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Les subordonnées conjonctives : cours de français 1ère

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Les subordonnées conjonctives : cours de français 1ère, illustration Français PDF
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Les subordonnées conjonctives 1ère regroupent les complétives et les circonstancielles : elles sont introduites par une conjonction de subordination, qui n’a pas de fonction. Ce cours t’apprend à les reconnaître, à donner leur fonction, à justifier le mode de leur verbe et à les analyser comme le demande la question de grammaire du bac.

Reconnaître les subordonnées conjonctives en 1ère

Définition

Une subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination (que, quand, comme, si, lorsque, puisque, quoique) ou par une locution conjonctive (parce que, bien que, afin que, de sorte que…). Contrairement au pronom relatif, ce mot subordonnant ne reprend aucun antécédent et n’a aucune fonction dans la subordonnée.

Schéma en arbre : la subordonnée conjonctive se divise en complétive, introduite par que et de fonction essentielle, et en circonstancielle, complément circonstanciel
Les deux grandes familles de conjonctives.

On distingue deux familles. La complétive, introduite par « que », occupe une place essentielle dans la phrase, comme un groupe nominal. La circonstancielle précise les circonstances de l’action principale : elle est le plus souvent mobile et supprimable.

Les complétives et leurs fonctions

Règle

La complétive peut être : COD (« Je sais que tu m’attends ») ; sujet (« Qu’il soit parti m’attriste ») ; complément du verbe impersonnel ou sujet réel (« Il faut que tu viennes ») ; attribut du sujet (« Mon espoir est qu’elle réussisse ») ; complément du nom (« l’idée qu’il parte ») ; complément de l’adjectif (« heureux que tu sois là ») ; COI avec « à ce que », « de ce que » (« Je m’attends à ce qu’il pleuve ») ; apposition (« Je n’ai qu’un désir : que tu reviennes »).

Le mode dépend du verbe principal. L’indicatif s’emploie après les verbes de déclaration, d’opinion ou de perception à la forme affirmative (dire, penser, savoir, voir) ; le subjonctif après les verbes de volonté, de sentiment, de doute ou de nécessité (vouloir, craindre, douter, falloir), et quand la complétive est placée en tête de phrase. Après un verbe d’opinion à la forme négative ou interrogative, le subjonctif devient possible : « Je ne crois pas qu’il vienne ».

Exemple

« Le Corbeau honteux et confus / Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus » (La Fontaine). La complétive, introduite par que, est COD de « jura ». Le conditionnel « prendrait » exprime le futur dans le passé : le serment porte sur l’avenir du corbeau, vu depuis le passé du récit.

Les circonstancielles et leurs rapports logiques

La circonstancielle est complément circonstanciel du verbe de la principale. On la classe selon le rapport logique qu’elle exprime : temps, cause, conséquence, but, concession ou opposition, condition ou hypothèse, comparaison. Le mode dépend de la conjonction, ce qui fait de cette analyse une excellente occasion de montrer ta précision.

Tableau en trois colonnes : conjonctions suivies de l'indicatif, du subjonctif et du conditionnel, classées par rapport logique
Le mode est commandé par la conjonction.
  • Temps : « La Cigale, ayant chanté / Tout l’été, / Se trouva fort dépourvue / Quand la bise fut venue » (La Fontaine). Le passé antérieur marque l’antériorité.
  • Cause : « Il se tait parce qu’il a peur » ; « Comme il pleuvait, nous sommes restés » (« comme » en tête de phrase exprime la cause).
  • Conséquence : « Il a tant parlé qu’il en est épuisé » (subordonnée corrélative, liée à « tant »).
  • But : « Je répète pour que tu retiennes » (subjonctif, car le but n’est pas encore atteint).
  • Concession : « Bien qu’il soit fatigué, il continue » (subjonctif) ; opposition : « Il rit alors que je pleure » (indicatif).
  • Hypothèse : « Si tu venais, je serais heureux » (imparfait dans la subordonnée, conditionnel dans la principale).
  • Comparaison : « Il agit comme son père agissait ».

Pièges et méthode pour le bac

Attention

Plusieurs mots sont trompeurs. « Que » est un pronom relatif s’il reprend un antécédent et a une fonction (« le livre que je lis ») ; il est conjonction sinon. « Si » introduit une hypothèse dans « Si tu viens… », mais une interrogative indirecte dans « Je me demande s’il viendra » (elle est alors COD). « Comme » peut exprimer la cause, la comparaison ou le temps. « Alors que » marque le temps ou l’opposition. Enfin, dans « Quand il fut arrivé et qu’il eut dîné », le second « que » remplace « quand » : la seconde subordonnée est aussi de temps.

Méthode en cinq étapes : délimiter, nommer le subordonnant, identifier la nature, donner la fonction, justifier le mode et l'effet
La méthode à appliquer à l’oral.

Méthode

  1. Délimite la subordonnée et cite-la exactement.
  2. Nomme la conjonction ou la locution conjonctive et rappelle qu’elle n’a pas de fonction.
  3. Précise la nature : complétive, ou circonstancielle de tel rapport.
  4. Donne la fonction dans la phrase.
  5. Justifie le mode, puis conclus sur l’effet dans le texte (logique du raisonnement, tension dramatique, nuance de pensée).

À retenir

  • Conjonctive : introduite par une conjonction sans fonction.
  • Complétive : « que », fonction essentielle (COD, sujet, attribut, complément du nom ou de l’adjectif).
  • Circonstancielle : complément circonstanciel, classé par rapport logique.
  • Le mode se justifie : verbe principal pour la complétive, conjonction pour la circonstancielle.
  • Méfie-toi de que, si, comme, quand et alors que, qui changent de nature selon la phrase.

Pour aller plus loin

Entraîne-toi avec les exercices sur les subordonnées conjonctives, puis contrôle tes réflexes avec le QCM sur les conjonctives. Pour distinguer « que » relatif et « que » conjonction, revois le cours sur les subordonnées relatives.

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