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Le récit fantastique : corrigé des exercices de français 4ème

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Le récit fantastique : corrigé de français 4ème, illustration Français PDF
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Voici le corrigé récit fantastique 4ème : toutes les réponses, les relevés de modalisateurs, l’analyse du Horla et de La Vénus d’Ille, et des exemples de récits avec leurs critères de réussite.

Corrigé récit fantastique 4ème, exercice par exercice

Corrigé de l’exercice 1 : merveilleux, fantastique ou science-fiction ?

  1. Merveilleux : le surnaturel est accepté comme normal.
  2. Fantastique : un phénomène inexplicable dans un cadre réel, et le personnage hésite.
  3. Science-fiction : la situation s’appuie sur une technique imaginée.
  4. Merveilleux : animal parlant et objet magique dans un monde de conte.
  5. Fantastique : phénomène impossible dans le quotidien, avec un doute (maladie ou surnaturel).
  6. Science-fiction : l’étrange s’explique par la technologie.

Corrigé de l’exercice 2 : le lexique de la peur

Ordre : inquiétude – crainte – peur – frayeur – effroi – terreur – épouvante. (On accepte que crainte et inquiétude, ou effroi et terreur, soient inversées : leur intensité est proche.)

Exemples : « Une vague inquiétude me prit quand le téléphone sonna à trois heures du matin. » ; « La terreur me cloua sur place : je ne pouvais plus ni crier ni bouger. » ; « Une épouvante folle s’empara des villageois, qui s’enfuirent en abandonnant tout. »

Corrigé de l’exercice 3 : repérer l’hésitation

a) Cadre réaliste : « près de minuit », « la bibliothèque de mon oncle, à Saint-Malo », l’odeur de cire et de vieux papier, « le grand livre de comptes », « le 12 mars 1871 ».

b) Élément étrange : le registre, fermé une heure plus tôt, est ouvert à la date de la mort de l’oncle, après un bruit de pages dans une pièce vide.

c) Modalisateurs : « il me sembla », « comme si quelqu’un », « Peut-être l’avais-je ouvert », « Je n’en suis plus certain » ; la question elle-même traduit le doute.

d) Peur : « une sueur glacée », « je ne dormirais pas ».

Corrigé de l’exercice 4 : le début du Horla

  1. Un journal intime : il commence par une date (« 8 mai ») et le narrateur dit « je ».
  2. Il est heureux et détendu : « Quelle journée admirable ! », « étendu sur l’herbe ».
  3. « la couvre, l’abrite et l’ombrage » : le platane semble protéger la maison comme un être bienveillant ; cette protection est rassurante.
  4. Le contraste rendra l’irruption de l’étrange plus forte : un cadre paisible et réaliste fait croire au lecteur que tout est normal, et le bouleversement n’en sera que plus inquiétant.

Corrigé de l’exercice 5 : deux explications

  1. Rationnel : le narrateur est somnambule, ou le sol penche. Surnaturel : un esprit habite la chambre.
  2. Rationnel : un promeneur caché, un écho, une hallucination due à la fatigue. Surnaturel : un mort l’appelle.
  3. Rationnel : un défaut de l’appareil, un reflet sur la vitre du cadre, ou une erreur de tirage. Surnaturel : le portrait vit.
  4. Rationnel : le chien est fidèle et sent encore l’odeur de son maître. Surnaturel : il voit le fantôme de son maître.

Corrigé de l’exercice 6 : installer le doute

Propositions :

  1. Il me sembla qu’une silhouette traversait le couloir.
  2. J’eus l’impression que la statue tournait lentement la tête vers moi.
  3. On aurait dit que quelqu’un frappait trois coups à la porte de la cave.
  4. Le vieux piano joua, peut-être, quelques notes d’une valse, comme si une main invisible effleurait ses touches.

Corrigé de l’exercice 7 : La Vénus d’Ille

  1. Il est archéologue, donc un savant habitué à observer avec rigueur : on a tendance à le croire.
  2. L’inscription signifie « prends garde à celui qui aime » ou « prends garde si elle t’aime » : on ne sait pas qui est menacé, l’amoureux ou la personne aimée de la statue. Elle annonce un danger lié à l’amour.
  3. Il passe la bague de sa fiancée au doigt de la statue.
  4. Surnaturel : la statue, considérant Alphonse comme son époux à cause de la bague, est venue l’étreindre et l’a broyé. Rationnel : le joueur aragonais humilié s’est vengé.
  5. La bague que la statue gardait au doigt est retrouvée dans la chambre, et la mariée affirme avoir vu une forme de bronze.

Corrigé de l’exercice 8 : créer la tension

Exemple de réécriture :

Vingt-deux heures. La clé grince dans la serrure. J’allume : le salon est là, immobile… trop immobile. Je monte me coucher sans me retourner. Trois heures du matin. Un bruit. Un tiroir, dans la cuisine ? Je retiens mon souffle. Puis plus rien… Qui donc, dans une maison où je vis seul, ouvre les tiroirs la nuit ?

Exemple rédigé pour ce corrigé

Procédés : phrases nominales et courtes, présent de narration, points de suspension, question sans réponse, précision de l’heure, détail sonore isolé.

Corrigé de l’exercice 9 : les thèmes du fantastique

  1. le double
  2. le rêve qui envahit le réel
  3. l’objet animé
  4. la créature invisible (comme dans Le Horla)
  5. le fantôme

Corrigé de l’exercice 10 : écrire un récit fantastique

Exemple de production :

Je travaille depuis six ans pour l’agence Morvan, à Quimper, et je n’avais jamais eu peur d’une maison. Le 2 novembre, vers vingt heures, je passai devant la villa des Ajoncs, que nous tentons de vendre depuis vingt ans. Elle était vide : j’en possède l’unique clé. Pourtant, au premier étage, une fenêtre était allumée. Il me sembla même distinguer une silhouette, immobile, qui me regardait. Peut-être un squatteur ? J’entrai. L’électricité était coupée depuis des années ; l’interrupteur ne répondit pas. Je montai l’escalier à la lueur de mon téléphone. La chambre était vide, couverte de poussière. Sur la poussière du rebord, cependant, on aurait dit l’empreinte de deux mains. Je redescendis en courant. Dehors, je levai les yeux : la fenêtre était noire. Le lendemain, en rangeant les archives, je trouvai une photo de la villa datant de 1987. À la même fenêtre, une silhouette. Le dossier disait que la propriétaire était morte cette année-là, dans cette chambre. Je ne sais toujours pas ce que j’ai vu.

Exemple rédigé pour ce corrigé

Critères de réussite : narration à la première personne ; cadre réaliste (métier, ville, date, heure) ; irruption progressive de l’étrange ; au moins quatre modalisateurs (ici : il me sembla, peut-être, on aurait dit, je ne sais toujours pas) ; champ lexical de la peur ; fin qui maintient le doute ; temps du passé correctement employés.

Corrigé de l’exercice 11 : une fin ouverte

Exemple de fin ouverte :

Le lendemain, le gardien m’assura que c’était sans doute son chat qui faisait tomber les livres. Je voulus le croire. Pourtant, quand je lui demandai où était l’animal, il me regarda d’un air étrange : son chat était mort depuis deux ans. Je repris le train pour Paris sans oser me retourner vers la fenêtre de la bibliothèque.

Exemple rédigé pour ce corrigé

La réécriture garde une explication rationnelle (« sans doute ») mais la rend fragile par un dernier détail inexplicable : le lecteur ne peut pas trancher.

Comment utiliser ce corrigé

Si tu as confondu les genres dans l’exercice 1, retiens ce test simple : le surnaturel est-il normal dans ce monde (merveilleux), expliqué par la science (science-fiction) ou source de doute (fantastique) ? Pour les exercices d’analyse, vérifie que tu as cité des mots précis du texte. Pour tes productions, relis-les en comptant les modalisateurs et en te demandant si un lecteur pourrait encore hésiter à la dernière ligne : si la fin explique tout, ce n’est plus du fantastique. Termine par le QCM pour consolider tes connaissances.

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