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Retrouvez le corrigé brevet français 2026 Polynésie, session du 24 juin 2026, rédigé question par question pour les 100 points de l’épreuve. Chaque réponse s’appuie sur le texte de La marche, d’Émilie Génaédig ; plusieurs formulations restent acceptables, et le barème indique ce qu’un correcteur attend.
Compréhension et compétences d’interprétation (30 points)
Corrigé de la question 1 (2 points)
Le texte appartient au genre théâtral : c’est un extrait de pièce de théâtre. Plusieurs éléments le prouvent : les répliques sont précédées du nom de celui qui parle (« Terai : », « Henri : ») ; le texte est presque entièrement un dialogue ; enfin, une indication de lieu et de date (« Polynésie française. Tahiti. Pape’ete. Avenue Bruat. 1980. ») joue le rôle de didascalie.
Barème : 1 point pour le genre, 1 point pour une justification précise tirée du texte. Erreur fréquente : répondre « récit » ou « roman » parce que le texte raconte une histoire.
Corrigé de la question 2 (2 points)
Où : en Polynésie française, à Tahiti, à Papeete, sur l’avenue Bruat. Quand : en 1980, un mercredi (Terai dit que Henri marche « tous les mercredis »), pendant la période des essais nucléaires.
Barème : 1 point pour le lieu, 1 point pour l’époque. Le lieu doit être précis (la seule mention « Polynésie » donne un demi-point).
Corrigé de la question 3 (2 points)
Il s’agit d’une marche de protestation, c’est-à-dire d’une manifestation pacifique contre les essais nucléaires. Les indices sont nombreux : les marcheurs sont munis de « banderoles » et de « pancartes » (l. 25-26) ; Henri marche « pour dire non » (l. 10) ; il parle des « essais » (l. 14) ; le « pu », coquillage symbole d’« appel à l’unité », indique un rassemblement ; enfin, la marche a lieu chaque semaine et suscite des « insultes » (l. 20), signe qu’elle dérange.
Barème : 1 point pour le type de marche, 1 point pour au moins deux indices. Ne pas confondre avec une promenade ou une randonnée.
Corrigé de la question 4 (2 points)
Terai rejoint Henri pour deux raisons. D’abord, il constate que Tahiti change : « Les choses changent à Tahiti, ce n’est plus comme avant » (l. 7). Ensuite, il a été touché par l’exemple d’Henri, qui marchait « tout seul » chaque mercredi pour dire non (l. 9-10) : il veut s’engager à son tour.
Barème : 1 point par raison bien justifiée ; une seule raison donne 1 point sur 2.
Corrigé de la question 5 (2 points)
« Tout ça » désigne les essais nucléaires réalisés en Polynésie, que Henri nomme à la ligne 14, ainsi que les bouleversements qu’ils entraînent dans la vie de l’île : le monde qui change « trop vite », l’argent et le travail apportés par les essais (« du travail et de bons salaires »). Le pronom démonstratif ça reprend donc tout ce que le personnage refuse.
Barème : 1 point pour les essais nucléaires, 1 point pour le changement rapide de la société tahitienne (ou pour toute précision justifiée).
Corrigé de la question 6 (2 points)
Henri et ses amis sont courageux pour deux raisons au moins. 1. Ils continuent à marcher malgré l’hostilité : « il y a quand même plein de gens au bord de la route qui nous lancent des insultes » (l. 19-20). 2. Ils vont contre l’opinion dominante, car la marche « n’est pas du tout bien vu[e] » (l. 13), et certains, comme Terai, risquent la honte devant leur famille (« Mes parents ont honte de moi », l. 16). On peut aussi relever qu’ils sont très peu nombreux (« presque seul », l. 11) face à ceux qui profitent des essais.
Barème : 1 point par raison appuyée sur une citation ou un renvoi précis.
Corrigé de la question 7 (6 points)
a) (4 points). Par cette phrase, Henri veut dire que marcher n’est pas un petit geste : même sans discours spectaculaire, sans « haranguer les foules » comme dit Terai, le simple fait de marcher en public est un acte d’engagement. Il suffit d’être présent, de montrer son désaccord, pour défendre ses idées et braver l’hostilité. L’adverbe « déjà » répond à la modestie de Terai (« Je ne fais rien de grand ») : Henri renverse cette idée et valorise ce que Terai juge insignifiant. Marcher, c’est aussi s’exposer au regard des autres : il faut du courage pour cela.
Barème : 2 points pour l’explication du sens (agir, même simplement, est important), 2 points pour le développement appuyé sur le texte (réponse de Terai, insultes, courage).
b) (2 points). Henri affirme « Il faut le faire » parce que ce geste est nécessaire : si personne ne marche, personne ne s’oppose aux essais. Il faut aussi donner l’exemple, car la phrase suivante précise : « demain, on sera peut-être un peu plus nombreux ». Chaque marcheur encourage les autres à venir. Les deux idées, utilité de l’action et effet d’entraînement, sont acceptées.
Barème : 1 point par idée justifiée.
Corrigé de la question 8 (6 points)
Réponse rédigée en trois paragraphes, comme l’exige la consigne (« argumentée et structurée »).
Modèle de réponse. Émilie Génaédig met en valeur la lutte d’Henri Hiro par des moyens variés. D’abord, elle ancre le texte dans la réalité : l’indication « Polynésie française. Tahiti. Pape’ete. Avenue Bruat. 1980. », la note sur Henri Hiro, « défenseur des droits du peuple polynésien et de l’environnement », et la mention des « essais » donnent à la scène une valeur de témoignage historique. Le pu, instrument traditionnel, rattache le combat à la culture polynésienne.
Ensuite, l’autrice choisit la forme théâtrale : le dialogue rend la scène vivante et laisse entendre deux voix. Terai, jeune et hésitant (« j’aimerais bien être ailleurs ! », « euh… »), est un personnage auquel le spectateur peut s’identifier ; ses doutes, ses points de suspension et ses phrases courtes font ressortir le courage d’Henri, calme et rassurant (« Fais pas attention… », « C’est normal »). Henri, lui, est montré comme un guide qui valorise les plus petites actions.
Enfin, elle révèle les obstacles : la solitude (« presque seul »), les insultes, l’incompréhension des familles, l’intérêt économique des essais (« du travail et de bons salaires »). Plus l’opposition est forte, plus la lutte paraît juste et courageuse. La réplique finale, « demain, on sera peut-être un peu plus nombreux », ouvre sur l’espoir et fait de ces marcheurs des précurseurs.
Barème : 2 points pour l’idée de contexte réel, 2 points pour l’analyse des personnages et du dialogue, 1 point pour les obstacles, 1 point pour la structure et la qualité de l’expression. Au moins deux moyens différents, chacun appuyé sur le texte, sont attendus.
Corrigé de la question 9 (6 points)
Description (2 points). La photographie, en noir et blanc, montre un petit groupe d’hommes qui marchent sur une avenue bordée de grands arbres, torse nu, vêtus d’un paréo à motifs de fleurs, certains pieds nus ou en sandales. Ils avancent de face, souriants, d’un pas tranquille ; l’un d’eux tient contre lui un coquillage, sans doute un pu. Au-dessus d’eux, des pancartes portent les mots « Atomi » et « Mururoa » ; l’un des marcheurs porte aussi une petite pancarte sur la poitrine. À l’arrière-plan, on aperçoit d’autres marcheurs et quelques voitures.
Commentaire et lien avec le texte (4 points). L’image illustre la scène : le paréo et le décor d’une avenue de Papeete correspondent aux indications du début de l’extrait ; les pancartes rappellent les « banderoles » et « petites pancartes » dont parle Terai, et le petit groupe confirme que les manifestants sont peu nombreux. Le cadrage met les marcheurs au premier plan, ce qui montre leur détermination et leur calme face à la circulation ; leur tenue simple, presque sans défense, et leurs sourires soulignent le caractère pacifique et courageux de la protestation ; le coquillage rappelle le pu, appel au rassemblement. La légende « Henri Hiro manifestant avec des amis » prouve que la scène imaginée par l’autrice repose sur un fait réel. La photographie donne ainsi un visage à ceux dont parle le texte.
Barème : 2 points pour la description précise, 2 points pour l’interprétation (message, ambiance, courage), 2 points pour le lien avec le texte (pancartes, paréo, petit nombre, lieu).
Grammaire et compétences linguistiques (20 points)
Corrigé de la question 10 (2 points)
La phrase appartient à l’oral : la négation est incomplète. On la corrige en ajoutant l’adverbe « ne » : « On n’est pas beaucoup plus. » Une version plus soutenue, avec « nous », est aussi acceptée : « Nous ne sommes pas beaucoup plus nombreux. »
Barème : 2 points pour la négation complète (« ne … pas ») ; 1 point si le « ne » est ajouté mais mal élidé (« on ne est »).
Corrigé de la question 11 (1 point)
Dans « J’étais presque seul », l’adjectif « seul » est attribut du sujet « je » : il est relié au sujet par le verbe d’état « étais » (verbe être). « Presque » est un adverbe qui le modifie.
Barème : 1 point pour « attribut du sujet ». « Épithète » est faux.
Corrigé de la question 12 (2 points)
a) « J’aimerais » est conjugué au conditionnel présent (radical aimer- + terminaison -ais). b) Il a ici la valeur d’un souhait (ou d’un désir) irréalisable : Terai voudrait ne pas être là, mais il y est. On accepte aussi « atténuation » : le conditionnel adoucit l’expression d’un désir.
Barème : 1 point par réponse. « Imparfait » est la confusion la plus courante.
Corrigé de la question 13 (2 points)
Mots de la famille de « courageux » (radical courage) : courage, courageusement, encourager, encouragement, décourager, découragement. Il suffit d’en donner deux.
Barème : 1 point par mot correct. Un mot de sens proche mais sans lien de formation (« brave », « audacieux ») ne vaut rien.
Corrigé de la question 14 (3 points)
Dans « cette marche », le mot est précédé du déterminant démonstratif « cette » et peut être remplacé par un autre groupe nominal (« cette manifestation ») : c’est un nom commun féminin singulier. Dans « je marche », il est précédé du pronom sujet « je » avec lequel il s’accorde : c’est un verbe, marcher, conjugué au présent de l’indicatif, à la première personne du singulier.
Barème : 1 point pour chaque classe grammaticale, 1 point pour les justifications (déterminant, pronom sujet, conjugaison).
Réécriture (10 points)
Corrigé de la réécriture (10 points)
Passage réécrit : « Nous ne faisons rien de grand pourtant, nous ne sommes pas en train de haranguer les foules, voilà, nous nous sommes contentés de peindre nos banderoles, nos petites pancartes (…) »
Points de vigilance : « fais » devient « faisons » (présent, 1re personne du pluriel) ; « suis » devient « sommes » ; « me suis contenté » devient « nous sommes contentés » : le pronom « me » devient « nous » et le participe passé s’accorde avec le sujet « nous » (-s, ou -ées si le groupe est féminin) ; « mes » devient « nos ». Ne pas oublier le « ne » de la négation.
Barème indicatif : environ 1 point par modification correcte (nous faisons, nous sommes, nous nous sommes, contentés, nos, nos), le reste pour la copie fidèle du texte (négations, « en train de haranguer les foules », ponctuation). Chaque erreur d’accord ou de conjugaison retire 1 point ; un oubli de mot en retire 0,5.
Dictée (10 points)
Texte de la dictée
Mercredi midi. Une silhouette trapue, solide, mais bien seule, avenue Bruat [points de suspension]… Au milieu de mille voitures, sur une pancarte, l’expression calme et assurée de ta colère : Non [point d’exclamation] ! [à la ligne]
C’est cette image qui m’accompagne quand je t’évoque, Henri, l’image de ce refus que tu as répété ainsi pendant plusieurs mois, semaine après semaine, tous les mercredis. Non aux mille-soleils qui ont souillé l’atoll mais aussi les cœurs et les esprits. Non aux accidents de l’histoire que l’on ne se décide pas à réparer, non au parler qui se dégrade et au geste qui s’oublie et non à une prière qui n’était plus simple ni joyeuse.
Préface d’Éric Monod à la première édition de l’ouvrage de Henri Hiro, Pehepehe i ta ù nūna, 1990.
Pièges d’orthographe. « trapue », « solide » : adjectifs accordés avec « silhouette » (féminin singulier). « mille » est toujours invariable (« mille voitures »), mais « mille-soleils » prend un trait d’union dans le texte (nom composé). « assurée » s’accorde avec « expression ». « t’évoque » : apostrophe, accent aigu. « répété » : participe passé avec l’auxiliaire avoir ; le complément « que » (le refus) est masculin singulier, donc pas d’accord. « ont souillé » : sujet « qui », reprenant « mille-soleils », et participe invariable car le complément d’objet (« l’atoll ») suit. « cœurs » : œ lié. « C’est cette image » : à ne pas confondre avec « s’est » ; « m’accompagne » : 3e personne du singulier, sujet « image » ; « quand je t’évoque » (conjonction de temps) ; « à réparer » : infinitif après « à » ; « mercredis », « esprits » : pluriels en -s. « on ne se décide pas » : négation complète. « se dégrade » et « s’oublie » : verbes pronominaux au présent, à accorder avec « parler » et « geste » (3e personne du singulier). « n’était plus simple ni joyeuse » : « joyeuse » est au féminin, comme « prière ». Écrire aussi « avenue Bruat » et « Henri », donnés au tableau.
Barème indicatif (10 points) : on part de 10 points. Chaque erreur grave (accord, terminaison verbale, homophone grammatical) retire 1 point ; chaque erreur d’orthographe lexicale ou de ponctuation retire 0,5 point. La note ne descend pas sous 0. Un mot oublié compte comme une erreur lexicale.
Rédaction (40 points)
Critères communs : respect du sujet et de la longueur (une trentaine de lignes), organisation, richesse du vocabulaire, correction de la langue (orthographe, syntaxe, ponctuation), originalité. Une copie bien construite mais très courte perd des points : visez au moins trente lignes.
Sujet d’imagination : analyse et plan
Analyse du sujet. Il faut écrire un récit (narration, personnages, passé simple et imparfait) dans lequel le narrateur dit « je » et exprime ses sentiments : peur, honte, puis fierté. L’expérience doit être celle d’un moment où l’on a trouvé le courage d’affronter le regard des autres.
Plan : 1. situation initiale et appréhension (le regard des autres fait peur) ; 2. l’épreuve : le moment où l’on se lance, avec le détail des sensations ; 3. dénouement et sentiments finaux (soulagement, fierté). Inspirez-vous de Terai, qui hésite puis reste.
Production modèle.
Ce mercredi-là, je ne dormais plus depuis l’aube. Dans la classe, le professeur de musique nous avait demandé de chanter seuls, devant tout le monde, un couplet de notre choix. J’avais choisi une vieille chanson de ma grand-mère, une chanson que personne ne connaissait. Depuis, je regrettais ma décision.
Quand mon tour est arrivé, mes jambes ont tremblé. Je me suis levé sous le regard des vingt-sept élèves, et j’ai senti mes joues brûler. Au fond de la salle, j’ai aperçu deux garçons qui ricanaient déjà. J’ai pensé : « Je vais m’enfuir. » Les mots restaient bloqués dans ma gorge, comme si ma voix s’était cachée. Le silence durait. J’entendais ma respiration, le tic-tac de l’horloge, et mon cœur qui cognait.
Alors j’ai revu ma grand-mère, assise sur sa chaise, qui fredonnait en épluchant les légumes. Elle me disait toujours : « Ce n’est pas grave d’avoir peur, l’important est de commencer. » J’ai fermé les yeux et j’ai pris une grande inspiration. Le premier mot est sorti, un peu faible, presque cassé. Le deuxième était plus assuré. Je n’ai plus entendu les rires, je n’ai plus entendu que la mélodie qui revenait, douce, familière.
Quand j’ai terminé, il y a eu un instant de silence, puis quelqu’un a applaudi, puis toute la classe. Même les deux garçons du fond se sont tus, un peu gênés. Le professeur m’a souri et m’a simplement dit : « C’est courageux d’avoir chanté cela. » Je me suis rassis, les mains encore moites, mais léger comme si l’on m’avait retiré un sac de pierres des épaules.
Ce jour-là, j’ai compris que le courage ne consiste pas à ne pas avoir peur, mais à avancer malgré elle. Le regard des autres est resté le même ; c’est moi qui avais changé. Depuis, chaque fois que ma voix tremble, je repense à cette chanson et je me lance.
Ce que le correcteur valorise ici : les sentiments sont nommés et montrés (jambes qui tremblent, joues qui brûlent), l’alternance du passé composé ou du passé simple avec l’imparfait est maîtrisée, et la chute explique le sens de l’expérience.
Sujet de réflexion : analyse et plan
Analyse du sujet. La citation d’Henri (« Notre monde change à vue d’œil… Il change… Mais trop vite ») pose deux idées : le changement est constant, mais sa vitesse inquiète. La question demande un avis argumenté : le changement est-il bénéfique à la société ? Les exemples attendus sont littéraires, historiques ou personnels.
Plan dialectique : I. le changement est une chance (progrès, droits, santé) ; II. mais quand il est trop rapide ou subi, il peut détruire (environnement, traditions, inégalités) ; III. conclusion nuancée : le changement est bénéfique s’il est choisi et maîtrisé.
Production modèle.
Le monde que nous connaissons n’a jamais cessé de se transformer. Dans la pièce d’Émilie Génaédig, Henri Hiro constate que Tahiti change « mais trop vite ». Faut-il donc craindre le changement, ou bien est-il bénéfique à la société ? Nous verrons d’abord qu’il apporte des progrès, puis qu’il devient dangereux quand il est trop brutal.
D’abord, le changement est la condition du progrès. Sans lui, nous vivrions encore dans une société où l’esclavage existait : il a été aboli en France en 1848, grâce à des hommes comme Victor Schœlcher. Les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944, et ce changement a rendu la société plus juste. La médecine offre un autre exemple : grâce aux vaccins, des maladies qui tuaient des enfants sont devenues rares. Dans ma vie aussi, le changement a eu du bon : en changeant d’école, j’ai rencontré des amis et découvert de nouvelles passions.
Cependant, le changement n’est pas toujours bénéfique, surtout quand il va trop vite. La révolution industrielle a transformé la société en quelques décennies : dans Germinal, Zola montre des mineurs épuisés et mal payés, victimes d’un monde qui change sans eux. Charlie Chaplin, dans Les Temps modernes, se moque d’un ouvrier broyé par les machines. Aujourd’hui, le dérèglement climatique rappelle que certaines transformations, comme le développement des industries ou les essais nucléaires réalisés en Polynésie, laissent des traces durables sur la nature et sur les hommes. Quand le changement détruit les traditions, la langue ou les gestes d’un peuple, comme le regrette Éric Monod dans sa préface, il fait perdre des repères.
Le changement n’est donc ni bon ni mauvais par nature : tout dépend de son rythme et de ceux qui le décident. Quand il est choisi, discuté et partagé, il fait avancer la société ; quand il est imposé, il blesse. C’est pourquoi des citoyens courageux, comme Henri Hiro, rappellent qu’il faut parfois s’arrêter pour réfléchir. À nous d’accepter ce qui améliore la vie, tout en protégeant ce qui fait notre mémoire.
Ce que le correcteur valorise ici : une problématique claire, deux ou trois exemples précis et datés, des connecteurs logiques (d’abord, cependant, donc) et une conclusion qui répond à la question.
Barème et conseils
| Partie | Points |
|---|---|
| Compréhension et interprétation (questions 1 à 9) | 30 |
| Grammaire et compétences linguistiques (questions 10 à 14) | 10 |
| Réécriture | 10 |
| Dictée | 10 |
| Rédaction | 40 |
| Total | 100 |
Échelle indicative : 90 points et plus, excellente copie ; entre 70 et 89, très bonne copie ; entre 50 et 69, copie correcte ; moins de 50, des révisions s’imposent, en particulier la dictée et la grammaire.
Conseil 1 : améliorer les réponses aux questions. Citez toujours le texte, courtement, et justifiez chaque affirmation. Revoyez le cours sur les questions de compréhension et de grammaire et entraînez-vous avec les exercices correspondants.
Conseil 2 : sécuriser la dictée et la réécriture. Relisez les accords et les terminaisons verbales dans les dix dernières minutes. Pour cela : le cours sur la dictée et la réécriture puis les exercices de dictée et de réécriture.
Pour la rédaction, préparez-vous avec les exercices du sujet d’imagination et les exercices du sujet de réflexion.
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