Les énoncés sont sur la fiche La nouvelle réaliste : exercices. Cherche d’abord seul, puis compare avec la correction.
Voici le corrigé nouvelle réaliste 4e : toutes les réponses, des relevés complets d’effets de réel, l’analyse de « La Parure » et des exemples de productions avec leurs critères de réussite.
Corrigé nouvelle réaliste 4e, exercice par exercice
Corrigé de l’exercice 1 : vrai ou faux ?
- Faux : la nouvelle a peu de personnages et une action principale.
- Vrai : dans Le Gaulois, Gil Blas…
- Faux : le réalisme date de la seconde moitié du XIXe siècle.
- Vrai.
- Faux : c’est une fiction qui donne l’illusion du vrai.
- Vrai.
Corrigé de l’exercice 2 : repérer l’effet de réel
| Type de détail | Relevé |
|---|---|
| Lieux | rue de la Grosse-Horloge, Rouen, la boutique du boulanger |
| Dates et heures | le 3 novembre 1882, six heures du matin, samedi, l’hiver |
| Chiffres | vingt-deux ans, un franc cinquante par jour, deux centimes, quatre livres |
| Objets | panier d’osier, soude, sous, miche |
| Métiers | blanchisseuse, boulanger |
| Paroles | « Vous me ferez crédit jusqu’à samedi, monsieur Lemaître ? » |
Ces détails précis, banals et vérifiables font croire au lecteur que Rosalie a existé. Ils montrent aussi sa pauvreté sans la commenter : le salaire, les mains abîmées et les deux centimes manquants suffisent.
Corrigé de l’exercice 3 : le début de « La Parure »
- Un milieu modeste de petits employés : « une famille d’employés », « un petit commis du ministère de l’Instruction publique ».
- La dot est l’argent ou les biens qu’une femme apporte à son mariage. Sans dot, elle ne peut pas épouser un homme riche : son rang social est fixé.
- « connue, comprise, aimée, épousée » : l’énumération, de plus en plus forte, montre l’étendue de ses rêves… et donc de sa déception.
- La tournure « se laissa marier » montre qu’elle subit son mariage, sans le choisir vraiment : elle est passive face à son destin.
- Elle pense mériter mieux que sa condition, comme si sa naissance était une injustice : c’est le début de son illusion et de sa vanité.
Corrigé de l’exercice 4 : la construction de « La Parure »
- Situation initiale : b
- Élément déclencheur : d
- Péripéties : a (précédées par le bal et la perte de la parure)
- Dénouement : c
- Situation finale : e
Corrigé de l’exercice 5 : comprendre la chute
- Elle est inattendue et renverse tout le sens du récit : la catastrophe qui a ruiné les Loisel reposait sur un bijou presque sans valeur.
- Mme Forestier lui aurait sans doute dit que la parure était fausse ; Mathilde n’aurait rien perdu. Son silence montre son orgueil, sa honte de paraître pauvre et sa peur du jugement des autres.
- Mme Forestier, quand Mathilde lui rend la parure, ne vérifie pas le bijou et montre peu d’intérêt : une femme qui possède un vrai trésor l’aurait examiné. Le prêt facile et l’indifférence sont des indices.
- Maupassant critique la vanité et l’importance des apparences dans une société où l’on est jugé sur ce que l’on paraît ; il montre aussi la dureté du destin des petites gens, qu’une seule erreur peut ruiner.
Corrigé de l’exercice 6 : enrichir des phrases
Propositions :
- Un homme en manteau gris attendait sur le quai numéro 3 de la gare de Lyon le train de 7 h 12 pour Dijon.
- Après neuf heures de travail à l’usine de conserves, elle rentra dans son deux-pièces de la rue Paradis, les jambes lourdes.
- Au marché de la place Carnot, il acheta deux kilos de pommes de terre et un poireau pour un euro quatre-vingts.
- La pièce, sous les toits, ne contenait qu’un lit de fer, une chaise paillée et un poêle éteint ; une tache d’humidité noircissait le plafond.
Corrigé de l’exercice 7 : le vocabulaire de la société du XIXe siècle
- rentier
- commis
- dot
- domestique
- bourgeois
- fermier
Corrigé de l’exercice 8 : paroles et milieu social
- Langue soutenue ; milieu aristocratique ou grande bourgeoisie (dîner chez une comtesse).
- Langue familière, proche du patois paysan (« J’vas point », « p’tit ») ; milieu paysan pauvre.
- Langue courante, polie ; petit employé de bureau (chef de bureau, appointements = salaire).
- Langue familière (« Faut que », « gueuler ») ; jeune ouvrier ou apprenti boulanger.
L’écrivain réaliste reproduit ces différences pour renforcer l’effet de réel et pour caractériser socialement ses personnages : la façon de parler révèle l’origine, l’éducation et la place dans la société.
Corrigé de l’exercice 9 : l’ironie du narrateur
- Il se donne une image de générosité avec une aumône dérisoire alors qu’il est très riche : le narrateur dénonce son avarice et son hypocrisie.
- Son chagrin dure peu et cache son vrai intérêt, l’héritage : le narrateur se moque de sa cupidité.
- Son émotion est jouée, il est pressé d’en finir : le narrateur souligne son insincérité. Le mot « admirable » est ironique.
L’ironie consiste à dire une chose en laissant comprendre autre chose, souvent son contraire.
Corrigé de l’exercice 10 : décrire avec réalisme
Exemple de production :
Le mardi 14 janvier, à 7 h 40, l’arrêt du bus 21, place Jean-Jaurès, ressemblait à une salle d’attente sans murs. Une dizaine de personnes piétinaient sous l’abri dont une vitre, fendue depuis l’automne, laissait passer le vent. Un livreur en gilet orange consultait son téléphone ; une infirmière, la blouse dépassant de son manteau, finissait un croissant à un euro vingt. Sur le panneau lumineux, le chiffre 12 restait figé depuis cinq minutes. « Encore en retard, comme d’habitude ! » souffla un vieil homme en serrant son cabas de toile.
Exemple rédigé pour ce corrigé
Critères de réussite : un lieu nommé, une date ou une heure précise, au moins un chiffre, un objet décrit concrètement, une parole qui révèle le personnage ; un narrateur extérieur qui décrit sans juger ; des phrases variées et une orthographe soignée.
Corrigé de l’exercice 11 : inventer une chute
Exemple de chute :
Il ouvrit la boîte, étala les pièces sur l’établi et courut chez le notaire. Celui-ci, gêné, retourna une pièce entre ses doigts : « Mon pauvre Gosselin, ces écus d’argent ne sont plus acceptés depuis la réforme de la monnaie. On vous en donnera tout au plus le poids du métal. » Le soir, le cordonnier rangea les pièces dans la boîte, la glissa sous l’établi et reprit son marteau.
Exemple rédigé pour ce corrigé
Indice qui prépare la chute : la boîte est cachée depuis quarante ans ; l’argent n’a jamais circulé, et le monde a changé autour du vieil homme. Autres chutes acceptables : la maison a été détruite par une crue, le cordonnier découvre qu’il ne veut plus quitter sa boutique, etc. Critères : une fin inattendue, mais logique à la relecture ; un indice repérable dans le début ; un ton sobre, sans commentaire du narrateur.
Comment utiliser ce corrigé
Repère d’abord tes erreurs de connaissance (exercices 1, 4 et 7) et relis les définitions de la nouvelle et du réalisme. Pour les questions d’analyse, vérifie que tes réponses citent le texte et expliquent l’effet produit : c’est ce qui distingue une simple réponse d’une véritable interprétation. Pour les exercices d’écriture, relis ta production en cochant chaque critère de réussite ; si un critère manque, ajoute-le dans une nouvelle version. Fais enfin le QCM pour vérifier tes connaissances sur Maupassant et la chute.
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