Gratuit. Ce corrigé du brevet est gratuit : il se télécharge en PDF et s’imprime gratuitement, sans inscription ni publicité.
Le sujet est sur la page Brevet de français 2022 : France (septembre). Traiter le sujet d’abord, puis comparer avec ce corrigé.
Ce corrigé brevet français 2022 septembre (série générale, session de remplacement du 12 septembre 2022, 100 points) propose des réponses rédigées, un barème détaillé, la dictée complète et deux productions modèles pour la rédaction. Ces réponses ne sont pas les seules possibles : toute réponse juste et justifiée par le texte de Lesage est acceptée.
Partie 1 : compréhension et compétences d’interprétation (32 points)
Corrigé de la question 1 (3 points)
C’est le cavalier qui prend la parole : il s’exprime au style direct (« Seigneur écolier, me dit-il »). Il s’adresse d’abord à Gil Blas, le jeune narrateur (« Seigneur écolier »), puis, dans la phrase « Vous ne savez pas, continua-t-il en s’adressant à l’hôte et à l’hôtesse », aux aubergistes, qu’il prend à témoin.
Barème : 1 point pour le cavalier, 1 point pour Gil Blas, 1 point pour l’hôte et l’hôtesse. Erreur fréquente : oublier les aubergistes, ou croire que c’est le narrateur qui parle.
Corrigé de la question 2 (4 points)
a) C’est le cavalier qui parle le plus : il monopolise la parole, alors que Gil Blas n’intervient qu’une fois, brièvement (1 point).
b) Le cavalier veut se faire inviter à souper, donc manger gratuitement aux frais de Gil Blas (1 point). Il y parvient : le narrateur l’invite et le voit dévorer l’omelette (1 point). Citation possible (1 point) : « je l’invitai à souper avec moi » (l. 24), ou « Il se jeta d’abord sur l’omelette avec tant d’avidité » (l. 29-30).
Erreur fréquente : répondre que le cavalier veut seulement faire connaissance, sans voir le but du repas.
Corrigé de la question 3 (6 points)
a) Le mot « trésor » désigne Gil Blas, le jeune narrateur, que le cavalier présente aux aubergistes comme une personne précieuse (1 point).
b) Le principal procédé est la flatterie (1 point) : le cavalier couvre le jeune homme de compliments exagérés pour toucher son amour-propre et gagner sa confiance, afin d’obtenir un repas (2 points). Il emploie pour cela l’hyperbole : les éloges sont démesurés, comme dans « la huitième merveille du monde » (l. 7-8), ou « l’ornement d’Oviedo et le flambeau de la philosophie » (l. 3-4), ou encore la comparaison avec « la Grèce d’avoir vu naître ses sages » (l. 16-17). Chaque citation exacte et pertinente vaut 1 point (2 points).
On accepte aussi des citations du narrateur qui commentent le discours : « ses flatteries outrées » (l. 20), « louanges sur louanges » (l. 35).
Erreur fréquente : nommer le procédé (flatterie) sans l’expliquer, ou citer des phrases qui ne sont pas dans le discours du cavalier.
Corrigé de la question 4 (5 points)
a) Un parasite est une personne qui vit aux dépens des autres, sans rien donner en échange, et qui cherche pour cela à se faire bien voir. Le texte le dit : ce sont ceux qui « s’introduisent auprès de lui pour remplir leur ventre à ses dépens » (l. 21-22). L’idée d’un profit volontaire pris sur autrui doit apparaître pour avoir 2 points ; la seule mention de la flatterie vaut 1 point.
b) Le cavalier agit comme un parasite car il emploie tous les moyens pour obtenir un repas gratuit (1 point). Deux éléments suffisent (1 point chacun) :
- il s’approche du jeune « écolier » inexpérimenté « d’un air empressé » (l. 2) et s’attache à lui par des embrassades appuyées (« me jetant les bras au cou », l. 8-9) ;
- il fait des aubergistes ses complices en vantant devant eux son « trésor » (l. 5-8) ;
- il ment en prétendant ne pas avoir faim (« Je n’ai pas grand appétit », l. 26-27) alors qu’il dévore deux omelettes ;
- il prend un air « complaisant » (l. 31) pour plaire pendant qu’il mange.
Erreur fréquente : redire la flatterie, déjà traitée à la question 3.
Corrigé de la question 5 (4 points)
Le narrateur n’a pas le même regard sur le cavalier à l’époque des faits et au moment où il raconte. Jeune et inexpérimenté, il le prend pour « un fort honnête homme » (l. 23-24), voit en lui un « admirateur » sincère et se laisse duper (1,5 point). Devenu adulte, plus lucide, il comprend que le cavalier n’était qu’un « parasite » qui flattait pour manger (1,5 point).
Citation attendue (1 point) : « Pour peu que j’eusse eu d’expérience, je n’aurais pas été la dupe de ses démonstrations ni de ses hyperboles ; j’aurais bien connu, à ses flatteries outrées, que c’était un de ces parasites » (l. 19-21). Elle montre le regard critique de l’adulte, par le conditionnel passé : « je n’aurais pas été la dupe ».
Erreur fréquente : ne pas opposer les deux moments (jeune puis adulte).
Corrigé de la question 6 (4 points)
Le narrateur porte aussi un regard moqueur sur lui-même : c’est de l’autodérision (2 points). Adulte, il rit de la naïveté et de la vanité qu’il avait dans sa jeunesse. Deux éléments du texte (1 point chacun) :
- sa crédulité : « Mon admirateur me parut un fort honnête homme, et je l’invitai à souper » (l. 23-24), ou « je n’aurais pas été la dupe » (l. 19) ;
- sa vanité : « ma jeunesse et ma vanité m’en firent juger tout autrement » (l. 22-23), ou « ce qui me rendait fort content de ma petite personne » (l. 35-36), où l’expression « ma petite personne » est ironique.
On peut aussi relever le contraste comique entre les excès du cavalier et la réaction du jeune homme, qui ne peut même pas répondre, étouffé par l’embrassade (l. 11-13).
Corrigé de la question 7 (6 points)
On attend au moins trois éléments de comparaison (2 points chacun). Oui, la gravure peut illustrer l’épisode, avec des réserves.
Ressemblances :
- c’est une scène de repas avec trois personnages comme dans le texte : le parasite, sa victime et l’aubergiste ;
- la gravure montre un parasite penché vers sa victime, la gueule ouverte comme s’il parlait, ce qui rappelle la flatterie du cavalier et sa voracité (le crocodile à la gueule menaçante) ;
- le mot « pique-assiette » du titre est un synonyme du « parasite » du texte.
Différences :
- les personnages de la gravure sont des animaux (un crocodile, un loup), alors que ce sont des hommes chez Lesage : Grandville met en scène une fable satirique ;
- la victime de la gravure semble méfiante : elle protège son assiette, alors que Gil Blas est entièrement dupe ;
- l’aubergiste de la gravure ne paraît pas être le complice du parasite, alors que le cavalier cherche à le prendre à témoin dans le texte.
Conseil : organiser la réponse en deux paragraphes, ressemblances puis différences, et citer à chaque fois le texte et un détail de l’image.
Partie 1 (suite) : grammaire et compétences linguistiques (18 points)
Corrigé de la question 8 (6 points)
a) Dans « Je viens d’apprendre [que vous êtes le Seigneur Gil Blas de Santillane] », la proposition entre crochets est une proposition subordonnée conjonctive complétive (1 point). Deux justifications parmi celles-ci (1 point chacune) : elle est introduite par la conjonction de subordination « que » ; elle complète le verbe « apprendre » (c’est son complément d’objet) ; elle peut être remplacée par un pronom (« Je viens de l’apprendre ») ; elle ne peut pas être supprimée ni déplacée.
b) Dans « une nouvelle accolade, [qu’il me fallut encore essuyer] », la proposition est une proposition subordonnée relative (1 point). Justifications possibles (1 point chacune) : elle est introduite par le pronom relatif « qu’ » (qui reprend « accolade ») ; elle complète le nom « accolade » dont elle est le complément ; elle peut être supprimée ou remplacée par un adjectif.
Erreur fréquente : confondre le « que » conjonction (complétive) avec le « que » pronom relatif (relative) ; le pronom relatif a un antécédent et remplace un nom, la conjonction non.
Corrigé de la question 9 (2 points)
Le mot « savantissime » est formé sur l’adjectif savant : c’est le radical (0,5 point). Le suffixe -issime, venu du latin, exprime le superlatif, c’est-à-dire le degré le plus fort (0,5 point). Le mot signifie donc « très savant », « extrêmement savant » (1 point). Le cavalier exagère pour flatter Gil Blas.
Corrigé de la question 10 (5 points)
Réponse attendue : « Le cavalier annonça à Gil Blas qu’il allait se mettre à table pour lui tenir compagnie seulement, et qu’il mangerait quelques morceaux par complaisance. »
Barème : « il » (0,5 point, deux fois), « allait » (1 point : le présent « vais » de « je vais me mettre » devient l’imparfait, concordance des temps), « se » (1 point : « me » devient « se »), « lui » (1 point : « vous » devient « lui »), « mangerait » (1 point : le futur devient conditionnel présent, concordance des temps après un verbe au passé simple). Pour toute autre erreur ou omission, on retire 0,5 point.
Erreurs fréquentes : garder « mangerai », oublier de répéter « qu’ » devant la seconde proposition.
Corrigé de la question 11 (5 points)
Réponse attendue : « On lui apporte un couvert. Il se jette d’abord sur l’omelette avec tant d’avidité, qu’il semble n’avoir mangé depuis trois jours. À l’air complaisant dont il s’y prend, je vois bien qu’elle sera bientôt expédiée. »
Il y a cinq modifications, 1 point chacune : « jeta » devient « jette » (présent), « semblait » devient « semble », « prenait » devient « prend », « vis » devient « vois », « serait » devient « sera » (le conditionnel de futur dans le passé devient futur simple). L’infinitif passé « n’avoir mangé » ne change pas. On retire 0,5 point pour toute autre erreur ou omission.
Piège : « jette » prend deux t et se conjugue sur le modèle de « jeter » ; « prend » prend un d à la troisième personne du singulier.
Partie 2 : dictée (10 points)
Texte de la dictée
D’après Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, 1782. (À préciser avant la dictée : le narrateur est un homme.)
Le voyage à Paris dura une quinzaine de jours [virgule] que je peux compter parmi les plus heureux de ma vie [point]. J’étais jeune [virgule] je me portais bien [virgule] j’avais assez d’argent [virgule] beaucoup d’espérance [virgule] et je voyageais [virgule] à pied et seul [point]. Mes douces illusions me tenaient compagnie [virgule] et jamais la chaleur de mon imagination n’en enfanta de plus magnifiques [point]. Quand on m’offrait quelque place vide dans une voiture [virgule] je répugnais à voir renverser le château des rêveries que je bâtissais en marchant [point]. Cette fois mes idées étaient militaires [point]. Je croyais déjà me voir en habit d’officier avec un beau plumet blanc [point]. Mon cœur s’enflait à cette noble idée [point].
Barème officiel : on retire 1 point pour les erreurs grammaticales, 0,5 point pour les erreurs lexicales, 0,5 point pour quatre erreurs d’accents et 0,5 point pour chaque mot oublié. La ponctuation n’est pas évaluée, mais l’oubli répété de la majuscule compte pour une erreur lexicale. Une erreur répétée sur le même mot n’est pénalisée qu’une fois. On accepte « espérance » et « quelque place vide » au pluriel, ainsi que « renversé ».
Pièges d’orthographe :
- dura : passé simple, 3e personne du singulier, en -a (le sujet est « le voyage ») ;
- peux : verbe pouvoir au présent, 1re personne, en -x (on peut le remplacer par « pouvais » : « que je pouvais compter ») ;
- parmi : préposition, sans -s ni -t ;
- je me portais, je voyageais, tenaient, offrait, bâtissais : imparfaits ; « je voyageais » garde le e après le g pour garder le son [j] ; « illusions » est le sujet de « tenaient » (pluriel) ; « on offrait » est au singulier ;
- seul : adjectif accordé avec « je » (le narrateur est un homme), donc masculin singulier ;
- magnifiques : accord au pluriel avec « en » qui reprend « illusions » ;
- enfanta : passé simple ; répugnais : imparfait, avec le -ais de la 1re personne ;
- renverser : infinitif après « voir » (on peut le remplacer par « voir détruire ») ;
- en marchant : participe présent, invariable, en -ant (et non « marchand ») ;
- habit avec un h muet ; plumet avec un t final ; cœur avec le œ ligaturé ; étaient, militaires, rêveries, bâtissais : attention aux accents.
Partie 3 : rédaction (40 points)
Sujet d’imagination : analyse du sujet et critères
Ce que demande le sujet : un récit commencé par l’amorce donnée, dans laquelle le cavalier raconte à un camarade le tour joué à Gil Blas. On doit garder le système temporel de l’amorce (récit au passé simple et à l’imparfait) et l’énonciation (récit à la troisième personne), puis mêler récit et paroles du cavalier au style direct.
Plan conseillé : (1) l’amorce et l’arrivée dans la taverne ; (2) le récit du cavalier, qui se vante et se moque de Gil Blas en reprenant des faits du texte (le « trésor », les omelettes, les embrassades) ; (3) les réactions du camarade et une chute (par exemple, le camarade devient à son tour un parasite).
Critères : amorce reprise mot pour mot ; cohérence avec le texte de Lesage ; moquerie du cavalier sur la naïveté et la vanité de Gil Blas ; ton vantard (hyperboles, exclamations, répétitions) ; alternance du récit et du discours ; réactions du camarade ; langue claire et correcte. Longueur attendue : une à deux pages.
Production modèle (sujet d’imagination)
Après avoir bien mangé, le cavalier quitta Gil Blas et se rendit dans une taverne. Il y rencontra un camarade auquel il ne put s’empêcher de raconter le bon tour qu’il venait de jouer.
– Mon ami, s’écria-t-il en s’asseyant lourdement, tu ne devineras jamais d’où je viens ! Je sors de l’auberge de Peñaflor, où je viens de faire le meilleur repas de ma vie, sans dépenser un seul maravédi !
Le camarade, intrigué, versa du vin dans deux gobelets et se pencha vers lui.
– Raconte, dit-il.
– Imagine un petit écolier, frais émoulu de sa province, avec la mine d’un enfant qui croit que le monde entier l’attend ! Dès qu’il est entré dans l’auberge, je l’ai flairé de loin. Je me suis approché, la rapière au côté, et je lui ai dit que je savais tout de lui : qu’il était l’ornement de sa ville, le flambeau de la philosophie, la huitième merveille du monde ! Et il me croyait, mon ami, il me croyait ! J’ai même appelé l’hôte et l’hôtesse pour qu’ils admirent ce « trésor » qui dormait chez eux.
Le camarade éclata de rire et faillit renverser son gobelet.
– Et il n’a rien soupçonné ?
– Rien ! Plus je le flattais, plus il gonflait comme une grenouille. Je lui ai sauté au cou deux, trois, quatre fois, et il n’avait même plus la force de respirer ! Quand il m’a invité à souper, j’ai fait semblant de n’avoir pas faim, pour la politesse. Tu me connais : j’ai avalé la première omelette avant qu’il ait fini de dire son nom, et il en a commandé une seconde, ravi de me voir manger. Pendant ce temps, je continuais mes louanges, sans perdre un coup de dent. Il était content de sa petite personne, le pauvre !
– Tu es un artiste, dit le camarade en essuyant une larme. Un vrai maître. Tu devrais me donner des leçons.
– Des leçons ? Je t’en donne une tout de suite : la flatterie ne coûte rien, mais elle rapporte un souper. À ta santé !
Il leva son gobelet. Le camarade, qui avait compris la leçon, sourit à son tour.
– À ta santé, grand conteur ! Et comme un si beau récit mérite une récompense, c’est toi qui m’offres le prochain verre.
Le cavalier resta un instant bouche bée, puis éclata de rire : pour une fois, le parasite avait trouvé plus malin que lui.
Sujet de réflexion : analyse du sujet et critères
Ce que demande le sujet : discuter l’idée que faire rire serait le meilleur moyen de dénoncer les défauts des hommes dans la littérature et les arts. Il faut un développement argumenté, appuyé sur des lectures et des œuvres d’art. On peut défendre que oui, que non, ou nuancer.
Plan conseillé : introduction (amener, poser la question, annoncer le plan) ; I. le rire dénonce efficacement (il rend la critique acceptable, rassemble contre le défaut, crée la complicité) ; II. mais d’autres moyens sont efficaces (le raisonnement sérieux, la compassion, l’indignation) ; conclusion nuancée. Chaque argument est suivi d’un exemple précis.
Critères : une thèse claire, des arguments organisés avec des connecteurs, des exemples précis tirés de lectures et d’œuvres d’art, une introduction et une conclusion, une langue correcte. Longueur attendue : une à deux pages.
Production modèle (sujet de réflexion)
Depuis l’Antiquité, les écrivains et les artistes ont voulu corriger les travers des hommes. Faut-il pour cela faire rire, comme Lesage qui se moque de la vanité de Gil Blas et du parasite qui le flatte ? Nous verrons que le rire est un moyen très efficace de dénoncer les défauts, mais qu’il n’est pas le seul et que d’autres émotions peuvent aussi faire réfléchir.
D’abord, le rire rend la critique plus facile à accepter. Quand on se moque d’un défaut, on ne blesse pas directement le lecteur, qui peut sourire de ce qu’on lui montre sans se sentir attaqué. C’est le principe des fables de La Fontaine : dans « Le Corbeau et le Renard », le renard flatte le corbeau pour obtenir son fromage, exactement comme le cavalier flatte Gil Blas pour obtenir un repas. Le lecteur rit du corbeau vaniteux et retient la leçon : « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ». De même, les comédies de Molière, comme Tartuffe ou Le Bourgeois gentilhomme, rendent l’hypocrisie et la vanité ridicules, et les caricatures de Daumier se moquent des puissants de son temps.
Ensuite, le rire rassemble. Quand toute une salle rit du même personnage, elle se met d’accord pour rejeter ses défauts. Les lecteurs des Lettres persanes de Montesquieu ou des contes de Voltaire se sentent aussi complices de l’auteur, car ils comprennent l’ironie et se placent de son côté contre l’absurdité qu’il dénonce.
Cependant, le rire n’est pas le seul moyen de dénoncer. Certains défauts sont trop graves pour qu’on en rie. Pour dénoncer la misère, Victor Hugo, dans Les Misérables, choisit l’émotion et la compassion : le destin de Cosette ou de Gavroche touche le lecteur plus qu’un éclat de rire. De même, les romans de Zola, comme Germinal, suscitent l’indignation devant le sort des mineurs. Enfin, le tableau Guernica de Picasso dénonce la guerre par l’horreur et non par la plaisanterie : il serait impossible d’en rire.
En conclusion, faire rire est un excellent moyen de dénoncer les défauts des hommes, parce qu’il instruit en divertissant, mais ce n’est pas le meilleur dans tous les cas. Pour les travers de la vie quotidienne comme la vanité ou la flatterie, le rire est idéal ; pour les injustices les plus graves, la compassion et l’indignation sont plus puissantes. Les grands auteurs savent choisir le ton qui convient à leur sujet.
Barème et conseils
| Partie | Points |
|---|---|
| Compréhension et interprétation (questions 1 à 7) | 32 |
| Grammaire et compétences linguistiques (questions 8 à 11) | 18 |
| Dictée | 10 |
| Rédaction | 40 |
| Total | 100 |
Échelle indicative : 0 à 39 points, insuffisant ; 40 à 59, fragile ; 60 à 79, satisfaisant ; 80 à 100, très bon à excellent. Cette échelle est donnée à titre indicatif : le diplôme est calculé avec toutes les matières. Le barème officiel prévoit aussi de retirer des points pour les réponses non rédigées.
Conseil 1 : mieux répondre aux questions. Rédigez des réponses complètes, avec un procédé nommé et une citation courte. Travaillez la méthode avec le cours sur les questions de compréhension et de grammaire, puis entraînez-vous avec les exercices corrigés.
Conseil 2 : gagner des points d’orthographe et de rédaction. Relisez toujours la dictée en vérifiant les accords et les terminaisons ; révisez avec le cours sur la dictée et la réécriture et faites les exercices de dictée et de réécriture. Pour la rédaction, appuyez-vous sur le cours sur le sujet d’imagination et le cours sur le sujet de réflexion.
Retour au sujet : Brevet de français 2022 : France (septembre)

À imprimer
Retrouve ce corrigé du brevet dans un PDF propre, prêt pour la classe ou la maison.
Télécharger le PDF
