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Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes : exercices de français 1ère

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Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes : exercices de français 1ère, illustration Français PDF
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Ces exercices sur Fontenelle t’entraînent à lire et à analyser les Entretiens sur la pluralité des mondes : repères sur l’œuvre, étude du dialogue, des images et du ton galant, question de grammaire, commentaire guidé et dissertation sur le parcours « Le goût de la science ».

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10 exercices tirés au hasard parmi 23, corrigés avec la règle.

Douze exercices sur Fontenelle et le goût de la science

Exercice 1 : repères sur l’œuvre

Réponds par des phrases complètes.

  1. En quelle année paraissent les Entretiens ? Combien de soirs comptait la première édition ?
  2. Qui sont les deux interlocuteurs et où se déroulent les conversations ?
  3. Quel lien de parenté unit Fontenelle et Corneille ?
  4. Quelle fonction Fontenelle occupe-t-il à l’Académie des sciences à partir de 1697 ?

Exercice 2 : remettre les soirs dans l’ordre

Remets ces sujets dans l’ordre des six soirs.

  • Les étoiles fixes sont autant de soleils.
  • La Terre tourne sur elle-même et autour du Soleil.
  • Les mondes de Vénus, Mercure, Mars, Jupiter et Saturne.
  • La Lune est une terre habitée.
  • Les dernières découvertes faites dans le ciel.
  • Particularités du monde de la Lune ; les autres planètes sont habitées aussi.

Exercice 3 : relier images et idées

Complète le tableau ci-dessous : pour chaque image employée par Fontenelle, indique l’idée scientifique qu’elle rend concrète.

Tableau à compléter associant les images de l'opéra, de la montre, des roses et des yeux mauvais à une idée scientifique
Tableau à compléter.

Exercice 4 : les deux fondements de la philosophie

Lis l’extrait, puis réponds.

Toute la philosophie, lui dis-je, n’est fondée que sur deux choses, sur ce qu’on a l’esprit curieux et les yeux mauvais ; car si vous aviez les yeux meilleurs que vous ne les avez, vous verriez bien si les étoiles sont des soleils qui éclairent autant de mondes, ou si elles n’en sont pas ; et si d’un autre côté vous étiez moins curieuse, vous ne vous soucieriez pas de le savoir, ce qui reviendrait au même ; mais on veut savoir plus qu’on ne voit, c’est là la difficulté. Encore, si ce qu’on voit, on le voyait bien, ce serait toujours autant de connu, mais on le voit tout autrement qu’il n’est. Ainsi les vrais philosophes passent leur vie à ne point croire ce qu’ils voient, et à tâcher de deviner ce qu’ils ne voient point, et cette condition n’est pas, ce me semble, trop à envier.

Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes, Premier soir, 1686 (orthographe modernisée)

  1. Quelles sont les « deux choses » sur lesquelles se fonde la philosophie ? Explique chacune.
  2. Analyse le système d’hypothèses (« si vous aviez… », « si vous étiez… ») : à quoi sert-il ?
  3. Explique la phrase « on le voit tout autrement qu’il n’est » à l’aide d’un exemple tiré du cours.
  4. Quel portrait du « vrai philosophe » se dégage de la dernière phrase ? Quel ton y perçois-tu ?

Exercice 5 : la nature comme un opéra

Lis l’extrait, puis réponds.

Sur cela je me figure toujours que la nature est un grand spectacle qui ressemble à celui de l’opéra. Du lieu où vous êtes à l’opéra, vous ne voyez pas le théâtre tout à fait comme il est ; on a disposé les décorations et les machines, pour faire de loin un effet agréable, et on cache à votre vue ces roues et ces contrepoids qui font tous les mouvements. […] Mais ce qui, à l’égard des philosophes, augmente la difficulté, c’est que dans les machines que la nature présente à nos yeux, les cordes sont parfaitement bien cachées, et elles le sont si bien qu’on a été longtemps à deviner ce qui causait les mouvements de l’univers.

Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes, Premier soir, 1686 (orthographe modernisée)

  1. Relève le champ lexical du théâtre. Pourquoi l’opéra est-il un bon comparant au XVIIe siècle ?
  2. À quoi correspondent, dans la nature, les « roues » et les « contrepoids » ?
  3. En quoi cette comparaison définit-elle le travail du savant ?

Exercice 6 : Copernic en héros

Lis l’extrait, puis réponds.

Figurez-vous un Allemand nommé Copernic, qui fait main basse sur tous ces cercles différents, et sur tous ces cieux solides qui avaient été imaginés par l’Antiquité. Il détruit les uns, il met les autres en pièces. Saisi d’une noble fureur d’astronome, il prend la Terre et l’envoie bien loin du centre de l’univers, où elle s’était placée, et dans ce centre, il y met le Soleil, à qui cet honneur était bien mieux dû. […] Attendez un peu, dit la Marquise, il vient de vous prendre un enthousiasme qui vous a fait expliquer les choses si pompeusement, que je ne crois pas les avoir entendues.

Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes, Premier soir, 1686 (orthographe modernisée)

  1. Relève les verbes d’action dont Copernic est le sujet. Quel portrait font-ils de lui ?
  2. Quel registre l’expression « noble fureur d’astronome » évoque-t-elle ? Quel est l’effet produit ?
  3. Comment la Terre est-elle présentée ? Nomme le procédé.
  4. Que révèle la réplique de la Marquise sur son rôle dans le dialogue ?
  5. Fontenelle commet une erreur sur Copernic : laquelle ?

Exercice 7 : les roses et le jardinier

Lis l’extrait du Cinquième soir, puis réponds.

Si les roses, qui ne durent qu’un jour, faisaient des histoires, et se laissaient des mémoires les unes aux autres, les premières auraient fait le portrait de leur jardinier d’une certaine façon et, de plus de quinze mille âges de roses, les autres qui l’auraient encore laissé à celles qui les devaient suivre, n’y auraient rien changé. Sur cela, elles diraient : Nous avons toujours vu le même jardinier, de mémoire de rose on n’a vu que lui, il a toujours été fait comme il est, assurément il ne meurt point comme nous, il ne change seulement pas. Le raisonnement des roses serait-il bon ?

Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes, Cinquième soir, 1686 (orthographe modernisée)

  1. Quel type de raisonnement les roses tiennent-elles ? Pourquoi est-il fautif ?
  2. Que représentent les roses, et que représente le jardinier, dans l’argumentation de Fontenelle ?
  3. Quelle leçon de méthode scientifique ce petit apologue contient-il ?

Exercice 8 : question de grammaire

Analyse l’interrogation dans la phrase du texte de l’exercice 9 : « N’avez-vous pas eu quelquefois une idée plus sublime de l’univers, et ne lui avez-vous point fait plus d’honneur qu’il ne méritait ? »

  1. Interrogation totale ou partielle ? Justifie.
  2. Comment est-elle construite ?
  3. Analyse les deux formes de négation, et le « ne » de « qu’il ne méritait ».
  4. Quelle est la visée de cette question ?

Exercice 9 : l’univers comme une montre

Lis l’extrait, puis rédige une réponse argumentée de quinze lignes à la question posée.

On veut que l’univers ne soit en grand que ce qu’une montre est en petit, et que tout s’y conduise par des mouvements réglés qui dépendent de l’arrangement des parties. Avouez la vérité. N’avez-vous pas eu quelquefois une idée plus sublime de l’univers, et ne lui avez-vous point fait plus d’honneur qu’il ne méritait ? J’ai vu des gens qui l’en estimaient moins, depuis qu’ils l’avaient connu. Et moi, répliqua-t-elle, je l’en estime beaucoup plus, depuis que je sais qu’il ressemble à une montre. Il est surprenant que l’ordre de la nature, tout admirable qu’il est, ne roule que sur des choses si simples.

Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes, Premier soir, 1686 (orthographe modernisée)

Question : la science désenchante-t-elle le monde, selon cet extrait ?

Exercice 10 : écrire un dialogue de vulgarisation

À la manière de Fontenelle, écris un dialogue de quinze à vingt répliques dans lequel un personnage explique à un autre un phénomène scientifique de ton choix (les saisons, les éclipses, l’arc-en-ciel…). Ton dialogue doit contenir une comparaison familière, une objection et une touche d’humour.

Exercice 11 : commentaire guidé

Rédige l’introduction et un paragraphe argumenté du commentaire de l’extrait de l’exercice 6.

Projet de lecture proposé : comment Fontenelle transforme-t-il une révolution scientifique en récit plaisant ?

Axe du paragraphe : Copernic, héros d’une épopée comique.

Exercice 12 : dissertation

Analyse le sujet, formule une problématique et propose un plan détaillé avec des exemples précis.

Sujet : « Pour transmettre la science, faut-il d’abord plaire ? » Vous répondrez en vous appuyant sur les Entretiens sur la pluralité des mondes, sur les textes étudiés dans le cadre du parcours « Le goût de la science » et sur votre culture personnelle.

Corrigé : Fontenelle, la pluralité des mondes

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