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La contraction de texte : exercices de français 2nde

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Ces exercices de contraction 2nde t’entraînent progressivement : connaître les règles, calculer une fourchette de mots, conserver l’énonciation, condenser par termes génériques et nominalisations, hiérarchiser les idées, puis contracter un paragraphe et un texte entier. Dans cette fiche, un mot élidé (l’, d’, qu’) compte pour un mot et un mot composé avec trait d’union compte pour un.

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Exercices de contraction 2nde : des règles au texte complet

Rappel des cinq étapes de la contraction
Les cinq étapes de la contraction, à suivre dans les exercices 7 à 12.

Exercice 1 : vrai ou faux

Indique si chaque affirmation est vraie ou fausse, et corrige celles qui sont fausses.

  1. On peut commencer la contraction par « Dans ce texte, l’auteur affirme que… ».
  2. On peut réorganiser les idées dans un ordre plus logique que celui du texte.
  3. Si l’auteur écrit « je », la contraction emploie aussi « je ».
  4. On peut ajouter un exemple personnel pour éclairer une idée.
  5. Il faut indiquer le nombre de mots à la fin.

Exercice 2 : calculer la fourchette

Pour chaque texte, calcule la longueur attendue (le quart) puis la fourchette autorisée (± 10 %).

  1. Un texte de 820 mots.
  2. Un texte de 1 000 mots.
  3. Un texte de 640 mots.

Exercice 3 : conserver l’énonciation

Ces phrases de contraction ne respectent pas l’énonciation du texte (écrit à la première personne). Réécris-les.

  1. L’auteur pense que nous lisons trop vite.
  2. Selon lui, la lecture lente est nécessaire.
  3. Le texte explique qu’il faudrait changer de rythme selon ce qu’on lit.

Exercice 4 : trouver un terme générique

Remplace chaque énumération par un terme ou un groupe générique.

  1. Les romans, les poèmes, les pièces de théâtre et les essais.
  2. La télévision, la radio, les journaux et les sites d’information.
  3. Les vélos, les trottinettes, les bus et les tramways.
  4. La colère, la jalousie, l’ambition et la peur.

Exercice 5 : nominaliser pour condenser

Réduis chaque proposition à un groupe nominal.

  1. Le fait que les jeunes lisent moins de journaux.
  2. Parce que les prix des livres augmentent.
  3. Quand les bibliothèques ferment tôt le soir.
  4. Les spectateurs réagissent tous en même temps.

Exercice 6 : distinguer l’essentiel de l’accessoire

Dans le deuxième paragraphe du texte A (exercice 7), indique quelles phrases expriment l’idée essentielle et lesquelles sont accessoires (description, exemple, illustration).

Exercice 7 : repérer la thèse et la structure

Lis le texte A (302 mots). a) Formule sa thèse en une phrase. b) Relève les connecteurs qui ouvrent les paragraphes 3 et 4 et explique leur rôle. c) Quel est le système d’énonciation ?

Nous vivons entourés de textes. Jamais l’humanité n’a autant lu : messages, notifications, articles, publications défilent sous nos yeux du matin au soir. Pourtant, je doute que nous lisions mieux qu’autrefois. Car lire beaucoup n’est pas lire bien, et la quantité de mots que nous parcourons chaque jour masque peut-être une perte plus discrète : celle de l’attention.

Observons la manière dont nous lisons sur un écran. L’œil saute d’une ligne à l’autre, cherche les mots en gras, abandonne un article dès le deuxième paragraphe pour en ouvrir un autre. Cette lecture en diagonale est utile pour s’informer rapidement : elle permet de trier, de repérer, d’aller à l’essentiel. Mais elle devient un réflexe, et ce réflexe nous suit jusque dans les livres. Beaucoup de lecteurs avouent ne plus parvenir à lire un roman plus de quelques pages sans consulter leur téléphone.

Or la lecture lente n’est pas un luxe de lettré. C’est elle qui nous permet de suivre un raisonnement complexe, d’entrer dans la conscience d’un personnage, de sentir le poids d’un mot choisi avec soin. Un poème de Baudelaire lu en trente secondes ne livre rien ; relu trois fois, à voix haute, il ouvre un monde. La compréhension profonde demande du temps, comme la marche demande des pas : on ne peut pas la précipiter sans la détruire.

Faut-il pour autant renoncer aux écrans ? Ce serait absurde, et d’ailleurs impossible. Je crois plutôt qu’il faut réapprendre à alterner les vitesses de lecture, comme un cycliste change de braquet selon la pente. Lire vite quand il s’agit de s’informer, lire lentement quand il s’agit de comprendre et d’éprouver : voilà sans doute la compétence la plus précieuse que l’école puisse transmettre aujourd’hui.

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Exercice 8 : l’idée essentielle de chaque paragraphe

Pour chacun des quatre paragraphes du texte A, rédige l’idée essentielle en une phrase de dix à quinze mots.

Exercice 9 : reformuler sans recopier

Reformule chaque phrase du texte A en moins de mots, sans reprendre ses expressions.

  1. « Car lire beaucoup n’est pas lire bien. »
  2. « L’œil saute d’une ligne à l’autre, cherche les mots en gras, abandonne un article dès le deuxième paragraphe pour en ouvrir un autre. »
  3. « La compréhension profonde demande du temps, comme la marche demande des pas : on ne peut pas la précipiter sans la détruire. »

Exercice 10 : comparer deux contractions

Voici deux contractions du texte B (exercice 11). Laquelle est réussie ? Relève au moins trois défauts dans l’autre.

Contraction 1 : « L’auteur dit que le théâtre est présenté comme un art du passé mais que c’est inexact, car il y a des troupes dans les lycées et les médiathèques. Moi aussi je pense que le théâtre c’est mieux que les écrans. »

Contraction 2 : « Le théâtre semblerait condamné par les écrans ; il n’en est rien. Il rassemble des spectateurs de tout âge, car rien ne remplace des acteurs présents, une soirée unique. Il pourrait devenir un refuge vivant. »

Exercice 11 : contracter un paragraphe

Contracte le texte B (129 mots) au quart : entre 29 et 35 mots. Indique ton nombre de mots.

Le théâtre est souvent présenté comme un art du passé, menacé par le cinéma, la télévision et désormais les plateformes de vidéos. Les salles seraient vides, le public vieillissant, les jeunes indifférents. Ce tableau est pourtant inexact. Partout en France, des troupes jouent dans les lycées, les médiathèques, les salles des fêtes, et elles attirent des spectateurs de tous âges. C’est que le théâtre offre ce qu’aucun écran ne peut donner : la présence physique d’acteurs qui respirent, hésitent, se trompent parfois, devant un public qui réagit en même temps qu’eux. Chaque représentation est unique et ne se reproduira jamais à l’identique. Loin d’être condamné, le théâtre pourrait bien devenir, dans un monde saturé d’images, un refuge pour l’expérience vivante et partagée.

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Exercice 12 : contracter un texte complet

Contracte le texte A (302 mots) au quart, soit environ 76 mots (fourchette : 68 à 83 mots). Respecte l’énonciation, l’ordre des idées et les liens logiques, puis indique ton nombre de mots.

Corrigé : La contraction de texte

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