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Le sujet est sur la page Brevet de français 2019 : Antilles-Guyane. Traiter le sujet d’abord, puis comparer avec ce corrigé.
Voici le corrigé brevet français 2019 antilles guyane, session du 27 juin 2019 : toutes les réponses sont rédigées et justifiées, la dictée est reproduite avec ses pièges, et chacun des deux sujets de rédaction reçoit une production modèle. L’épreuve est notée sur 100 points : 20 points de grammaire, 30 points de compréhension et d’interprétation, 10 points de dictée et 40 points de rédaction.
Grammaire et compétences linguistiques (20 points)
Corrigé de la question 1 (2 points)
Le verbe « habitions » est conjugué à l’imparfait de l’indicatif (1 point).
Cet imparfait a une valeur de description et de durée : il évoque un cadre de vie qui se prolongeait dans le passé, sans limite précise, et dont le poète garde la nostalgie (« d’autrefois », vers 2). Il installe le décor d’un bonheur révolu, vu comme un état durable et non comme un événement ponctuel (1 point). On accepte aussi : valeur d’habitude, de situation passée.
Erreur fréquente : parler d’un passé simple ou d’un présent ; la terminaison -ions est celle de la 1re personne du pluriel à l’imparfait.
Corrigé de la question 2 (5 points)
a) Les trois propositions subordonnées relatives de la première strophe sont : « Où l’eau court » (vers 3), « où le buisson tremble » (vers 3) et « qui touche aux bois » (vers 4). Elles sont introduites par les pronoms relatifs « où » et « qui » (3 points, 1 point par relative).
b) Les deux premières complètent le nom « collines » (vers 2) ; la troisième complète le nom « maison » (vers 4). Ces noms sont leurs antécédents (1 point).
c) Ces propositions sont compléments de l’antécédent : elles ont la fonction d’un adjectif qualificatif et précisent le nom qu’elles complètent (1 point).
Erreur fréquente : relever « Dans la maison qui touche aux bois » en entier : le groupe prépositionnel n’est pas la relative, seule la proposition « qui touche aux bois » l’est.
Corrigé de la question 3 (2 points)
a) Le type de phrases dominant est la phrase exclamative : « Que son bonjour était charmant ! » (vers 30), « Oh ! je l’avais, si jeune encore, / Vue apparaître en mon destin ! » (vers 33-34), « Comme nous allions dans la plaine ! » (vers 39) (1 point).
b) Victor Hugo emploie des exclamations pour traduire l’intensité de son émotion : l’admiration, l’émerveillement et la tendresse devant sa fille, et la nostalgie des promenades d’autrefois. Elles donnent au poème un ton lyrique, celui de la confidence d’un père (1 point).
Corrigé de la question 4 (2 points)
Le verbe « heurtaient » est à l’imparfait, à la 3e personne du pluriel. Son sujet est « les papillons de nuit », qui est inversé : il est placé après le verbe (« Heurtaient les papillons de nuit »). Le verbe s’accorde avec ce sujet pluriel et prend donc la terminaison -aient (1 point pour l’identification du sujet inversé, 1 point pour l’accord justifié).
Erreur fréquente : chercher le sujet dans « la vitre » (singulier) ou dans « Elle » du vers précédent.
Corrigé de la question 5 (3 points)
a) « Étoilant » est le participe présent du verbe « étoiler ». Il est formé du radical « étoil- », tiré du nom « étoile », et de la terminaison « -ant » du participe présent. Le verbe « étoiler » est lui-même dérivé du nom « étoile » (2 points : les deux éléments nommés).
b) Un mot de la même famille dans le poème : « étoile » (vers 36, « Et mon étoile du matin ! ») (1 point).
Corrigé de la question 6 (6 points)
Réécriture attendue :
Elles avaient l’air de princesses / Quand nous les tenions par la main ; / Elles cherchaient des fleurs sans cesse / Et des pauvres dans le chemin.
Barème (1 point par groupe correct) : « Elles avaient » (sujet et verbe accordés) ; « de princesses » (le complément se met au pluriel, « d’une princesse » est refusé si le sens n’est plus logique) ; « nous » ; « tenions » (imparfait, 1re personne du pluriel) ; « les » (pronom complément pluriel) ; « Elles cherchaient » (sujet et verbe accordés), le reste du texte restant recopié sans faute.
Pièges : oublier de passer « la » en « les », garder « tenais », ou écrire « Elles avait ». La terminaison de l’imparfait avec « nous » est -ions.
Compréhension et compétences d’interprétation (30 points)
Corrigé de la question 7 (4 points)
Plusieurs qualités sont possibles ; en voici quatre, dont deux suffisent (2 points par qualité : 1 point pour la qualité, 1 point pour la citation).
La générosité : « Elle donnait comme on dérobe » (vers 21) et « Des pauvres dans le chemin » (vers 20) montrent qu’elle pense aux plus démunis.
La discrétion et la modestie : « En se cachant aux yeux de tous » (vers 22) ; elle fait le bien sans le montrer.
La gaieté : « son parler joyeux » (vers 14), « Elle était gaie en arrivant » (vers 50).
La pureté et l’innocence : « Doux ange aux candides pensées » (vers 49), « Ce regard qui jamais ne ment » (vers 32), qui montre aussi sa sincérité.
Corrigé de la question 8 (5 points)
Le père et la fille éprouvent un amour réciproque, fait d’admiration et de complicité.
Le père ressent une adoration pour sa fille : elle fait son bonheur (« Elle faisait mon sort prospère, / Mon travail léger, mon ciel bleu », vers 9-10) et il l’aime de tout son cœur (« Tout mon cœur s’écriait : Mon Dieu ! », vers 12). La fille éprouve de l’admiration et de la confiance pour son père : « J’étais pour elle l’univers » (vers 6) montre qu’il est tout pour elle. Chacun est donc, pour l’autre, la source du bonheur.
Barème : 2 points pour le sentiment du père, 2 points pour celui de la fille, 1 point pour la justesse des deux citations (deux citations exactes au total).
Corrigé de la question 9 (4 points)
a) Les vers 15 et 16 (« Et mon front s’éclairait dans l’ombre / À la lumière de ses yeux ») contiennent une métaphore : le front du père « s’éclairait » et les yeux de l’enfant ont une « lumière ». On accepte aussi l’antithèse entre « ombre » et « lumière » (2 points : figure relevée et nommée).
b) Le regard de l’enfant est comparé à une source de lumière qui chasse l’obscurité. Le sens est que la fille apporte la joie et l’espoir à son père, que sa présence dissipe sa tristesse et ses soucis (« songes », « ombre ») et l’illumine de bonheur (2 points).
Corrigé de la question 10 (2 points)
La nature est associée au bonheur, à la joie et à la sérénité de la promenade. Elle est belle et paisible : « la lune claire et sereine », « ces beaux mois ». Les promenades dans « la plaine » et « les bois » traduisent la liberté et la complicité du père et de sa fille (1 point pour le sentiment, 1 point pour la justification).
Corrigé de la question 11 (5 points)
Dans la dernière strophe, le poète exprime la tristesse, la mélancolie et la douleur du deuil, mais aussi la tendresse pour sa fille et une forme de résignation devant le temps qui passe (1 point).
Figures de style : « Doux ange » est une métaphore et une apostrophe : l’enfant est idéalisée, et le mot « ange » fait aussi penser à sa mort. La comparaison « Comme l’ombre et comme le vent » souligne que le bonheur a disparu aussitôt, qu’il était fragile et fugace (2 points).
Ponctuation : les points de suspension et le tiret après « arrivant… – » créent une rupture et un silence : le poète s’arrête, bouleversé, avant d’avouer que tout est fini. Le point d’exclamation final exprime la plainte et l’émotion (1 point).
Sonorités : la voyelle nasale [ɑ̃] se répète (« ange », « candides », « pensées », « arrivant », « vent ») et donne au vers un son plaintif et prolongé ; les sons [s] de « ces choses sont passées » évoquent le souffle du vent qui emporte le passé (1 point).
Corrigé de la question 12 (6 points)
Plusieurs réponses sont possibles ; il faut développer trois idées distinctes, chacune appuyée sur le texte (2 points par idée).
Idée 1 : exprimer sa douleur et faire son deuil. Le poème est daté de Villequier (4 septembre 1844), le lieu et l’époque du drame. Écrire permet au père de dire sa souffrance et de la soulager ; la dernière strophe (« Toutes ces choses sont passées ») dit le chagrin.
Idée 2 : rendre hommage à sa fille et la faire revivre. Le poète dresse un portrait idéalisé de Léopoldine (« Doux ange », « mon étoile du matin ») pour que sa mémoire ne disparaisse pas : la poésie lutte contre l’oubli.
Idée 3 : partager son émotion avec le lecteur. Hugo s’adresse à un destinataire (« vous rappelez-vous ? », vers 24) et fait de son malheur personnel une émotion universelle : tout lecteur qui a aimé et perdu peut s’y reconnaître.
Corrigé de la question 13 (4 points)
Le groupe en marbre de Jean-Baptiste Hugues représente Œdipe, vieux et aveugle, guidé par sa fille Antigone, qui l’accompagne dans son exil. Les deux œuvres ont le lien père-fille pour sujet : la tendresse, la proximité des corps, la confiance de l’un envers l’autre.
Dans les deux cas, la fille éclaire et guide le père : Antigone est les yeux d’Œdipe aveugle, tandis que, dans le poème, « mon front s’éclairait dans l’ombre / À la lumière de ses yeux » (vers 15-16). Les deux œuvres montrent une enfant dévouée, qui apporte soutien et lumière à son père ; elles célèbrent l’amour filial et la complicité (2 points pour les liens, 2 points pour les références précises aux deux documents).
On peut aussi noter une différence : la sculpture évoque un lien présent, alors que le poème évoque la perte et le souvenir d’une fille disparue, ce qui ajoute au poème une dimension de deuil.
Dictée (10 points)
Texte de la dictée
Le surveillant écrit au tableau le mot « effluves », puis l’auteur et le titre. Il lit d’abord le texte en entier, le dicte en précisant la ponctuation (les passages entre crochets) puis le relit sans la préciser. La coupe notée […] n’est pas dictée.
D’abord, l’odeur grimpait l’escalier, et c’est elle qui me réveillait dans mon lit : le café noir, cuit et recuit, aux effluves de caramel brûlé pour la raison qu’il chauffait en permanence sur la fonte de la cuisinière à bois. Mon père nourrissait le fourneau avec des bûchettes et des rondins qu’il fendait dans la cave. J’entendais les coups sourds qui venaient de derrière les murs, étouffés, réguliers, cadencés. […] L’odeur était humide, la terre battue. Les bras de mon père étaient puissants, sa force m’impressionnait, elle contrastait avec son calme et sa douceur.
Michel Onfray, Le Corps de mon père, 2012
Texte tel qu’il est lu, avec la ponctuation à dire
D’abord [virgule] l’odeur grimpait l’escalier [virgule] et c’est elle qui me réveillait dans mon lit [deux-points] le café noir [virgule] cuit et recuit [virgule] aux effluves de caramel brûlé pour la raison qu’il chauffait en permanence sur la fonte de la cuisinière à bois [point]. Mon père nourrissait le fourneau avec des bûchettes et des rondins qu’il fendait dans la cave [point]. J’entendais les coups sourds qui venaient de derrière les murs [virgule] étouffés [virgule] réguliers [virgule] cadencés [point]. L’odeur était humide [virgule] la terre battue [point]. Les bras de mon père étaient puissants [virgule] sa force m’impressionnait [virgule] elle contrastait avec son calme et sa douceur [point].
Barème : on retire 1 point par erreur grave (orthographe d’un mot ou accord) et 0,5 point par erreur de ponctuation ou d’accent, sur 10 points. Un même mot mal orthographié plusieurs fois ne compte qu’une fois.
Pièges d’orthographe :
« effluves » (écrit au tableau) : un mot masculin souvent pluriel, « ff » et « -es ». « brûlé » : accent circonflexe et accord au masculin avec « caramel ». « cuit et recuit » : participes passés employés comme adjectifs, accordés au masculin singulier avec « café ». « bûchettes » : accent circonflexe de « bûche », et « tt » dans le suffixe. « rondins » : pluriel en -s.
« J’entendais » : imparfait, terminaison -ais. « Fendait, nourrissait, réveillait, chauffait » : imparfaits à la 3e personne du singulier, en -ait. « Étaient » : 3e personne du pluriel, en -aient, car le sujet est « les bras ».
« Étouffés, réguliers, cadencés » : adjectifs qui s’accordent au masculin pluriel avec « les coups » ; il ne faut pas oublier le -s. « Sourds » prend aussi un -s. « Battue » : participe passé adjectif accordé au féminin avec « la terre ».
« Contrastait » : imparfait, sujet « elle », avec la terminaison -ait. « Impressionnait » : double « n » et double « s ». « Derrière » : double « r », accent grave. « D’abord » : ne pas oublier l’apostrophe. Enfin, deux-points après « lit » et virgules dans l’énumération sont à respecter.
Rédaction (40 points)
Le candidat traite un seul des deux sujets. Barème indicatif sur 40 points : 15 points pour le sujet traité (respect de la consigne, cohérence, richesse des idées ou des sentiments, présentation), 15 points pour la maîtrise de la langue (syntaxe, orthographe, ponctuation) et 10 points pour le lexique et le style. Pensez à relire votre copie et à écrire une ligne sur deux.
Sujet d’imagination : le portrait de quelqu’un qui a compté dans l’enfance
Analyse du sujet. Le texte attendu est un portrait : il faut décrire physiquement et moralement la personne, mais aussi raconter des souvenirs partagés, dans lesquels apparaissent la complicité et les sentiments (affection, émerveillement, nostalgie). Le poème d’Hugo, qui mêle portrait de Léopoldine et souvenirs de promenades, sert de modèle.
Plan proposé. 1) Présenter la personne : apparence, voix, gestes, qualités. 2) Raconter un ou deux moments de complicité avec des détails des sens. 3) Terminer sur ce que cette personne est devenue pour le narrateur, avec une note de nostalgie. Emploi de l’imparfait pour décrire, du passé simple pour les événements ponctuels, avec quelques figures de style (comparaison, métaphore).
Critères. Un portrait précis et vivant, deux souvenirs développés, des sentiments exprimés (et pas seulement nommés), un récit à la première personne cohérent, une langue soignée.
Production modèle.
Quand je pense à mon enfance, c’est le visage de ma grand-mère Odette qui me revient d’abord. Elle était petite, ronde, avec des cheveux gris attachés en chignon et des yeux d’un bleu si pâle qu’on aurait dit deux morceaux de ciel d’hiver. Ses mains, tachées par les années, sentaient toujours la farine et la menthe. Sa voix, un peu rauque, chantonnait sans cesse de vieilles chansons qu’elle ne finissait jamais.
Chaque mercredi, je courais jusqu’à sa petite maison au bout du village. Dès que j’ouvrais la porte, une odeur de pomme cuite m’enveloppait comme une couverture. Nous nous installions à la table de la cuisine et elle me confiait l’épluchure des pommes, mission sacrée dont je m’acquittais avec un sérieux de chevalier. Quand la pelure se déroulait en un long ruban sans se casser, elle poussait un cri de triomphe et nous éclations de rire, complices. Elle prétendait que ce secret était le nôtre, que mon grand-père lui-même n’y avait jamais eu droit.
L’été, nous marchions jusqu’au ruisseau, au bout du pré. Elle ôtait ses sandales, retroussait sa robe et plongeait les pieds dans l’eau en poussant de petits cris, comme une enfant. Je me souviens de ce jour où elle m’a pris la main pour me montrer un martin-pêcheur : nous avons retenu notre souffle, immobiles, et j’ai senti que ce silence partagé nous rapprochait plus que toutes les paroles. Mon cœur battait d’émerveillement, et de bonheur aussi, parce que j’étais sûr, à cet instant précis, que rien ne pourrait jamais nous séparer.
Aujourd’hui, la petite maison est vendue et ma grand-mère n’est plus là. Pourtant, il suffit d’une odeur de pomme cuite pour que tout me revienne : le ruban de pelure, le rire, la main chaude. Elle m’a appris la tendresse, la patience et le plaisir des choses simples. Les années passent, mais elle reste, dans ma mémoire, la lumière de mon enfance.
Sujet de réflexion : pourquoi un artiste écrit son autobiographie ou fait son autoportrait
Analyse du sujet. La question porte sur les raisons (« pour quelles raisons ») : il faut donc expliquer, avec des arguments organisés. L’autobiographie est le récit de sa propre vie ; l’autoportrait est une image de soi, peinte, dessinée ou écrite. Le sujet demande d’illustrer chaque raison par des exemples tirés des textes étudiés (le poème d’Hugo, la sculpture), des lectures personnelles et d’autres œuvres.
Plan proposé. 1) Se connaître et se faire connaître. 2) Garder une trace et lutter contre le temps, se souvenir de ceux qu’on a aimés. 3) Exprimer ses émotions et les partager pour toucher le lecteur ou le spectateur. Introduction avec reformulation de la question, conclusion qui répond clairement.
Critères. Trois raisons distinctes, au moins deux exemples précis et exacts, des connecteurs logiques, une introduction et une conclusion nettes, aucun hors-sujet.
Production modèle.
Depuis toujours, des artistes se racontent ou se représentent : Rousseau écrit Les Confessions, Rembrandt peint son visage tout au long de sa vie, Marjane Satrapi dessine son enfance dans Persepolis. Pour quelles raisons un artiste choisit-il de parler de lui-même ? Nous verrons d’abord qu’il cherche à se comprendre et à se faire connaître, puis qu’il veut garder une trace de sa vie et de ceux qu’il a aimés, enfin qu’il souhaite partager ses émotions.
Tout d’abord, écrire sa vie ou peindre son portrait est une façon de se comprendre. En se regardant, l’artiste s’interroge sur ce qu’il est. Rembrandt, par ses nombreux autoportraits, montre le temps qui marque son visage et semble chercher qui il est vraiment. L’autobiographie permet aussi de se faire connaître tel qu’on est, avec ses qualités et ses défauts, et parfois de répondre aux idées fausses que les autres ont sur nous. Rousseau, dans Les Confessions, veut se montrer sans mensonge.
Ensuite, l’artiste veut garder une trace et lutter contre le temps. Le poème « Quand nous habitions tous ensemble » en est un bel exemple : Victor Hugo, qui a perdu sa fille Léopoldine, fait revivre par les mots leurs promenades (« Comme nous courions dans les bois ! ») et lui élève un monument de poésie. De même, la sculpture d’Œdipe et d’Antigone fixe dans le marbre un lien d’amour. Écrire ou créer, c’est refuser que les êtres chers et les moments heureux disparaissent.
Enfin, l’artiste exprime et partage ses sentiments. La douleur, la joie ou la colère deviennent plus supportables quand on les met en forme, et elles touchent le public, qui s’y reconnaît. Satrapi raconte une enfance marquée par la guerre, mais ses lecteurs ressentent à travers elle des émotions universelles. Certaines chansons autobiographiques jouent le même rôle : elles transforment une épreuve personnelle en émotion commune.
En conclusion, un artiste écrit son autobiographie ou fait son autoportrait pour se comprendre, pour garder une trace de sa vie et pour partager ses émotions. Son œuvre devient alors un miroir dans lequel chacun peut se regarder.
Barème et conseils
| Partie | Points |
|---|---|
| Grammaire et compétences linguistiques (questions 1 à 6) | 20 |
| Compréhension et compétences d’interprétation (questions 7 à 13) | 30 |
| Dictée | 10 |
| Rédaction | 40 |
| Total | 100 |
Échelle indicative : de 80 à 100 points, très bonne maîtrise ; de 60 à 79, bon niveau ; de 40 à 59, résultat correct mais à consolider ; moins de 40, à retravailler méthodiquement (une note de 50 sur 100 correspond à 10 sur 20).
Conseil 1 : les questions, la grammaire et la poésie. Justifiez chaque réponse par une citation courte et donnez toujours le nom de la figure de style. Entraînez-vous avec le cours sur les questions de compréhension et de grammaire et les exercices correspondants. Pour les figures de style, révisez le bilan sur les figures de style.
Conseil 2 : la dictée et la rédaction. Pour la dictée, travaillez le cours sur la dictée et la réécriture et ses exercices. Pour la rédaction, gardez 10 minutes pour la relecture et voyez le cours sur le sujet d’imagination et le cours sur le sujet de réflexion.
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