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L’interrogation : corrigé des exercices de français 1ère

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L’interrogation : corrigé de français 1ère, illustration Français PDF
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Ce corrigé interrogation 1ère donne les réponses complètes des douze exercices : types et constructions, fonctions des mots interrogatifs, passage au discours indirect, valeurs, et trois analyses rédigées sur Molière, Racine et La Fontaine.

Corrigé interrogation 1ère : réponses expliquées

Corrigé de l’exercice 1 : totale ou partielle

  1. Totale.
  2. Partielle : « Qui ».
  3. Partielle : « Pourquoi ».
  4. Totale.
  5. Partielle : « Quelle ».
  6. Totale (intonation).
  7. Partielle : « Combien ».
  8. Totale, à la forme négative ; on y répondrait par « si » ou « non ».

Corrigé de l’exercice 2 : identifier la construction

  1. Inversion complexe (sujet « Le Baron » repris par « il ») ; soutenu.
  2. Intonation ; familier ou courant.
  3. Est-ce que ; courant.
  4. Inversion simple ; soutenu.
  5. Inversion complexe (« Ta sœur… elle ») ; soutenu.
  6. Intonation, avec le mot interrogatif placé après le verbe et une dislocation (« ce personnage ») ; familier.

Corrigé de l’exercice 3 : changer de registre

  1. Tu aimes la poésie ? / Est-ce que tu aimes la poésie ? / Aimes-tu la poésie ?
  2. Les élèves ont compris la consigne ? / Est-ce que les élèves ont compris la consigne ? / Les élèves ont-ils compris la consigne ?
  3. Tu vas où ce soir ? / Où est-ce que tu vas ce soir ? / Où vas-tu ce soir ?
  4. Il a appris son texte ? / Est-ce qu’il a appris son texte ? / A-t-il appris son texte ?

Corrigé de l’exercice 4 : fonction du mot interrogatif

  1. Pronom interrogatif, sujet de « frappe ».
  2. Pronom interrogatif, COD de « cherches ».
  3. Déterminant interrogatif employé comme attribut du sujet « ton avis ».
  4. Adverbe interrogatif, complément circonstanciel de temps.
  5. Pronom interrogatif précédé de « à », COI de « penses ».
  6. Adverbe interrogatif, complément circonstanciel de manière (ou de moyen).
  7. Pronom interrogatif, COD de « choisis ».

Corrigé de l’exercice 5 : de la directe à l’indirecte

  1. Il me demande si je viendrai demain.
  2. Je voudrais savoir ce que tu lis.
  3. Harpagon se demandait qui avait pris sa cassette (concordance : plus-que-parfait).
  4. Dis-moi ce qui t’inquiète.
  5. Elle lui demanda où il avait caché la lettre.
  6. Je ne comprends pas pourquoi tu pleures.

Corrigé de l’exercice 6 : de l’indirecte à la directe

  1. « La pièce me plaira-t-elle ? »
  2. « Que fais-tu ? »
  3. « Qui a gagné ? »
  4. « Quand arriverez-vous ? »
  5. « Comment a-t-il fait ? »

Corrigé de l’exercice 7 : corriger les erreurs

  1. Je me demande ce qu’il veut.
  2. Dis-moi si tu viens.
  3. A-t-il compris la leçon ? (« -t- » euphonique entre deux voyelles)
  4. Je ne sais pas où il habite.
  5. Elle demande ce qui se passe.
  6. Il m’a demandé pourquoi je riais.

Dans l’interrogation indirecte, on supprime « est-ce que », l’inversion et le point d’interrogation.

Corrigé de l’exercice 8 : identifier la valeur

  1. Requête polie : on attend une action, pas un « oui ».
  2. Question rhétorique : elle signifie « Tout le monde rêve d’être heureux ».
  3. Demande d’information.
  4. Questions délibératives (infinitif « faire »), suivies d’une alternative.
  5. Question indignée : elle exprime la colère, non une demande.
  6. Question rhétorique : elle affirme qu’il faut le rappeler, tout en associant le lecteur au raisonnement.

Corrigé de l’exercice 9 : question de grammaire sur Molière

  1. Partielles : « Qui peut-ce être ? », « Qu’est-il devenu ? », « Où est-il ? », « Où se cache-t-il ? », « Que ferai-je pour le trouver ? », « Où courir ? », « Où ne pas courir ? », « Qui est-ce ? ». Totales : « N’est-il point là ? », « n’est-il point ici ? », à la forme négative.
  2. L’inversion simple domine (« peut-ce », « est-il », « se cache-t-il », « ferai-je »). « Où courir ? » et « Où ne pas courir ? » sont des phrases non verbales à l’infinitif : ce sont des interrogations délibératives.
  3. Ce ne sont pas de vraies demandes : Harpagon est seul en scène. Elles traduisent son désarroi et deviennent délibératives (« Que ferai-je ? », « Où courir ? »).
  4. L’accumulation de questions brèves crée un rythme haletant et comique ; l’enchaînement « Où courir ? Où ne pas courir ? » est absurde. Le personnage, perdu, finit par s’arrêter lui-même (« Arrête »), en se prenant pour le voleur : l’interrogation sans réponse mène au délire.

Corrigé de l’exercice 10 : question de grammaire sur Racine

Les vers contiennent quatre interrogations directes partielles : « Pourquoi l’assassiner ? » (adverbe interrogatif, complément de cause ; phrase non verbale à l’infinitif), « Qu’a-t-il fait ? » (pronom « que », COD, inversion simple avec « -t- » euphonique), « À quel titre ? » (groupe prépositionnel avec déterminant interrogatif, phrase non verbale), « Qui te l’a dit ? » (pronom « qui », sujet).

Valeur : ce ne sont pas des demandes d’information, mais des questions indignées : Hermione sait pourquoi Pyrrhus est mort, puisqu’elle a ordonné le meurtre. Effet : le rythme brisé (questions de plus en plus courtes, enjambement sur « Qui te l’a dit ? ») traduit l’égarement de la passion ; l’héroïne renie sa propre parole et rejette la responsabilité sur Oreste. L’ironie tragique est totale : la réponse à « Qui te l’a dit ? », c’est elle-même.

Corrigé de l’exercice 11 : la question rhétorique

  1. Partielle (« Comment », adverbe interrogatif de manière), construite par inversion simple (« aurais-je »).
  2. La réponse est évidente : il était impossible de médire du Loup avant d’être né. Reformulation : « Je n’ai pas pu le faire, puisque je n’étais pas né. »
  3. La question oblige le Loup à reconnaître l’absurdité de l’accusation : l’Agneau prend le lecteur à témoin d’une logique irréfutable, avec une politesse qui évite l’affrontement direct.
  4. Le Loup ne cherche pas la vérité : il cherche un prétexte. La fable montre ainsi que la raison est impuissante contre la force, comme l’annonce la morale : « La raison du plus fort est toujours la meilleure ».

Corrigé de l’exercice 12 : écrire un monologue délibératif

Exemple de monologue. CLARA, seule. — Dois-je lui dire la vérité [totale] ? Il l’apprendra de toute façon… Mais qui supporterait d’entendre cela de la bouche d’une amie [rhétorique] ? Je me demande s’il me pardonnerait [indirecte]. Et que gagnerais-je à me taire [partielle] ? Quelques jours de calme, une amitié qui reposerait sur un mensonge. Parler ou se taire [délibérative] ? Pourquoi est-ce toujours à moi de porter les secrets des autres [partielle] ? Non. Demain, je lui parlerai.

Critères de réussite : les six formes demandées sont présentes et correctement identifiées ; ponctuation juste ; hésitation réelle qui progresse vers une décision ; registre adapté au théâtre.

Comment utiliser ce corrigé

Relis d’abord les exercices où tu as hésité et identifie l’étape de la méthode qui t’a manqué : distinguer directe et indirecte, totale et partielle, nommer la construction ou dégager la valeur. Pour les analyses de textes, entraîne-toi à reformuler les corrections à voix haute en deux minutes. Enfin, observe les interrogations dans les textes que tu étudies en classe : la valeur rhétorique ou délibérative est fréquente dans les monologues et les textes argumentatifs.

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