Aller au contenu

Corrigé du brevet de français 2021 : Antilles-Guyane – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

Antilles-Guyane : corrigé du brevet 2021, illustration Français PDF
Notez cette fiche

Gratuit. Ce corrigé du brevet est gratuit : il se télécharge en PDF et s’imprime gratuitement, sans inscription ni publicité.

Le sujet est sur la page Brevet de français 2021 : Antilles-Guyane. Traiter le sujet d’abord, puis comparer avec ce corrigé.

Retrouvez ici le corrigé brevet français 2021 antilles guyane, entièrement rédigé : l’épreuve de français de la série générale du 28 juin 2021 est notée sur 100 points (50 points de questions, 10 points de dictée, 40 points de rédaction). Chaque réponse est justifiée par le texte de Baudelaire « Déjà ! », avec le barème détaillé, les réponses acceptables et les erreurs fréquentes.

Compréhension et compétences d’interprétation (26 points)

Corrigé de la question 1 (6 points)

Il fallait relever deux éléments montrant que la traversée est pénible, chacun appuyé sur une citation.

Premier élément : l’inconfort physique de la vie à bord. Les passagers dorment mal, mangent mal et ne peuvent pas se reposer : « un sommeil secoué par la lame, troublé par un vent qui ronfle », de la viande « salée comme l’élément infâme », la digestion impossible « dans un fauteuil immobile ». Le navire est un lieu étroit, bruyant, où le corps souffre.

Second élément : la longueur du voyage et la lassitude qu’elle provoque. « Cent fois déjà le soleil avait jailli » et « cent fois il s’était replongé » : la répétition de « cent fois » et l’expression « Depuis nombre de jours » suggèrent une traversée interminable. Les passagers en deviennent irritables : « chacun des passagers gémissait et grognait ».

Autre élément acceptable : le manque de la terre ferme et de la famille, « Il y en avait qui pensaient à leur foyer », ou l’impatience de ceux qui sont « affolés par l’image de la terre absente ».

Barème : 3 points par élément (1 point pour l’idée, 1 point pour la citation exacte, 1 point pour l’explication). Deux éléments suffisent ; un seul élément développé plafonne à 3 points.

Erreurs fréquentes : recopier les lignes 1 à 16 sans les expliquer, ou citer sans dire ce que la citation prouve.

Corrigé de la question 2 (4 points)

Le poète porte sur les autres passagers un regard ironique et critique. Il les juge grossiers, matérialistes et dominés par leurs besoins : leur bonheur se résume au confort, à la nourriture et à la fin des querelles.

Citation attendue : « ils auraient, je crois, mangé de l’herbe avec plus d’enthousiasme que les bêtes ». La comparaison avec les animaux, accompagnée de l’incise « je crois », est moqueuse : les hommes sont ramenés à leurs instincts. On acceptait aussi « leurs femmes infidèles et maussades, et leur progéniture criarde », qui dévalorise leurs familles, ou l’opposition « Moi seul j’étais triste », par laquelle le poète se distingue de la foule des compagnons.

Barème : 2 points pour le jugement (mépris, ironie, distance), 2 points pour la citation commentée.

Erreur fréquente : répondre que le poète partage leur joie, alors qu’il est le seul à être triste.

Corrigé de la question 3 (4 points)

L’adverbe « Déjà ! » exprime le regret et la surprise douloureuse du poète : pour lui, le voyage prend fin trop tôt. Il s’oppose à l’« Enfin ! » soulagé de ses compagnons, qui attendaient la terre avec impatience.

Pour développer, on pouvait expliquer que la mer est pour lui une beauté « incomparable », presque une divinité (« Semblable à un prêtre à qui on arracherait sa divinité »). Elle contient « les humeurs, les agonies et les extases de toutes les âmes » : elle est infinie et libre, alors que la terre est faite de « bruits », de « passions » et de « commodités ». Le mot « Déjà ! » traduit aussi le sentiment du temps qui passe trop vite et la mélancolie de Baudelaire, que l’on appelle le spleen. Enfin, il est le titre du poème : il résume l’opposition entre le poète solitaire et le groupe.

Barème : 1 point pour le regret et le contraste avec « Enfin ! », 2 points pour la justification (attachement à la mer, déception devant la terre), 1 point pour la qualité de la rédaction.

Corrigé de la question 4 (6 points)

Ce texte est un poème en prose : il n’a ni vers ni rimes, mais il est poétique par son écriture. Trois éléments au choix, chacun illustré :

1. Les images et les figures de style. Métaphores (« cette cuve immense de la mer », « son immense bain du soir »), comparaisons (« les rancunes s’envolèrent comme des fumées », « Semblable à un prêtre à qui on arracherait sa divinité »), personnification de la mer qui a des « colères » et des « sourires ».

2. L’évocation des sensations et la musicalité. Les sens sont mêlés : « les musiques de la vie », « une délicieuse odeur de fleurs et de fruits », « un mystérieux parfum de rose et de musc ». Les répétitions (« cent fois », « cette mer si… de cette mer si… », « la terre, la terre ») et les énumérations (« ses bruits, ses passions, ses commodités, ses fêtes ») créent un rythme.

3. L’expression du sentiment personnel. Le poète dit « je » et exprime sa tristesse (« Moi seul j’étais triste, inconcevablement triste »), ce qui donne au texte une dimension lyrique. Le vocabulaire est emphatique : « incomparable beauté », « effrayante simplicité ».

Barème : 2 points par élément (1 point pour l’idée, 1 point pour l’exemple précis). Les termes de vocabulaire littéraire sont valorisés ; nommer une figure sans citer le texte ne rapporte que la moitié des points.

Corrigé de la question 5 (6 points)

La photographie de Willy Ronis montre une foule dense devant les vitrines de Noël. Deux liens possibles :

1. Le poète isolé et l’homme au regard grave. Au centre de la photographie, un homme en manteau, le visage fermé, ne partage pas l’ambiance de la foule, alors que d’autres sourient, comme la femme du premier plan. Dans le texte, le poète est lui aussi seul et triste quand tous les autres sont joyeux : « Moi seul j’étais triste ».

2. Le groupe uni par une même attente et une même joie. La foule se presse vers une fête, comme les passagers sont rassemblés dans la même impatience de la terre, qui promet « ses fêtes ». La promiscuité (corps serrés sur l’image, vie commune à bord) et la joie collective (« Aussitôt chacun fut joyeux ») rapprochent les deux documents.

Autre lien acceptable : la société de consommation, avec les « commodités » de la terre et les vitrines des grands magasins, deux plaisirs matériels que le poète regarde avec distance.

Barème : 3 points par lien (1 point pour l’élément du texte, 1 point pour l’élément de l’image, 1 point pour la mise en relation).

Grammaire et compétences linguistiques (24 points)

Corrigé de la question 6 (4 points)

a) Les paroles des passagers sont rapportées au discours direct (2 points).

b) Éléments caractéristiques, deux au choix (2 points) : les guillemets qui encadrent les paroles (« Quand donc »…) ; le verbe de parole en incise, « disaient-ils » ; la ponctuation expressive, avec les points d’interrogation ; la première personne du pluriel (« cesserons-nous », « pourrons-nous »), qui est celle des locuteurs ; le futur, qui se rapporte au moment où ils parlent.

Erreur fréquente : répondre « discours indirect » ou « discours indirect libre ». Il n’y a ici aucune subordonnée introduite par « que » ni changement de personne.

Corrigé de la question 7 (5 points)

a) « fut » (verbe être) et « abdiqua » (verbe abdiquer) sont à l’indicatif, au passé simple, à la troisième personne du singulier (3 points : 1 point pour le mode, 1 point pour le temps, 1 point pour les deux verbes correctement identifiés).

b) Le passé simple exprime ici des actions ponctuelles et achevées, qui se succèdent au premier plan du récit : dès que la terre est en vue, la joie éclate et la mauvaise humeur disparaît. Il marque un changement rapide, en rupture avec l’imparfait qui décrivait la longue souffrance (« gémissait et grognait »). (2 points : 1 point pour l’action achevée au passé, 1 point pour la succession ou le premier plan.)

Corrigé de la question 8 (3 points)

« inconcevablement » est un adverbe dérivé, formé de quatre éléments :

in- : préfixe qui marque la négation, le contraire ; concev- : radical, du verbe concevoir ; -able : suffixe qui forme un adjectif et indique la possibilité (« qui peut être conçu ») ; -ment : suffixe qui forme un adverbe à partir de l’adjectif inconcevable.

Barème : 1 point pour le préfixe, 1 point pour le radical, 1 point pour les deux suffixes. Dire « -ement » ou « -able-ment » est une erreur : le suffixe adverbial est -ment, ajouté au féminin de l’adjectif.

Corrigé de la question 9 (6 points)

a) Deux expansions de « terre » de classes différentes (3 points) : l’adjectif « riche » (ou « magnifique ») et la proposition « qui nous envoyait un mystérieux parfum de rose et de musc ». On acceptait aussi le groupe adjectival « pleine de promesses » ou la seconde relative « d’où les musiques de la vie nous arrivaient… ».

b) « riche » (ou « magnifique ») est un adjectif qualificatif, épithète du nom « terre » ; « qui nous envoyait… » est une proposition subordonnée relative, introduite par le pronom relatif « qui » et complément de l’antécédent « terre » (3 points). Le groupe « pleine de promesses » est un groupe adjectival : sa tête est l’adjectif « pleine ».

Barème : 1,5 point par expansion relevée et 1,5 point par classe exacte. Le complément « de promesses » complète l’adjectif « pleine » et non le nom : il n’est pas une expansion directe de « terre ».

Corrigé de la question 10 (6 points)

Phrase attendue : « nous nous sentions abattus jusqu’à la mort ; et c’est pourquoi, quand chacun de nos compagnons dit : « Enfin ! » nous ne pûmes crier que : « Déjà ! » »

Barème : « nous nous » (pronom sujet et pronom réfléchi) : 1 point ; « sentions » (imparfait, 1re personne du pluriel) : 1 point ; « abattus » (accord au masculin pluriel avec « nous ») : 1 point ; « nos compagnons » (adjectif possessif) : 1 point ; « nous ne » : 1 point ; « pûmes » (passé simple du verbe pouvoir, avec accent circonflexe) : 1 point.

Points de vigilance : « dit » reste invariable, car le sujet est « chacun », au singulier. L’accord « abattues » est accepté si l’élève précise que « nous » est féminin. Erreurs fréquentes : « nous pouvions » (changement de temps), « nous ne pûmes pas », « pumes » sans accent, « abattu » sans accord.

Dictée (10 points)

Texte de la dictée

D’après Guy de Maupassant, Une Vie, 1883. Le nom propre « Jeanne » est écrit au tableau. Les signes de ponctuation sont indiqués entre crochets.

Quelques pigeons se promenaient au bord du ruisseau, cherchant leur vie [point].

Jeanne regardait tout cela qui lui semblait curieux et nouveau comme un décor de théâtre [point].

Mais [virgule] brusquement [virgule] en tournant un mur [virgule] elle aperçut la mer [virgule] d’un bleu opaque et lisse [virgule] s’étendant à perte de vue [point].

Ils s’arrêtèrent [virgule] en face de la plage [virgule] à regarder [point]. Des voiles [virgule] blanches comme des ailes d’oiseaux [virgule] passaient au large [point]. À droite comme à gauche [virgule] la falaise énorme se dressait [point]. Une sorte de cap arrêtait le regard d’un côté [virgule] tandis que de l’autre la ligne des côtes se prolongeait indéfiniment jusqu’à n’être plus qu’un trait insaisissable [point].

Et de tout petits flots qui faisaient à la mer une frange d’écume roulaient sur le galet avec un bruit léger [point].

Barème : 10 points au départ. On retire 1 point par erreur grave (accord, conjugaison, homophone, mot mal orthographié) et 0,5 point par erreur sur un accent ou sur la ponctuation, sans descendre sous 0. La même erreur répétée n’est comptée qu’une fois.

Pièges d’orthographe expliqués :

Quelques pigeons : « quelques » est un déterminant indéfini pluriel, écrit en un mot avec un s. Ne pas le confondre avec « quel(s) que ». Se promenaient : imparfait, troisième personne du pluriel, terminaison -aient (le sujet est « pigeons »). Le « se » est un pronom réfléchi.

tout cela : « tout » est ici un pronom indéfini, donc invariable ; on écrit « tout » (ni « tous », ni « toux »). regardait, semblait : imparfaits en -ait (sujets « Jeanne » et « qui », au singulier). curieux et nouveau : adjectifs au masculin singulier, car ils qualifient « cela ».

un mur : nom masculin (« tourner un mur » : le contourner) ; à distinguer de « mûr » (adjectif) et « mûre » (fruit). elle aperçut : passé simple du verbe apercevoir, troisième personne du singulier ; il faut la cédille ç devant le u et le -t final. On ne peut pas écrire « aperçue » ni « a perçu ».

à perte de vue : préposition à, avec accent grave ; on ne peut pas la remplacer par « avait ». s’étendant : participe présent, invariable, en -ant. d’un bleu opaque et lisse : « opaque » et « lisse » sont épicènes et restent au singulier.

Ils s’arrêtèrent : passé simple, troisième personne du pluriel, terminaison -èrent (à ne pas confondre avec l’imparfait « -aient ») ; l’apostrophe vient du pronom « se ». à regarder : après la préposition « à », le verbe est à l’infinitif ; on peut remplacer par « à vendre » pour vérifier. blanches : féminin pluriel, accordé avec « voiles ».

À droite comme à gauche : deux « à » prépositions, avec accent grave. se dressait : « se » est pronom réfléchi (on peut dire « me dressais »), à ne pas confondre avec « ce ». Le verbe est à l’imparfait, accordé avec « la falaise », au singulier. énorme : adjectif épicène, au singulier.

se prolongeait : le sujet est « la ligne » (singulier), et non « côtes », donc terminaison -ait ; indéfiniment : adverbe en -ment formé sur l’adjectif indéfini ; insaisissable : un seul s après « in », puis ss pour le son [s] entre deux voyelles. n’être plus qu’un : deux élisions ; le ne de la négation restrictive est élidé.

de tout petits flots : « tout » est un adverbe signifiant « très », invariable devant l’adjectif « petits » qui commence par une consonne. Flots prend un s ; faisaient et roulaient sont à l’imparfait, accordés avec « flots » (-aient). à la mer : ni « maire » ni « mère » ; remplacer par « à l’océan » pour contrôler. écume : sans accent circonflexe ; galet : le t final ne s’entend pas.

Rédaction (40 points)

Sujet d’imagination : un texte poétique sur un lieu marquant (40 points)

Analyse du sujet. Il faut décrire un lieu précis, qui a provoqué un sentiment fort (émerveillement, attachement, tristesse), avec un style poétique : images, rythme, sensations. On peut écrire en prose ou en vers, comme Baudelaire. Le texte de la première partie fournit un modèle de poème en prose : la mer, les sensations, la tristesse de partir.

Plan conseillé. 1) Entrée dans le lieu et présentation d’ensemble ; 2) description par les cinq sens, avec des images ; 3) le sentiment que ce lieu fait naître et pourquoi ; 4) une chute qui revient sur l’émotion.

Critères. Respect du sujet (lieu et sentiment explicites) : 10 points ; richesse de la description et des figures de style (comparaison, métaphore, personnification, énumération, anaphore) : 12 points ; construction et cohérence : 8 points ; correction de la langue (orthographe, syntaxe, ponctuation) : 10 points.

Production modèle :

Le grenier de ma grand-mère

On y monte par un escalier étroit qui craque comme un vieux navire, et l’on pousse une porte lasse, qui soupire à chaque fois. Alors, le grenier m’ouvre ses bras de poussière.

La lumière y entre par une lucarne, fine comme un fil d’or, et dessine sur le plancher des îles pâles où dansent des milliers de grains de poussière, minuscules étoiles qui ne s’éteignent jamais. L’air sent le bois chaud, la pomme oubliée et la lavande séchée dans les armoires. Sous mes pas, le parquet murmure de vieilles confidences.

Les malles s’alignent comme des gardiens endormis. Dans l’une, des robes de soie sentent encore le printemps d’autrefois. Dans une autre, des photographies jaunies sourient, immobiles, à des enfants devenus des grands-parents. Le temps est ici une rivière qui s’est arrêtée pour se reposer.

Je m’assois sur une caisse de bois, un livre fané entre les mains, et je ne sais plus si j’ai dix ans ou cent ans. Mon cœur est plein d’une tendresse si vaste qu’elle me serre la gorge : c’est ici que j’ai appris que les objets gardent la voix de ceux que l’on aime.

Aujourd’hui la maison est vendue. Le grenier, lui, ne sait pas que je ne reviendrai plus. Il attend encore, patient, dans sa lumière dorée, et moi, en refermant la porte, je laisse sur la dernière marche un morceau de mon enfance.

Pourquoi ce devoir est efficace : le lieu est précis, les cinq sens sont convoqués, les figures de style sont variées (comparaisons, métaphores, personnifications) et le sentiment, l’attachement mêlé de tristesse, est nommé puis justifié. La chute reprend le motif de la porte.

Sujet de réflexion : l’appartenance à un groupe (40 points)

Analyse du sujet. La question est « L’appartenance à un groupe est-elle nécessairement source de bonheur et d’épanouissement ? ». L’adverbe « nécessairement » invite à nuancer : appartenir à un groupe apporte souvent du bonheur, mais pas toujours. Les exemples peuvent venir de l’expérience personnelle (équipe sportive, classe, famille), de la culture (histoire, cinéma) et des œuvres étudiées. Le texte de Baudelaire peut servir : le poète « seul » et triste au milieu du groupe joyeux.

Plan conseillé. 1) Le groupe apporte en effet bonheur et épanouissement (soutien, amitié, entraide, identité) ; 2) mais il peut aussi enfermer ou faire souffrir (pression, conformisme, exclusion) ; 3) conclusion nuancée : tout dépend de la place laissée à chacun et de la liberté de rester soi-même.

Critères. Compréhension du sujet et thèse claire : 8 points ; pertinence et variété des exemples : 12 points ; organisation (paragraphes, connecteurs logiques) : 10 points ; correction de la langue : 10 points.

Production modèle :

Depuis l’enfance, nous appartenons à des groupes : une famille, une classe, une équipe, une bande d’amis. On pense souvent que ces liens rendent heureux. Mais l’appartenance à un groupe est-elle nécessairement source de bonheur et d’épanouissement ? Nous verrons d’abord que le groupe peut en effet nous épanouir, puis qu’il peut aussi nous faire souffrir.

Tout d’abord, appartenir à un groupe permet de se sentir soutenu et de grandir. Dans une équipe de football, par exemple, chacun apprend à compter sur les autres, partage la joie d’une victoire et la peine d’une défaite. Le groupe donne une identité : on dit « nous » plutôt que « je », et l’on se sent moins seul. Dans Les Misérables de Victor Hugo, les amis de l’ABC, au sein de leur groupe, trouvent le courage de défendre leurs idées. Dans le texte de Baudelaire, de même, les passagers sont heureux ensemble : quand la terre apparaît, « chacun fut joyeux » et les querelles sont oubliées.

Cependant, le groupe n’apporte pas toujours le bonheur. Il peut imposer ses règles et pousser à se conformer : pour être accepté, certains adolescents font semblant d’aimer les mêmes choses que les autres, au risque de se perdre. Il peut aussi exclure ceux qui sont différents, comme le poète de « Déjà ! » qui, « seul » et triste, ne partage pas la joie générale, ou comme les élèves victimes de harcèlement dans une classe. La photographie de Willy Ronis le montre aussi : au cœur de la foule, un homme garde un visage grave, isolé parmi les autres. On peut donc être entouré et malheureux.

En conclusion, appartenir à un groupe est une chance quand il respecte chacun, mais ce n’est pas une garantie de bonheur. L’épanouissement dépend de la liberté que le groupe laisse à ses membres de rester eux-mêmes.

Pourquoi ce devoir est efficace : la question est reformulée, l’annonce du plan est claire, chaque partie est illustrée par des exemples variés (sport, littérature, texte et image du sujet) et la conclusion répond avec nuance.

Barème et conseils

Partie Points
Compréhension et compétences d’interprétation (questions 1 à 5) 26
Grammaire et compétences linguistiques (questions 6 à 10) 24
Dictée 10
Rédaction 40
Total 100

Échelle indicative : de 80 à 100 points, très bonne maîtrise ; de 60 à 79, bon niveau ; de 40 à 59, résultat correct mais à consolider ; moins de 40, à retravailler méthodiquement (une note de 50 sur 100 correspond à 10 sur 20).

Conseil 1 : les questions et la grammaire. Relisez toujours la consigne et justifiez chaque réponse par une citation courte. Entraînez-vous avec le cours sur les questions de compréhension et de grammaire et les exercices correspondants. Pour les figures de style du poème en prose, révisez le bilan sur les figures de style.

Conseil 2 : la dictée et la rédaction. Pour la dictée, travaillez le cours sur la dictée et la réécriture et ses exercices. Pour la rédaction, choisissez le sujet que vous pouvez construire en quelques minutes de brouillon et gardez 10 minutes pour la relecture : voyez le cours sur le sujet d’imagination et le cours sur le sujet de réflexion.

Retour au sujet : Brevet de français 2021 : Antilles-Guyane

Corrigé du brevet de français 2021 en PDF

À imprimer

Retrouve ce corrigé du brevet dans un PDF propre, prêt pour la classe ou la maison.

Télécharger le PDF