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Voici le corrigé brevet français 2016 France (session du 23 juin 2016), série générale. L’épreuve, notée sur 40 points (25 points pour les questions, la réécriture et la dictée, 15 points pour la rédaction), portait sur « La Boue », extrait de Ceux de 14 de Maurice Genevoix. Les réponses ci-dessous sont rédigées et justifiées par le texte : d’autres formulations sont acceptées si elles sont exactes et appuyées sur le texte.
Première partie : questions (15 points)
Corrigé de la question 1 (1,5 point)
Le narrateur est un soldat de la Première Guerre mondiale, qui raconte son expérience à la première personne (« je les compte », « devant moi »). Il se trouve dans une tranchée, la nuit (« la tranchée pleine d’hommes s’enfonce dans la nuit »), et il est à l’abri sous des planches dont l’eau goutte. Il est immobile, dans l’attente, au milieu d’hommes qu’il ne voit plus (« une masse d’ombre indistincte ») et qui se taisent. Il a les jambes enfoncées dans la boue glacée : elle « enveloppe [ses] jambes » et monte jusqu’au ventre.
Barème : 0,5 point pour la guerre, la tranchée et le soldat ; 0,5 point pour la nuit, l’obscurité et le silence ; 0,5 point pour l’inconfort (boue, eau, froid) et l’attente. Erreur fréquente : dire que le narrateur dort ou qu’il est blessé, ce que rien ne prouve dans le texte.
Corrigé de la question 2 a) (1,5 point)
Ce qui attire l’attention du narrateur, ce sont les gouttes d’eau qui tombent des planches dans la mare (« Sous les planches les gouttes d’eau tombent, régulières »). Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, il fait nuit et il ne voit presque rien : le seul bruit qui rompt le silence de la tranchée est celui des gouttes (« à petits claquements vifs »). Ensuite, le narrateur est immobile et désœuvré : il n’a rien d’autre à quoi occuper son esprit. Enfin, la régularité du bruit a quelque chose d’hypnotique, qui capte toute son attention.
Barème : 0,5 point pour l’identification des gouttes ; 1 point pour les raisons (nuit et silence, immobilité, régularité du bruit), 0,5 point par raison bien expliquée.
Corrigé de la question 2 b) (2 points)
L’obsession naît de plusieurs procédés, répartis sur toute la page.
Il y a d’abord la répétition : le mot « goutte(s) » et le verbe « tomber » reviennent sans cesse (« des gouttes régulières qui tombent à la même place du front, […] et toujours tombent »). Il y a ensuite le décompte : « Une… deux… trois… quatre… cinq… » est repris trois fois (début, ligne 15, lignes 27-28) et interrompu par des points de suspension, ce qui imite le bruit des gouttes. Le champ lexical de la régularité et de la durée (« régulières », « éternel », « toujours », « jusqu’à mille ») montre que rien ne change. Le narrateur évoque aussi le supplice d’un homme dont le front est « taraudé » par les gouttes « jusqu’à la folie » : l’obsession menace sa raison. Enfin, la poésie (« Goutte à goutte ») qu’il récite se met elle-même à parler de gouttes et se déforme (« La planche était triste aussi ») : même ses souvenirs sont envahis. Le rythme des phrases, courtes et hachées, par points de suspension, reproduit lui aussi cette chute répétée.
Barème : 0,5 point par procédé identifié et justifié par une citation, jusqu’à 2 points.
Corrigé de la question 3 (2 points)
Le narrateur tente plusieurs choses pour échapper à l’obsession :
1. Il compte les gouttes (« Je les compte jusqu’à mille »), en essayant de leur donner un rythme et une mesure (« deux gouttes d’eau par seconde, à peu près ») ;
2. Il récite des vers appris par cœur (« Victor Hugo ; et puis Baudelaire ; et puis Verlaine ; et puis Samain »), pour occuper son esprit par la beauté ;
3. Il cherche à comprendre et à se raisonner : il se demande d’où il a lu cette histoire de torture (« Où ai-je lu ceci ? ») et d’où viennent ces gouttes alors qu’il ne pleut plus (« Depuis des heures il ne pleut plus »).
Ces tentatives échouent : le décompte est sans fin (« On ne peut pas en compter davantage »), et la poésie se met elle-même à répéter les gouttes (« Goutte à goutte »).
Barème : 0,5 point par action bien repérée et citée (3 actions) ; 0,5 point pour la remarque sur l’échec.
Corrigé de la question 4 (1,5 point)
« Dégouttelantes » est un mot dérivé. Il est construit à partir du radical goutt- (le nom « goutte »), auquel s’ajoutent le préfixe dé-, qui indique ici le mouvement de haut en bas (comme dans « descendre »), le suffixe -el-, d’origine diminutive et répétitive (comme dans « gouttelette » ou « ruisseler »), et la terminaison -antes du participe présent employé comme adjectif, au féminin pluriel, accordé avec « planches ». Par leur construction, ces éléments donnent au mot l’idée d’un écoulement répété de petites gouttes.
Le sens est donc : « qui laissent tomber des gouttes, l’une après l’autre, sans arrêt ». Barème : 1 point pour la construction (radical, préfixe, suffixe), 0,5 point pour le sens.
Corrigé de la question 5 (2 points)
Le temps semble ralenti, presque arrêté : il est long, pesant, interminable. Plusieurs indices le confirment :
– le jugement du narrateur dès la première phrase : « C’est très long » ;
– les expressions de durée : « Depuis des heures », « éternel », « toujours tombent », « jusqu’à la folie » ;
– le décompte qui n’en finit pas (« jusqu’à mille », « mille gouttes d’eau en dix minutes ») : le temps est mesuré goutte après goutte ;
– la répétition des mêmes mots et la régularité des gouttes, qui donnent l’impression d’un temps qui tourne en rond ;
– les points de suspension, qui étirent les phrases et traduisent des pauses interminables ;
– l’absence d’action : il ne se passe rien d’autre que la chute des gouttes et les pensées du narrateur.
Barème : 0,5 point pour l’impression de lenteur ou d’immobilité ; 1,5 point pour les indices (0,5 point par indice justifié par une citation, trois suffisent).
Corrigé de la question 6 (1 point)
Le temps dominant est le présent de l’indicatif (« les gouttes d’eau tombent », « je les compte », « je vais m’en aller »). Son emploi a plusieurs intérêts. Il fait vivre la scène en direct et plonge le lecteur dans l’instant, comme s’il était dans la tranchée avec le narrateur. Il donne aussi l’impression d’un moment qui dure, qui ne s’achève pas, ce qui renforce l’effet d’obsession et d’attente. Il traduit enfin la simultanéité entre ce qui se passe et ce que pense le narrateur, comme dans un journal intime ou un témoignage pris sur le vif.
Barème : 0,5 point pour le présent ; 0,5 point pour l’intérêt expliqué. Erreur fréquente : répondre « le présent de narration » sans l’expliquer, ou citer le passé composé « ai-je lu ».
Corrigé de la question 7 (1,5 point)
Cette dernière phrase marque un besoin urgent d’échapper à l’obsession. Le narrateur sent qu’il est au bord de la folie (« jusqu’à la folie ») : il doit bouger (« me lève », « je marche »), rompre l’immobilité et le silence, et retrouver la présence d’un autre homme (« que je parle à quelqu’un »). Parler lui permettrait de revenir à la réalité, de partager sa peur et de se sentir moins seul. Le subjonctif présent (« il faut que je… ») et la répétition de la même construction expriment la nécessité vitale et la tension. La phrase finale, laissée ouverte par les points de suspension, est une manière de lutter pour rester humain dans l’horreur de la guerre.
Barème : 1 point pour l’interprétation (échapper à l’obsession, solitude, besoin d’un contact) ; 0,5 point pour l’appui sur le texte.
Corrigé de la question 8 (2 points)
Réponse possible, à adapter librement. En tant que réalisateur, je choisirais de faire sentir l’obscurité, le silence et l’obsession.
– Lumière : une image très sombre, presque noire, avec seulement une faible lueur bleutée pour éclairer le visage du soldat et quelques planches luisantes. Cela montre la nuit et la menace de l’ombre.
– Son : un silence presque total, où l’on n’entendrait que les gouttes, très amplifiées, régulières, claquant dans la mare. Par moments, la voix off du narrateur murmurerait le décompte « une… deux… trois… » puis les vers de Verlaine, de plus en plus déformés.
– Cadrages : des gros plans sur une goutte qui tombe, puis sur le visage fatigué, les lèvres qui bougent à peine, puis sur les jambes enlisées dans la boue. Un plan d’ensemble montrerait la tranchée et les hommes immobiles, réduits à des silhouettes.
– Mouvements de caméra : un travelling avant très lent vers le visage, pour accentuer l’angoisse, puis une caméra qui tremble légèrement quand le narrateur se lève, avant de le suivre dans le dos pour sa marche vers les autres hommes.
Barème : 0,5 point par choix précis (lumière, son, cadrage, mouvement) et expliqué par le texte, jusqu’à 2 points.
Réécriture (4 points)
Corrigé de la réécriture (4 points)
La phrase interrogative directe devient une interrogative indirecte, racontée au passé, avec un narrateur à la troisième personne. Réponse attendue :
« Il se demandait d’où venaient toutes les gouttes qui tombaient devant lui, et qui, mêlées à la boue, enveloppaient ainsi ses jambes, […] ses genoux et le glaçaient jusqu’au ventre. »
Les transformations sont les suivantes :
– « D’où viennent » devient « d’où venaient » : l’imparfait remplace le présent après « se demandait » (concordance des temps) ;
– « qui tombent » devient « qui tombaient » ; « enveloppent » devient « enveloppaient » ; « me glacent » devient « le glaçaient » (avec la cédille, car « -ç » devant « a ») ;
– « devant moi » devient « devant lui » ; « mes jambes » devient « ses jambes » ; « mes genoux » devient « ses genoux » : on passe de la première à la troisième personne ;
– le point d’interrogation est remplacé par un point, car l’interrogation est devenue indirecte.
Barème : 0,5 point par transformation correcte (verbes aux quatre formes, pronoms et possessifs, ponctuation), jusqu’à 4 points. Erreur fréquente : oublier la ponctuation ou garder le présent.
Dictée (6 points)
Texte de la dictée
« Mais il est six heures du soir. La nuit vous entre dans les yeux. On n’a plus que ses mains nues, que toute sa peau offerte à la boue. Elle vous effleure les doigts, légèrement et s’évade. Elle effleure les marches rocheuses, les marches solides qui portent bien les pas. Elle revient, plus hardie, et claque sur les paumes tendues. Elle baigne les marches […], les engloutit : brusquement, on la sent qui se roule autour des chevilles… Son étreinte d’abord n’est que lourdeur inerte. On lutte contre elle, et on lui échappe. C’est pénible, cela essouffle ; mais on lui arrache ses jambes, pas à pas… »
Maurice Genevoix, « La Boue », Ceux de 14, 1916
Ponctuation à dire : après « six heures du soir » (point), après « mains nues » (virgule), « légèrement » (virgule), « engloutit » (deux-points), « chevilles » (points de suspension), « pénible » (virgule), « essouffle » (point-virgule), « pas à pas » (points de suspension).
Barème : 6 points au départ ; retrait de 0,5 point par erreur (barème indicatif : une erreur grave compte 1 point, une erreur de ponctuation 0,25 point), sans descendre en dessous de 0.
Pièges d’orthographe :
– « vous entre » : le sujet est « la nuit », le verbe est au singulier ;
– « nues » est accordé avec « mains » (féminin pluriel) ; « offerte » s’accorde avec « peau » (féminin singulier) ; « tendues » avec « paumes » ;
– « effleure » (écrit au tableau) : double « f », terminaison de la troisième personne du singulier, en -e ;
– « légèrement » : l’adverbe est formé sur l’adjectif au féminin « légère », avec l’accent sur le deuxième « è » ;
– « s’évade » ; « rocheuses » (accord avec « marches ») ; « hardie » (féminin) ; « engloutit » (verbe du deuxième groupe, avec un « t » final) ;
– « chevilles » ; « étreinte » ; « inerte » ; « essouffle » (deux « s », deux « f ») ; « arrache » ;
– « pas à pas » : le « à » prend l’accent grave (préposition).
Deuxième partie : rédaction (15 points)
Sujet 1 : sujet d’imagination (15 points)
Analyse du sujet. Il faut écrire la suite du récit à partir de la dernière phrase (« Il faut que je me lève, que je marche, que je parle à quelqu’un… »). Le narrateur est un soldat, qui parle à la première personne ; il doit être aidé par un autre personnage. Le texte doit mêler narration, description et dialogue (avec la ponctuation du dialogue), et durer environ une cinquantaine de lignes.
Plan possible. 1) Le narrateur se lève et avance dans la tranchée, en pleine nuit, dans la boue. 2) Il rencontre un camarade, qui l’écoute (dialogue) et le calme. 3) Il retrouve son calme, il en sort apaisé, et la scène se termine à l’aube.
Critères. Cohérence avec le texte (guerre, nuit, boue, première personne, présent ou passé simple et imparfait), présence du personnage secourable, description sensorielle, dialogue correctement ponctué, richesse du vocabulaire, correction de la langue.
Production modèle.
Je me suis levé. Mes jambes, engourdies par le froid, ont d’abord refusé de m’obéir, puis j’ai senti la boue lâcher mes genoux avec un bruit de succion. Je me suis mis à marcher, une main sur la paroi de terre, sans plus rien entendre que le claquement obstiné des gouttes derrière moi. Elles me suivaient encore. Il me semblait qu’elles me poursuivraient jusqu’au bout de la tranchée.
La nuit était si épaisse que je ne distinguais plus mes propres pieds. Autour de moi, des formes gisaient, enroulées dans leurs capotes, immobiles comme des pierres. Une odeur de terre mouillée et de tabac froid flottait dans l’air. Au loin, un obus a éclaté, et le ciel s’est un instant déchiré d’une lueur orange qui a découpé, quelques mètres plus loin, la silhouette d’un homme accroupi.
Je me suis arrêté. L’homme tournait vers moi un visage mal rasé, creusé par la fatigue. Il tenait entre ses doigts une cigarette éteinte, qu’il n’osait pas allumer.
— Tu ne dors pas non plus, a-t-il murmuré. Viens t’asseoir, tu trembles.
Je me suis laissé tomber à côté de lui, sur une caisse humide. Je voulais parler et je n’y parvenais pas : les mots étaient restés coincés quelque part, avec les gouttes.
— Il y a ces gouttes, ai-je fini par souffler. Je les compte depuis des heures. Je n’arrive plus à m’arrêter.
Il a eu un petit rire sans moquerie.
— Moi, c’est mon village que je compte, a-t-il dit. Les maisons, une à une, la boulangerie, l’église, le puits. Je les refais dans ma tête, tous les soirs, pour ne pas devenir fou. Tu veux que je te raconte le mien ?
J’ai hoché la tête. Alors, à voix basse, il s’est mis à décrire la rue où il avait grandi, le chien du voisin qui dormait au soleil, les cloches du dimanche qui roulaient sur les toits de tuiles. Sa voix était chaude, un peu enrouée, et peu à peu je l’ai suivie comme on suit une lumière dans un couloir. Les gouttes tombaient toujours, mais je ne les comptais plus : elles faisaient seulement partie du décor, comme le vent ou la nuit.
— Et toi ? m’a-t-il demandé. D’où viens-tu ?
— D’un petit port, ai-je répondu. On y sent le sel et le goudron. Le matin, les barques rentrent avec la marée, et ma mère nous attend sur le quai.
Nous avons parlé ainsi pendant longtemps, sans nous presser. Il m’a offert un morceau de pain dur, que j’ai mangé comme un festin. Quand le ciel a commencé à pâlir au-dessus du parapet, j’ai compris que j’avais traversé la nuit. L’homme s’est levé en s’étirant.
— Allez, a-t-il dit en me tendant la main. Il va falloir tenir encore un jour. Mais à deux, c’est moins long.
J’ai serré sa main, rude et chaude. Derrière nous, sous les planches, les gouttes continuaient de tomber dans la mare. Pour la première fois, elles ne me faisaient plus peur : elles n’étaient plus qu’un bruit parmi les autres, le bruit d’une vie qui continuait.
Sujet 2 : sujet de réflexion (15 points)
Analyse du sujet. La question est : « ce que les œuvres d’art peuvent vous apporter ». Il faut donc un développement organisé (introduction, deux ou trois parties, conclusion), appuyé sur des exemples précis (littérature, musique, cinéma, peinture, etc.) et sur l’expérience personnelle, en partant de l’exemple de Genevoix (la poésie comme réconfort dans la guerre).
Plan possible. 1) L’art console et apaise. 2) L’art fait découvrir le monde et les autres. 3) L’art nous pousse à penser et à agir.
Critères. Thèse claire, parties distinctes avec connecteurs logiques, exemples exacts et commentés, expérience personnelle, introduction et conclusion, correction et richesse de la langue.
Production modèle.
Dans « La Boue », Maurice Genevoix, enfoncé dans la nuit d’une tranchée, se raccroche aux vers de Hugo, de Baudelaire et de Verlaine pour tenir. Ce passage montre que l’art peut être un refuge au cœur de l’épreuve. Mais que peuvent nous apporter les œuvres d’art, au-delà du simple réconfort ? Nous verrons d’abord qu’elles nous consolent, puis qu’elles nous ouvrent au monde et aux autres, enfin qu’elles nous aident à réfléchir et à agir.
Tout d’abord, les œuvres d’art nous apportent du réconfort. Quand nous sommes tristes, fatigués ou inquiets, une musique, un poème ou un film peuvent nous apaiser comme le ferait un ami. Moi-même, lorsque je suis stressé avant un examen, il m’arrive d’écouter une chanson que j’aime : elle ralentit mon cœur et me donne le courage de recommencer. Genevoix, lui, récite des vers pour échapper au bruit des gouttes ; même s’ils finissent par se déformer, ils lui rappellent qu’un autre monde existe, plus doux que la guerre. L’art est donc une manière de tenir quand tout vacille.
De plus, l’art nous ouvre au monde et aux autres. Grâce à un roman, nous vivons la vie de personnages que nous n’aurions jamais rencontrés : en lisant Les Misérables de Victor Hugo, on découvre la misère du XIXe siècle et on apprend à comprendre Jean Valjean au lieu de le juger. Un tableau, comme Guernica de Picasso, nous fait ressentir l’horreur d’un bombardement bien mieux qu’un cours d’histoire, parce qu’il nous touche par l’émotion. Les œuvres d’art nous font ainsi sortir de nous-mêmes, elles élargissent notre regard et développent notre empathie.
Enfin, l’art nous aide à penser et à agir. Un film comme Le Dictateur de Charlie Chaplin, par l’humour et par un discours poignant, dénonce la violence et défend la liberté : il invite le spectateur à réfléchir et à prendre position. Beaucoup de poèmes étudiés en classe, qu’ils parlent de la guerre ou de la nature, nous apprennent aussi à mieux dire nos sentiments et à mieux nous comprendre. Ce que nous ressentons, nous le savons alors nommer, et cela nous rend plus libres.
Pour conclure, les œuvres d’art nous consolent, nous ouvrent aux autres et éveillent notre esprit critique. Genevoix, dans sa tranchée, l’avait compris : les vers qu’il porte en lui sont ce qui lui reste d’humain face à la boue. À notre tour, en lisant, en écoutant, en regardant, nous trouvons de quoi traverser nos propres nuits et mieux vivre avec les autres.
Barème et conseils
| Partie | Points |
|---|---|
| Questions (1 à 8) | 15 |
| Réécriture | 4 |
| Dictée | 6 |
| Rédaction (un sujet au choix) | 15 |
| Total | 40 |
Échelle indicative : de 34 à 40 points, très bon résultat ; de 28 à 33, bon résultat ; de 20 à 27, résultat satisfaisant ; en dessous de 20, il faut consolider les bases (compréhension, grammaire, orthographe).
Conseil 1 : mieux réussir les questions, la réécriture et la dictée. Relisez le cours sur les questions de compréhension et de grammaire, puis entraînez-vous avec les exercices correspondants. Pour la dictée et la réécriture, consultez le cours sur la dictée et la réécriture et ses exercices.
Conseil 2 : progresser en rédaction. Pour le sujet d’imagination, travaillez la méthode du sujet d’imagination et les exercices associés ; pour le sujet de réflexion, la méthode du sujet de réflexion et ses exercices.
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