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Les relations dans la phrase complexe : corrigé des exercices de français 2nde

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Les énoncés sont sur la fiche Les relations dans la phrase complexe : exercices. Cherche d’abord seul, puis compare avec la correction.

Voici le corrigé phrase complexe 2nde des douze exercices : propositions délimitées, subordonnées nommées avec leur fonction, connecteurs justifiés et productions modèles accompagnées de critères de réussite.

Corrigé phrase complexe 2nde : analyses détaillées

Les subordonnées sont surlignées et les connecteurs en rouge pour faciliter la comparaison avec tes réponses.

Corrigé de l’exercice 1 : simple ou complexe ?

  1. 1 verbe : phrase simple.
  2. 3 verbes : phrase complexe. [Le vent soufflait], [les arbres pliaient], [la pluie redoublait].
  3. 2 verbes conjugués : phrase complexe. [Quand la nuit tomba], [les loups se mirent à hurler]. « se mirent à hurler » forme un seul groupe verbal (périphrase).
  4. 1 verbe conjugué (« s’endormit ») : phrase simple. « épuisé par sa longue marche » est un groupe participial apposé au sujet, sans sujet propre.
  5. 3 verbes : complexe. [Je pense] [que tu as raison] [mais je n’ose pas le dire].
  6. 3 verbes : complexe. [Il faut] [que nous partions] [avant que l’orage éclate].

Corrigé de l’exercice 2 : identifier le mode de liaison

  1. Juxtaposition (point-virgule).
  2. Coordination (« donc »).
  3. Subordination (« dès que »).
  4. Coordination (« mais »).
  5. Juxtaposition (deux-points).
  6. Subordination (« parce que »).
  7. Coordination (« car », conjonction de coordination).

Corrigé de l’exercice 3 : expliciter l’implicite

  1. Cause : « Il a manqué son train parce qu’il s’est levé trop tard. »
  2. Conséquence : « Il pleuvait à verse, si bien que le match a été annulé. »
  3. Opposition (ou concession) : « Bien qu’elle soit riche, elle n’est pas heureuse. »
  4. Condition : « Si tu travailles, tu réussis. »
  5. Opposition : « Je l’ai cherché partout, mais je ne l’ai pas trouvé. »

La juxtaposition laisse le lecteur reconstruire la relation : elle est plus rapide et plus suggestive, mais moins explicite.

Corrigé de l’exercice 4 : les subordonnées relatives

  1. que tu m’as offert : antécédent « le livre » ; « que » est COD de « as offert ».
  2. où je suis né : antécédent « la ville » ; « où » est complément circonstanciel de lieu de « suis né ».
  3. dont je t’ai parlé : antécédent « l’ami » ; « dont » est complément indirect de « ai parlé » (parler de quelqu’un).
  4. qui dormait au soleil : antécédent « le chat » ; « qui » est sujet de « dormait ».
  5. à laquelle je ne sais pas répondre : antécédent « une question » ; « à laquelle » est complément indirect de « répondre ».

Dans la phrase 4, la relative est explicative : placée entre virgules, elle apporte une précision supprimable (« Le chat ouvrit un œil » garde son sens).

Corrigé de l’exercice 5 : conjonctive ou interrogative indirecte ?

  1. que le spectacle est annulé : conjonctive.
  2. pourquoi tu es parti : interrogative indirecte.
  3. si son frère viendra : interrogative indirecte.
  4. que vous serez des nôtres : conjonctive.
  5. qui a pu écrire cette lettre : interrogative indirecte.
  6. qu’il démissionnait : conjonctive.

Toutes sont COD du verbe principal. L’interrogative indirecte correspond à une question directe (« Pourquoi es-tu parti ? »).

Corrigé de l’exercice 6 : les subordonnées circonstancielles

  1. Bien qu’il fût malade : concession (subjonctif imparfait).
  2. pour que tout le monde t’entende : but.
  3. Puisque tu insistes : cause.
  4. qu’il est à bout de souffle (avec « tant… que ») : conséquence.
  5. Si tu acceptes : condition.
  6. Lorsque la cloche sonna : temps.
  7. qu’on ne le croit : comparaison (le « ne » est explétif).

Corrigé de l’exercice 7 : les mots à plusieurs visages

  1. Relative (« que » a pour antécédent « le film »).
  2. Complétive conjonctive (pas d’antécédent, COD de « sais »).
  3. Circonstancielle de condition.
  4. Interrogative indirecte (« Viendra-t-elle ? »).
  5. Circonstancielle de temps.
  6. Interrogative indirecte (« Quand arrivera-t-il ? »).
  7. Circonstancielle de cause.

Corrigé de l’exercice 8 : infinitives et participiales

  1. Infinitive « la pluie tomber sur le toit » : sujet de « tomber » = la pluie.
  2. Participiale « Le repas terminé » : sujet de « terminé » = le repas.
  3. Infinitive « les enfants jouer dans le parc » : sujet de « jouer » = les enfants.
  4. Participiale « La porte ouverte » : sujet de « ouverte » = la porte.
  5. Infinitive « le train siffler au loin » : sujet de « siffler » = le train.

Dans « Je veux partir », l’infinitif n’a pas de sujet propre : c’est le sujet du verbe principal (« je ») qui part. Il s’agit d’un simple COD à l’infinitif, pas d’une subordonnée.

Corrigé de l’exercice 9 : une relation, trois constructions

  1. Juxtaposition : « Le magasin est fermé : c’est dimanche. » Coordination : « Le magasin est fermé, car c’est dimanche. » Subordination : « Le magasin est fermé parce que c’est dimanche. »
  2. Juxtaposition : « Il a neigé toute la nuit ; les routes sont bloquées. » Coordination : « Il a neigé toute la nuit, donc les routes sont bloquées. » Subordination : « Il a tant neigé toute la nuit que les routes sont bloquées. »
  3. Juxtaposition : « Mon frère adore la mer ; je préfère la montagne. » Coordination : « Mon frère adore la mer, mais je préfère la montagne. » Subordination : « Alors que mon frère adore la mer, je préfère la montagne. »

Corrigé de l’exercice 10 : connecteurs dans un argument

« La lecture reste un loisir essentiel. D’abord, elle développe l’imagination : un roman oblige le lecteur à se représenter lieux et personnages. Ensuite, elle enrichit le vocabulaire, parce que chaque livre fait rencontrer des mots nouveaux. Enfin, elle permet de vivre d’autres vies. Bien que les écrans occupent une grande place dans nos journées, le livre garde des atouts irremplaçables. Pourtant, beaucoup de jeunes lisent moins qu’avant. C’est pourquoi il faut leur donner le goût de lire dès l’enfance. Un enfant qui découvre la lecture tôt sera, en effet, un adulte plus curieux. »

Remarques : « D’abord, Ensuite, Enfin » organisent l’énumération des arguments ; « bien que » est suivi du subjonctif (« occupent » est ici au subjonctif présent, de même forme que l’indicatif) ; « c’est pourquoi » introduit la conséquence ; « en effet » justifie l’affirmation précédente.

Corrigé de l’exercice 11 : analyser le style

  1. Trois propositions indépendantes juxtaposées (parataxe, asyndète), brèves et de même construction (pronom « je » + passé composé). Le rythme ternaire, rapide et sec, mime l’enchaînement fulgurant de la victoire : chaque action entraîne la suivante sans qu’il soit besoin de l’expliquer.
  2. « Après que je suis venu et que j’ai vu, j’ai vaincu » ou « Dès que je suis venu, j’ai vaincu parce que j’avais vu ». On perd la rapidité, la symétrie et la force de la formule ; l’hypotaxe alourdit et explique ce que la parataxe laissait deviner.
  3. Subordonnée relative « que la raison ne connaît point », antécédent « ses raisons » ; « que » est COD de « connaît ».
  4. Pascal joue sur deux sens du mot « raison » : les motifs (les « raisons » du cœur) et la faculté de raisonner (« la raison »). La relative place les deux mots face à face, ce qui crée un paradoxe : il existe des raisons que la raison ignore. La construction souligne la limite de l’intelligence rationnelle face aux sentiments.

Corrigé de l’exercice 12 : écrire un paragraphe argumentatif

Exemple de production :

« Il faut lire des classiques au lycée, parce qu’ils [cause] constituent une culture commune. Bien qu’ils [concession] paraissent parfois difficiles, ces textes abordent des questions qui nous concernent toujours : l’amour, la justice, la mort. Les héros que nous rencontrons [relative] chez Racine ou chez Hugo souffrent, doutent, se révoltent comme nous. Lire Phèdre, c’est comprendre la violence des passions ; lire Les Misérables, c’est mesurer l’injustice sociale [juxtaposition expressive]. Les professeurs les font étudier pour que [but] chaque élève, quel que soit son milieu, ait accès à ce patrimoine. Ces œuvres ont d’ailleurs tant inspiré les écrivains, les cinéastes et les chanteurs qu’[conséquence]on ne peut comprendre la culture d’aujourd’hui sans les connaître. »

Critères de réussite : les six constructions sont présentes et correctes (subjonctif après « bien que » et « pour que ») ; les connecteurs sont variés et précis ; le raisonnement progresse.

Comment utiliser ce corrigé

Si tu as fait des erreurs dans le décompte des propositions, reprends la méthode : verbes conjugués d’abord, crochets ensuite. Si tu confonds les subordonnées, entraîne-toi sur les mots ambigus (« que », « si », « quand », « comme ») en te demandant toujours s’il y a un antécédent ou une question sous-entendue. Enfin, relis tes dissertations et tes paragraphes d’analyse en surlignant les connecteurs : un raisonnement solide se reconnaît à la variété et à la justesse de ses liaisons.

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