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Réussir la question de grammaire à l’oral du bac : corrigé des exercices de français 1ère

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Réussir la question de grammaire à l’oral du bac : corrigé de français 1ère, illustration Français PDF
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Les énoncés sont sur la fiche La question de grammaire à l'oral : exercices. Cherche d’abord seul, puis compare avec la correction.

Voici le corrigé question de grammaire : chaque analyse est justifiée, les pièges classiques sont expliqués et les réponses rédigées montrent ce qu’un examinateur attend en deux minutes.

Le corrigé question de grammaire, exercice par exercice

Lis les justifications autant que les réponses : à l’oral, une bonne identification sans justification ne rapporte pas tous les points.

Corrigé de l’exercice 1 : reconnaître la notion

  1. Subordonnée conjonctive complétive (COD de « sais »).
  2. Subordonnée relative (antécédent « lit vert »).
  3. Subordonnée circonstancielle de condition, qui contient d’ailleurs une négation partielle (« personne ne »).
  4. Interrogation (totale, directe).
  5. Négation (partielle, avec « ni… ni »).
  6. Subordonnée circonstancielle de temps.

Corrigé de l’exercice 2 : analyser des relatives

  1. « qui mousse de rayons » : pronom « qui », antécédent « un petit val », « qui » est sujet de « mousse ».
  2. « où la lumière pleut » : pronom « où », antécédent « son lit vert », « où » est complément circonstanciel de lieu de « pleut ».
  3. « que Rimbaud recopie à Douai » : pronom « que », antécédent « le poème », « que » est COD de « recopie ».
  4. « dont je t’ai parlé » : pronom « dont », antécédent « l’œuvre », « dont » est complément indirect de « ai parlé » (parler de l’œuvre).

Toutes ces relatives sont adjectives : elles complètent leur antécédent, comme le ferait un adjectif.

Corrigé de l’exercice 3 : relative déterminative ou explicative

  1. Déterminative : sans elle, la phrase dirait que tous les élèves sont plus à l’aise.
  2. Explicative : entre virgules, supprimable (« Rimbaud écrivit ce sonnet en 1870 ») ; elle apporte une précision, ici une explication de la précocité.
  3. Déterminative : elle désigne le texte précis choisi.
  4. Explicative : entre virgules ; la marquise est déjà identifiée.

Corrigé de l’exercice 4 : que relatif ou que conjonction

  1. Conjonction : « que » n’a pas d’antécédent et n’a pas de fonction dans la subordonnée, qui est COD de « sais » (« je sais cela »).
  2. Pronom relatif : antécédent « l’homme », COD de « attends » dans la relative.
  3. Conjonction : « il faut que » introduit une complétive au subjonctif.
  4. Pronom relatif : antécédent « le livre », COD de « ai choisi ».
  5. Ni l’un ni l’autre : « que » est ici un adverbe exclamatif de quantité (= combien).

Corrigé de l’exercice 5 : analyser des circonstancielles

  1. « quand j’arriverai » : conjonction « quand », temps.
  2. « Si personne ne lui répond » : conjonction « si », condition (hypothèse).
  3. « Comme il avait froid » : conjonction « comme », cause.
  4. « Bien qu’il soit pauvre » : locution « bien que », concession, avec le subjonctif.
  5. « que personne ne le comprenait » : système corrélatif « si… que », conséquence.

Une circonstancielle est en général mobile, sauf la consécutive, attachée à l’adverbe « si » qui l’annonce.

Corrigé de l’exercice 6 : caractériser des interrogations

  1. Totale, directe, inversion simple du pronom sujet « tu ».
  2. Partielle (porte sur le complément, mot interrogatif « que »), directe, inversion du pronom « il ».
  3. Partielle (porte sur la cause, « pourquoi »), indirecte : subordonnée COD de « me demande », sans point d’interrogation ni inversion.
  4. Totale, directe, tournure « est-ce que », sans inversion, de registre courant.
  5. Totale, indirecte : subordonnée introduite par « si », COD de « dis ».

Corrigé de l’exercice 7 : caractériser des négations

  1. Totale : « ne… pas », encadre le verbe conjugué « font ».
  2. Restrictive : « ne… que » ; ce n’est pas une vraie négation, elle signifie « seulement ».
  3. Partielle (temporelle) : « ne… plus » ; l’ordre ancien « ne servir plus » est propre à la langue du XVIe siècle, on dirait aujourd’hui « ne plus servir ».
  4. Partielle : pronom indéfini négatif « personne » + « ne ».
  5. Lexicale : préfixe privatif « in- » dans « inconnu » (et sens négatif de « seul »).
  6. Partielle : « ne… ni… ni » coordonne deux compléments niés, « l’or du soir » et « les voiles ».

Corrigé de l’exercice 8 : justifier par une manipulation

  1. Remplacement : « un petit val écumant » ; la relative a la même fonction qu’un adjectif épithète.
  2. Déplacement : « Je mettrai, quand j’arriverai, un bouquet » ; la mobilité caractérise le complément circonstanciel.
  3. Transformation au style direct : « Pourquoi le ciel est-il bleu ? » ; la subordonnée est une question rapportée.
  4. Suppression : « Rimbaud écrivit ce sonnet en 1870 » reste vrai et le nom reste identifié ; la relative est donc explicative.

Corrigé de l’exercice 9 : corriger une réponse

Erreurs : « ne… que » n’est pas une négation totale mais une tournure restrictive ; le contresens est grave, car la phrase affirme que le monde est seulement un égout ; aucune justification ni interprétation.

Réponse juste : « La phrase comporte une tournure restrictive formée de « ne » et de « que », qui encadrent le verbe « est ». Elle ne nie pas : elle limite l’attribut à un seul élément, « un égout sans fond » ; on peut la remplacer par « Le monde est seulement un égout sans fond ». Dans la bouche de Perdican, la restriction radicalise la condamnation du monde, avant le renversement qui fera de l’amour « une chose sainte et sublime ». »

Corrigé de l’exercice 10 : rédiger une réponse sur la négation

Exemple : « Les deux vers contiennent une négation partielle formée de l’adverbe « ne », placé devant le verbe « regarderai », et de la conjonction « ni » répétée devant chacun des deux compléments d’objet direct, « l’or du soir qui tombe » et « les voiles au loin descendant vers Harfleur ». La négation ne porte donc pas sur le verbe seul, mais sur chacun des éléments coordonnés : sans négation, on dirait « je regarderai l’or du soir et les voiles ». Le futur et la négation expriment une décision : le poète refuse par avance la beauté du paysage, entièrement tourné vers sa fille disparue. »

Critères : délimitation, éléments de la négation, portée, manipulation, interprétation.

Corrigé de l’exercice 11 : rédiger une réponse sur une phrase complexe

Exemple : « La phrase compte quatre verbes conjugués, donc quatre propositions. La principale est « Celui… résiste mieux aux affirmations sans preuve ». Son sujet, le pronom démonstratif « celui », est complété par la subordonnée relative « qui sait… », introduite par le pronom relatif « qui », sujet de « sait ». Cette relative a elle-même pour COD deux subordonnées interrogatives indirectes juxtaposées, « comment une hypothèse se vérifie » et « comment une expérience se répète », introduites par l’adverbe interrogatif « comment » ; au style direct, on aurait « Comment une hypothèse se vérifie-t-elle ? ». L’emboîtement des subordonnées met en valeur la connaissance des méthodes, présentée comme une condition du jugement. »

Corrigé de l’exercice 12 : rédiger une réponse sur l’interrogation

Exemple : « La phrase « Rodrigue, as-tu du cœur ? » est une interrogation directe, marquée par le point d’interrogation, et totale, puisqu’on peut y répondre par oui ou par non. Elle est construite par inversion simple du pronom sujet « tu », placé après le verbe et relié par un trait d’union ; « Rodrigue » est en apostrophe. On pourrait dire en langue courante « Est-ce que tu as du cœur ? ». Mais Don Diègue ne cherche pas une information : la question est un défi qui met à l’épreuve le courage de son fils avant de lui confier la vengeance. »

Comment utiliser ce corrigé

Note dans un carnet les erreurs que tu as commises et la règle qui les corrige. Pour chacun des textes de ton récapitulatif, cherche ensuite une relative, une circonstancielle, une interrogation et une négation, et prépare une réponse complète en quatre temps. Entraîne-toi à la dire à voix haute en moins de deux minutes : c’est le meilleur moyen d’arriver serein à l’oral.

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