Les énoncés sont sur la fiche Figures de style pour l'analyse : exercices. Cherche d’abord seul, puis compare avec la correction.
Voici le corrigé figures de style des douze exercices de 3e. Chaque figure est nommée et expliquée, et les exercices d’interprétation donnent des modèles de phrases à réutiliser dans tes analyses.
Corrigé figures de style : réponses et effets
Corrigé de l’exercice 1 : comparaison, métaphore ou personnification ?
- Comparaison (outil « pareille à ») : comparé « la lune », comparant « une pièce d’argent ».
- Personnification : le soleil « se lève paresseusement » et « bâille » comme un humain.
- Métaphore : comparé « ce garçon », comparant « une girouette » (il change sans cesse d’avis).
- Comparaison (outil « comme ») : comparé « la foule », comparant « un océan en colère ».
- Personnification : les maisons « se serrent » et veulent « se tenir chaud ».
- Métaphore : comparé « le désert », comparant « une mer de sable ».
Corrigé de l’exercice 2 : antithèse, oxymore ou chiasme ?
- Oxymore : « merveilleux » / « malheur » sont collés.
- Antithèse : « riche » / « pauvre ».
- Antithèse renforcée par un parallélisme : « une seule » / « mille », « blesser » / « guérir ».
- Oxymore : « doux » / « tyran ».
- Chiasme : premiers (A) / derniers (B) // derniers (B) / premiers (A).
- Antithèse : « jour » / « nuit », « rit » / « pleure ».
Corrigé de l’exercice 3 : les figures d’insistance
- Hyperbole (« des siècles »).
- Gradation croissante (marcher, courir, voler).
- Énumération (objets de même nature, sans progression).
- Anaphore (« Ici » en tête de chaque phrase).
- Gradation croissante dans le temps (pas, minute, heure, vie entière).
- Hyperbole (« je meurs »).
La différence entre énumération et gradation : dans la gradation, les termes vont en s’intensifiant.
Corrigé de l’exercice 4 : atténuer ou ironiser
- Euphémisme (ou litote ironique) : on adoucit un jugement sévère ; sens réel : « il chante très mal ».
- Litote : on dit moins pour dire plus ; sens réel : « c’est délicieux ».
- Euphémisme : « non-voyants » adoucit « aveugles ».
- Ironie (antiphrase) : « quelle adresse » signifie « quelle maladresse ».
- Périphrase : « le roi des animaux » désigne le lion.
- Euphémisme : « s’est éteint » signifie « est mort ».
Corrigé de l’exercice 5 : écouter les sons
- Allitération en [s] : elle imite le sifflement des serpents et crée une impression de menace.
- Allitération en [v] : elle évoque le souffle du vent et sa violence.
- Assonance en [œ] (pleure, cœur) et allitération en [l] (il, pleure, pleut, la, ville) : le rythme liquide et doux imite la pluie et la mélancolie ; Verlaine rapproche aussi « pleure » et « pleut ».
- Assonance en [u] (tout, roule, tourne, sourd) et allitération en [r] : sons sourds et roulants qui imitent le grondement du tambour.
Corrigé de l’exercice 6 : six étiquettes à nommer
- A : personnification (le vent « hurle sa colère »).
- B : gradation croissante (grand, fort, immense, gigantesque).
- C : oxymore (« silence » / « assourdissant »).
- D : litote (le gâteau est délicieux).
- E : hyperbole (« un million de fois »).
- F : métaphore (la chambre en désordre est un « champ de bataille »).
Corrigé de l’exercice 7 : de la figure à l’interprétation
- L’antithèse entre la soif et la fontaine exprime le paradoxe d’un homme privé de ce qui est à portée de main : le poète traduit un sentiment de manque et de contradiction intérieure.
- L’oxymore unit l’ombre et la lumière pour décrire la clarté faible des étoiles dans la nuit ; il crée une atmosphère à la fois mystérieuse et poétique.
- La litote permet à Chimène de dire son amour sans le dire : la négation « je ne te hais point » fait entendre bien davantage, « je t’aime encore », ce que la situation lui interdit d’avouer.
- La métaphore présente la nature comme un lieu sacré, plein de signes à déchiffrer : le poète invite à la regarder avec respect et attention.
Modèle de phrase utile : « La figure… met en valeur… et permet au lecteur de ressentir / comprendre… ».
Corrigé de l’exercice 8 : la tirade du nez
- Une gradation croissante : roc, pic, cap, péninsule. Chaque terme désigne une forme de relief de plus en plus grande, et la reprise « Que dis-je » permet de relancer encore l’exagération.
- Elles ne sont pas réalistes : la gradation se combine à l’hyperbole (un nez grand comme une péninsule) et à la métaphore (le nez devient un relief).
- Il lui reproche le manque d’imagination de sa moquerie : « c’est un peu court » signifie que sa plaisanterie est pauvre.
- « Agressif », « Amical », « Descriptif » (et la tirade en compte bien d’autres) : l’énumération montre la virtuosité verbale de Cyrano et son inventivité inépuisable.
- Cyrano se moque lui-même de son nez avec bien plus d’esprit que le vicomte : c’est l’adversaire qui paraît ridicule par sa banalité, tandis que Cyrano triomphe par les mots.
Corrigé de l’exercice 9 : produire des figures
- Hyperbole : « Il fait une chaleur à faire fondre les trottoirs. »
- Euphémisme : « Il nous a quittés. » / « Il s’est éteint. »
- Métaphore : « La nuit, la ville est une ruche bourdonnante qui ne dort jamais. »
- Litote : « Elle n’est pas sotte. » / « Elle n’est pas bête. »
- Anaphore : « Je refuse l’injustice. Je refuse la violence. Je refuse le mensonge. »
- Oxymore : « C’est un souvenir doux-amer. » / « une joyeuse tristesse ».
D’autres réponses sont possibles si la figure est correctement construite.
Corrigé de l’exercice 10 : « Chanson d’automne »
- Les sons [ɔ̃] (sanglots, longs, violons) et [o] (sanglots, automne) : c’est une assonance. Ces sons longs et sourds imitent la plainte des violons et installent une mélancolie lente.
- Une personnification (ou métaphore) : les violons « sanglotent » comme un être humain qui pleure ; la musique de l’automne devient une plainte.
- Les vers très courts (quatre ou trois syllabes) créent un rythme haché, comme des sanglots, et une musique de chanson.
- « sanglots », « Blessent », « langueur », « Monotone », « suffocant », « blême », « je pleure ».
Corrigé de l’exercice 11 : corriger une analyse
- Erreur : il n’y a pas d’outil de comparaison ; c’est une métaphore.
- Erreur : les deux termes contradictoires sont collés ; c’est un oxymore.
- Erreur : « comme » exprime ici la cause (= puisque) ; ce n’est pas une figure de style.
- Erreur : c’est une litote, qui signifie au contraire qu’il est plutôt beau.
- Erreur : [s] est un son consonne ; c’est une allitération.
Corrigé de l’exercice 12 : écrire avec des figures
Exemple: « L’orage arriva comme une armée en marche. Le ciel, d’abord gris, devint un immense couvercle de plomb posé sur la ville. Puis le tonnerre se mit à gronder sa colère, et les éclairs déchirèrent la nuit d’une lumière noire et brûlante. Il tomba en dix minutes plus d’eau que la mer n’en contient. Les rues vides, hier si bruyantes, se taisaient ; seuls les toits luisants frissonnaient. Le vent violent vrillait les volets, et l’on ne savait plus si l’on avait peur ou si l’on trouvait cela beau. »
- Comparaison : « comme une armée en marche ».
- Métaphore : « un immense couvercle de plomb ».
- Personnification : « le tonnerre se mit à gronder sa colère », « les toits frissonnaient ».
- Hyperbole : « plus d’eau que la mer n’en contient ».
- Oxymore : « lumière noire » ; antithèse : « vides / si bruyantes ».
- Allitération en [v] : « Le vent violent vrillait les volets ».
Critères de réussite: six figures différentes correctement construites et nommées ; un texte cohérent qui décrit vraiment une scène ; des figures au service d’une atmosphère.
Comment utiliser ce corrigé
Si tu confonds encore certaines figures voisines (comparaison et métaphore, antithèse et oxymore, euphémisme et litote, allitération et assonance), relis les encadrés « Attention » et « Règle » du cours et refais les exercices 1, 2, 4 et 11. Pour le brevet, l’exercice 7 est le plus important : entraîne-toi à écrire, pour chaque figure, une phrase complète qui en explique l’effet.
Retour aux énoncés : Figures de style pour l'analyse

À imprimer
Retrouve ce corrigé dans un PDF propre, prêt pour la classe ou la maison.
Télécharger le PDF