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Corrigé du contrôle de français 1ère n°25 : Bac blanc de français, commentaire et dissertation – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

Bac blanc de français, commentaire et dissertation : corrigé du contrôle de français 1ère n°25, illustration Français PDF
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Ce corrigé bac blanc de français 1ère n°25 propose, pour chacun des trois sujets, les pistes attendues à chaque étape du devoir. Durée du sujet : 4 heures, total sur 20 points. Un candidat ne traite qu’un seul sujet.

Corrigé de l’exercice 1 : Analyser le sujet et préparer le travail (3 points)

Sujet 1 (commentaire). Structure : quatre quatrains en alexandrins à rimes croisées (« équipage / mers / voyage / amers »). Les strophes 1 et 2 racontent la capture et la déchéance de l’oiseau ; la strophe 3 évoque les moqueries des marins ; la strophe 4 révèle l’allégorie : le poète est l’albatros. Projet de lecture : « Comment Baudelaire fait-il de l’albatros l’image du poète exilé parmi les hommes ? » Procédés : l’antithèse (« rois de l’azur » / « maladroits et honteux ») ; la comparaison « comme des avirons » ; les exclamations de la strophe 3 ; le présent de vérité générale final.

Sujet 2 (Le Menteur). « Plaisant » : qui amuse (comique du quiproquo, invention de Dorante) ; « condamnable » : moralement répréhensible (il trompe Clarice, Alcippe, son père Géronte). Le « plus… que » demande de hiérarchiser. Thèse : le mensonge est d’abord un plaisir de spectateur. Antithèse : il blesse. Problématique : « Comment Corneille fait-il rire d’un mensonge dont la pièce révèle aussi la gravité ? »

Sujet 3 (Sarraute). « Ce qui est dit » : le contenu des mots ; « la manière de le dire » : intonation, suspens, sous-entendu. Thèse : la violence tient aux mots. Antithèse : elle tient à l’intonation. Problématique : « La violence de la pièce est-elle dans les mots ou dans ce qui se joue sous eux ? »

Barème : structure ou définitions (1), formulation du projet de lecture ou de la problématique (1), procédés ou reformulation (1).

Corrigé de l’exercice 2 : Construire le plan détaillé (4 points)

Sujet Parties attendues
1 Commentaire I. Un oiseau à la fois majestueux et ridicule (« vastes oiseaux », « rois de l’azur » / « gauche et veule », « comique et laid »). II. La cruauté des hommes d’équipage (« pour s’amuser », « agace », « mime »). III. L’allégorie du poète exilé (« semblable au prince des nuées », « ailes de géant »).
2 Le Menteur I. Le mensonge est plaisant : quiproquo Clarice-Lucrèce, récits inventés (fête sur l’eau, duel, mariage forcé à Poitiers). II. Mais il peut être condamnable : il rend Alcippe jaloux, trompe Géronte et Clarice. III. Dépassement : la comédie corrige en riant, le rire révèle la vanité plus qu’il ne l’excuse.
3 Sarraute I. La violence naît de ce qui est dit : le reproche, les mots répétés (« C’est bien… ça »). II. Mais surtout de la manière de le dire : intonation, suspens, sous-conversation. III. Dépassement : la violence naît de la relation entre H.1 et H.2 ; le « jury » de voisins ne la voit pas.

Barème : cohérence du plan (1), arguments pertinents (1,5), exemples précis (1,5).

Corrigé de l’exercice 3 : Rédiger l’introduction (4 points)

Barème : amorce (1), présentation exacte (1), problématique (1), annonce des parties (1).

Exemple pour le sujet 1. « Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Baudelaire fait du poète un être déchiré entre l’idéal et la réalité. Publié dans Les Fleurs du mal (1857), « L’Albatros » est un poème de quatre quatrains en alexandrins qui raconte la capture d’un grand oiseau de mer par des marins. Le récit semble anecdotique, mais le dernier quatrain en fait une allégorie. Comment Baudelaire transforme-t-il la scène d’un oiseau capturé en image de l’exil du poète ? On étudiera d’abord le contraste entre la majesté et le ridicule de l’oiseau, puis la cruauté des hommes, enfin la révélation de l’allégorie. »

Exemple pour le sujet 2. « Au XVIIe siècle, Corneille, célèbre pour ses tragédies, donne avec Le Menteur (1644) une comédie en cinq actes et en alexandrins. Le jeune Dorante, de retour de Poitiers, y invente mensonge sur mensonge. Le public rit de ses inventions, mais la pièce montre aussi les victimes de ses récits. Le mensonge de Dorante amuse-t-il plus qu’il ne choque ? On verra d’abord ce qui rend le mensonge plaisant, puis ses conséquences, enfin le sens de ce rire. »

Exemple pour le sujet 3. « Après le Nouveau Roman, Nathalie Sarraute porte au théâtre la sous-conversation. Pour un oui ou pour un non (1982) montre deux amis, H.1 et H.2, séparés par une simple intonation. La phrase « C’est bien… ça » paraît anodine, mais elle a suffi à tout rompre. La violence de la pièce vient-elle plus des mots que de la manière de les dire ? On examinera d’abord le rôle des mots, puis celui de l’intonation, enfin la relation qui les rend blessants. »

Corrigé de l’exercice 4 : Rédiger un paragraphe développé (5 points)

Barème : argument clair (1), exemples cités et situés (1,5), analyse précise (1,5), lien avec le sujet et fluidité (1).

Exemple pour le sujet 1 (partie II). « Les hommes d’équipage incarnent la cruauté ordinaire. Le poème le montre dès le premier vers : ils prennent les albatros « pour s’amuser », ce qui fait de la souffrance un divertissement. La troisième strophe multiplie les gestes moqueurs, répartis entre « l’un » et « l’autre » : le premier « agace » le bec de l’oiseau avec un « brûle-gueule », le second « mime, en boitant, l’infirme qui volait ». Les verbes d’action décrivent une cruauté joyeuse, tandis que les exclamations du narrateur (« qu’il est comique et laid ! ») adoptent d’abord le point de vue des moqueurs avant de le retourner. L’opposition « naguère si beau » / « comique et laid » rappelle que la laideur est l’œuvre des hommes, non de l’oiseau. Cette cruauté prépare la révélation finale : l’incompréhension dont souffre l’albatros est celle que subit le poète. »

Exemple pour le sujet 2 (partie I). « Le mensonge de Dorante est d’abord source de plaisir pour le spectateur. Sa créativité éclate dans le récit de la fête somptueuse donnée sur l’eau, qu’il s’attribue pour éblouir Clarice : l’invention de détails, l’aisance de la parole et l’aplomb du jeune homme provoquent un comique de caractère. À ce plaisir s’ajoute celui du quiproquo : en croyant que Clarice s’appelle Lucrèce, Dorante s’enferme dans un malentendu que le public voit et que lui ignore, ce qui crée une ironie dramatique constante. Le spectateur, complice, rit de voir le menteur rattrapé par ses propres récits. Ce premier mouvement montre donc que le mensonge est, avant tout, un ressort de la comédie. »

Exemple pour le sujet 3 (partie II). « Mais la violence tient surtout à la manière de dire. Le reproche de H.2 ne porte pas sur le sens des mots : « C’est bien… ça » est une phrase banale, voire élogieuse. Ce qui blesse, c’est l’appui sur « bien » et le suspens avant « ça », que H.2 interprète comme de la condescendance. Sarraute nomme sous-conversation ce qui se joue sous les paroles : les attaques et les défenses que les mots ordinaires recouvrent. Le jeu de l’acteur, qui peut faire entendre ce suspens, devient alors essentiel. La violence est donc moins dans le lexique que dans l’énonciation. »

Corrigé de l’exercice 5 : Rédiger la conclusion (2 points)

Barème : bilan qui répond à la problématique (1), ouverture justifiée (1).

Exemple pour le sujet 1. « Ainsi, « L’Albatros » transforme une scène marine en allégorie de la condition du poète : grand dans son domaine, ridicule parmi les hommes qui ne le comprennent pas. L’opposition entre l’azur et le pont du navire exprime l’exil du poète. Ce thème se retrouve dans « Le Dormeur du val » de Rimbaud, où un autre poète dénonce, par un contraste différent, l’indifférence du monde. »

Exemple pour le sujet 2. « Le mensonge de Dorante est donc plus plaisant que condamnable dans la plus grande part de la pièce, mais ce plaisir n’efface pas les victimes ; la comédie rit du menteur sans l’excuser. On peut rapprocher cette comédie d’On ne badine pas avec l’amour, où le jeu avec les mots finit par blesser. »

Exemple pour le sujet 3. « La violence de la pièce naît plus de la manière de dire que de ce qui est dit, mais elle surgit surtout de la relation qui donne aux mots un sens blessant. Cette attention au non-dit rappelle la sous-conversation que Sarraute avait déjà étudiée dans ses romans. »

Corrigé de l’exercice 6 : Maîtriser la langue (2 points)

Erreur Correction Explication
ne comprenne ne comprennent accord du verbe avec le sujet « Les marins »
l’empêche l’empêchent accord avec le sujet « ailes »
traine traîne accent circonflexe
a l’oiseau à l’oiseau préposition « à » et non le verbe « a »
tout deux tous deux pronom indéfini pluriel
parmis parmi pas de « s » final
ce tait se tait verbe pronominal « se taire »

Barème : 0,25 point par erreur corrigée (1,75), plus 0,25 pour l’explication d’un accord. Une correction qui ajoute une faute n’est pas comptée.

Barème et conseils

Exercice Points
1 Analyse et préparation 3
2 Plan détaillé 4
3 Introduction 4
4 Paragraphe développé 5
5 Conclusion 2
6 Maîtrise de la langue 2
Total 20

Échelle indicative : 16 à 20, très bon travail ; 12 à 15,5, acquis à consolider ; 8 à 11,5, méthode fragile ; moins de 8, reprendre les cours de méthode. Gestion du temps conseillée sur quatre heures : une heure pour le brouillon, deux heures trente pour la rédaction, trente minutes pour la relecture.

Conseil 1 : revoir la méthode de la dissertation et les œuvres avec le cours sur la dissertation et les exercices de dissertation. Conseil 2 : organiser les révisions avec le cours pour réviser le bac de français et les exercices d’explication linéaire.

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