Ces exercices Sarraute 1re portent sur Pour un oui ou pour un non et le parcours « théâtre et dispute » : repères, notions de tropisme et de sous-conversation, comparaison avec Molière, question de grammaire, mise en scène, dissertation et écriture.
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10 exercices tirés au hasard parmi 25, corrigés avec la règle.
Exercices Sarraute 1re : comprendre et analyser la dispute
La pièce étant protégée par le droit d’auteur, les exercices s’appuient sur ta lecture personnelle de l’œuvre, sur de très courts fragments et sur des textes écrits pour l’occasion. Garde ton exemplaire à portée de main pour vérifier tes réponses.
Exercice 1 : vrai ou faux
Indique si chaque affirmation est vraie ou fausse. Corrige les fausses.
- La pièce a d’abord été conçue pour la radio.
- Elle est divisée en trois actes.
- Les deux personnages principaux s’appellent Henri et Hector.
- Les voisins H.3 et F. sont appelés pour servir de jury.
- La dispute commence à cause d’une dette d’argent.
- Sarraute a aussi écrit un essai intitulé L’Ère du soupçon.
- La pièce se termine par la réconciliation des deux amis.
Exercice 2 : les mots pour analyser
Associe chaque notion à sa définition.
Notions : tropisme, sous-conversation, métalangage, agôn, didascalie, réplique.
- Tout ce qui se joue sous les paroles échangées.
- Le fait de parler du langage lui-même, de commenter ses propres mots.
- Indication de l’auteur destinée à la mise en scène.
- Mouvement intérieur rapide, à la limite de la conscience.
- Affrontement verbal entre deux personnages, hérité du théâtre grec.
- Ce qu’un personnage dit d’un seul tenant, entre deux prises de parole d’un autre.
Exercice 3 : les étapes de la pièce
Remets ces moments dans l’ordre de la pièce.
- Les voisins repartent sans avoir compris.
- H.1 vient trouver H.2 pour comprendre son éloignement.
- La pièce se clôt sur un « oui » et un « non ».
- H.2 avoue enfin ce qui l’a blessé.
- Les deux amis appellent leurs voisins.
Exercice 4 : une intonation qui blesse
Réponds aux questions sur la phrase « C’est bien… ça ».
- Quelle est la valeur apparente de cette phrase ?
- Quel rôle jouent les points de suspension ?
- Pourquoi le pronom démonstratif « ça » peut-il paraître dévalorisant ?
- Explique pourquoi une telle phrase ne peut pas servir de « preuve » devant un tiers.
Exercice 5 : repérer la sous-conversation
Lis ce dialogue écrit à la manière de Sarraute, puis réponds.
A. — Tu as vu ? J’ai fini par repeindre la cuisine.
B. — Ah… oui. En jaune.
A. — Comment ça, « en jaune » ?
B. — Mais rien… J’ai dit jaune. C’est jaune, non ?
A. — Tu l’as dit… d’une certaine façon.
B. — D’une façon ? Il y a des façons de dire jaune, maintenant ?
A. — Il y en a. Et toi, tu les connais toutes.
B, doucement. — Tu vois, c’est toujours pareil avec toi.
Dialogue inédit écrit pour cet exercice
- Relève trois procédés qui montrent que les personnages parlent de leurs propres mots.
- Quel mot, en apparence neutre, déclenche le conflit ? Pourquoi ?
- Que révèle la dernière réplique sur la relation entre A et B ?
- Quel rôle joue la didascalie « doucement » ?
Exercice 6 : deux ouvertures de dispute
Compare l’ouverture du Misanthrope avec celle de la pièce de Sarraute, que tu résumeras.
PHILINTE. — Qu’est-ce donc ? Qu’avez-vous ?
ALCESTE. — Laissez-moi, je vous prie.
PHILINTE. — Mais encor, dites-moi, quelle bizarrerie…
ALCESTE. — Laissez-moi là, vous dis-je, et courez vous cacher.
PHILINTE. — Mais on entend les gens au moins sans se fâcher.
ALCESTE. — Moi, je veux me fâcher, et ne veux point entendre.
Molière, Le Misanthrope, acte I, scène 1, 1666
- Dans les deux pièces, qui cherche à comprendre et qui refuse de s’expliquer ?
- Quel effet produisent les impératifs d’Alceste ?
- Quelle différence de forme (vers, prose) et de ton observes-tu ?
- En quoi la cause de la dispute est-elle, dans les deux cas, disproportionnée ?
Exercice 7 : deux visions du monde
Observe le schéma, puis rédige un paragraphe de 10 lignes qui oppose H.1 et H.2.
Exercice 8 : le rôle du jury
Réponds de façon rédigée.
- Pourquoi les deux amis font-ils appel à des voisins ?
- Pourquoi ces témoins de « bon sens » ne peuvent-ils pas trancher ?
- Quel effet comique produit leur intervention ?
- Que montre cette scène sur la nature de la dispute ?
Exercice 9 : une question de grammaire
Analyse ces énoncés comme à l’oral du bac.
- Dans le titre « Pour un oui ou pour un non », quelle est la classe grammaticale de « oui » et « non » ? Quel procédé les a transformés ?
- Dans « C’est bien… ça », identifie la construction de la phrase et la fonction de « ça » et de « bien ».
- Les répliques « Oui. » et « Non ! » sont-elles des phrases ? De quel type ?
- Dans la phrase d’exemple « Tu ne m’as jamais compris », identifie la négation et précise sa nature.
Exercice 10 : mettre en scène
Tu es metteur en scène. Propose en 10 à 12 lignes des choix de décor, de lumière, de voix et de silences pour le moment où H.2 avoue sa blessure. Justifie chaque choix par le texte.
Exercice 11 : préparer une dissertation
Sujet : « Dans Pour un oui ou pour un non, la dispute porte-t-elle vraiment sur un rien ? » Rédige l’introduction complète, puis le plan détaillé.
Exercice 12 : écrit d’appropriation
Rédige un dialogue de théâtre de 15 à 20 répliques dans lequel deux amis se brouillent à cause d’un mot ou d’une intonation. Utilise au moins trois procédés de la sous-conversation et deux didascalies.

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