Aller au contenu

La proposition subordonnée conjonctive complétive : cours de français 4e

  • par
Notez cette fiche

La subordonnée complétive 4e est la subordonnée qui permet de rapporter une pensée, une parole, un souhait ou une crainte : Je crois que…, Il faut que…. Ce cours t’apprend à la reconnaître, à trouver sa fonction et à choisir le bon mode, indicatif ou subjonctif.

Découvrir la subordonnée complétive

Observe : Le guide annonce la fermeture du musée. → Le guide annonce que le musée fermera à midi. Dans la seconde phrase, le groupe nominal COD a été remplacé par une proposition entière : c’est une subordonnée complétive.

Elle « complète » le verbe de la principale, comme le ferait un groupe nominal. On peut d’ailleurs la remplacer par le pronom cela ou le : Le guide l’annonce.

Définition

La proposition subordonnée conjonctive complétive est introduite par la conjonction de subordination que (parfois à ce que, de ce que). Elle occupe une fonction essentielle dans la phrase, le plus souvent celle de COD du verbe principal. Contrairement au pronom relatif, la conjonction que n’a pas d’antécédent et n’a aucune fonction dans la subordonnée.

Schéma de trois phrases : Je sais que tu dis la vérité (COD), Que tu sois là me rassure (sujet), Je suis content que tu viennes (complément de l’adjectif)
La complétive peut être COD, sujet ou complément d’un adjectif.

Les fonctions de la subordonnée complétive 4e

Fonction Exemple Test
COD du verbe Je pense que tu as raison. Je le pense.
Sujet Que tu sois venu me touche. Cela me touche.
Attribut du sujet Mon espoir est que tout s’arrange. Mon espoir est cela.
Complément de l’adjectif Je suis ravi que tu viennes. Je suis ravi de cela.
Complément du nom L’idée que tu partes m’attriste. L’idée de ton départ.
Complément d’un verbe impersonnel Il faut que tu te reposes. Il le faut.

Règle

Pour trouver la fonction de la complétive, remplace-la par cela (ou le, de cela) et analyse la phrase obtenue. Le plus souvent, elle est COD d’un verbe de pensée, de parole, de perception ou de volonté : dire, croire, voir, vouloir, savoir, craindre…

Comprendre : indicatif ou subjonctif ?

Le mode du verbe de la complétive dépend du sens du verbe principal. Si le fait est présenté comme réel ou certain, on emploie l’indicatif : Je sais qu’il viendra. Si le fait est seulement envisagé (souhaité, ordonné, craint, mis en doute, jugé), on emploie le subjonctif : Je veux qu’il vienne.

Deux colonnes : verbes suivis de l’indicatif (savoir, dire, constater, espérer) et verbes suivis du subjonctif (vouloir, il faut que, craindre, regretter)
Le sens du verbe principal commande le mode de la complétive.

Règle

Indicatif après les verbes de déclaration, de connaissance, de perception, d’opinion à la forme affirmative et après espérer.

Subjonctif après les verbes de volonté, d’ordre, de souhait, de sentiment, de crainte, de doute, et après il faut que, il est possible que.

Exemple

On dit que la comète sera visible ce soir. — Je souhaite que la comète soit visible ce soir.

Nous constatons que l’eau monte. — Nous craignons que l’eau ne monte.

Les pièges à éviter

Attention

Espérer que se construit avec l’indicatif : J’espère que tu es guéri, et non que tu sois.

À la forme négative ou interrogative, penser et croire appellent en général le subjonctif : Je crois qu’il ment → Je ne crois pas qu’il mente.

Après craindre, avoir peur, on trouve parfois un ne sans valeur négative, dit explétif : Je crains qu’il ne pleuve signifie que l’on redoute la pluie.

Quand la principale et la subordonnée ont le même sujet, on remplace la complétive par un infinitif : Je veux partir, et non Je veux que je parte.

Enfin, ne confonds pas avec la relative : dans la nouvelle que tu m’annonces, que reprend la nouvelle et il est COD de annonces (relative) ; dans la nouvelle que le pont a cédé, que ne reprend rien (complétive, complément du nom).

À retenir

  • La complétive est introduite par la conjonction que, qui n’a ni antécédent ni fonction.
  • Elle est le plus souvent COD, mais peut être sujet, attribut, complément d’un adjectif, d’un nom ou d’un verbe impersonnel.
  • Indicatif pour le réel et le certain ; subjonctif pour la volonté, le sentiment, la crainte, le doute, la nécessité.
  • Espérer + indicatif ; ne pas penser + subjonctif ; même sujet → infinitif.

Pour aller plus loin

Passe à la pratique avec les exercices sur la subordonnée complétive puis teste-toi avec le QCM de la subordonnée complétive. Pour réviser les terminaisons, consulte le cours sur le subjonctif présent et, pour ne pas confondre les deux que, celui sur la subordonnée relative.

Cours « La proposition subordonnée conjonctive complétive  » en PDF

À imprimer

Retrouve ce cours dans un PDF propre, prêt pour la classe ou la maison.

Télécharger le PDF