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Corrigé du contrôle de français Terminale n°3 : Les expressions de la sensibilité – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

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Les expressions de la sensibilité : corrigé du contrôle de français terminale n°3, illustration Français PDF
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Le sujet est sur la page Contrôle de français Terminale n°3. Faire le contrôle d’abord, puis comparer avec ce corrigé.

Voici le corrigé contrôle terminale sensibilité n°3 : réponses justifiées, barème détaillé sur 20 points et exemple de paragraphe pour un devoir d’une heure trente.

Corrigé de l’exercice 1 : Lire le poème de Lamartine (5 points)

Barème : 1 point par question ; 0,5 point pour une réponse juste mais incomplète.

  1. Premier vers : Ô(1) temps(2) sus(3)pends(4) ton(5) vol(6) et(7) vous(8) heu(9)res(10) pro(11)pi(12)ces : douze syllabes, c’est un alexandrin ; le « e » de « heures » est compté devant la consonne de « propices », celui de « propices », en fin de vers, ne l’est pas. Deuxième vers : Sus(1)pen(2)dez(3) vo(4)tre(5) cours(6) : six syllabes, le « e » de « votre » est compté devant la consonne de « cours ».
  2. Rimes croisées ABAB : propices (A) / cours (B) / délices (A) / jours (B). Les rimes A sont féminines (terminées par un « e » muet), les rimes B sont masculines : l’alternance est respectée.
  3. Une apostrophe (« Ô temps ! ») qui s’adresse à une réalité abstraite comme à un être vivant, ce qui est aussi une personnification. Elle traduit une supplication : le poète voudrait arrêter la fuite du bonheur.
  4. Les impératifs sont « suspends », « Suspendez » et « Laissez ». Ils expriment un ordre devenu prière : le poète supplie le temps de s’arrêter. Le désir d’arrêter l’instant révèle la conscience douloureuse de sa fuite.
  5. Le vers court de six syllabes, plus bref, suspend le rythme et imite l’arrêt demandé : le vers lui-même « suspend son cours ». Il donne aussi à la supplication un ton plus intime et plus pressant.

Erreur fréquente : compter le « e » muet final du vers et trouver treize syllabes.

Corrigé de l’exercice 2 : Lire le poème de Baudelaire (5 points)

Barème : 1 point par question ; 0,5 point pour une réponse juste mais incomplète.

  1. Une comparaison (outil « comme ») : le ciel « pèse comme un couvercle ». Elle suggère un ciel bas, fermé, qui écrase et enferme, comme le couvercle d’une marmite.
  2. Le « jour noir » est un oxymore (alliance de deux termes contradictoires) : la clarté du jour est niée par l’obscurité. Le jour ne remplit pas son rôle, il devient « plus triste que les nuits » : l’angoisse renverse les repères.
  3. Mots acceptés : « bas », « lourd », « pèse », « couvercle », « gémissant », « en proie », « horizon embrassant tout le cercle », « jour noir ». Trois relevés exacts suffisent.
  4. Rimes croisées ABAB : couvercle (A) / ennuis (B) / cercle (A) / nuits (B).
  5. Le sentiment dominant est l’ennui profond et l’angoisse. Le spleen (mot anglais qui signifie rate, siège supposé de l’humeur noire) désigne chez Baudelaire un mal de vivre moderne, fait d’ennui, de mélancolie et d’oppression.

Corrigé de l’exercice 3 : Confronter les deux poèmes (3 points)

Barème : 1 point par question.

  1. Ressemblance acceptée : dans les deux cas, la nature ou le temps (le ciel, le cours des heures) devient le miroir d’un état intérieur ; ou : les deux poètes emploient le « nous » ou un « je » lyrique qui associe le lecteur à l’émotion.
  2. Chez Lamartine, le temps est un bien précieux qu’on voudrait retenir ; chez Baudelaire, il est une pesanteur qui écrase et que l’on voudrait fuir. Désir d’arrêter le temps contre sentiment d’être prisonnier du temps.
  3. Le poème de Lamartine exprime une sensibilité nostalgique et heureuse du bonheur menacé ; celui de Baudelaire exprime une sensibilité angoissée.

Corrigé de l’exercice 4 : Repères sur la sensibilité (3 points)

Barème : 1 point par question.

  1. Le lyrisme est l’expression poétique des sentiments personnels. Le mot vient de la lyre, instrument qui accompagnait le chant d’Orphée.
  2. Le mal du siècle désigne le malaise d’une génération romantique née après la Révolution et l’Empire, qui ne trouve pas sa place et éprouve un vague des passions, un ennui, une mélancolie profonde (Chateaubriand, Musset).
  3. Cette formule est de Pascal et se trouve dans les Pensées (publiées en 1670).

Corrigé de l’exercice 5 : Dire ce que l’on ressent (4 points)

Barème : thèse nuancée : 1 point ; argument pour illustré : 1 point ; argument contre illustré : 1 point ; langue et connecteurs : 1 point.

Exemple de production réussie :

Les mots semblent d’abord impuissants à dire ce que l’on ressent, tant l’émotion déborde le langage. Lamartine, dans « Le Lac », en fait l’aveu en demandant au temps de s’arrêter : il ne peut pas retenir l’instant, il peut seulement le dire. Pourtant, c’est précisément la forme poétique qui donne à l’émotion sa présence. Baudelaire, avec la comparaison du ciel et du « couvercle » et l’oxymore « jour noir », rend sensible une angoisse qu’un simple « je m’ennuie » n’aurait jamais fait ressentir. Ainsi les mots ne suffisent pas à épuiser l’émotion, mais les images, le rythme et les sonorités permettent de la faire partager au lecteur.

Barème et conseils

Exercice Points
Exercice 1 : Lire le poème de Lamartine 5
Exercice 2 : Lire le poème de Baudelaire 5
Exercice 3 : Confronter les deux poèmes 3
Exercice 4 : Repères sur la sensibilité 3
Exercice 5 : Dire ce que l’on ressent 4
Total 20

Échelle indicative : de 18 à 20 points, maîtrise très solide ; de 14 à 17,5 points, bonne maîtrise ; de 10 à 13,5 points, acquis fragiles à consolider ; en dessous de 10 points, reprise des notions nécessaire.

Conseils pour progresser

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