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Le sujet est sur la page Contrôle de français 2de n°25. Faire le contrôle d’abord, puis comparer avec ce corrigé.
Voici le corrigé diagnostic rentrée 2de n°25 : réponses justifiées, barème détaillé et erreurs fréquentes pour un devoir de 1 h 30 noté sur 20 points.
Corrigé de l’exercice 1 : Comprendre le poème (4 points)
Barème : 1 point par question ; 0,5 point si la réponse est juste mais incomplète.
- Le poète parle à la première personne (« je partirai »). Il s’adresse à un être aimé (« tu »), dont on découvre à la fin qu’il est mort : c’est une adresse à un défunt. Il prépare un voyage vers sa tombe.
- Indices acceptés : la marche « par la forêt », « par la montagne » ; l’attitude épuisée (« le dos courbé, les mains croisées ») ; la solitude (« Seul, inconnu ») ; le refus de regarder le paysage.
- Le registre est lyrique et pathétique : le poète exprime sa douleur et son amour (« Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps », « Triste »). Deux relevés exacts sont attendus.
- Le mot « tombe » révèle la mort de l’être aimé au dernier moment. Cette chute transforme le poème de promesse de retrouvailles en deuil et frappe le lecteur par sa retenue.
Corrigé de l’exercice 2 : Étudier la versification (3 points)
Barème : 1 point par question.
- Le vers 3 compte 12 syllabes : J’i / rai / par / la / fo / rêt (6) | j’i / rai / par / la / mon / ta / gne. Le « e » final de « montagne » ne compte pas. C’est un alexandrin, avec une césure après « forêt ».
- Les rimes du premier quatrain sont croisées : abab (campagne / montagne ; attends / longtemps).
- La répétition de « j’irai par… » est une anaphore. Elle imite le rythme obstiné de la marche et montre la détermination du poète.
Corrigé de l’exercice 3 : Interpréter les images (3 points)
Barème : 1 point par passage (0,5 point pour le procédé, 0,5 point pour l’explication).
- Une comparaison (« comme ») qui rapproche le jour et la nuit : la lumière n’a plus de valeur pour lui, puisqu’il est dans le deuil. On peut aussi relever une antithèse.
- Une description du corps qui traduit la douleur : le dos courbé et les mains croisées évoquent l’accablement, la prière et le recueillement.
- Le « bouquet de houx vert et de bruyère en fleur » est un symbole : le houx (vert en hiver) et la bruyère (fleurie en été) réunissent deux saisons, signe d’un hommage fidèle qui dure toute l’année.
Corrigé de l’exercice 4 : Revoir la grammaire et la conjugaison (4 points)
Barème : 1 point par question.
- « Que » est une conjonction de subordination. Elle introduit une subordonnée complétive, complément d’objet direct du verbe « sais ».
- « Qui tombe » est une subordonnée relative : le pronom relatif « qui » est sujet de « tombe » ; son antécédent est « soir ».
- « Je partais. J’allais par la forêt. Je marchais sans rien voir. » (0,25 point par verbe juste et par terminaison correcte, total 1 point.)
- « Fixés » est un participe passé employé comme adjectif, accordé au masculin pluriel avec « yeux » ; « croisées » est accordé au féminin pluriel avec « mains ».
Corrigé de l’exercice 5 : Vocabulaire et repères (3 points)
Barème : 1 point par question.
- Le registre lyrique exprime les sentiments personnels du poète (amour, tristesse, nostalgie) avec une forte émotion, souvent à la première personne et avec des exclamations ou des adresses.
- Dans « l’or du soir qui tombe », « tombe » est un verbe (tomber) qui signifie que le jour décline ; dans « sur ta tombe », c’est un nom qui désigne la sépulture. Les deux mots sont de la même famille mais de nature différente.
- Victor Hugo appartient au romantisme et au XIXe siècle.
Corrigé de l’exercice 6 : Écrire un paragraphe (3 points)
Barème : idée directrice (0,5 point) ; citations (0,5 point) ; deux procédés analysés (1 point) ; connecteurs (0,5 point) ; langue (0,5 point).
Exemple de paragraphe réussi : Le poème fait ressentir le deuil du père grâce à la retenue de son expression. D’abord, l’anaphore « j’irai par la forêt, j’irai par la montagne » montre une marche obstinée, que rien n’arrête. Ensuite, la comparaison « le jour pour moi sera comme la nuit » indique que la douleur a effacé la lumière du monde. Enfin, le mot « tombe » révèle brusquement la cause de ce voyage. Ainsi, le poète ne crie pas son chagrin : il le laisse deviner, ce qui le rend plus bouleversant.
Barème et conseils
| Exercice | Points |
|---|---|
| Exercice 1 : Comprendre le poème | 4 |
| Exercice 2 : Étudier la versification | 3 |
| Exercice 3 : Interpréter les images | 3 |
| Exercice 4 : Revoir la grammaire et la conjugaison | 4 |
| Exercice 5 : Vocabulaire et repères | 3 |
| Exercice 6 : Écrire un paragraphe | 3 |
| Total | 20 |
Échelle indicative : de 18 à 20 points, maîtrise très solide ; de 14 à 17,5 points, bonne maîtrise ; de 10 à 13,5 points, acquis fragiles à consolider ; en dessous de 10 points, reprise des notions nécessaire.
Conseils pour progresser
- Pour approfondir la poésie : revoir la leçon sur la poésie du Moyen Âge au XVIIIe siècle et la leçon sur le sonnet et les formes fixes.
- Pour consolider la lecture des textes narratifs et argumentatifs : s’entraîner avec les exercices sur le roman et le récit et les exercices sur la littérature d’idées.
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