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Bilan des subordonnées : cours de français 3e

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Ce bilan des subordonnées 3e rassemble tout ce que tu as appris depuis la 6e sur la phrase complexe. Tu vas apprendre à repérer chaque proposition, à identifier le mot qui l’introduit, puis à donner sa nature et sa fonction, exactement comme on te le demande dans les questions de grammaire du brevet.

Phrase simple, phrase complexe : compter les propositions

Une proposition est un ensemble de mots organisé autour d’un verbe conjugué. Pour savoir combien une phrase contient de propositions, on compte donc ses verbes conjugués (on ne compte ni les infinitifs ni les participes employés seuls).

Définition

Une phrase simple contient un seul verbe conjugué : Le vent secouait les volets. Une phrase complexe en contient plusieurs : Le vent secouait les volets pendant que nous dormions.

Les propositions d’une phrase complexe peuvent être reliées de trois façons :

  • par juxtaposition (une virgule, un point-virgule, deux-points) : Il pleuvait, nous sommes restés.
  • par coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) : Il pleuvait, donc nous sommes restés.
  • par subordination : une proposition dépend d’une autre, appelée principale : Nous sommes restés parce qu’il pleuvait.

La subordonnée ne peut pas former une phrase à elle seule : « parce qu’il pleuvait » reste incomplet sans la principale. C’est ce lien de dépendance qu’on analyse en 3e.

Subordonnées 3e : les trois familles à connaître

Carte mentale des trois familles de subordonnées : relative, complétive, circonstancielle, avec leurs mots introducteurs et leurs fonctions
Les trois familles de subordonnées et le réflexe d’analyse en quatre étapes.

La subordonnée relative

Définition

La subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel et ses composés auquel, duquel, sur lequel…). Elle complète un nom ou un pronom placé avant elle, l’antécédent. Sa fonction est complément de l’antécédent (on parle aussi d’expansion du nom).

Exemple

La malle dont personne ne connaissait le contenu était cachée au grenier. (antécédent : malle)

Les élèves qui ont terminé peuvent sortir. (antécédent : élèves)

Le pronom relatif a lui-même une fonction dans la relative : dans « la malle dont personne ne connaissait le contenu », dont est complément du nom « contenu » (le contenu de la malle).

La subordonnée complétive

La complétive complète le plus souvent un verbe. On distingue trois formes :

  • la conjonctive introduite par la conjonction que : Je crois que tu as raison.
  • l’interrogative indirecte, introduite par si ou par un mot interrogatif (qui, quand, où, pourquoi, comment, quel…) : Je me demande si elle viendra.
  • l’infinitive, sans mot introducteur, dont le verbe à l’infinitif a son propre sujet : J’écoute la pluie tomber. (c’est la pluie qui tombe, pas moi)

La complétive est le plus souvent COD du verbe principal. Elle peut aussi être sujet (Que tu sois venue me touche.), attribut du sujet (Mon souhait est que chacun trouve sa place.), complément de l’adjectif (Je suis sûre que nous gagnerons.) ou complément du nom (l’idée que la Terre tourne).

La subordonnée circonstancielle

Définition

La circonstancielle est introduite par une conjonction ou une locution conjonctive de subordination (quand, lorsque, dès que, parce que, puisque, pour que, afin que, si bien que, bien que, si, comme…). Elle est complément circonstanciel : elle précise le temps, la cause, la conséquence, le but, la condition, l’opposition, la concession ou la comparaison.

Exemple

Bien qu’il soit fatigué, il termine sa course. (concession)

Parle plus fort pour que tout le monde t’entende. (but)

Comme tout complément circonstanciel, elle est souvent mobile et parfois supprimable : Il termine sa course, bien qu’il soit fatigué. Les valeurs logiques (cause, conséquence, but, opposition) sont étudiées en détail dans le cours sur la cause, la conséquence et le but.

La méthode d’analyse d’une phrase complexe

Schéma d'une phrase complexe : une circonstancielle de temps, une relative complément de l'antécédent chat et une complétive COD de devine
Trois subordonnées autour d’une seule principale.

Méthode

  1. Repère les verbes conjugués : chacun signale une proposition.
  2. Délimite chaque proposition entre crochets, du mot subordonnant jusqu’au dernier mot qui dépend de son verbe.
  3. Identifie le mot subordonnant : pronom relatif, conjonction, mot interrogatif, ou aucun mot (infinitive).
  4. Nomme la nature : relative, complétive (conjonctive, interrogative indirecte, infinitive) ou circonstancielle (en précisant sa valeur).
  5. Donne la fonction par rapport à un mot de la principale : complément de l’antécédent « … », COD de « … », CC de cause…

Règle

Une réponse de brevet complète contient toujours trois éléments : la délimitation de la subordonnée, sa nature et sa fonction, rattachée au mot qu’elle complète.

Exemple de rédaction : « que la tempête approchait est une proposition subordonnée complétive conjonctive, COD du verbe comprirent. »

Une subordonnée peut en contenir une autre : dans Je me demande si les amis dont tu parles accepteront., la relative « dont tu parles » se trouve à l’intérieur de l’interrogative indirecte. On analyse alors chaque proposition séparément.

Les pièges classiques

« Que » : relatif ou conjonction ?

Tableau comparant que pronom relatif et que conjonction de subordination selon l'antécédent, la fonction et le test de lequel
Trois tests pour ne plus confondre les deux « que ».

Attention

Dans Les photos que Léa a prises sont belles, que reprend « photos » et il est COD de « a prises » : c’est un pronom relatif (d’ailleurs le participe s’accorde). Dans Léa affirme que les photos sont belles, que ne remplace rien : c’est une conjonction.

« Si », « où », « quand » : deux emplois possibles

  • Si tu viens, préviens-moi : circonstancielle de condition. Dis-moi si tu viens : interrogative indirecte, COD.
  • La ville où je suis né : relative (antécédent « ville »). J’ignore où il est né : interrogative indirecte, sans antécédent.
  • Quand il arrive, tout le monde sourit : circonstancielle de temps. Je ne sais pas quand il arrive : interrogative indirecte.

Attention

Une relative peut parfois n’avoir aucun antécédent : Qui dort dîne. On l’appelle relative substantive (ou sans antécédent) ; elle occupe alors une fonction de nom, ici sujet de « dîne ».

À retenir

  • On compte les propositions en comptant les verbes conjugués.
  • Relative : pronom relatif + antécédent → complément de l’antécédent.
  • Complétive : que, si / mot interrogatif, ou infinitive → surtout COD, parfois sujet, attribut, complément de l’adjectif ou du nom.
  • Circonstancielle : conjonction de subordination → complément circonstanciel (temps, cause, conséquence, but, condition, concession, comparaison).
  • Toujours donner nature + fonction + mot complété.

Pour aller plus loin

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