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Corrigé du brevet de français 2026 : Asie-Pacifique – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

Asie-Pacifique : corrigé du brevet 2026, illustration Français PDF
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Voici le corrigé brevet français 2026 Asie-Pacifique (session du 15 juin 2026, série générale, 100 points) : réponses rédigées question par question, texte de la dictée avec ses pièges, réécriture, puis une production modèle pour chacun des deux sujets de rédaction. Plusieurs formulations sont souvent acceptables : le barème indique ce qui est attendu.

Compréhension et compétences d’interprétation (32 points)

Corrigé de la question 1 (4 points)

Réponse : le personnage principal est commandante de navire (capitaine de la marine marchande, qui assure des convoyages en mer).

Justification par deux citations :

  • « Elle commande depuis plusieurs années, trois ans sur ce navire » : le verbe « commande » et la durée indiquent qu’elle dirige le bateau.
  • « Depuis qu’elle est celle qui donne les ordres et décide de la carrière des autres » : elle a autorité sur l’équipage et sur ses officiers. D’autres citations sont valables : « plusieurs mois à terre entre deux convoyages », « Elle est fille de commandant ».

Barème : 2 points pour le métier correctement nommé (« commandante », « capitaine », « commandant de bord »), 1 point par citation pertinente (2 au maximum, soit 2 points au total pour la justification). Un métier flou (« marin ») ne vaut qu’un demi-point.

Erreur fréquente : répondre « marin » ou « officier » : le texte montre qu’elle est au sommet de la hiérarchie du bord.

Corrigé de la question 2 (4 points)

Deux éléments expliquent que la vie en mer était, pour elle, presque écrite d’avance.

  • Son héritage familial : « Elle est fille de commandant, et jamais il n’a été question d’une vie terrestre ». Elle a grandi dans l’univers des navires, ce qui rend tout autre avenir inimaginable.
  • Son attachement profond à la mer et son choix : « Elle appartient à l’eau comme d’autres ont la fierté d’origines lointaines » ou « Elle a fait le choix de la navigation ». La mer est pour elle une identité. On peut aussi citer « dès le départ elle en a trop appris sur les bateaux pour se détourner de la mer » ou « L’aventure, c’était pour ses lectures d’étudiante » (le goût de l’aventure).

Barème : 2 points par élément (1 point pour l’idée expliquée, 1 point pour la citation exacte et bien choisie).

Corrigé de la question 3 (6 points)

Trois difficultés se dégagent des lignes 15 à 31.

  • Le regard dur et méfiant des autres : elle a dû faire ses preuves « sous les regards exigeants, parfois condescendants, méfiants ». On ne lui a rien pardonné.
  • Un long apprentissage sans aucun raccourci : « Elle n’a brûlé aucune étape » ; « Avec sérieux, de haute lutte, elle a conquis son autorité ». Elle a dû travailler plus que les autres et lutter pour sa légitimité.
  • Les préjugés sexistes sur ses capacités : « On ne donnait pas long de sa carrière, de sa santé » ; « on disait que […] elle n’avait pas les bras costauds, ni les bonnes hormones ». On doutait de sa force et de sa persévérance parce qu’elle est une femme.

Autres réponses acceptées : la fatigue de la première traversée (« elle n’a presque pas dormi »), la tension physique qui a failli dégénérer (« elle a serré le poing pour se battre »).

Barème : 2 points par difficulté (1 point pour l’explication, 1 point pour la citation). Une réponse sans citation ne dépasse pas la moitié des points.

Corrigé de la question 4 (6 points)

Obstacle principal : les préjugés sexistes, c’est-à-dire le regard des hommes de l’équipage qui jugent qu’une femme n’est pas faite pour commander en mer.

Deux procédés d’écriture, identifiés puis analysés :

  • L’anaphore du pronom indéfini « on » (« On souriait », « on ne donnait pas long », « On disait », « on disait que ») : ce pronom désigne une foule anonyme, ce qui montre un préjugé collectif, diffus, impossible à affronter en face. La répétition en début de propositions donne l’impression d’une rumeur incessante. Le verbe à l’imparfait d’habitude souligne que ces remarques sont répétées.
  • L’opposition entre « métier d’homme » et « ce que les femmes commandent » : les mots enferment chaque sexe dans un rôle (le métier de la mer pour les hommes, la maison pour les femmes). L’expression « ce que les femmes commandent » est une périphrase ironique et dévalorisante qui réduit leur autorité à des tâches domestiques.

Autres procédés recevables : l’énumération des critiques (« les bras costauds, ni les bonnes hormones », qui ramène le débat au corps), la proposition « On souriait quand elle tournait le dos » (l’hypocrisie du mépris), le discours rapporté indirect (« On disait que… »), la gradation des moqueries.

Barème : 2 points pour l’obstacle (préjugés sexistes, regard des hommes, stéréotypes de genre), puis 2 points par procédé (1 point pour le nom exact et la citation, 1 point pour l’analyse de son effet). Un procédé seulement nommé sans analyse reçoit 1 point au plus.

Erreur fréquente : citer « la mer » ou « la fatigue » comme obstacle principal, alors que le passage porte sur les paroles des autres.

Corrigé de la question 5 (6 points)

Le parcours du personnage est un exemple positif parce qu’il montre qu’une femme peut réussir par la persévérance et qu’elle fait ensuite évoluer les mentalités.

  • Elle réussit grâce au travail et à la détermination, sans privilège : « Avec sérieux, de haute lutte, elle a conquis son autorité » ; « Elle n’a brûlé aucune étape ». Elle ne répond pas aux préjugés par la violence ou la révolte : le travail « l’apaise ». Elle prouve ses compétences par la rigueur (« le lent respect des procédures »).
  • Elle change le regard des autres et ouvre la voie : « on ne dit plus rien, le féminin a fait son chemin dans les esprits ». Son autorité est acceptée, le mot « commandante » devient normal et elle peut servir de modèle aux autres femmes (« est entré dans les histoires »).

Autres arguments recevables : elle sait maîtriser sa colère (« elle a serré le poing » mais la tension est désamorcée), elle accomplit sa vocation malgré les obstacles.

Barème : 3 points par argument (1,5 point pour l’argument expliqué, 1,5 point pour la citation exacte).

Corrigé de la question 6 (6 points)

Trois liens sont possibles entre la photographie du commandant Edward John Smith et le texte.

  • La fonction : le commandement d’un navire. L’image montre le commandant du Titanic en uniforme blanc, casquette galonnée, devant le bastingage du pont ; le texte dit « Elle commande […] sur ce navire » et « celle qui donne les ordres ». Dans les deux cas, une personne exerce l’autorité sur un paquebot ou un navire.
  • L’image traditionnelle du capitaine : un homme. La photographie incarne le modèle ancien du « métier d’homme » dont parle le texte et les hommes « avant elle » (« Elle a observé le travail des autres, des hommes, avant elle »). Le personnage a dû s’imposer face à cette image, les préjugés étant liés à cette tradition.
  • L’autorité et le prestige. La posture du commandant (debout, bras croisés, visage sérieux) exprime la maîtrise et la fermeté, comme l’autorité « conquise » par la commandante. De plus, Smith est un marin « célèbre » : le texte conclut que le féminin est entré dans les histoires « comme le surnom d’autres marins célèbres ».

Idée complémentaire : un contraste entre l’époque de l’image (vers 1911, noir et blanc, un monde masculin) et celle du texte (2021, une femme à la même fonction) : l’évolution des mentalités.

Barème : 2 points par lien (1 point pour l’idée juste, 0,5 point pour la référence au texte, 0,5 point pour la référence à l’image). Un lien qui ne s’appuie que sur l’image ou que sur le texte est limité à 1 point.

Grammaire et compétences linguistiques (18 points)

Corrigé de la question 7 (3 points)

a. Le groupe « que le travail l’apaise » est une proposition subordonnée conjonctive introduite par « que », qui a la fonction de complément d’objet direct (COD) du verbe « a découvert » (1 point).

b. Deux manipulations (1 point chacune : nom et explication) :

  • La pronominalisation : on remplace la proposition par un pronom : « Elle l’a découvert » ou « Elle a découvert cela ». Seul un complément d’objet direct se remplace ainsi, sans préposition.
  • La question : « Qu’a-t-elle découvert ? » → « que le travail l’apaise ». On interroge le verbe avec « quoi » ou « qu’ » : c’est la marque du COD.

Autre manipulation acceptée : la non-suppression : on ne peut pas effacer la proposition sans rendre la phrase incomplète (« Elle a découvert, le temps rassurant du labeur » n’est pas satisfaisant), ce qui montre qu’elle n’est pas un complément circonstanciel.

Erreur fréquente : répondre « complément du nom » ou « COI » ; le verbe « découvrir » se construit sans préposition.

Corrigé de la question 8 (2 points)

a. Les deux propositions sont juxtaposées. Elles expriment la cause (ou l’explication) : elle n’a brûlé aucune étape parce qu’elle est étrangère à l’idée de privilège (1 point).

b. Réécriture : « Elle n’a brûlé aucune étape car elle est étrangère à l’idée de privilège, à autre chose qu’au lent respect des procédures. » On peut aussi écrire « parce qu’elle est étrangère… » ou « puisqu’elle est étrangère… » (1 point). La conjonction « car » n’est précédée d’une virgule que si on le souhaite : les deux écritures sont acceptées.

Erreurs fréquentes : répondre « conséquence » en employant « donc » (le sens est inversé : la cause est dans la deuxième proposition), ou « addition » avec « et ».

Corrigé de la question 9 (3 points)

a. Formation (1 point) : « surnom » est un mot dérivé, formé du préfixe « sur- » (« en plus ») et du radical « nom ». Il n’y a pas de suffixe.

b. Sens (1 point) : un surnom est un nom ajouté, ou substitué, au nom propre d’une personne, souvent donné pour évoquer un trait, un exploit ou une qualité. Dans le texte, « commandante » devient un titre qui entre dans l’histoire au même titre que le surnom d’un grand marin célèbre.

c. Famille de mots (1 point) : un nom commun parmi « nom », « prénom », « pronom », « renom », « nomination », « dénomination » ; un verbe parmi « nommer », « renommer », « surnommer », « dénommer ». Pour obtenir le point, il faut un nom ET un verbe (0,5 point chacun). Attention : « nombre » et « numéro » n’appartiennent pas à la famille.

Corrigé de la question 10 (10 points)

Réécriture attendue :

« Elles n’ont brûlé aucune étape, elles sont étrangères à l’idée de privilège, à autre chose qu’au lent respect des procédures. Elles ont découvert que le travail les apaise, le temps rassurant du labeur. Avec sérieux, de haute lutte, elles ont conquis leur autorité. »

Barème (10 modifications, 1 point chacune) :

  • « Elles n’ont brûlé » (pronom et verbe) : 2 points ;
  • « elles sont » : 1 point ;
  • « étrangères » (accord de l’attribut au féminin pluriel) : 1 point ;
  • « Elles ont découvert » (pronom et auxiliaire) : 2 points ;
  • « les apaise » (le COD « l’ » devient « les », le verbe reste au singulier car son sujet est « le travail ») : 2 points ;
  • « elles ont conquis » : 1 point ;
  • « leur autorité » (le possessif change et reste au singulier) : 1 point.

Ce qui ne change pas : « brûlé » et « conquis » (participes passés conjugués avec avoir, dont le COD est placé après), « aucune étape » (invariable), « l’idée de privilège ». Pièges : écrire « les apaisent » (erreur, le sujet est « le travail ») ; oublier d’accorder « étrangères » ; écrire « leurs autorités ».

Dictée (10 points)

Texte de la dictée

Trempée de sueur dans son bleu de travail [virgule], elle passe de poste en poste pour poser [virgule], encore [virgule], quelques questions [virgule], donner quelques nouvelles de ses décisions fermes [point]. Elle fait le tour [virgule], et détaille des yeux les outils [virgule], les clés géantes [virgule], et ce qu’il faut de pinces pour opérer les cuves [point]. Elle comprend quelque chose de global [virgule], même sans l’avoir appris [virgule], une logique propre à cette machine [virgule], et l’oublie aussitôt [point]. C’est aussi beau [virgule], pourtant [virgule], que la loi du vent dans les voiles [point].

Il lui semble qu’elle a semé un peu de calme dans l’agitation des ouvriers [virgule], qu’elle a rendu la panne un peu moins grave [point]. Elle regarde chacun repartir à sa tâche d’un pas plus assuré [point].

Mariette Navarro, Ultramarins, 2021

Rappel du déroulement : lecture préalable lente, dictée avec ponctuation, relecture sans ponctuation. Au tableau : « Mariette Navarro, Ultramarins, 2021 », et l’examinateur précise que le personnage est une femme (ce qui commande l’accord de « Trempée »).

Barème indicatif (10 points) : on part de 10 points. Chaque erreur d’accord ou de conjugaison (grammaticale) retire 1 point ; chaque erreur d’orthographe lexicale (mot mal écrit) ou de ponctuation retire 0,5 point ; une même faute répétée ne compte qu’une fois ; la note ne peut être inférieure à 0.

Pièges d’orthographe expliqués :

  • « Trempée » : adjectif épithète détaché, qui s’accorde au féminin singulier avec « elle ». L’examinateur a précisé que le personnage est une femme.
  • « quelques questions », « quelques nouvelles » : « quelques » est un déterminant, pluriel avec un nom pluriel. Dans « quelque chose », « quelque » est invariable et reste au singulier, en deux mots.
  • « fermes » et « géantes » : adjectifs accordés avec « décisions » et « clés » (féminin pluriel).
  • « ce qu’il faut de pinces » : « il faut » est impersonnel ; « pinces » est au pluriel.
  • « appris » après « avoir » : infinitif passé, donc participe sans accord. « l’oublie » : le « l’ » est le pronom COD, le verbe se termine par un « e » (3e personne du singulier). « aussitôt » : un seul mot, adverbe.
  • « semé » et « rendu » : participes passés avec « avoir », sans accord car le COD (« un peu de calme », « la panne ») est placé après le verbe. Ne pas écrire « rendue ».
  • « assuré » : accord avec « pas », masculin singulier. « d’un pas » : « pas » prend un « s » mais reste au singulier.
  • « voiles », « ouvriers », « yeux » : pluriels (« des yeux » est irrégulier). « tâche » : accent circonflexe.

L’épreuve ne comporte pas de réécriture dans la dictée : la réécriture de la question 10 est traitée plus haut.

Rédaction (40 points)

Critères d’évaluation : la cohérence avec le sujet et la consigne (nombre de lignes minimum, 30 lignes pour la réflexion, 35 lignes pour l’imagination), la construction et la clarté, la richesse du vocabulaire et la correction de la langue (orthographe, syntaxe, ponctuation), la qualité de l’écriture. On choisit un seul des deux sujets.

Sujet d’imagination : le discours de la commandante

Analyse du sujet : il faut écrire un discours oral au discours direct, à la première personne, adressé à des élèves (« vous »). Le sujet demande trois choses : raconter ce qu’elle a vécu en mer, dire ce qu’elle a ressenti face à l’attitude de ses collègues, puis défendre le travail des femmes à des postes à responsabilité avec des arguments. On emploie le présent de discours, le passé composé et l’imparfait pour le récit, et des marques d’oralité (apostrophes aux élèves, questions rhétoriques).

Plan : 1) accueil des élèves et récit de la première traversée ; 2) les regards et les remarques, ce qu’elle a ressenti ; 3) deux ou trois arguments (compétence, apport de la diversité, exemple pour les autres) ; 4) conclusion et appel aux élèves. Ne signez pas la copie et n’employez aucun nom propre.

Production modèle (environ 35 lignes) :

« Bonjour à toutes et à tous, et merci de m’accueillir dans votre école. Quand on m’a demandé de venir vous parler de la mer, j’ai d’abord pensé à l’odeur du sel et à l’immensité de l’horizon. Mais je voudrais vous raconter autre chose : ce que signifie arriver, à vingt-sept ans, sur la passerelle d’un grand navire quand on est une femme.

Ma première traversée a duré presque trois semaines. Je n’ai presque pas dormi : je voulais tout comprendre, tout vérifier, être partout à la fois. Je sentais pourtant les regards. Dans la salle des machines, certains marins souriaient dès que je tournais le dos. À table, on me disait que ce métier ne durerait pas, que je finirais bien par retourner à terre. Un soir, une phrase de trop m’a fait serrer le poing. Je vous le confesse : j’avais envie de me battre. Heureusement, une main s’est posée sur mon épaule et j’ai respiré. Ce soir-là, je me suis sentie à la fois furieuse, humiliée et très seule.

Alors j’ai choisi de répondre autrement. J’ai travaillé, j’ai respecté chaque procédure, j’ai appris le nom de chaque outil et de chaque marin. Peu à peu, le doute a changé de camp. Aujourd’hui, c’est moi qui donne les ordres, et plus personne n’ose me parler de mes bras ou de mes hormones.

Pourquoi vous raconter cela ? Parce que je crois fermement que les femmes ont toute leur place aux postes à responsabilité. Mon premier argument est simple : la compétence n’a pas de sexe. Un navire ne demande ni muscles de géant ni caractère de tyran, mais du sang-froid, de la rigueur et de l’écoute. Deuxième argument : une équipe mixte est plus solide. Quand des personnes qui ont vécu des choses différentes réfléchissent ensemble, elles voient plus de dangers et trouvent plus de solutions. Enfin, chaque femme qui réussit ouvre une porte aux suivantes. Quand j’étais élève, je n’avais presque aucun modèle féminin à regarder. Si l’une d’entre vous rêve de piloter un navire, un avion ou une entreprise, elle pourra se dire que d’autres l’ont fait avant elle.

Alors, mesdemoiselles, messieurs, ne laissez jamais personne vous répéter qu’un métier n’est pas pour vous. Et vous, les garçons, soyez ceux qui, dans un équipage, une classe ou une équipe, tendent la main au lieu de sourire dans le dos. Voilà ce que la mer m’a appris. Merci de m’avoir écoutée. »

Sujet de réflexion : les obstacles et la détermination

Analyse du sujet : la question « les obstacles renforcent-ils la détermination des individus ? » appelle un développement argumenté. Il faut débattre : oui, souvent, mais pas toujours. Chaque argument est illustré par un exemple précis tiré des lectures, du cinéma, de l’histoire ou de la culture artistique. Le texte de Mariette Navarro peut servir d’exemple (la commandante), sans que ce soit obligatoire.

Plan : 1) les obstacles peuvent renforcer la détermination (exemple : la commandante du texte, la réussite après l’échec) ; 2) mais ils peuvent aussi décourager quand ils sont trop lourds ou injustes ; 3) ce qui compte, c’est le soutien reçu et le sens donné à l’épreuve.

Production modèle (environ 30 lignes) :

On dit souvent que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Les obstacles renforcent-ils réellement la détermination des individus ? Il me semble que c’est souvent le cas, mais qu’ils peuvent aussi décourager, et que tout dépend de la manière dont on les affronte.

D’abord, un obstacle peut devenir un moteur. Face à la difficulté, certaines personnes se découvrent plus courageuses qu’elles ne le pensaient. Le personnage de commandante, dans le roman de Mariette Navarro, en est un bon exemple : malgré les remarques et la méfiance des hommes, elle ne brûle aucune étape, travaille avec sérieux et finit par conquérir son autorité. Les railleries qui devaient la décourager ont, au contraire, nourri sa volonté de prouver sa valeur. On retrouve la même force dans le film « Les Figures de l’ombre », où trois mathématiciennes noires de la NASA surmontent le racisme et le sexisme dans les années 1960 : chaque porte fermée les pousse à travailler davantage jusqu’à être reconnues. Dans la vie ordinaire aussi, un élève qui échoue à un examen peut en tirer l’énergie de recommencer et de réussir plus tard.

Cependant, un obstacle n’est pas toujours stimulant. Quand il est trop lourd, trop répété ou trop injuste, il peut user la confiance et pousser à l’abandon. Beaucoup de personnes harcelées à l’école perdent le goût d’apprendre, et l’on sait que certains talents ont renoncé faute de moyens ou de soutien. Dans « Les Misérables », Victor Hugo montre aussi comment la misère écrase Fantine : les épreuves ne la renforcent pas, elles la brisent. La détermination ne naît donc pas de l’obstacle seul.

Ce qui fait la différence, c’est le soutien et le sens donné à l’épreuve. Quand l’obstacle est accompagné par des proches, des enseignants ou des amis, il devient surmontable ; quand on comprend pourquoi on se bat, on tient plus longtemps. Dans le texte, la main posée sur l’épaule de la commandante la retient au moment où elle pourrait céder à la colère : un simple geste suffit à transformer l’épreuve en victoire.

En conclusion, les obstacles peuvent renforcer la détermination, à condition qu’ils restent à notre mesure et que nous ne soyons pas seuls. C’est pourquoi la société doit faire en sorte que les difficultés d’une vie ne soient pas des murs infranchissables pour ceux qui ont le courage d’avancer.

Barème et conseils

Partie Questions Points
Compréhension et interprétation 1 à 6 (4 + 4 + 6 + 6 + 6 + 6) 32
Grammaire et compétences linguistiques 7 à 10 (3 + 2 + 3 + 10) 18
Dictée texte dicté 10
Rédaction un sujet au choix 40
Total l’ensemble de l’épreuve 100

Échelle de notes indicative : de 0 à 49 points, des bases à consolider ; de 50 à 69 points, un niveau satisfaisant ; de 70 à 84 points, un bon niveau ; à partir de 85 points, un très bon niveau (l’épreuve compte coefficient 2 dans le brevet).

Conseil 1 : améliorer les réponses aux questions. Relisez le cours sur les questions de compréhension et de grammaire puis entraînez-vous avec les exercices de compréhension et de grammaire. Pensez à toujours citer le texte et à analyser chaque procédé.

Conseil 2 : soigner la dictée et la rédaction. Révisez la méthode de la dictée et de la réécriture avec les exercices de dictée et de réécriture, puis préparez la rédaction avec les exercices du sujet d’imagination et les exercices du sujet de réflexion.

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