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L’explication linéaire à l’oral du bac : cours de français 1ère – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

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L’explication linéaire à l’oral du bac : cours de français 1ère, illustration Français PDF
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Gratuit. Ce cours est gratuit : il se télécharge en PDF et s’imprime gratuitement, sans inscription ni publicité.

L’explication linéaire est le cœur de la première partie de l’oral du bac de français : en douze minutes, tu lis un texte de ton récapitulatif et tu l’expliques dans l’ordre, du premier au dernier mot. Ce cours te donne le déroulé de l’épreuve, la méthode pour dégager les mouvements et un projet de lecture, et un exemple travaillé sur « Ma Bohème » de Rimbaud.

L’explication linéaire dans l’oral du bac

L’épreuve orale anticipée dure 20 minutes, précédées de 30 minutes de préparation ; elle est notée sur 20 et compte pour un coefficient 5. La première partie, sur 12 points et 12 minutes, porte sur un texte choisi par l’examinateur dans ton récapitulatif : lecture à voix haute (2 points), explication linéaire (8 points), question de grammaire (2 points). La seconde partie, sur 8 points, est consacrée à l’œuvre que tu as choisie.

Schéma en cinq étapes de la première partie de l'oral : introduction, lecture, explication linéaire, conclusion, question de grammaire, avec leurs points
Le déroulé de la première partie de l’oral

Définition

L’explication linéaire suit le texte dans son ordre, en le découpant en mouvements (ensembles cohérents de sens). Pour chaque passage, tu cites, tu identifies les procédés et tu montres comment ils construisent le sens, au service d’un projet de lecture : la question qui guide toute ton explication.

Préparer l’introduction et la lecture

L’introduction est brève : situe le texte (auteur, œuvre, place de l’extrait), dis en une phrase de quoi il parle, annonce ton projet de lecture, puis les mouvements. Vient ensuite la lecture à voix haute.

Règle

La lecture doit être audible, fluide et expressive : respecte la ponctuation, fais les liaisons obligatoires, et, en poésie, prononce les e qui comptent dans le vers et respecte les diérèses. Ne lis ni trop vite ni de façon monotone : la lecture montre déjà que tu as compris le texte.

Expliquer mouvement par mouvement

Pour chaque mouvement, annonce son idée, puis avance phrase après phrase ou vers après vers. Chaque remarque suit le même chemin : citer, nommer le procédé, analyser l’effet, interpréter. Une transition relie chaque mouvement au suivant.

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;

Mon paletot aussi devenait idéal ;

J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;

Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.

— Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course

Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.

— Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,

Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes

De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,

Comme des lyres, je tirais les élastiques

De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur !

Arthur Rimbaud, « Ma Bohème (Fantaisie) », Cahier de Douai, 1870

Quatre cartes : les trois mouvements de Ma Bohème et le projet de lecture
Un découpage possible de « Ma Bohème »

Exemple

Extrait d’explication du premier mouvement : « Le poème s’ouvre sur un imparfait de durée, « Je m’en allais », qui installe la fugue comme un état heureux plutôt que comme un événement. La pauvreté est d’emblée visible avec les « poches crevées », mais l’adjectif « idéal », placé à la rime, la retourne : le paletot est si usé qu’il n’est plus qu’une idée, et il devient en même temps sublime. L’apostrophe « Muse ! » et le terme médiéval « féal » font du jeune vagabond le vassal de la poésie, avec une pointe de parodie que confirme l’exclamation familière « Oh ! là ! là ! ». Dès le premier quatrain, la misère est donc transfigurée par l’humour et par le rêve. »

Attention

Le piège majeur est la paraphrase : redire le texte avec d’autres mots (« il part avec ses poches trouées ») n’est pas expliquer. Évite aussi les relevés de procédés sans interprétation (« il y a une allitération en r ») et l’explication qui saute des passages entiers : linéaire signifie que tout le texte est parcouru.

Conclure et gérer son temps

La conclusion répond clairement au projet de lecture en reprenant le bilan de chaque mouvement ; une ouverture brève est possible. Pendant les trente minutes de préparation, prépare aussi la question de grammaire : compte environ vingt minutes pour l’explication, dix pour la grammaire et la relecture de tes notes.

Méthode

  1. Écris tes notes sur des feuilles séparées, une par mouvement, sans rédiger de phrases complètes.
  2. Surligne les citations sur le texte lui-même pour les retrouver d’un coup d’œil.
  3. Ne lis jamais tes notes : regarde l’examinateur, qui ne t’interrompt pas pendant cette partie.

À retenir

  • Première partie : 12 minutes, 12 points (lecture 2, explication 8, grammaire 2).
  • Introduction : situer, présenter, projet de lecture, mouvements.
  • Pour chaque remarque : citer, nommer, analyser, interpréter.
  • Pas de paraphrase, pas de passage oublié, une conclusion qui répond au projet.

Pour aller plus loin

Entraîne-toi avec les exercices d’explication linéaire sur « Le Dormeur du val », puis vérifie tes connaissances avec le QCM sur l’explication linéaire. Pour la suite de l’épreuve, consulte le cours sur la question de grammaire et le cours sur le Cahier de Douai.

Cours « L’explication linéaire à l’oral du bac  » en PDF

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