Ces exercices vocabulaire d’analyse t’entraînent à employer les termes techniques et les verbes justes pour parler d’un texte. Tu passeras des définitions au relevé de champs lexicaux, puis à la correction de copies et à la rédaction de phrases d’analyse sur des poèmes de Ronsard et de Verlaine.
Entraîne-toi en ligne
Exercices interactifs corrigés tout de suite, sans inscription
10 exercices tirés au hasard parmi 24, corrigés avec la règle.
Exercices vocabulaire d’analyse : nommer et formuler
Garde le cours à portée de main pour les premiers exercices ; essaie ensuite de rédiger sans aide, comme lors d’un devoir.
Exercice 1 : termes techniques
Associe chaque terme à sa définition.
| Terme | Définition |
|---|---|
| a. tirade | 1. indication scénique écrite par l’auteur |
| b. monologue | 2. premières lignes d’un roman |
| c. didascalie | 3. longue réplique adressée à d’autres personnages |
| d. aparté | 4. fin surprenante d’une nouvelle ou d’un poème |
| e. incipit | 5. paroles d’un personnage seul en scène |
| f. excipit | 6. paroles que les autres personnages ne sont pas censés entendre |
| g. chute | 7. dernières lignes d’une œuvre |
Exercice 2 : relever un champ lexical
Lis cette strophe puis réponds aux questions.
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.
Pierre de Ronsard, « Ode à Cassandre », 1553
- Relève le champ lexical du vêtement et celui de la couleur.
- Quelle figure de style fait de la rose une jeune femme ? Relève deux mots qui la construisent.
- Relève deux mots qui appartiennent au champ lexical du temps. Quelle opposition construisent-ils ?
Aide : « déclose » signifie « ouverte » ; « vesprée » signifie « soir » ; « A point perdu » signifie « n’a pas perdu ».
Exercice 3 : champ lexical ou champ sémantique ?
Dans chaque phrase, donne le sens du mot « feu ». Puis réponds : as-tu étudié un champ lexical ou un champ sémantique ?
- Les randonneurs allumèrent un feu pour se réchauffer.
- Le chevalier brûlait d’un feu secret pour la reine.
- Arrête-toi : le feu est rouge !
- « Feu ! » cria le capitaine, et les canons tonnèrent.
- Dans le feu de la discussion, il oublia sa promesse.
Exercice 4 : dénotation et connotation
Pour chaque mot, donne sa dénotation puis deux connotations possibles dans un texte littéraire.
- l’hiver
- la colombe
- le rouge
- la nuit
- le serpent
Exercice 5 : mélioratif ou péjoratif ?
Classe ces mots selon qu’ils sont mélioratifs ou péjoratifs, puis associe-les par paires de sens proche.
économe – bavard – audacieux – avare – éloquent – têtu – persévérant – téméraire – rusé – habile – vieillard – ancien
Exercice 6 : registre de langue ou registre littéraire ?
Pour chaque phrase, identifie le registre de langue (familier, courant, soutenu). Puis indique le registre littéraire dominant.
- « Ce mec m’a carrément planté devant le ciné, j’te jure ! »
- « Ô nuit ! que ne puis-je, dans ton sein, ensevelir ma douleur ! »
- « Le musée ouvre ses portes à neuf heures. »
- « Ce gros malin, qui se croyait plus fin que tout le monde, finit dans la mare avec les canards. »
Exercice 7 : remplacer « montrer » et « il y a »
Réécris chaque phrase d’élève en remplaçant les expressions vagues par un verbe d’analyse précis.
- « L’anaphore de “toujours” montre que le personnage souffre beaucoup. »
- « Il y a une métaphore qui montre que la nature est un temple. »
- « On voit que Voltaire n’aime pas la guerre. »
- « La description du ciel noir au début montre qu’il va se passer quelque chose de grave. »
- « Il y a beaucoup de mots négatifs pour parler des riches. »
- « Le mot “inévitables” montre que Phèdre ne peut rien faire. »
Exercice 8 : choisir le verbe juste
Complète chaque phrase avec le verbe d’analyse le plus précis parmi : suggère, dénonce, préfigure, souligne, trahit, associe.
- La répétition de « jamais » …… le désespoir du personnage.
- Le ciel orageux de l’incipit …… le drame à venir.
- Le tremblement de sa voix …… l’émotion qu’elle voulait cacher.
- L’oxymore « boucherie héroïque » …… l’absurdité de la guerre.
- La comparaison …… la femme aimée et la rose.
- Le silence final …… plus qu’il ne dit : la rupture est consommée.
Exercice 9 : corriger le vocabulaire d’une copie
Ce paragraphe d’élève contient huit impropriétés. Relève-les et corrige-les.
« Dans ce poème de Verlaine, l’auteur parle de sa tristesse. À la ligne 1, il y a une image avec la pluie. Le paragraphe 1 est écrit dans un registre familier car il exprime des sentiments personnels. Le champ lexical montre la tristesse. Dans la tirade du poème, Verlaine se pose une question. Ce texte est très beau. »
Exercice 10 : intégrer des citations
Intègre chaque citation dans une phrase d’analyse grammaticalement correcte, sans utiliser « on voit que » ni « dans cette citation ».
- Citation : « Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps » (Hugo). Idée : l’urgence du besoin de rejoindre l’être aimé.
- Citation : « Ses ailes de géant l’empêchent de marcher » (Baudelaire). Idée : le paradoxe de la condition du poète.
- Citation : « Le pauvre homme ! » (Molière). Idée : l’aveuglement d’Orgon.
Exercice 11 : analyser avec les mots justes
Relis la strophe de Verlaine citée dans le cours (« Il pleure dans mon cœur… »). Rédige trois phrases d’analyse en employant obligatoirement les termes suivants : parallélisme, question rhétorique, champ lexical, assonance, traduire, suggérer.
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Paul Verlaine, Romances sans paroles, 1874
Exercice 12 : rédiger un paragraphe
Rédige un paragraphe d’analyse (10 à 12 lignes) sur la strophe de Ronsard citée dans l’exercice 2. Tu emploieras au moins : champ lexical, personnification, connotation, rythme, antithèse ou opposition, et trois verbes d’analyse différents de « montrer ».

À imprimer
Retrouve cette fiche d’exercices dans un PDF propre, prêt pour la classe ou la maison.
Télécharger le PDF
