Les énoncés sont sur la fiche Écrire un récit héroïque : exercices. Cherche d’abord seul, puis compare avec la correction.
Ce corrigé récit héroïque 5ème te donne les réponses de chaque exercice avec une explication. Pour les exercices d’écriture, un exemple de production t’est proposé, accompagné des critères de réussite qui te permettront d’évaluer ton propre texte.
Corrigé récit héroïque 5ème : réponses détaillées
Corrigé de l’exercice 1 : repérer les qualités de l’héroïne
- Courage : elle reste seule sur le chemin de ronde alors que les gardes s’enfuient.
- Dévouement aux autres : elle crie aux villageois de se mettre à l’abri.
- Sang-froid et adresse : elle esquive les griffes et vise la seule écaille fendue.
- Générosité, désintéressement : elle refuse l’or et le fait donner aux sinistrés.
Explication : le texte ne nomme jamais ces qualités ; ce sont les actes qui les révèlent.
Corrigé de l’exercice 2 : portrait physique ou portrait moral ?
| Portrait physique | Portrait moral |
|---|---|
| une large cicatrice au menton | loyal envers son roi |
| des épaules de bûcheron | généreux avec les pauvres |
| un heaume cabossé | d’une patience infinie |
| des yeux gris comme l’acier | incapable de mentir |
| une cape couleur de sang | prompt à la colère |
Remarque : les vêtements et les armes font partie du portrait physique. « Prompt à la colère » est un défaut : un héros peut en avoir un.
Corrigé de l’exercice 3 : conjuguer au passé simple
- il combattit
- ils vainquirent
- elle aperçut
- ils tinrent
- il jeta
- elles s’avancèrent
- il mourut
- ils prirent
- elle courut
- il fit
Attention aux pièges : la cédille de « aperçut », le « qu » de « vainquirent », et les verbes en -er qui prennent -a à la 3e personne du singulier (jeta) et -èrent au pluriel (s’avancèrent).
Corrigé de l’exercice 4 : passé simple ou imparfait ?
La nuit tombait lentement sur la vallée ; un vent glacé soufflait entre les rochers. Le chevalier Bérald attendait en silence, la main sur la garde de son épée. Soudain, un cri déchira le silence. Bérald se leva d’un bond et courut vers le pont. Le géant était là ; il portait une massue hérissée de clous. Sans hésiter, le chevalier dégaina.
Justifications : « tombait » et « soufflait » décrivent le décor (arrière-plan) ; « déchira » est une action brève introduite par « soudain » (premier plan) ; « portait » fait partie du portrait du géant (arrière-plan).
Corrigé de l’exercice 5 : choisir des verbes d’action précis
- Le chevalier fondit sur l’ennemi (ou : s’élança vers l’ennemi).
- Il plongea son épée dans le flanc du loup.
- Elle terrassa son adversaire (ou : renversa).
- Le héros reçut une blessure au bras.
- Il empoigna son bouclier à deux mains.
- Le dragon poussa un rugissement (ou : Le dragon rugit).
Explication : « aller », « mettre », « faire », « avoir », « prendre » sont des verbes passe-partout ; un verbe précis donne une image nette du mouvement.
Corrigé de l’exercice 6 : amplifier par l’hyperbole
- Le géant était si grand que sa tête se perdait dans les nuages.
- Le combat dura du lever au coucher du soleil, sans une seconde de répit.
- Les ennemis étaient plus nombreux que les étoiles du ciel.
- Le héros frappa si fort que la montagne en trembla.
D’autres réponses sont possibles : l’hyperbole doit exagérer de façon évidente.
Corrigé de l’exercice 7 : imaginer les étapes d’une épreuve
- Le défi : Ysane promet aux anciens de rapporter une jarre d’eau de la source avant la nouvelle lune.
- Obstacle : elle traverse un ravin brûlant où son âne refuse d’avancer ; elle continue seule.
- Moment critique : le serpent s’enroule autour d’elle et la jarre se brise.
- L’exploit : elle aveugle la bête avec le reflet de son miroir de cuivre et s’échappe en remplissant une gourde.
- Le retour : l’eau ranime le vieux puits ; le village grave son nom sur la margelle.
Critère : chaque case fait progresser la tension jusqu’au moment critique.
Corrigé de l’exercice 8 : corriger les temps
Le soleil se levait quand Tristan arriva au pied de la tour. Il attacha son cheval à un vieux chêne et leva les yeux. Les murs étaient couverts de lierre noir. Il commença à grimper, mais soudain une pierre se détacha sous son pied.
Explication : les actions successives passent au passé simple ; « se levait » et « étaient couverts » restent à l’imparfait car ils décrivent le cadre.
Corrigé de l’exercice 9 : ajouter des comparaisons
- Le cheval galopait dans la plaine, rapide comme le vent d’hiver.
- Les flèches tombaient sur le camp, pareilles à une averse de grêle.
- La voix du chef résonna dans la vallée comme un coup de tonnerre.
- Le bouclier de la reine brillait, semblable à un second soleil.
Corrigé de l’exercice 10 : écrire le portrait d’une héroïne
Exemple de production :
Mahaut avait à peine seize ans. Ses cheveux noirs étaient tressés serré sous un bonnet de cuir, et une vieille épée trop lourde pendait à sa ceinture. Ses mains, abîmées par les travaux des champs, ne tremblaient pas. Elle parlait peu, mais tenait toujours parole. Au moment de franchir la porte du village, elle aperçut un enfant qui pleurait. Elle s’agenouilla et lui confia son pendentif : « Garde-le jusqu’à mon retour. »
Critères de réussite : imparfait pour le portrait, au moins deux traits physiques et deux traits moraux, une action finale au passé simple qui montre une qualité (ici la bonté).
Corrigé de l’exercice 11 : rédiger le récit héroïque
Exemple de production (début et cœur de l’épreuve) :
Depuis trois jours, l’incendie dévorait la forêt d’Orvel. Les flammes approchaient du hameau, et les hommes étaient partis au marché de la ville. Il ne restait que les femmes, les vieillards et Colin, le petit vacher, maigre comme un piquet, qui bégayait dès qu’on lui adressait la parole.
Ce fut pourtant lui qui se souvint de la vieille écluse. Si on l’ouvrait, la rivière inonderait le fossé et arrêterait le feu. Mais la roue de fer était rouillée depuis des années, et la fumée rendait le chemin aveuglant. Colin noua un linge mouillé sur son visage et s’élança.
La chaleur était si forte que l’écorce des arbres éclatait comme des coups de fouet. Des branches embrasées tombaient autour de lui. Il trébucha, se brûla la main, se releva. Quand il atteignit enfin l’écluse, la roue refusa de tourner. Colin s’arc-bouta, les dents serrées ; ses bras tremblaient, ses yeux pleuraient. Alors, dans un dernier effort, il glissa sous la roue une branche de chêne et pesa dessus de tout son poids. Un grincement terrible déchira l’air : l’eau jaillit, bouillonnante, et se rua dans le fossé.
Le soir, lorsque les hommes revinrent, le hameau était intact. Le seigneur fit appeler Colin. Le garçon, la main bandée, ne bégaya pas en répondant : « J’ai seulement ouvert une porte à la rivière. »
Critères de réussite : un héros ordinaire et décrit ; une épreuve en plusieurs étapes avec un moment critique ; passé simple et imparfait bien répartis ; au moins deux hyperboles ou comparaisons ; une fin où le héros est reconnu ; environ trente lignes.
Comment utiliser ce corrigé
Pour les exercices 1 à 5 et 8, compare précisément tes réponses et recopie les formes verbales sur lesquelles tu t’es trompé. Pour les exercices d’écriture, ne cherche pas à retrouver le même texte : relis plutôt ta production avec les critères de réussite, coche ceux qui sont remplis et améliore ceux qui manquent. Tu peux aussi échanger ton récit avec un camarade et utiliser la grille pour vous conseiller mutuellement.
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