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Corrigé du contrôle de français Terminale n°6 : Histoire et violence – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

Histoire et violence : corrigé du contrôle de français terminale n°6, illustration Français PDF
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Voici le corrigé contrôle terminale histoire violence n°6 : réponses justifiées, barème détaillé sur 20 points et exemple de paragraphe pour un devoir d’une heure trente.

Corrigé de l’exercice 1 : Analyser l’ironie de Voltaire (6 points)

Barème : 1 point par question ; 0,5 point pour une réponse juste mais incomplète.

  1. Le champ lexical de la beauté et de l’ordre (« beau », « leste », « brillant », « bien ordonné », « harmonie »). Il construit l’image d’une parade militaire, d’un spectacle esthétique, ce qui fait contraste avec la réalité du massacre.
  2. L’hyperbole « telle qu’il n’y en eut jamais en enfer » est ironique : l’harmonie de la guerre est comparée à celle de l’enfer, ce qui souligne la monstruosité de ce que le narrateur décrit comme un concert.
  3. Le ton est détaché, presque indifférent : les victimes sont données comme des chiffres, sur le même plan que les instruments. Ce détachement est feint : c’est une ironie qui laisse le lecteur s’indigner à la place du narrateur.
  4. Il s’agit de l’optimisme de Leibniz, que Voltaire parodie : si tout est pour le mieux dans « le meilleur des mondes possibles », comment justifier un massacre ? L’expression est reprise ironiquement.
  5. Le terme adopte le point de vue des puissants qui justifient la guerre : les soldats tués sont rabaissés au rang de « coquins » qui « infectaient » la surface du monde. C’est une antiphrase : le lecteur comprend le contraire.
  6. Procédés acceptés : ironie (éloge apparent de la guerre), antiphrase, énumération, hyperbole, détachement du ton, chiffres. Le texte ne condamne jamais la guerre directement : il laisse le lecteur conclure.

Erreur fréquente : prendre l’éloge de la guerre au premier degré.

Corrigé de l’exercice 2 : Lire le dernier tercet de Rimbaud (5 points)

Barème : 1 point par question ; 0,5 point pour une réponse juste mais incomplète.

  1. Le début évoque la douceur et la paix (« parfums », « soleil », « tranquille ») ; la chute révèle la mort. Le contraste produit un choc et rend la mort plus scandaleuse.
  2. « Tranquille » est isolé au début du vers, après une pause : ce rejet met en valeur le mot, qui sonne comme une dernière illusion de paix juste avant la révélation.
  3. Le verbe « dort » et le « soleil » installent l’image d’un sommeil paisible, ce qui trompe le lecteur et prépare la surprise. La beauté du paysage cache la mort.
  4. Un euphémisme : on adoucit la mort en parlant de sommeil. Ici, il piège le lecteur, qui découvre avec le dernier vers que le soldat est mort.
  5. « Deux trous rouges » : mots courts, concrets, sans commentaire. La sobriété de la description fait entendre la violence sans qu’il soit besoin d’exclamations, et la précision visuelle (la couleur rouge) saisit le lecteur.

Corrigé de l’exercice 3 : Confronter les deux textes (2 points)

Barème : 1 point par question.

  1. Voltaire dénonce par l’ironie (il feint d’admirer) ; Rimbaud dénonce par la révélation tardive (la chute) et le contraste entre la beauté du paysage et la mort.
  2. Voltaire cherche surtout à faire réfléchir en mettant à distance la violence par l’ironie ; Rimbaud cherche à émouvoir en suscitant la compassion pour un jeune soldat. Réponse inverse acceptée si elle est justifiée.

Corrigé de l’exercice 4 : Repères sur histoire et violence (3 points)

Barème : 1 point par question.

  1. Le témoignage est le récit de celui qui a vu ou subi un événement et qui en atteste la réalité à la première personne.
  2. La mémoire est le souvenir, individuel ou collectif, que l’on garde du passé. L’histoire est la connaissance critique de ce passé, construite par l’historien à partir de sources.
  3. Voltaire, Candide ou l’Optimisme, 1759 (chapitre 3).

Corrigé de l’exercice 5 : Dire la violence (4 points)

Barème : thèse nuancée : 1 point ; deux références précises : 1,5 point ; distinction représenter / justifier : 1 point ; langue : 0,5 point.

Exemple de production réussie :

La littérature peut dire la violence sans la rendre belle, à condition de ne pas la célébrer. Voltaire le montre dans Candide : il décrit la bataille avec les mots de la beauté, mais l’ironie rend cette beauté insupportable et dénonce la guerre au lieu de l’embellir. Rimbaud, dans « Le Dormeur du val », fait de même : la douceur du paysage ne sert pas à adoucir la mort, elle la rend plus scandaleuse. Représenter la violence ne signifie donc pas la justifier : c’est la faire voir pour la faire refuser. Le danger demeure, toutefois, si l’art fascine par l’horreur ; c’est pourquoi les écrivains témoins de la Grande Guerre ou des camps ont choisi la sobriété.

Barème et conseils

Exercice Points
Exercice 1 : Analyser l’ironie de Voltaire 6
Exercice 2 : Lire le dernier tercet de Rimbaud 5
Exercice 3 : Confronter les deux textes 2
Exercice 4 : Repères sur histoire et violence 3
Exercice 5 : Dire la violence 4
Total 20

Échelle indicative : de 18 à 20 points, maîtrise très solide ; de 14 à 17,5 points, bonne maîtrise ; de 10 à 13,5 points, acquis fragiles à consolider ; en dessous de 10 points, reprise des notions nécessaire.

Conseils pour progresser

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