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Corrigé du brevet de français 2025 : Polynésie française – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

Polynésie française : corrigé du brevet 2025, illustration Français PDF
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Le sujet est sur la page Brevet de français 2025 : Polynésie française. Traiter le sujet d’abord, puis comparer avec ce corrigé.

Voici le corrigé brevet français 2025 polynésie (session du 26 juin 2025, série générale) : nous rédigeons une réponse détaillée pour chaque question du sujet, la dictée avec son barème et une production modèle pour chaque sujet de rédaction. L’épreuve est notée sur 100 points. Les réponses proposées sont rédigées par nos soins ; d’autres formulations sont acceptées dès qu’elles sont justes et justifiées.

Grammaire et compétences linguistiques (20 points)

Corrigé de la question 1 (1 point)

La figure de style soulignée est une comparaison. Elle réunit un comparé (« ces lignes tendues à l’extrême »), un comparant (« du sucre filé ») et un outil de comparaison, le mot « comme ». Elle suggère la finesse, la tension et la fragilité brillante des lignes de la vague, semblables aux fils de sucre étirés.

Barème : 1 point pour « comparaison » (le mot « comparaison » seul suffit). Erreur fréquente : répondre « métaphore » alors que l’outil « comme » est présent.

Corrigé de la question 2 (2 points)

a. « Une vraie paroi. » est une phrase nominale : elle ne contient aucun verbe conjugué et s’organise autour d’un nom (« paroi »). (1 point)

b. On peut relever, au choix : « Le mariage du surf et de l’escalade. » (l. 1) ; « Une verticalité après presque quatre-vingt-dix degrés. » (l. 1-2) ; « Cette force démoniaque décoiffée par l’écume […] » (l. 6-8), dont les seuls verbes appartiennent à des propositions subordonnées. La phrase « Cette vague qui semblait sucer toute l’eau du reef devant elle sans jamais vouloir s’arrêter. » (l. 5-6) est aussi nominale, car son seul verbe appartient à une proposition relative. (1 point)

Attention : « Hiro regarda la montagne. » n’est pas une phrase nominale, elle contient un verbe conjugué.

Corrigé de la question 3 (1 point)

Le participe passé « aspirées » est employé sans auxiliaire : il joue le rôle d’un adjectif et s’accorde comme tel avec le nom qu’il complète, « lignes », qui est féminin pluriel ; d’où le -e du féminin et le -s du pluriel. La construction passive « par la vague » confirme que ce sont les lignes qui sont aspirées.

Barème : 1 point si l’accord avec « lignes » est donné. Si le candidat traite « tendues » (même explication), l’accord est également valide.

Corrigé de la question 4 (2 points)

« Vertigineuse » est un mot dérivé : il est formé à partir du nom « vertige » (radical « vertig- ») auquel on ajoute le suffixe « -ineuse » (forme féminine de « -ineux »). Il n’y a pas de préfixe. (1 point)

Sa classe grammaticale est adjectif qualificatif (féminin singulier), épithète du nom « pente ». (1 point)

Corrigé de la question 5 (2 points)

Le mot « le » est un pronom personnel (de la 3e personne du singulier) qui remplace « Hiro ». (1 point) Il est complément d’objet direct (COD) du verbe « galvanisa » : on peut poser la question « la puissance de vie galvanisa qui ? – Hiro ». (1 point)

Erreur fréquente : confondre avec l’article défini « le », qui précède un nom ; ici, « le » est placé devant un verbe.

Corrigé de la question 6 (2 points)

Les deux phrases sont au passé simple et expriment des actions ponctuelles, achevées, qui se succèdent : Hiro regarde la montagne puis glisse sur la vague. Ce temps fait avancer le récit, au premier plan, et donne un rythme rapide, presque haletant, au moment où le surfeur s’engage. (1 point pour la succession d’actions achevées, 1 point pour l’effet de rythme ou de premier plan.)

Contraste utile : l’imparfait (« diffusaient », « achevait ») décrit au contraire l’arrière-plan, des états ou des actions qui durent.

Corrigé de la question 7 (10 points)

Texte attendu : « Ils laissèrent passer la première vague. Ils l’offrirent au rhinocéros de la montagne. Sous leurs planches, la vague vibra en eux. Des millions d’ondulations diffusaient leur énergie. Une telle puissance de vie les galvanisa. Un langage surface, fait d’impulsions et d’ondes retours, un code sacré qui achevait leur métamorphose en guerriers. La légende des jumeaux gravita dans leur sang. »

Barème (10 points, 1 point par transformation correcte) :

  • « Hiro laissa » devient « Ils laissèrent » (verbe au passé simple, 3e personne du pluriel : -èrent) ;
  • « Il l’offrit » devient « Ils l’offrirent » (sujet et terminaison -irent) ;
  • « Sous sa planche » devient « Sous leurs planches » (déterminant possessif et nom au pluriel) ;
  • « la vague vibrant » : le texte imprimé contient « vibrant », forme qui ne convient pas à une phrase correcte ; on attend « la vague vibra » (le sujet « la vague » reste singulier, le verbe reste donc au singulier). Le candidat qui écrit « vibra » ou « vibrait » marque le point ; celui qui met un pluriel justifié par un sujet « les vagues » est aussi accepté ;
  • « en lui » devient « en eux » ;
  • « le galvanisa » devient « les galvanisa » (pronom COD pluriel) ;
  • « sa métamorphose » devient « leur métamorphose » ;
  • « en guerrier » devient « en guerriers » (chacun devient un guerrier : le pluriel est attendu) ;
  • « dans son sang » devient « dans leur sang » (le singulier « sang » est accepté ; « leurs sangs » est possible mais rare) ;
  • et le dernier point récompense la conservation de tout ce qui ne change pas : « Des millions d’ondulations diffusaient leur énergie », « un code sacré qui achevait », « La légende des jumeaux gravita ».

Pièges : le verbe de la relative « qui achevait » reste au singulier, car son antécédent est « un code » ; il ne faut pas écrire « leur planche » au singulier par oubli, ni laisser « sa » ou « son ».

Compréhension et compétences d’interprétation (30 points)

Corrigé de la question 8 (1 point)

La scène se déroule à Teahupo’o, dans l’océan, sur une vague célèbre de la Polynésie française (Tahiti). Les indices sont le nom « Teahupo’o » (l. 15), les mots « vague », « reef » (l. 6), « surfeur », « planche » et la « montagne » en arrière-plan. (1 point pour le lieu précis ou pour « en mer, sur une vague de surf » avec un indice.)

Corrigé de la question 9 (2 points)

« Le mur » désigne la vague qui se lève devant Hiro. C’est une métaphore : la vague est assimilée à un mur parce qu’elle est haute, droite et verticale. (1 point) Les mots suivants le montrent : « Une vraie paroi », « Le mariage du surf et de l’escalade », « Une verticalité après presque quatre-vingt-dix degrés ». (1 point)

Corrigé de la question 10 (2 points)

L’expression associe deux idées : « majesté » évoque une grandeur imposante, noble, qui force le respect ; « terrifiante » indique que cette grandeur fait peur. La vague est donc à la fois belle et grandiose, et dangereuse. (1 point pour chaque mot bien expliqué, ou 2 points pour une explication globale correcte.) Même après l’avoir vue « dix mille fois », Hiro reste saisi : cela souligne sa puissance.

Corrigé de la question 11 (2 points)

Hiro éprouve un mélange d’admiration, de fascination et de crainte respectueuse. Éléments possibles : il est « impressionné » (l. 3) ; la vague est une « terrifiante majesté », un « tube sacré » : il la vénère ; il serait prêt à « mourir pour elle » (l. 9-10), ce qui montre un amour absolu ; la force est « démoniaque » (l. 7), donc inquiétante. Plus tard, il est « galvanisé » : la peur se transforme en énergie. (1 point pour les sentiments, 1 point pour les justifications précises.)

Corrigé de la question 12 (2 points)

Le « défi » est celui d’affronter la vague à chaque session. « Elle » désigne la vague (personnifiée) : Hiro veut lui prouver son courage et mériter d’être accepté. « Lui » renvoie à Hiro lui-même : il cherche aussi à se dépasser et à vaincre sa peur. Il ne sait pas pour qui il surfe vraiment, car les deux se confondent (« Les deux se rejoignaient et se fondaient », l. 13). (1 point pour chacun des deux destinataires, avec une explication.)

Corrigé de la question 13 (3 points)

Réponse possible 1 : la métaphore filée (ou la comparaison « comme l’huître de la perle »). La vague est comparée à une huître et le surfeur à une perle : « la vague acceptait le surfeur comme l’huître de la perle » (l. 13-14), « l’huître perlière rejette parfois son nucleus » (l. 15). Effet : le surfeur apparaît comme un trésor précieux et fragile, protégé au cœur de la vague, mais qui peut être rejeté.

Réponse possible 2 : la personnification. « la vague acceptait le surfeur », « Teahupo’o recrache celui qui la bravait » : la vague agit comme un être vivant, qui accueille ou refuse. Effet : elle devient un adversaire, une divinité, et le danger paraît plus intense.

Barème : 1 point pour la figure nommée, 1 point pour le relevé exact, 1 point pour l’effet.

Corrigé de la question 14 (3 points)

L’autrice montre la métamorphose de Hiro de plusieurs manières :

  • le lexique de l’énergie : « énergie », « puissance de vie », « galvanisa », « vibra » : la vague lui transmet sa force ;
  • le vocabulaire du rite et de la transformation : « un langage », « un code sacré », « achevait sa métamorphose en guerrier » : Hiro entre dans une initiation ;
  • l’héritage de la légende : « La légende des jumeaux gravita dans son sang » : il porte en lui un courage ancestral ;
  • le rythme : l’imparfait « diffusaient » (énergie qui se propage) puis le passé simple « galvanisa », qui marque le basculement. Les phrases deviennent plus courtes et plus décidées.

Barème : 1 point par procédé expliqué, jusqu’à 3 points (les citations doivent être précises).

Corrigé de la question 15 (3 points)

La dernière phrase (« Elle rythmait tout son corps, elle lui parlait. ») montre une relation de communion et de dialogue : la vague est personnifiée, elle « parle » à Hiro et dicte son rythme, comme le cœur ou la danse. Hiro et la vague forment un seul être. (1 point)

Dans l’ensemble du texte, on retrouve cette relation d’amour et de respect (« mourir pour elle », l. 9-10), d’alliance (« se fondaient dans ce creux », « l’huître de la perle »), de respect rituel (il « l’offrit » la première vague « au rhinocéros de la montagne », « tube sacré »), mais aussi de danger : elle peut « recracher » celui qui la brave. C’est donc une relation passionnée et ambivalente. (2 points : au moins deux éléments pris dans des passages différents.)

Corrigé de la question 16 (6 points)

Plan proposé : montrer d’abord ce qui rend la vague fascinante, puis ce qui la rend effrayante, puis le mélange des deux.

1. Une vague fascinante. Le champ lexical de la beauté et du précieux : « couleurs irisées et nacrées », « perles de culture », « sucre filé », « majesté ». Les comparaisons (« comme du sucre filé », « comme l’huître de la perle ») donnent de la finesse. Le mot « sacré » (« tube sacré », « code sacré ») et la légende des jumeaux lui confèrent une dimension spirituelle.

2. Une vague effrayante. La métaphore du mur et le vocabulaire de la verticalité (« paroi », « quatre-vingt-dix degrés ») ; le verbe « sucer » et l’adjectif « démoniaque » rendent une force monstrueuse ; le thème de la mort (« il aurait pu mourir », répété plusieurs fois) ; la personnification menaçante : « Teahupo’o recrache celui qui la bravait ».

3. Le mélange. L’alliance d’images (« terrifiante majesté ») et le rythme : phrases nominales brèves au début qui frappent le lecteur, puis phrases plus longues qui suivent le mouvement de la vague, et enfin séquence rapide de phrases courtes au passé simple (l. 23-25) qui créent le suspense. La vague est à la fois désirable et mortelle.

Barème (6 points) : 2 points pour la fascination (deux procédés expliqués), 2 points pour l’effroi (deux procédés expliqués), 1 point pour la qualité de la relation entre les deux, 1 point pour la rédaction claire et organisée (réponse rédigée, citations courtes).

Corrigé de la question 17 (6 points)

Méthode : décrire le tableau (composition, couleurs, lignes, symboles), puis relier chaque élément à un passage du texte.

Description : sur un fond vert vif, un personnage de profil, penché ou accroupi, pose son pied nu sur une planche claire ; son corps sombre est rayé de lignes blanches. Autour de lui s’enroule une vague bleue et turquoise ; des traits courbes jaunes et verts rayonnent comme des ondes ; une forme orange en spirale et un zigzag vert évoquent des éclairs d’énergie. Sur le dos du personnage, des motifs en triangles roses, jaunes et verts ressemblent à une broderie ou à un décor traditionnel.

  • La fusion du surfeur et de la vague : le corps rayé de blanc se confond avec l’écume et la vague bleue qui l’enveloppe ; cela rappelle « Les deux se rejoignaient et se fondaient dans ce creux » et « le mariage du surf et de l’escalade » ;
  • La puissance et la verticalité : la silhouette massive et courbée, la vague qui enroule le personnage, traduisent « Une vraie paroi », « le tube sacré », « s’ourlait » ;
  • Les couleurs vives et irisées (vert, turquoise, jaune, rose) répondent aux « couleurs irisées et nacrées » et aux « teintes de perles » ;
  • Les lignes ondulées, les spirales et les éclairs rendent visibles les « millions d’ondulations » et les « impulsions et ondes retours » : le langage de la vague ;
  • Les motifs brodés, proches de décors traditionnels, renvoient au « code sacré », à la culture polynésienne et à la « légende des jumeaux » ; la broderie évoque aussi la perle, la nacre et les ornements ;
  • L’ambiguïté : le personnage semble écrasé ou porté par la vague, comme dans le texte la vague peut accepter ou rejeter le surfeur ; la forme orange, comme un feu, rappelle la « force démoniaque ».

Barème (6 points) : 2 points pour une description précise du tableau, 3 points pour au moins trois rapprochements justes avec des citations du texte, 1 point pour l’organisation et la clarté.

Dictée (10 points)

Texte de la dictée

Je suis surfeur depuis tout petit [point]. Je suis originaire du sud-est de la France [virgule], c’est là-bas que j’ai appris à surfer [point]. Je suis passionné par la mer [virgule], les vagues [point]. Ça a été ma première passion [point]. La photo est venue plus tard [virgule], à l’adolescence [point]. J’ai commencé à faire de la photo avec un vieil appareil et quelques films [point]. Je shootais de la plage sans avoir la possibilité d’aller dans l’eau et ça a tout de suite été une frustration de ne pas pouvoir être au contact des surfeurs [virgule], des vagues [point]. J’avais envie d’être au plus près de l’élément [virgule], d’être immergé dans ce milieu [point]. J’avais du mal à shooter le surf ou les vagues de l’extérieur [point]. Depuis le début j’ai eu envie de faire des photos dans l’eau et c’est resté quelque chose de primordial pour moi [virgule], de faire partie de cet élément et de montrer cet univers depuis l’intérieur [point].

Source : extrait de l’interview de Ben Thouard sur son livre Turbulences, dans Surf Session, n° 393, 2021. Les mots « shootais » et « shooter » sont écrits au tableau avant la dictée. Les indications entre crochets sont dites par l’examinateur lors de la dictée effective et ne sont pas écrites.

Barème de la dictée

La dictée est notée sur 10 points. Barème indicatif : on part de 10 points et on retire 1 point par erreur d’orthographe grammaticale ou lexicale grave (accord, conjugaison, mot écrit incorrectement), 0,5 point pour une erreur moins grave (accent, trait d’union, ponctuation) ; la note ne peut pas être négative. Une même erreur répétée ne compte qu’une fois. Les mots écrits au tableau ne sont pas sanctionnés s’ils sont recopiés correctement.

Pièges d’orthographe expliqués

  • « sud-est » : deux points cardinaux reliés par un trait d’union, sans majuscule ici ; « là-bas » prend un accent grave et un trait d’union ;
  • « c’est là-bas que j’ai appris » : participe passé « appris » (du verbe « apprendre », -s final) avec l’auxiliaire avoir, sans accord car le COD (« à surfer ») est un infinitif ;
  • « Je suis passionné » : le sujet « je » désigne un homme (surfeur) : -é au masculin singulier ; même accord pour « immergé » ;
  • « Ça a été » : « ça » (pronom démonstratif, cédille), puis « a » (verbe avoir) et « été » (participe passé d’« être »), à ne pas confondre avec « à » ;
  • « La photo est venue » : le verbe « venir » est conjugué avec « être » ; le participe s’accorde avec le sujet féminin « photo » : venue ;
  • « à l’adolescence » : accent grave sur la préposition « à » ; « adolescence » s’écrit avec « sc » ;
  • « un vieil appareil » : devant un nom masculin commençant par une voyelle, on écrit « vieil » (et non « vieux ») ; « quelques films » : « quelques » prend un -s devant un nom pluriel ;
  • « Je shootais », « shooter » : mots empruntés à l’anglais, orthographiés au tableau ; l’imparfait « shootais » est à la 1re personne du singulier (-ais) ; « shooter » est un infinitif après « à » ;
  • « de la plage », « dans l’eau » : « l’eau » avec élision ; « la possibilité d’aller » ;
  • « ça a tout de suite été » : « tout de suite » en trois mots ; « une frustration » ;
  • « au contact des surfeurs, des vagues » : « au » = « à + le » ; pluriels -s dans « surfeurs » et « vagues » ;
  • « J’avais envie d’être au plus près » : « avais » (imparfait, -ais), « plus près » avec accent grave ; « de l’élément » (accent aigu) ;
  • « J’avais du mal à shooter » : « du » (article contracté) ; « de l’extérieur » : accent aigu ;
  • « j’ai eu envie » : participe passé « eu » du verbe « avoir » (à ne pas écrire « eût ») ; « c’est resté » : participe passé du verbe « rester » avec « être », accord avec le sujet « c’ » (neutre, donc invariable) ;
  • « quelque chose » : en deux mots (pronom indéfini), « quelque » sans « s » ; « primordial » : un seul « m » ; « depuis l’intérieur » : accent aigu, mot masculin singulier.

Cette épreuve de dictée ne comporte pas de réécriture séparée : la réécriture est évaluée dans la question 7 de la partie « Grammaire et compétences linguistiques ».

Rédaction (40 points)

Le candidat traite un seul des deux sujets. La rédaction est évaluée sur 40 points : 20 points pour le fond (respect du sujet, cohérence, richesse et exactitude des idées ou des exemples) et 20 points pour la langue (orthographe, syntaxe, ponctuation, lexique, tenue du style). Aucune longueur minimale n’est imposée dans le sujet 2025 ; visez au moins deux pages, soit environ 300 à 450 mots.

Sujet d’imagination : analyse du sujet

Le sujet demande une suite du texte (même univers, même narrateur à la 3e personne, même registre) qui répond à la question posée : la vague accepte-t-elle ou rejette-t-elle Hiro ? Il faut choisir une issue, la rendre vraisemblable et réutiliser les images du texte (huître et perle, langage de la vague, légende des jumeaux, rhinocéros de la montagne).

Plan : 1) la descente de la vague et la tension ; 2) le moment décisif (l’acceptation ou le rejet) ; 3) la conclusion, avec les sentiments de Hiro et un écho au début du texte. Critères : respect du récit à la 3e personne, emploi cohérent du passé simple et de l’imparfait, descriptions sensorielles, figures de style, rythme, cohérence avec le texte, orthographe.

Production modèle (sujet d’imagination)

Hiro plongea dans la pente. La vague se courba au-dessus de lui, énorme, bleue, striée de lumière, et le tube sacré s’ouvrit comme une bouche. Le vacarme disparut. Il n’y eut plus que le souffle de l’eau, ce grondement sourd qui montait des profondeurs du reef et qui lui parlait.

Il fléchit les genoux, effleura la paroi du bout des doigts. Autour de lui, l’eau se creusait en voûte, tendue comme une soie nacrée. Une seconde, il crut que la vague refermait ses mâchoires. Sa planche vibra, ses chevilles tremblèrent, et la crête s’abattit derrière lui avec la violence d’un coup de tonnerre.

« Tiens bon », murmura-t-il, sans savoir si c’était à lui ou à elle qu’il parlait.

Alors la vague sembla hésiter. Elle retint son souffle, comme l’huître qui referme sa coquille sur la perle, puis elle s’ouvrit en grand. Hiro s’y glissa, léger, aspiré par un couloir de lumière turquoise où chaque goutte brillait comme une perle de culture. Il n’était plus un intrus ; il était le cœur de la vague, son nucleus, que Teahupo’o gardait en elle.

Il glissa longtemps, très longtemps, jusqu’à la sortie du tube, où l’écume éclata en gerbes d’argent. Le soleil l’éblouit. Il leva les bras. Au loin, sur la plage, des cris montaient, mais il n’entendait que le langage secret de l’eau.

La vague s’éloigna en grondant, vers le récif, comme une alliée satisfaite. Hiro, ruisselant, regarda la montagne qui se dressait derrière la baie. Il comprit qu’elle l’avait accepté, non parce qu’il l’avait vaincue, mais parce qu’il l’avait respectée. Il rama vers le large, le cœur battant, prêt à attendre la prochaine : la légende des jumeaux continuerait de vivre dans son sang.

Sujet de réflexion : analyse du sujet

La question porte sur la valeur de l’attente : « bon moment » (kairos : l’instant opportun), « savourer pleinement » (profiter avec intensité), « expérience » (voyage, spectacle, rencontre, apprentissage). Il faut examiner si la patience est nécessaire, mais aussi si elle ne fait pas rater l’instant.

Plan dialectique : 1) oui, attendre le bon moment donne plus de sens et de plaisir (préparation, maturité, désir) ; 2) mais le « bon moment » n’existe pas toujours, et trop attendre fait passer à côté (spontanéité, carpe diem) ; 3) conclusion nuancée : savoir se préparer et savoir saisir l’occasion. Critères : thèse claire, arguments distincts, exemples précis (lectures, culture, expérience), connecteurs logiques, conclusion, langue correcte.

Production modèle (sujet de réflexion)

Face à une belle expérience, on est souvent tenté de se précipiter. Pourtant, attendre le bon moment est-il vraiment indispensable pour la savourer pleinement ? Nous verrons d’abord que l’attente augmente le plaisir, puis que l’on ne peut pas toujours attendre l’instant parfait.

D’abord, attendre permet de se préparer et d’apprécier davantage. Le désir grandit avec l’attente. Dans Le Petit Prince, le renard demande au héros de revenir toujours à la même heure : « Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. » L’attente fait donc déjà partie de la joie. De même, Hiro, dans le texte d’Ingrid Astier, laisse passer la première vague pour attendre la deuxième : il sait que la précipitation serait dangereuse et qu’il doit être prêt. Dans ma propre expérience, j’ai attendu d’avoir l’âge et la préparation nécessaires avant de faire ma première randonnée en haute montagne : arrivé au sommet, la fatigue et l’émotion m’ont paru plus belles parce que je m’y étais entraîné.

Cependant, le bon moment est parfois une illusion, et attendre peut faire manquer l’occasion. À force de remettre à plus tard, on risque de laisser passer ce que l’on désire. La Fontaine le rappelle dans « Le Lièvre et la Tortue » : « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point », mais le lièvre, trop confiant, perd tout en tardant. Les poètes du carpe diem, comme Ronsard (« Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie »), invitent aussi à profiter de l’instant avant qu’il ne s’enfuie. Un concert, une rencontre, un voyage ne se représentent pas toujours : je n’ai jamais regretté d’avoir accepté une invitation imprévue, même un jour de fatigue.

Ainsi, il ne s’agit pas d’opposer l’attente et l’action. Attendre le bon moment aide à savourer, mais seulement s’il s’agit d’une attente active, qui prépare à saisir l’occasion lorsqu’elle se présente. Le véritable plaisir vient sans doute de cet équilibre : savoir patienter, puis oser s’élancer, comme le surfeur qui laisse passer une vague pour mieux monter sur la suivante.

Barème et conseils

Partie Questions Points
Grammaire et compétences linguistiques 1 à 7 20
Compréhension et compétences d’interprétation 8 à 17 30
Dictée texte de Ben Thouard 10
Rédaction (un sujet au choix) imagination ou réflexion 40
Total 100

Échelle de notes indicative : moins de 40 points sur 100 : à consolider ; de 40 à 59 : correct, avec des lacunes ; de 60 à 79 : bon niveau ; 80 et plus : très bon niveau. Pour convertir en note sur 20, divisez le total par 5.

Conseil 1 : améliorer les questions de grammaire et la compréhension. Revoyez les figures de style et les accords avec le cours sur les questions de compréhension et de grammaire, puis entraînez-vous avec des exercices corrigés.

Conseil 2 : progresser en dictée et en rédaction. Pour l’orthographe, travaillez la dictée et la réécriture et les exercices de dictée ; pour la rédaction, consultez le sujet d’imagination et le sujet de réflexion.

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