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Le sujet d’imagination au brevet : cours de français 3e

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Le sujet d’imagination est l’un des deux sujets proposés pour la rédaction du brevet : il te demande d’inventer un texte qui prolonge, transpose ou réécrit le texte étudié. Ce cours t’apprend à analyser la consigne, à rester cohérent avec le texte et à construire un récit vivant et bien écrit.

Ce que le sujet d’imagination demande

La rédaction vaut 40 points sur 100 et dure 1 h 30. Tu choisis entre un sujet de réflexion et un sujet d’imagination. L’énoncé indique un nombre minimal de lignes, et tu peux consulter ton dictionnaire.

Définition

Le sujet d’imagination est un écrit d’invention en lien avec le texte du sujet : écrire la suite, raconter la scène d’un autre point de vue, transformer un passage en dialogue ou en scène de théâtre, rédiger une lettre, une page de journal intime ou un récit qui mêle narration, description et sentiments.

Le correcteur évalue plusieurs aptitudes : réutiliser les éléments du texte de manière pertinente, faire preuve d’imagination, construire un texte dont les étapes s’enchaînent, respecter le genre et le type de discours demandés, et maîtriser la langue (orthographe, syntaxe, vocabulaire).

Analyser la consigne du sujet d’imagination

La plupart des copies décevantes ne sont pas mal écrites : elles répondent à côté de la consigne. Avant d’écrire une ligne, souligne chaque contrainte.

Une consigne de lettre analysée en cinq cases : genre une lettre, qui parle Jeanne à la première personne, à qui sa sœur, quand le lendemain, quoi récit et sentiments
Cinq questions pour ne rien oublier de la consigne.

Méthode

  1. Genre : récit, lettre, journal, dialogue, scène de théâtre ? Chaque genre a ses codes (formule d’appel d’une lettre, date d’un journal, didascalies au théâtre).
  2. Énonciation : qui raconte (première ou troisième personne) ? à qui ?
  3. Cadre : quel moment, quel lieu, quelle époque ? quels temps verbaux ?
  4. Contenu imposé : ce qui doit se passer, les formes de discours attendues (récit, description, dialogue, sentiments, réflexion).
  5. Longueur : le nombre minimal de lignes, à respecter.

Rester cohérent avec le texte de départ

Règle

Ton texte doit pouvoir s’insérer dans l’univers du texte étudié : mêmes personnages (noms, âges, caractères), même époque et même lieu, même point de vue et mêmes temps si tu écris une suite, même ton (tragique, comique, inquiétant…).

Exemple

Le texte se déroule dans un village de pêcheurs au début du XXe siècle, raconté au passé simple et à l’imparfait. Une suite qui commence par « Loïc sort son téléphone et appelle les secours » accumule les incohérences : objet anachronique et passage au présent. Une suite cohérente : « Loïc saisit la lanterne et s’élança dans l’escalier. »

Réutiliser le texte, ce n’est pas le recopier : reprends des détails précis (un objet, un lieu, un trait de caractère, une expression) et fais-les vivre dans ton propre récit.

Construire et faire vivre son récit

Au brouillon, prépare une trame en quelques lignes, et non un texte complet. Pour un récit, la structure en cinq étapes reste un appui solide ; pour une lettre ou un journal, organise tes paragraphes autour des événements et des émotions.

Frise en cinq étapes : situation de départ, élément déclencheur, péripéties, moment décisif, situation finale
La trame à préparer au brouillon avant de rédiger.

Les ingrédients d’un récit réussi

  • La description : fais appel aux cinq sens (le sel sur les lèvres, le grondement des vagues, le froid du fer).
  • Les sentiments : nomme-les avec précision et montre-les par le corps et les gestes.
  • Le dialogue : quelques répliques bien choisies rendent la scène vivante ; varie les verbes de parole (murmurer, protester, s’écrier, balbutier).
  • Le rythme : alterne phrases longues pour décrire et phrases brèves pour l’action ou le suspense.

Règle

Ponctuation du dialogue : on ouvre les guillemets au début du dialogue, on va à la ligne et on met un tiret à chaque changement d’interlocuteur, on ferme les guillemets à la fin. Les incises (« dit-il », « répondit-elle ») sont encadrées par des virgules, avec un trait d’union entre le verbe et le pronom inversé.

Attention

Évite les fins expédiées (« et tout à coup il se réveilla, ce n’était qu’un rêve »), les changements de narrateur ou de temps en cours de route, les récits trop courts et les dialogues interminables qui remplacent la narration. Garde au moins 15 minutes pour relire : accords, conjugaison du passé simple, ponctuation du dialogue.

À retenir

  • Analyse la consigne : genre, énonciation, cadre, contenu imposé, longueur.
  • Reste cohérent avec le texte : personnages, époque, lieu, point de vue, temps.
  • Prépare une trame au brouillon, puis rédige directement au propre.
  • Fais vivre ton récit : description sensorielle, sentiments, dialogue, rythme.
  • Relis-toi en ciblant les accords, le passé simple et la ponctuation.

Pour aller plus loin

Entraîne-toi avec les exercices sur le sujet d’imagination et le QCM du chapitre. Compare ensuite avec l’autre sujet possible : le sujet de réflexion. Pour écrire sur toi-même, revois aussi l’écriture d’un récit autobiographique.

Cours « Le sujet d’imagination au brevet  » en PDF

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