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Le sujet est sur la page Contrôle de français Terminale n°7. Faire le contrôle d’abord, puis comparer avec ce corrigé.
Voici le corrigé contrôle terminale limites de l’humain n°7 : réponses justifiées, barème détaillé sur 20 points et modèle d’essai bref pour un devoir d’une heure trente.
Corrigé de l’exercice 1 : Interpréter le texte de Pascal (5 points)
Barème : 1 point par question ; 0,5 point pour une réponse juste mais incomplète.
- Le roseau est une plante fragile qui plie au moindre vent : l’homme est le plus faible des êtres de la nature. L’adjectif « pensant » ajoute ce qui le distingue : il est conscient, il réfléchit. La métaphore oppose faiblesse physique et supériorité de la pensée.
- Éléments acceptés : « le plus faible de la nature » ; « Une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer » ; « il meurt ». Deux relevés exacts : 1 point.
- Même si l’univers entier détruisait l’homme, celui-ci resterait supérieur à lui, car il sait qu’il meurt alors que l’univers n’a pas conscience de sa force. Le conditionnel exprime une concession : l’argument vaut même dans le pire des cas.
- La dignité tient à la conscience : savoir ce que l’on est, y compris sa faiblesse, c’est déjà s’élever au-dessus de la matière. La pensée est la seule force qui fait de l’homme plus que ce qui l’écrase.
- Thèse : la faiblesse physique de l’homme est compensée, et même dépassée, par sa pensée. La limite (la mort) devient la source de la grandeur parce qu’elle n’est connue que de lui.
Erreur fréquente : lire le texte comme un éloge de la force. C’est au contraire un éloge de la fragilité consciente.
Corrigé de l’exercice 2 : Lire un récit sur la frontière entre l’humain et la machine (5 points)
Barème : 1 point par question ; 0,5 point pour une réponse juste mais incomplète.
- Elle pleure de soulagement et d’émotion : la prothèse lui rend un geste simple (tenir une tasse) qu’elle avait perdu. Le métal devient une extension de son corps.
- L’ingénieur situe la limite dans la force : à partir de quel moment la machine dépasse-t-elle l’humain ? La patiente la situe dans la décision : tant qu’elle choisit d’ouvrir la main, celle-ci reste la sienne. Pour elle, l’humain se définit par la volonté.
- Une porte ouverte symbolise une possibilité nouvelle dont on ignore les conséquences : la science ouvre un passage vers l’inconnu, sans que l’on sache ce qu’on y trouvera.
- La phrase montre un décalage entre le progrès technique et la réflexion morale : les « mots » (concepts, valeurs, lois) manquent pour juger ce que les techniques rendent possible. Le problème est celui de l’éthique face à la science.
- Comme chez Pascal, ce n’est pas la force qui définit l’homme mais sa faculté de penser et de décider : la patiente conserve sa dignité tant qu’elle reste maîtresse de son geste.
Corrigé de l’exercice 3 : Repères sur les limites (3 points)
Barème : 1 point par question.
- L’hybris est la démesure de celui qui oublie sa condition de mortel et se prend pour un dieu ; les tragédies grecques montrent qu’elle appelle le châtiment.
- La perfectibilité est la faculté propre à l’homme de se transformer et de développer ses capacités au cours de l’histoire ; l’animal, lui, est fixé par l’instinct.
- Kafka, La Métamorphose, 1915 : un homme se réveille transformé en insecte ; l’œuvre fait sentir la fragilité de la frontière entre l’humain et l’animal.
Corrigé de l’exercice 4 : Langue du texte A (3 points)
Barème : 1 point par question.
- « S’arme » est au subjonctif présent : le subjonctif est exigé après « il faut que » (expression de la nécessité ou de l’obligation).
- « L’écraserait » est au conditionnel présent, dont la valeur est ici l’hypothèse et la concession (« même si l’univers l’écrasait »).
- « En quoi consiste toute notre dignité ? » (ou « En quoi notre dignité consiste-t-elle ? »). La transformation conserve le sens de la phrase.
Corrigé de l’exercice 5 : Écrire un essai bref (4 points)
Barème : problématique : 1 point ; deux arguments illustrés : 1,5 point ; réponse nuancée : 1 point ; langue : 0,5 point.
Exemple de production réussie :
La science progresse plus vite que la réflexion morale : faut-il alors lui fixer des limites ? On peut d’abord le soutenir, car la démesure, que les Grecs nommaient hybris, est le propre de celui qui oublie sa condition. Un pouvoir sans frein sur le vivant risquerait de nier la dignité que Pascal fait tenir à la pensée. Toutefois, interdire toute recherche reviendrait à nier la perfectibilité que Rousseau reconnaît à l’homme, et à priver la patiente du texte de la prothèse qui lui rend un geste. La solution est donc moins d’interdire que de délibérer : les limites ne doivent pas être posées par la peur, mais par un débat où les mots de la morale rattrapent le progrès technique.
Barème et conseils
| Exercice | Points |
|---|---|
| Exercice 1 : Interpréter le texte de Pascal | 5 |
| Exercice 2 : Lire un récit sur la frontière entre l’humain et la machine | 5 |
| Exercice 3 : Repères sur les limites | 3 |
| Exercice 4 : Langue du texte A | 3 |
| Exercice 5 : Écrire un essai bref | 4 |
| Total | 20 |
Échelle indicative : de 18 à 20 points, maîtrise très solide ; de 14 à 17,5 points, bonne maîtrise ; de 10 à 13,5 points, acquis fragiles à consolider ; en dessous de 10 points, reprise des notions nécessaire.
Conseils pour progresser
- Pour mieux maîtriser Pascal, Rousseau et les frontières de l’humain : revoir la leçon sur l’humain et ses limites puis s’entraîner avec les exercices corrigés.
- Pour mieux construire une réflexion nuancée : revoir la leçon sur l’essai de HLP puis s’entraîner avec les exercices corrigés.
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