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Le sujet est sur la page Contrôle de français Terminale n°2. Faire le contrôle d’abord, puis comparer avec ce corrigé.
Voici le corrigé contrôle terminale émancipation n°2 : réponses justifiées, barème détaillé et modèle d’essai pour un devoir de deux heures noté sur 20 points.
Corrigé de l’exercice 1 : Lire le récit d’apprentissage (5 points)
Barème : 1 point par question ; 0,5 point si la réponse est juste mais non justifiée par une citation.
- Indices : « ne donnait jamais de leçon » ; « posait un livre ouvert sur l’établi, tendait un couteau » ; « gronder en silence par un simple haussement de sourcils ». Le maître transmet par l’exemple, le geste et le silence. Deux relevés commentés suffisent.
- Le maître renverse le sens habituel de la faute : l’erreur n’est pas un échec mais un moyen d’apprendre. Antoine sait désormais « ce qu’il ne fera plus ». Cette conception rejoint l’idée que l’on apprend par l’expérience plutôt que par la leçon.
- Antoine prend l’initiative : il emporte le livre chez lui, le découd pour comprendre sa construction puis le recoud « à sa façon ». Il ne répète plus, il s’approprie. La signature « A » affirme une identité d’artisan.
- Le maître reconnaît que l’élève a trouvé sa voie propre. « Garde-la » est un impératif de confiance : transmettre n’est pas reproduire, c’est permettre à l’autre de devenir différent. Le maître accepte d’être dépassé.
- Ton sobre et sensible, proche de la parabole. Procédés acceptés : phrases courtes et rythme posé ; discours direct bref qui concentre la leçon ; passé simple des moments décisifs (« osa », « regarda ») ; absence de commentaire du narrateur.
Erreur fréquente : voir dans la dernière réplique un reproche, alors que le maître approuve la différence.
Corrigé de l’exercice 2 : Confronter deux penseurs (4 points)
Barème : 1 point par question.
- Montaigne souhaite une éducation qui forme le jugement de l’enfant plutôt que de remplir sa mémoire de connaissances.
- Une tête « bien pleine » est encombrée de savoirs accumulés mais non digérés ; une tête « bien faite » sait raisonner, choisir, s’adapter. L’image oppose la quantité à la qualité de la pensée.
- Rousseau pense que l’être humain naît bon et que c’est la société, les « mains de l’homme », qui le corrompt. L’éducation doit donc d’abord protéger l’enfant de ses influences.
- Point commun : tous deux refusent une éducation qui contraint et standardise, et visent l’autonomie de jugement. Différence : Montaigne est un humaniste qui fait confiance à la culture bien assimilée, Rousseau se méfie de la société et place sa confiance dans la nature. Tout couple de réponses justifié est accepté.
Corrigé de l’exercice 3 : Repères culturels (3 points)
Barème : 1 point par œuvre : 0,5 point pour l’auteur et 0,5 point pour le siècle.
- Rousseau, XVIIIe siècle (1762) : traité d’éducation en forme de récit.
- Stendhal, XIXe siècle (1830) : roman d’apprentissage de Julien Sorel.
- Flaubert, XIXe siècle (1869) : roman de formation ironique, dont le héros, Frédéric Moreau, n’accomplit rien.
Corrigé de l’exercice 4 : Vocabulaire de l’émancipation (3 points)
Barème : 1 point par question.
- Émanciper signifie affranchir d’une tutelle, rendre indépendant. Il vient du latin emancipare : en droit romain, faire sortir un fils de l’autorité (la « main », manus) de son père.
- Un roman d’apprentissage (ou de formation, Bildungsroman) raconte comment un jeune héros se forme au fil d’expériences et d’épreuves ; exemple : Le Père Goriot de Balzac.
- Synonymes acceptés : dépendance, sujétion, assujettissement, protection. Exemple : « Parvenu à sa majorité, il s’affranchit de la tutelle de ses parents. »
Corrigé de l’exercice 5 : Écrire un essai (5 points)
Barème : introduction complète et problématisée : 1,5 point ; plan progressif : 1 point ; arguments : 1 point ; exemples précis : 1 point ; langue et correction : 0,5 point.
Exemple de production réussie :
Introduction. Dès l’enfance, chacun reçoit une langue, des gestes et des valeurs : cet héritage est l’éducation. S’émanciper, au contraire, c’est sortir d’une tutelle pour juger par soi-même. Faut-il alors choisir entre les deux ? Si l’émancipation semble supposer d’avoir tout reçu, elle paraît aussi demander de s’opposer à ce que l’on a reçu. Peut-on donc s’émanciper sans avoir été éduqué ? Nous verrons d’abord que l’éducation fournit les outils de la liberté, puis qu’elle peut aussi enfermer, avant de montrer que l’émancipation consiste à s’approprier l’héritage reçu.
I. Argument : on n’apprend à penser que grâce aux autres. Exemple : le maître relieur d’Antoine transmet un geste avant de laisser son élève innover. II. Argument : une éducation qui impose finit par assujettir. Exemple : chez Rousseau, la société « dégénère » l’enfant, d’où l’idée d’une éducation négative. III. Argument : l’émancipation est un dépassement et non un rejet. Exemple : Julien Sorel, Rastignac ou Frédéric Moreau font l’épreuve d’un monde qui les forme, et ce sont leurs choix qui les définissent.
Barème et conseils
| Exercice | Points |
|---|---|
| Exercice 1 : Lire le récit d’apprentissage | 5 |
| Exercice 2 : Confronter deux penseurs | 4 |
| Exercice 3 : Repères culturels | 3 |
| Exercice 4 : Vocabulaire de l’émancipation | 3 |
| Exercice 5 : Écrire un essai | 5 |
| Total | 20 |
Échelle indicative : de 18 à 20 points, maîtrise très solide ; de 14 à 17,5 points, bonne maîtrise ; de 10 à 13,5 points, acquis fragiles à consolider ; en dessous de 10 points, reprise des notions nécessaire.
Conseils pour progresser
- Pour mieux maîtriser les œuvres et les notions du thème : revoir la leçon sur l’éducation et l’émancipation puis s’entraîner avec les exercices corrigés.
- Pour mieux construire une introduction et un plan : revoir la leçon sur l’essai de HLP puis s’entraîner avec les exercices corrigés.
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