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Le sujet est sur la page Contrôle de français Terminale n°5. Faire le contrôle d’abord, puis comparer avec ce corrigé.
Voici le corrigé contrôle terminale création ruptures n°5 : réponses justifiées, barème détaillé sur 20 points et modèle d’essai pour un devoir d’une heure trente.
Corrigé de l’exercice 1 : Expliquer la définition de Baudelaire (5 points)
Barème : 1 point par question ; 0,5 point pour une réponse juste mais incomplète.
- Une énumération de trois termes sans conjonction (asyndète), qui accumule des qualités d’instabilité. Elle donne l’impression d’un mouvement rapide, de ce qui passe sans cesse : la forme imite le fond.
- « La moitié de l’art » : la modernité représente la part de l’art liée au présent, à l’époque, à la mode, à la vie de la ville ; l’art complet comprend aussi une autre part, intemporelle.
- La définition oppose le transitoire à l’éternel (et le « fugitif » à l’« immuable ») : deux moitiés complémentaires. Il y a une antithèse construite en deux moments.
- Parce que l’art moderne contient aussi « l’éternel et l’immuable » : le beau ne se réduit pas au présent ; la modernité est un nouveau rapport au passé, et non un refus pur et simple. Elle se définit par la dialectique des deux.
- Exemple : la modernité est l’art de saisir ce qui est propre à l’époque présente en y cherchant, malgré tout, une forme de beauté durable.
Corrigé de l’exercice 2 : Lire un vers moderne (5 points)
Barème : 1 point par question ; 0,5 point pour une réponse juste mais incomplète.
- Les vers sont sans ponctuation : aucune virgule, aucun point. Les groupes de mots s’enchaînent librement, ce qui produit un flux continu, ouvre le sens à plusieurs lectures et affirme une rupture avec la tradition.
- Une apostrophe doublée d’une métaphore : la tour Eiffel, monument de fer et symbole de la modernité industrielle, est appelée « bergère », figure de la poésie pastorale traditionnelle. Le poète associe le moderne et l’ancien.
- Les ponts de Paris, alignés sur la Seine, sont comparés (sans outil de comparaison) à un troupeau de moutons que la bergère garde ; le verbe « bêle » prête aux ponts le cri de l’animal (personnification ou métaphore filée) et donne au paysage urbain une dimension pastorale.
- Le poète exprime sa lassitude à l’égard de la tradition (« tu es las ») : il veut un autre monde poétique, tourné vers la ville et le présent.
- Rupture : absence de ponctuation, sujet urbain, sensation de modernité. Continuité : la bergère et le troupeau sont des images de la poésie pastorale, le vers conserve la forme d’un alexandrin (douze syllabes dans « À la fin tu es las de ce monde ancien »).
Erreur fréquente : dire que le poème rejette toute tradition, alors qu’il en réutilise les images.
Corrigé de l’exercice 3 : Repères sur les avant-gardes (3 points)
Barème : 1 point par question.
- Une avant-garde est un groupe d’artistes qui se veut en avance sur son temps et rompt avec les formes reçues. Le mot est d’origine militaire : c’est la troupe qui marche devant l’armée.
- Un manifeste est un texte public et polémique qui annonce un programme esthétique, par exemple le Manifeste du surréalisme (1924).
- Rimbaud demande de rompre avec les formes figées et d’être de son temps. Cette formule deviendra le mot d’ordre des avant-gardes du XXe siècle (futurisme, dadaïsme, surréalisme).
Corrigé de l’exercice 4 : Vocabulaire de la création (3 points)
Barème : 1 point par question.
- Synonymes : passager, éphémère, fugace. Exemple : « Un sourire fugitif traversa son visage. »
- Contingent : qui peut être ou ne pas être, qui dépend des circonstances. Contraire : nécessaire (ou essentiel).
- Innover : introduire du nouveau, inventer une forme inédite. Imiter : reproduire un modèle existant.
Corrigé de l’exercice 5 : Écrire un essai bref (4 points)
Barème : problématique : 1 point ; deux arguments illustrés : 1,5 point ; réponse nuancée : 1 point ; langue : 0,5 point.
Exemple de production réussie :
Créer, c’est faire exister ce qui n’existait pas : la création semble donc rompre avec le passé. Les avant-gardes l’ont revendiqué avec éclat, comme Rimbaud qui proclame qu’« il faut être absolument moderne ». Pourtant, aucun artiste ne part de rien. Apollinaire supprime la ponctuation et chante la tour Eiffel, mais il l’appelle « bergère », empruntant à la poésie pastorale ses images. Baudelaire, lui, définit la modernité comme une moitié de l’art dont « l’autre moitié est l’éternel et l’immuable ». La création véritable naît ainsi du dialogue entre ce que l’on hérite et ce que l’on invente : la rupture n’est souvent qu’une manière neuve de prolonger un héritage.
Barème et conseils
| Exercice | Points |
|---|---|
| Exercice 1 : Expliquer la définition de Baudelaire | 5 |
| Exercice 2 : Lire un vers moderne | 5 |
| Exercice 3 : Repères sur les avant-gardes | 3 |
| Exercice 4 : Vocabulaire de la création | 3 |
| Exercice 5 : Écrire un essai bref | 4 |
| Total | 20 |
Échelle indicative : de 18 à 20 points, maîtrise très solide ; de 14 à 17,5 points, bonne maîtrise ; de 10 à 13,5 points, acquis fragiles à consolider ; en dessous de 10 points, reprise des notions nécessaire.
Conseils pour progresser
- Pour mieux maîtriser la modernité et les avant-gardes : revoir la leçon sur la création, les continuités et les ruptures puis s’entraîner avec les exercices corrigés.
- Pour mieux problématiser une question de réflexion : revoir la leçon sur l’essai de HLP puis s’entraîner avec les exercices corrigés.
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