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La poésie du Moyen Âge au XVIIIe siècle : corrigé des exercices de français 2nde

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Les énoncés sont sur la fiche La poésie du Moyen Âge au XVIIIe siècle : exercices. Cherche d’abord seul, puis compare avec la correction.

Voici le corrigé panorama poésie 2nde des douze exercices. Chaque réponse est expliquée pour que tu retiennes les repères chronologiques et les méthodes d’analyse, et les sujets d’écriture sont accompagnés d’un exemple et de critères de réussite.

Corrigé panorama poésie 2nde, exercice par exercice

Corrigé de l’exercice 1 : associer poètes et époques

  1. Ronsard : XVIe siècle, la Pléiade.
  2. Villon : XVe siècle, poésie des formes fixes (ballades du Testament).
  3. Agrippa d’Aubigné : fin du XVIe siècle, baroque (Les Tragiques, publiés en 1616).
  4. La Fontaine : XVIIe siècle, classicisme (Fables).
  5. André Chénier : XVIIIe siècle, élégie à l’antique.
  6. Christine de Pizan : vers 1400, ballades du veuvage.

Astuce : retiens un poète « symbole » par siècle, puis rattache les autres à lui.

Corrigé de l’exercice 2 : la frise à compléter

XIIe s. : C (troubadours) ; XVe s. : E (Villon) ; 1550 : A (Pléiade) ; 1600 : F (baroque) ; 1670 : D (classicisme) ; 1750 : B (Lumières).

Le baroque (vers 1570-1630) chevauche la fin de la Renaissance : la date de 1600 se trouve en plein cœur de cette période.

Corrigé de l’exercice 3 : vrai ou faux

  1. Faux : les troubadours écrivaient en langue d’oc ; ce sont les trouvères qui écrivaient en langue d’oïl.
  2. Vrai.
  3. Faux : le sonnet est né en Italie au XIIIe siècle et a été popularisé par Pétrarque ; il arrive en France au XVIe siècle.
  4. Vrai.
  5. Vrai.
  6. Faux : La Fontaine utilise des vers mêlés, de longueurs variées (heptasyllabes, octosyllabes, alexandrins…).

Corrigé de l’exercice 4 : le vocabulaire de l’histoire poétique

  1. Fin’amor : conception médiévale de l’amour où le poète se met au service d’une dame inaccessible ; l’amour est une épreuve qui rend meilleur.
  2. Chanson de geste : long poème épique du Moyen Âge qui raconte les exploits guerriers de chevaliers, en laisses assonancées.
  3. Forme fixe : poème dont le nombre de vers, de strophes et la disposition des rimes sont imposés à l’avance.
  4. Imitation : pour la Pléiade, reprise créatrice des modèles antiques et italiens, qui consiste à rivaliser avec eux et non à les copier.
  5. Carpe diem : formule latine d’Horace, « cueille le jour », invitant à profiter du présent car la vie est brève.
  6. Poésie didactique : poésie qui cherche à transmettre un savoir ou une leçon.

Corrigé de l’exercice 5 : lire la Ballade des pendus

  1. Ce sont les pendus eux-mêmes qui parlent, morts sur le gibet ; ils s’adressent aux vivants qui passent, donc aussi au lecteur.
  2. « Frères humains » : l’apostrophe souligne ce que vivants et morts ont en commun, leur humanité. Elle réduit la distance entre les criminels et les passants.
  3. Ils demandent la pitié (« si pitié de nous pauvres avez ») et refusent que les cœurs soient « endurcis ».
  4. Celui qui aura pitié des pendus obtiendra plus vite la miséricorde (« mercis ») de Dieu : c’est un échange spirituel, la pitié humaine appelle la pitié divine.
  5. Tout homme est pécheur et mortel : le poème rappelle au lecteur qu’il partage le destin des condamnés et qu’il aura lui aussi besoin de pardon.

Corrigé de l’exercice 6 : analyser l’ode de Ronsard

  1. Le poète s’adresse à une jeune femme, appelée affectueusement « Mignonne » (Cassandre), et l’invite à une promenade : « allons voir ».
  2. « Sa robe de pourpre », « les plis de sa robe pourprée », « son teint » : la rose est personnifiée en jeune femme vêtue d’une robe rouge. La fleur et la femme se confondent.
  3. « Et son teint au vôtre pareil » : le teint de la rose est comparé à celui de la jeune femme. Le destin de la fleur annonce donc celui de la femme.
  4. « ce matin » s’oppose à « cette vesprée » (ce soir) : en une seule journée, la rose est passée de l’épanouissement à la flétrissure.
  5. Si la beauté de la rose ne dure qu’un jour, celle de la jeune femme est elle aussi menacée : le poète pourra conclure qu’il faut « cueillir » sa jeunesse sans attendre.

Corrigé de l’exercice 7 : baroque ou classique ?

Baroque Classicisme
l’antithèse et l’image surprenante la clarté et la mesure
le goût de l’illusion et des métamorphoses le respect des règles
le thème de la mort omniprésente la volonté de plaire et d’instruire
l’eau, les nuages, les reflets l’imitation raisonnée des Anciens

Retiens l’opposition centrale : le baroque montre un monde instable, le classicisme veut un art ordonné.

Corrigé de l’exercice 8 : la fable de La Fontaine

  1. La Ci/gale, a/yant/ chan/té : 7 syllabes ; Tout/ l’é/té : 3 ; Se/ trou/va/ fort/ dé/pour/vue : 7 (le e final de « dépourvue » ne compte pas en fin de vers) ; Quand/ la/ bi/se/ fut/ ve/nue (le e de « bise » compte devant une consonne) : 7 ; Pas/ un/ seul/ pe/tit/ mor/ceau : 7 ; De/ mou/che ou/ de/ ver/mis/seau : 7 (le e de « mouche » s’élide devant « ou »). Le deuxième vers tranche par sa brièveté.
  2. On parle de vers mêlés (ou hétérométrie).
  3. Le vers bref « Tout l’été » isole et souligne la durée de l’insouciance de la Cigale ; il crée aussi un effet de légèreté, comme une note de chanson.
  4. La fable plaît par son récit vivant, ses animaux et son rythme ; elle instruit par la leçon sur la prévoyance qui s’en dégage.

Corrigé de l’exercice 9 : situer un texte grâce à ses indices

  1. Une ballade, forme fixe du Moyen Âge (XIVe-XVe siècle) : trois strophes, refrain, envoi au « Prince ».
  2. La Pléiade (Ronsard, Sonnets pour Hélène, 1578) : sonnet, alexandrin, imitation de Pétrarque.
  3. Le baroque : thèmes de l’illusion, du théâtre du monde et de l’eau qui coule.
  4. Les Lumières : poésie argumentative, comme le Poème sur le désastre de Lisbonne de Voltaire (1756).
  5. Le Moyen Âge des troubadours (XIIe siècle) : langue d’oc, amour courtois.

Corrigé de l’exercice 10 : le rôle des manifestes

  1. Défendre le français face au latin, l’enrichir (mots nouveaux, emprunts savants) et le rendre illustre en imitant les grands genres antiques et italiens.
  2. Il les juge démodées et indignes d’une grande poésie : il les traite d’« épiceries » qui corrompent le goût, et leur préfère l’ode, l’élégie et le sonnet.
  3. Boileau salue en Malherbe celui qui a mis fin aux excès du siècle précédent en imposant une langue claire, pure et des vers réguliers : c’est le point de départ de la poésie classique.
  4. Un art poétique fixe les règles et les modèles d’une génération : il dit ce qu’est un bon poème, quels genres pratiquer, quelle langue employer. Il éclaire donc les choix des poètes de son époque.

Corrigé de l’exercice 11 : comparer deux visions du temps

Exemple de paragraphe. Ronsard et les poètes baroques partagent la même conscience de la fuite du temps, mais ils n’en tirent pas la même leçon. Chez Ronsard, la rose qui se fane en une journée devient un argument : puisque la beauté de « Mignonne » passera comme celle de la fleur, il faut profiter sans attendre de la jeunesse. La brièveté de la vie conduit donc à une invitation joyeuse, le carpe diem hérité d’Horace. Chez les poètes baroques, au contraire, l’instabilité du monde inquiète : les images d’eau qui coule, de nuages et de reflets montrent que rien n’est solide et que l’homme lui-même n’est qu’apparence. La méditation sur le temps débouche alors sur la pensée de la mort et sur la vanité des biens terrestres. Ainsi, le même constat nourrit chez Ronsard une sagesse du plaisir et chez les baroques une inquiétude spirituelle.

Critères de réussite : une idée directrice claire ; deux arguments distincts ; des exemples précis tirés du cours ; des connecteurs logiques (« mais », « au contraire », « ainsi ») ; une phrase de conclusion.

Corrigé de l’exercice 12 : écrit d’appropriation

Exemple de début de préface. Cher lecteur, ce petit livre te propose un voyage de six siècles en trois escales. La première te conduit au pied du gibet où François Villon fait parler les pendus : sa ballade montre qu’au XVe siècle, la poésie sait déjà faire entendre la voix des exclus. La deuxième t’emmène dans un jardin de la Renaissance, où Ronsard compare une jeune femme à une rose : tu y verras comment la Pléiade imite les Anciens pour chanter le plaisir de vivre. La troisième, enfin, te fait entrer dans les fables de La Fontaine, où une cigale et une fourmi enseignent, avec humour, la sagesse classique…

Critères de réussite : trois poèmes réellement situés (auteur, siècle, mouvement) ; une justification personnelle du choix ; ce que chaque texte révèle de son époque ; un ton de préface qui s’adresse au lecteur ; une langue correcte et variée.

Comment utiliser ce corrigé

Ne lis pas le corrigé avant d’avoir cherché seul. Compare ensuite tes réponses ligne à ligne : pour chaque erreur, retourne au passage du cours concerné et note dans ton carnet la date ou la notion oubliée. Pour les exercices d’écriture, ne recopie pas l’exemple proposé : vérifie plutôt, critère par critère, ce que ton texte contient déjà et ce qui lui manque. Enfin, refais les exercices 1 à 3 quelques jours plus tard, sans aide : c’est la meilleure manière de fixer durablement la chronologie.

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