par fatigue plus que par méchanceté. Mais je crois que c’est ce jour-là que j’ai décidé de toujours prendre la parole quand quelqu’un est accusé à tort. »

Critères de réussite: respect du sujet (un sentiment d’injustice, des émotions, un regard actuel) ; une soixantaine de lignes ; 1re personne ; récit construit en cinq étapes ; passé simple, imparfait et présent correctement employés ; émotions montrées ; au moins un passage de discours direct correctement ponctué ; vocabulaire précis ; orthographe et syntaxe relues.

Comment utiliser ce corrigé

Les exercices 1, 2 et 9 vérifient la maîtrise des temps et de la structure : si tu t’es trompé, relis le tableau des deux « je » dans le cours. Les exercices 3 à 8 sont des « gammes » d’écriture : garde tes meilleures phrases, elles pourront resservir le jour du brevet. Pour la rédaction finale, relis ta copie trois fois : une fois pour la consigne, une fois pour les temps, une fois pour l’orthographe.

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