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La rhétorique pour convaincre, persuader et délibérer : corrigé des exercices de français Terminale – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

La rhétorique pour convaincre, persuader et délibérer : corrigé de français terminale, illustration Français PDF
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Ce corrigé de rhétorique propose des réponses complètes et justifiées pour chaque exercice, ainsi que des modèles de productions et leurs critères de réussite.

Corrigé de rhétorique : réponses détaillées

Corrigé de l’exercice 1 : Convaincre, persuader, délibérer

  1. Convaincre : il s’appuie sur des données et une démonstration rationnelle.
  2. Persuader : l’image suscite la pitié pour provoquer l’action.
  3. Délibérer : on pèse le pour et le contre avant de décider collectivement.
  4. Persuader : l’avocat touche l’émotion des jurés plutôt que leur raison.

Corrigé de l’exercice 2 : Ethos, pathos ou logos ?

  1. Ethos : l’orateur fonde son autorité sur son expérience de médecin.
  2. Pathos : l’image des enfants affamés suscite la compassion.
  3. Logos : raisonnement de cause à conséquence.
  4. Ethos : l’orateur se présente comme sincère et désintéressé.
  5. Logos : argument par l’exemple, fondé sur des faits.
  6. Pathos : exclamations qui expriment et provoquent l’indignation.

Corrigé de l’exercice 3 : Les genres oratoires

  1. Délibératif : conseiller l’adoption d’une loi pour l’avenir.
  2. Épidictique : louer le défunt.
  3. Judiciaire : défendre un accusé pour des faits passés.
  4. Épidictique : louer des lauréats.
  5. Judiciaire : accuser.
  6. Délibératif : proposer une décision pour l’avenir.

Corrigé de l’exercice 4 : Analyser un éloge funèbre

  1. Genre épidictique : l’oraison funèbre est prononcée lors d’une cérémonie pour louer une défunte, Henriette d’Angleterre, et méditer sur la mort.
  2. L’apostrophe à la nuit (« Ô nuit désastreuse ! »), les exclamations répétées, la comparaison « comme un éclat de tonnerre » et les adjectifs intenses (« désastreuse », « effroyable », « étonnante »).
  3. Une gradation brutale : le présent progressif « se meurt » laisse un espoir que le passé composé « est morte » anéantit aussitôt. Le lecteur revit la soudaineté du choc et la fragilité de la vie humaine.

Corrigé de l’exercice 5 : Analyser un réquisitoire

  1. Zola accuse nommément des responsables pour des faits passés (l’erreur judiciaire) et réclame justice : c’est la structure d’un réquisitoire, transposée dans la presse, devant le tribunal de l’opinion publique.
  2. « ouvrier diabolique », « erreur judiciaire », « œuvre néfaste », « machinations », « les plus saugrenues et les plus coupables » (superlatifs).
  3. L’incise montre un accusateur nuancé et loyal, qui accorde à l’adversaire le bénéfice d’une possible inconscience : Zola construit l’ethos d’un homme juste et non haineux, ce qui rend l’accusation plus crédible.
  4. L’anaphore martèle l’accusation, donne au texte un rythme de réquisitoire et engage personnellement l’écrivain, qui s’expose aux poursuites. Elle produit un effet d’accumulation et d’indignation croissante.

Corrigé de l’exercice 6 : Pascal et l’art de persuader

  1. Convaincre, c’est prouver à l’esprit par des raisons ; agréer, c’est plaire, toucher la volonté et les désirs.
  2. Parce que les hommes « se gouvernent plus par caprice que par raison » : un argument juste mais déplaisant risque d’être rejeté.
  3. Convaincre correspond au logos ; agréer renvoie au pathos et, en partie, à l’ethos, car on écoute plus volontiers un orateur qui plaît.

Corrigé de l’exercice 7 : Reconnaître les arguments

  1. Concession (« Certes… mais »).
  2. Argument d’autorité.
  3. Argument par analogie.
  4. Argument par l’exemple.
  5. Raisonnement par l’absurde.

Corrigé de l’exercice 8 : Démasquer les sophismes

  1. Argument ad hominem : il attaque la personne et non ses idées.
  2. Fausse alternative : il réduit le choix à deux options extrêmes alors que d’autres solutions existent.
  3. Généralisation abusive : un cas isolé ne prouve rien contre des données statistiques.
  4. Appel à la majorité : l’opinion du grand nombre ne garantit pas la vérité.
  5. Pente glissante : il annonce une suite catastrophique sans la démontrer.

Corrigé de l’exercice 9 : Remettre un discours dans l’ordre

  1. Fragment 2 : exorde (capter la bienveillance, avec une touche d’humour).
  2. Fragment 4 : narration (les faits).
  3. Fragment 5 : confirmation (les arguments, avec l’exemple d’autres lycées et l’autorité des professeurs).
  4. Fragment 1 : réfutation (réponse à l’objection du coût).
  5. Fragment 3 : péroraison (appel à l’action, exclamation).

Corrigé de l’exercice 10 : Une idée, trois preuves

  • Logos : « Les forêts absorbent une part importante du carbone que nous émettons : les détruire, c’est accélérer le réchauffement. »
  • Pathos : « Imaginez vos enfants découvrant, à la place de la forêt de votre enfance, un champ de souches calcinées. »
  • Ethos : « Garde forestier depuis vingt ans, j’ai vu ces arbres grandir ; je vous parle de ce que je connais. »

Corrigé de l’exercice 11 : Écrire un discours délibératif

Exemple : « Mes chers camarades, dans quelques mois, beaucoup d’entre nous auront le droit de vote. Je vous pose une question simple : ce droit est-il aussi un devoir ? Aujourd’hui, lors de certaines élections, plus d’un électeur sur deux reste chez lui. Rendre le vote obligatoire permettrait d’abord d’élire des représentants choisis par tous, et non par une minorité. Plusieurs démocraties le pratiquent déjà, comme la Belgique, sans pour autant être des dictatures. Ensuite, voter, c’est honorer ceux qui se sont battus pour obtenir ce droit : pensez aux femmes françaises, qui n’ont voté pour la première fois qu’en 1945. On me répondra que l’obligation tue la liberté. Mais la liberté reste entière : on peut voter blanc, et l’obligation concerne seulement le déplacement. Je ne prétends pas détenir la vérité ; je crois seulement qu’une démocratie vit de la participation de tous. Alors, demain, ne laissons pas les autres décider à notre place : faisons de notre voix un devoir partagé ! »

Analyse : exorde (adresse et question), argument de logos (légitimité des élus) appuyé sur un exemple (Belgique), argument de pathos (les femmes et le droit de vote), réfutation (l’objection de la liberté), ethos d’humilité (« Je ne prétends pas détenir la vérité »), péroraison (appel à l’action, exclamation).

Critères : les cinq parties ou presque sont présentes ; les trois preuves sont identifiables ; le ton s’adresse à l’auditoire ; les faits cités sont exacts.

Corrigé de l’exercice 12 : Réfléchir sur la rhétorique

Exemple : « La rhétorique peut devenir un art de manipuler, et Platon l’avait bien vu : dans le Gorgias, il la compare à la cuisine, qui flatte le goût sans se soucier de la santé, alors que la justice, comme la médecine, vise le bien. Un orateur habile peut faire triompher le faux en jouant sur les émotions, comme le montrent les discours de propagande. Pourtant, Aristote refuse de condamner l’outil pour son mauvais usage : la rhétorique est une technique qui permet aussi de défendre le vrai, et celui qui ne sait pas argumenter reste sans défense face aux habiles. Zola, avec “J’accuse… !”, met toutes les ressources de la rhétorique au service de la vérité et d’un innocent. La rhétorique n’est donc ni bonne ni mauvaise en elle-même : tout dépend de la fin qu’elle sert, et c’est pourquoi la connaître est la meilleure protection contre la manipulation. »

Critères : la thèse de Platon et celle d’Aristote sont exactes, un exemple précis est analysé, une conclusion nuancée répond à la question.

Comment utiliser ce corrigé

Pour les exercices d’identification (2, 3, 7 et 8), recopie les erreurs dans un tableau à trois colonnes : la phrase, ta réponse, la bonne réponse avec sa justification. Pour les analyses de textes, vérifie que tu as cité les mots exacts et nommé l’effet produit. Enfin, entraîne-toi à repérer ethos, pathos et logos dans les discours que tu entends au quotidien, publicités, débats télévisés, discours politiques : la rhétorique devient alors un outil de lecture du monde, et non une simple notion de cours.

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