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La ville, lieu de tous les possibles : corrigé des exercices de français 4ème

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La ville, lieu de tous les possibles : corrigé de français 4ème, illustration Français PDF
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Voici le corrigé ville littéraire 4ème : toutes les réponses expliquées sur Balzac, Baudelaire et Apollinaire, les classements de vocabulaire et des exemples de descriptions avec leurs critères de réussite.

Corrigé ville littéraire 4ème, exercice par exercice

Corrigé de l’exercice 1 : mélioratif ou péjoratif ?

Mélioratifs Péjoratifs
animée, lumineuse, cosmopolite, féerique, vivante étouffante, grouillante, sordide, tentaculaire, crasseuse

« Grouillante » évoque une masse confuse, comme des insectes ; « tentaculaire » compare la ville à une pieuvre qui s’étend et menace.

Corrigé de l’exercice 2 : le défi de Rastignac

  1. Depuis les hauteurs du cimetière du Père-Lachaise. Il vient d’enterrer le père Goriot : ce lieu marque la fin de sa jeunesse et de ses illusions, et le début de sa conquête.
  2. La colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides : ils encadrent les beaux quartiers, où vit la haute société qu’il veut conquérir.
  3. « cette ruche bourdonnante » : Paris est vu comme une ruche pleine d’activité ; le miel représente les richesses et les succès que Rastignac veut prendre.
  4. « avidement » (« presque avidement »).
  5. « Maintenant, c’est entre toi, Paris, et moi : je vais te conquérir. » Rastignac lance un défi à la société parisienne.

Corrigé de l’exercice 3 : la rue de Baudelaire

  1. Une personnification : la rue « hurlait » comme un être vivant. L’adjectif « assourdissante » renforce l’impression d’un vacarme agressif qui entoure le poète.
  2. « Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse », « main fastueuse » : la femme apparaît élégante, noble et grave, presque comme une reine en deuil.
  3. « Soulevant, balançant » imitent le mouvement souple et régulier de la marche et de la robe.
  4. Au vers 1, le bruit et la masse anonyme (« la rue […] hurlait ») ; puis une seule femme, décrite avec lenteur et précision : elle se détache de la foule et semble l’apaiser. Le poète passe du chaos à la beauté.

Corrigé de l’exercice 4 : la ville d’Apollinaire

  1. Une métaphore (doublée d’une apostrophe : « ô tour Eiffel »).
  2. À un troupeau de moutons : le verbe « bêle » le confirme (on peut entendre les bruits de la circulation sur les ponts).
  3. Le poète décrit la ville la plus moderne avec des images pastorales, venues de la campagne et de la poésie ancienne : ce mélange crée une poésie neuve et surprenante.
  4. Il n’y a aucune ponctuation : Apollinaire l’a supprimée dans Alcools. Le vers coule d’un seul élan, comme le flux de la ville.

Corrigé de l’exercice 5 : promesse ou menace ?

  1. Promesse : « enfin », « devenir quelqu’un d’autre » (liberté de l’anonymat).
  2. Menace : « crachaient », « fumée noire », « avalait le ciel ».
  3. Promesse : « illuminées », « promettaient », « rêvé ».
  4. Menace : « n’avait parlé à personne » (solitude).
  5. Promesse : « offrait », « rencontre nouvelle ».

Corrigé de l’exercice 6 : les figures de la ville

  1. Personnification (« respiraient »).
  2. Métaphore (la gare = une bouche, sans outil de comparaison).
  3. Énumération (cinq groupes nominaux).
  4. Hyperbole (« des millions de lumières »).
  5. Comparaison (outil « comme »).

Corrigé de l’exercice 7 : deux regards sur une même rue

a) Pour la jeune fille : « La rue des Halles scintillait sous le soleil d’avril. Des vitrines colorées, des terrasses joyeuses, des musiciens au coin des places : tout l’invitait à entrer, à essayer, à rire. Personne ne la connaissait, et cette liberté la grisait. Elle se sentait légère, prête à tout. Ici, pensait-elle, sa vie commençait enfin. »

b) Pour le vieil homme : « La rue des Halles grouillait d’une foule pressée qui le bousculait sans le voir. Les vitrines aveuglantes exhibaient des objets qu’il ne pourrait jamais acheter. Le vacarme des haut-parleurs lui martelait le crâne. Personne ne le saluait. Au milieu de mille visages, il se sentait plus seul que dans un désert. »

La même rue devient un lieu de liberté ou un lieu d’exclusion selon le regard du personnage : c’est le point de vue qui crée la représentation.

Corrigé de l’exercice 8 : observer avec les cinq sens

Sens Ce que l’on perçoit
La vue le tramway rouge, les fenêtres éclairées, les passants, l’enseigne du café, le lampadaire allumé, les pigeons
L’ouïe la sonnette et le grincement du tram, le brouhaha des conversations, le roucoulement des pigeons, le tintement des tasses
L’odorat l’odeur du café et des croissants, les gaz d’échappement, la pierre mouillée
Le toucher l’air frais du matin, les pavés sous les pieds, le coude d’un passant qui bouscule

Mobiliser plusieurs sens rend une description vivante et donne au lecteur l’impression d’être sur place.

Corrigé de l’exercice 9 : faire sentir la foule

Propositions :

  1. Le marché débordait de ménagères pressées, de marchands qui criaient leurs prix, d’enfants qui couraient entre les cageots, de touristes qui photographiaient tout.
  2. Dans la gare résonnaient les annonces des haut-parleurs, le roulement des valises, les sifflets des contrôleurs, les freins des trains et les éclats de voix des voyageurs.
  3. Les vitrines exposaient des robes de soirée, des montres dorées, des parfums en flacons de cristal, des chaussures vernies et des jouets mécaniques.

Corrigé de l’exercice 10 : écrire la ville des possibles

Exemple de production :

Quand Samir sortit de la gare, la ville se jeta sur lui. Les klaxons, les sirènes, les voix, les moteurs formaient une seule clameur qui ne s’arrêtait jamais. Devant lui s’ouvrait un boulevard immense, fleuve de voitures et de lumières qui coulait vers l’horizon. Les immeubles, serrés les uns contre les autres, le regardaient de leurs milliers de fenêtres. Il sentait l’odeur des marrons grillés, du goudron chaud et de la pluie. Quelque part derrière ces façades se trouvaient l’école de cinéma dont il rêvait, des inconnus qui deviendraient ses amis, peut-être un avenir. Mais personne, dans ce flot pressé, ne lui accordait un regard ; un homme le bouscula sans s’excuser. Samir serra la poignée de sa valise. La ville pouvait tout lui donner, il le savait ; elle pouvait aussi l’avaler sans même s’en apercevoir. Il respira profondément et fit son premier pas sur le trottoir.

Exemple rédigé pour ce corrigé

On trouve une personnification (« la ville se jeta sur lui », « les immeubles […] le regardaient »), une énumération (« Les klaxons, les sirènes, les voix, les moteurs »), une métaphore (« fleuve de voitures et de lumières ») et des sensations auditives, visuelles et olfactives.

Critères de réussite : un personnage qui découvre la ville ; des promesses (rêves, rencontres) et des menaces (solitude, indifférence) ; les quatre procédés demandés ; au moins trois sens mobilisés ; temps du passé cohérents ; longueur respectée.

Comment utiliser ce corrigé

Commence par vérifier les exercices de vocabulaire et de figures (1, 5 et 6) : ce sont les outils de toute analyse de description. Pour les questions sur les textes de Balzac, Baudelaire et Apollinaire, compare ta réponse au corrigé en vérifiant que tu as cité le texte et expliqué l’effet de chaque procédé. Pour les descriptions que tu as écrites, souligne en couleur les procédés employés : s’il en manque un, ajoute-le. Termine par le QCM pour vérifier tes connaissances sur les auteurs et les représentations de la ville.

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