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Questions de compréhension et de grammaire au brevet : corrigé des exercices de français 3ème

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Questions de compréhension et de grammaire au brevet : corrigé de français 3ème, illustration Français PDF
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Les énoncés sont sur la fiche Questions de compréhension et de grammaire : exercices. Cherche d’abord seul, puis compare avec la correction.

Voici le corrigé compréhension brevet des douze exercices sur « Le départ de Marthe ». Chaque réponse est rédigée comme on l’attend au brevet : affirmation, citation, explication.

Corrigé compréhension brevet : réponses rédigées

Corrigé de l’exercice 1 : identifier le type de question

  1. Réponse courte.
  2. Question de grammaire.
  3. Réponse développée.
  4. Appréciation personnelle.
  5. Question sur l’image (et lien avec le texte).

Corrigé de l’exercice 2 : insérer correctement une citation

  1. Erreur : la citation n’est ni signalée par des guillemets ni située, et la phrase mélange deux temps. Correction : Marthe est triste : elle « regardait s’éloigner le quai » (paragraphe 1) sans pouvoir détacher ses yeux de sa mère.
  2. Erreur : la citation est beaucoup trop longue et contient des phrases inutiles. Correction : La mère paraît minuscule, « bientôt pareil[le] à un oiseau perdu dans la brume » (paragraphe 1). (On peut aussi citer seulement « de plus en plus petit ».)
  3. Erreur : la citation est déformée (le texte dit « serrait contre elle sa petite valise »). Correction : Marthe « serrait contre elle sa petite valise de carton » (paragraphe 2).

Dans la deuxième réponse, « pareil » se rapporte à « mouchoir » dans le texte ; pour l’appliquer à la mère, on adapte l’accord entre crochets. Le plus simple reste de choisir une citation qui s’intègre sans modification.

Corrigé de l’exercice 3 : des réponses courtes

  1. Marthe laisse sur le quai sa mère, qui « agitait encore un mouchoir blanc » (paragraphe 1).
  2. Il fait un temps gris et pluvieux : la mère disparaît « dans la brume » et les champs sont « gris et mouillés » (paragraphe 2).
  3. Le train se dirige vers une ville, comme le montre l’expression « à mesure que la ville approchait » (paragraphe 3).

Corrigé de l’exercice 4 : compléter une réponse incomplète

« Marthe est profondément attachée à son village. Dans le paragraphe 2, elle a l’impression que chaque clocher qui disparaît « emportait un morceau de son enfance ». L’énumération qui suit, « l’école au toit d’ardoise, la fontaine où l’on se défiait les soirs d’été, le grenier qui sentait la pomme », évoque des lieux précis et des sensations (l’odeur de la pomme) : ces souvenirs heureux montrent que quitter le village revient pour elle à perdre une partie d’elle-même. »

Corrigé de l’exercice 5 : les procédés d’écriture

  1. Comparaison (outil « pareil à ») : le mouchoir, de plus en plus lointain, ressemble à un oiseau égaré ; l’image traduit la fragilité de la mère et le sentiment de perte.
  2. Gradation et accumulation de trois verbes à l’infinitif : elles traduisent l’élan intérieur de Marthe, aussitôt brisé par la proposition brève « elle ne bougea pas ».
  3. Personnification et métaphore : le clocher semble « emporter » l’enfance ; le paysage qui s’efface devient l’image du passé qui s’éloigne.
  4. Comparaison (outil « comme ») : la valise est serrée comme un animal effrayé ; en réalité, c’est Marthe qui a peur et qui cherche à se rassurer.

Corrigé de l’exercice 6 : classes et fonctions

  1. « Collée à la vitre » : groupe adjectival (participe passé employé comme adjectif), apposé au nom « Marthe » ; on peut le déplacer après le sujet (« Marthe, collée à la vitre, regardait… »).
  2. « blanc » : adjectif qualificatif, épithète du nom « mouchoir » ; il est placé directement à côté du nom, sans verbe ni virgule.
  3. « gris et mouillés » : deux adjectifs coordonnés, apposés au nom « champs » (épithètes détachées) ; ils sont séparés du nom par une virgule et peuvent être déplacés en tête de phrase.
  4. « de carton » : groupe nominal prépositionnel, complément du nom « valise » ; il précise la matière de la valise et peut être supprimé.
  5. « inattendue » : adjectif qualificatif, épithète du nom « curiosité ».

Corrigé de l’exercice 7 : les propositions

  1. [Marthe regardait s’éloigner le quai] : proposition principale ; [où sa mère agitait encore un mouchoir blanc] : proposition subordonnée relative, introduite par le pronom relatif « où », complément de l’antécédent « quai ».
  2. [Chaque clocher … emportait un morceau de son enfance] : proposition principale ; [qui disparaissait derrière une colline] : subordonnée relative, introduite par « qui », complément de l’antécédent « clocher ».
  3. [Marthe serrait contre elle sa petite valise de carton] : principale ; [comme on serre un animal effrayé] : subordonnée conjonctive circonstancielle de comparaison, complément circonstanciel de la principale.
  4. [Pourtant … une curiosité inattendue se glissait dans son chagrin] : principale ; [à mesure que la ville approchait] : subordonnée conjonctive circonstancielle de temps (progression simultanée), complément circonstanciel de temps.

Corrigé de l’exercice 8 : temps, modes et valeurs

  1. « s’ébranla » : passé simple de l’indicatif ; action ponctuelle de premier plan qui lance le récit.
  2. « regardait » : imparfait de l’indicatif ; action d’arrière-plan, en cours de déroulement, qui installe la scène.
  3. « aurait voulu » : conditionnel passé ; il exprime un souhait non réalisé (irréel du passé) : Marthe ne crie pas et ne descend pas.
  4. « trouverait » : conditionnel présent ; valeur de futur dans le passé, dans une question qui rapporte les pensées de Marthe (discours indirect libre).

Corrigé de l’exercice 9 : le lexique

  1. « S’ébranla » signifie « se mit en mouvement » ; synonyme : « démarra ». Le mot suggère un départ lourd et difficile.
  2. « inattendue » = préfixe in- (négation) + radical « attendu » + marque du féminin -e : « que l’on n’attendait pas ». La curiosité surprend Marthe elle-même.
  3. « l’école au toit d’ardoise », « la fontaine où l’on se défiait les soirs d’été », « le grenier qui sentait la pomme ».
  4. « curiosité » : elle introduit un sentiment tourné vers l’avenir et l’inconnu, alors que le chagrin est tourné vers ce que Marthe perd. Le connecteur « Pourtant » souligne cette opposition.

Corrigé de l’exercice 10 : analyser l’image

  1. Au premier plan, une jeune fille est vue de dos, assise près de la fenêtre d’un train, une petite valise à côté d’elle. À l’arrière-plan, à travers la vitre, on voit des collines et un clocher sous la pluie.
  2. Les couleurs froides et sombres (gris, vert éteint, brun) dominent : elles créent une atmosphère triste et mélancolique, comme le paysage « gris et mouillé » du texte.
  3. Représenté de dos, le personnage regarde dans la même direction que le spectateur : nous partageons son point de vue sur le paysage qui s’éloigne. Son visage caché laisse aussi deviner une émotion qu’elle garde pour elle.
  4. L’image reprend la vitre, la pluie, les collines, le clocher et la valise. Elle ne montre pas le moment où la mère agite son mouchoir, ni la fin du texte, où Marthe s’ouvre à la curiosité : le dessin reste centré sur la tristesse du départ.

Corrigé de l’exercice 11 : une réponse développée

Exemple de réponse : « Au fil du texte, les sentiments de Marthe passent d’un chagrin paralysant à une timide curiosité. D’abord, le départ provoque un déchirement : elle reste « collée à la vitre » et voudrait « crier, descendre, courir », mais « elle ne bougea pas ». Cette phrase brève montre qu’elle est figée par l’émotion. Ensuite, la tristesse devient nostalgie : chaque clocher « emportait un morceau de son enfance », et l’énumération des lieux aimés souligne tout ce qu’elle perd. Elle serre sa valise « comme on serre un animal effrayé », ce qui révèle sa peur. Pourtant, dans le dernier paragraphe, le connecteur « Pourtant » marque un tournant : « une curiosité inattendue » naît, et les questions sur « là-bas » montrent qu’elle commence à imaginer l’avenir. Enfin, le geste d’essuyer ses yeux et la décision d’« [oser] regarder devant elle » traduisent un début de courage. Ainsi, le texte retrace le passage de l’enfance qu’on quitte à l’avenir qu’on accepte d’affronter. »

Critères de réussite : une idée directrice dès la première phrase ; au moins trois étapes ; des citations courtes, analysées ; des connecteurs (d’abord, ensuite, pourtant, enfin, ainsi) ; une conclusion.

Corrigé de l’exercice 12 : l’appréciation personnelle

Exemple de réponse : « La fin du texte me paraît plutôt optimiste, même si elle reste prudente. Marthe « osa regarder devant elle » : ce geste symbolique montre qu’elle accepte de se tourner vers l’avenir. Les mots « rues immenses » et « un métier peut-être » ouvrent des perspectives nouvelles. Cependant, l’adverbe « peut-être » et la question « Que trouverait-elle là-bas ? » rappellent que l’avenir reste incertain, et son chagrin n’a pas disparu : la curiosité s’y « glissait » seulement. Je trouve cette fin juste, car elle montre qu’on peut avoir à la fois peur et envie de découvrir le monde. »

Critères de réussite : un avis clair ; des justifications tirées du texte ; une nuance introduite par un connecteur d’opposition ; une expression personnelle (« je trouve », « il me semble ») bien argumentée.

Comment utiliser ce corrigé

Ne te contente pas de vérifier si ta réponse est juste : compare sa forme avec celle du corrigé. As-tu repris les mots de la question ? Tes citations sont-elles exactes et situées ? As-tu expliqué ce qu’elles montrent ? En grammaire, as-tu employé le terme exact et justifié ta réponse ? Note les points à améliorer et applique-les sur un autre texte, en te chronométrant comme au brevet.

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