Les énoncés sont sur la fiche Dire l'amour : la poésie lyrique : exercices. Cherche d’abord seul, puis compare avec la correction.
Voici le corrigé poésie lyrique 4ème de toutes les questions : réponses complètes, syllabes découpées, procédés nommés avec leur effet, et un exemple de poème avec ses critères de réussite.
Corrigé poésie lyrique 4ème, exercice par exercice
Corrigé de l’exercice 1 : le vocabulaire de la poésie
- quatrain
- sonnet
- lyrisme
- pointe
- tercet
- apostrophe
Ces mots sont indispensables pour décrire précisément un poème : utilise-les dans tes analyses.
Corrigé de l’exercice 2 : repérer les marques du lyrisme
a) Pronoms de la première personne : je (fais), j’(aime), m’(aime, deux fois), me (comprend).
b) Mots du sentiment : j’aime, m’aime, me comprend ; on peut ajouter « rêve étrange et pénétrant », qui traduit un trouble profond.
c) La répétition la plus visible est celle de « m’aime » et de la conjonction « et » (« et que j’aime, et qui m’aime, et qui n’est… »), ainsi que « ni tout à fait » répété deux fois. Ces reprises créent une musique de berceuse, comme si le rêve revenait sans fin.
Corrigé de l’exercice 3 : la forme d’un sonnet
a) Quand / vous / se / rez / bien / vieil / l(e) au / soir / à / la / chan / delle : 12 syllabes. Le e de « vieille » s’élide devant « au », et le e final de « chandelle » ne compte pas. C’est un alexandrin.
b) chandelle (A) / filant (B) / émerveillant (B) / belle (A) : rimes embrassées ABBA.
c) Le sonnet complet compte 14 vers. Après les deux quatrains viennent deux tercets.
Corrigé de l’exercice 4 : les antithèses de Louise Labé
a) Couples possibles : je vis / je meurs ; je me brûle / me noie ; chaud extrême / froidure ; trop molle / trop dure ; ennuis / joie ; je ris / je larmoie ; plaisir / tourment ; je sèche / je verdoie ; douleur / hors de peine ; joie / malheur.
b) Ces antithèses montrent que l’amour est vécu comme un déchirement : la poétesse ressent en même temps des sentiments contraires et ne maîtrise plus rien. L’amour, personnifié par « Amour » avec une majuscule, la « mène » comme une force capricieuse qui la fait passer sans cesse du bonheur à la souffrance.
Corrigé de l’exercice 5 : nommer les procédés
- Apostrophe (« Ô lune ») : le poète prend la lune pour confidente, ce qui souligne sa solitude.
- Métaphore (regard = phare, sans outil de comparaison) : l’aimée guide et sauve le poète en détresse.
- Hyperbole (« un siècle de secondes ») : l’attente paraît interminable.
- Comparaison (outil « comme ») : la voix est associée à la douceur et à la fraîcheur du printemps.
- Anaphore (« pour toi » répété en début de groupe) : l’aimée devient la raison de toute l’existence.
- Antithèse, plus précisément un oxymore car les deux termes contraires sont dans le même groupe (« feu » / « glacé ») : l’absence brûle et glace à la fois, elle fait souffrir de deux façons.
Corrigé de l’exercice 6 : le carpe diem de Ronsard
- Il s’adresse à une jeune femme, Cassandre : le mot « Mignonne » (terme affectueux) le montre, ainsi que « au vôtre ».
- La rose s’ouvre le matin (« ce matin avait déclose ») et perd sa beauté le soir (« cette vesprée »).
- « pourpre » et « pourprée ». Cette couleur est rapprochée du teint de la jeune femme (« son teint au vôtre pareil »).
- La beauté de la jeune femme est aussi brève que celle de la rose, qui ne dure qu’une journée. Le poète l’invite à profiter de sa jeunesse et à aimer sans attendre : c’est le carpe diem, « cueille le jour ».
Corrigé de l’exercice 7 : lire « Demain, dès l’aube »
- Le futur simple domine (je partirai, j’irai, je marcherai, je mettrai). Il montre un projet ferme, décidé à l’avance, presque un serment.
- Le poète s’adresse à un « tu » qui l’« attend » et ne peut « demeurer loin de toi plus longtemps » : on croit à un rendez-vous amoureux.
- Anaphore : « J’irai par la forêt, j’irai par la montagne » (on accepte aussi « sans rien voir… sans entendre »). Comparaison : « le jour pour moi sera comme la nuit ».
- Le mot « tombe » révèle que la personne attendue est morte : le rendez-vous est un pèlerinage sur la tombe de sa fille. Cette révélation finale, qui oblige à relire tout le poème autrement, est une chute.
Corrigé de l’exercice 8 : le lexique des sentiments
| La joie d’aimer | La souffrance d’aimer |
|---|---|
| félicité, extase, ravissement, allégresse, enchantement | tourment, langueur, chagrin, désespoir, mélancolie |
Exemples de phrases : « Le jour de leurs retrouvailles fut un pur ravissement. » ; « Une douce allégresse l’envahit quand elle reçut sa lettre. » ; « Sans nouvelles de lui, elle tomba dans une profonde mélancolie. » ; « Ce tourment le privait de sommeil. » La langueur est une faiblesse rêveuse causée par l’amour ou l’attente.
Corrigé de l’exercice 9 : compléter des antithèses
- pauvre
- hiver
- jour
- libre (« une prison qui me rend libre »)
- crie (ou chante, parle)
Une antithèse rapproche deux termes de sens opposés dans une même phrase : elle crée un contraste frappant qui traduit les contradictions de l’amour.
Corrigé de l’exercice 10 : rendre une phrase lyrique
Propositions possibles :
- « Ô toi, mon amie partie, ta pensée revient en moi comme une vague qui ne se lasse jamais ! »
- « Le soir tombe, et me voici seul, île perdue au milieu de la nuit ! »
- « Ô mer de mon enfance, miroir bleu de mes premiers étés, que je t’aime ! »
Critères : présence d’une apostrophe (Ô…) ou d’une exclamation, d’une image (comme… / métaphore), et d’un « je » qui exprime un sentiment.
Corrigé de l’exercice 11 : écrire un poème lyrique
Exemple de production :
Ô vieille mer, toi qui berces mon âme,
Tu m’as donné tes vagues pour royaume ;
Ton sel, ton vent, ton silence et ton baume
Sont pour mon cœur une douce flamme.
Mais quand l’hiver te couvre de sa brume,
Ta voix se tait, mon rire devient pleur ;
Ô mer, sois mon trésor et ma douleur,
Mon doux tourment, ma lumière et ma brume.
Exemple de poème rédigé pour ce corrigé
On y trouve une apostrophe (« Ô vieille mer »), une métaphore (« une douce flamme », « mon trésor »), des antithèses (« rire » / « pleur », « trésor » / « douleur », « lumière » / « brume »). Les rimes sont embrassées : âme / royaume / baume / flamme, puis brume / pleur / douleur / brume.
Critères de réussite : deux quatrains ; rimes embrassées respectées (les rimes peuvent être approximatives au collège, mais les sons doivent se répondre) ; un « je » qui exprime un sentiment ; une apostrophe, une antithèse et une métaphore ; orthographe soignée et majuscule au début de chaque vers.
Comment utiliser ce corrigé
Pour chaque erreur, reviens à la partie du cours concernée : la définition du lyrisme, la forme du sonnet ou le tableau des procédés. Dans les questions d’analyse, compare ta réponse au corrigé en vérifiant trois points : as-tu cité le texte entre guillemets, as-tu nommé le procédé, as-tu expliqué son effet ? C’est cette démarche en trois temps qu’on attend en 4ème et au brevet. Pour ton poème, lis-le à voix haute : l’oreille repère vite une rime qui ne sonne pas ou un vers trop long. Termine en faisant le QCM pour vérifier que tout est acquis.
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