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Corrigé du brevet de français 2022 : France – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

France : corrigé du brevet 2022, illustration Français PDF
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Voici le corrigé brevet français 2022 France, rédigé question par question pour l’épreuve de la série générale du 30 juin 2022, notée sur 100 points (50 points de compréhension et de grammaire, 10 points de dictée, 40 points de rédaction). Les réponses sont justifiées par la fable de La Fontaine « Le Lion et le Moucheron » et chaque barème est détaillé.

I. Compréhension et compétences d’interprétation (32 points)

Corrigé de la question 1 (3 points)

a) C’est le Lion qui parle : le vers 2 le dit (« le Lion ») et il est sujet de « Parlait ». Il s’adresse au Moucheron, cité au vers 3 (1 point : 0,5 pour chacun).

b) Le Moucheron réagit en déclarant la guerre au Lion (« L’autre lui déclara la guerre », vers 4) : 0,5 point. La raison est le mépris du Lion : il tutoie son adversaire, lui ordonne de partir avec l’impératif « Va-t’en » et l’insulte par deux apostrophes, « chétif insecte » (faiblesse physique) et « excrément de la terre » (nature jugée inférieure). Le Moucheron, humilié et en colère, relève le défi (1,5 point).

Erreur fréquente : se contenter de dire « il est vexé » sans citer les insultes.

Corrigé de la question 2 (9 points)

a) C’est le Moucheron qui domine le combat (0,5 point). Trois expressions possibles, à 0,5 point chacune si elles sont justifiées : « lui-même il sonna la charge » (vers 10), qui montre qu’il mène seul l’attaque ; « Fut le Trompette et le Héros » (vers 11), qui le place à la fois en annonceur et en vainqueur ; « L’invisible ennemi triomphe » (vers 23), qui dit sa victoire. On accepte aussi « Un avorton de Mouche en cent lieux le harcelle » (vers 19) ou « Le malheureux Lion se déchire lui-même » (vers 26), qui montre le Lion défait.

b) La tactique du Moucheron est celle de l’attaque par surprise puis du harcèlement. Il commence par s’éloigner (« il se met au large »), prend son temps, puis fond sur le cou du Lion. Ensuite il pique sans relâche l’échine, le museau et le naseau : sa petite taille et sa vitesse le rendent insaisissable et « invisible » (2 points). Le résultat est que le Lion, fou de rage, retourne sa force contre lui-même : il se déchire de ses propres griffes, bat l’air et finit « sur les dents », épuisé (1 point).

c) Le mouvement et l’agitation viennent de trois procédés (1,5 point pour les verbes, 1 point pour les adverbes, 1,5 point pour le rythme).

  • Les verbes d’action : « fond », « harcelle », « pique », « entre » pour le Moucheron ; « rugit », « se déchire », « Bat l’air », « l’abat » pour le Lion et les autres animaux (« on se cache, on tremble »). Les verbes de bruit (« sonna », « rugit », « Fait résonner ») ajoutent du tumulte.
  • L’adverbe « Tantôt », répété trois fois aux vers 20 et 21, qui traduit les attaques successives et imprévisibles.
  • Le rythme : des propositions courtes et juxtaposées (« Il rugit ; on se cache, on tremble à l’environ »), un effet d’accélération dans les vers 20-21 (« Tantôt pique l’échine… Tantôt entre au fond du naseau »), un enjambement du vers 28 au vers 29 et un alexandrin coupé à l’hémistiche au vers 29 (« Le fatigue, l’abat : // le voilà sur les dents ») qui souligne la chute brutale du Lion.

Erreur fréquente : relever des citations sans expliquer leur effet (mouvement, rapidité, désordre).

Corrigé de la question 3 (3 points)

Le Lion est désigné par « Le quadrupède » (vers 15), « la bête irritée » (vers 24) et « le malheureux Lion » (vers 26) : 1,5 point pour les trois relevés (0,5 par groupe).

Ces reprises nominales lui retirent son titre de roi et son prestige : il n’est plus qu’un animal parmi d’autres (« quadrupède », « bête »). Les adjectifs « irritée » et « malheureux » le montrent humilié, impuissant et souffrant, victime d’un adversaire minuscule qui devient, lui, tout-puissant (1,5 point).

Corrigé de la question 4 (2 points)

Le Moucheron, d’abord vainqueur du Lion, devient à son tour victime : en allant annoncer sa victoire, il tombe dans « l’embuscade d’une araignée » et « rencontre aussi sa fin » (vers 33-34). Le vainqueur se retrouve donc dans la situation du vaincu : pris au piège d’un ennemi plus petit ou plus rusé que lui. Pour avoir les 2 points, il faut montrer les deux statuts successifs du Moucheron (vainqueur puis vaincu).

Corrigé de la question 5 (5 points)

Le défaut commun aux deux personnages est l’orgueil (ou la vanité, la présomption), avec un manque d’humilité (2 points pour le nom du défaut). On peut aussi défendre le manque de prudence ou de discernement : chacun sous-estime son adversaire.

Le Lion se croit supérieur : il traite le Moucheron de « chétif insecte » et d’« excrément de la terre » et pense que son « titre de Roi » suffit à imposer le respect. Il méprise un adversaire qu’il juge insignifiant (1,5 point).

Le Moucheron se vante à son tour : « Un bœuf est plus puissant que toi : / Je le mène à ma fantaisie », puis il « sonne la victoire » et « va partout l’annoncer ». Plein de gloire, il ne voit pas l’araignée qui l’attend (1,5 point).

Erreur fréquente : ne parler que d’un seul des deux personnages alors que la question demande « à tour de rôle ».

Corrigé de la question 6 (4 points)

Le fabuliste donne deux leçons (2 points chacune).

La première : « entre nos ennemis / Les plus à craindre sont souvent les plus petits ». Il ne faut jamais sous-estimer les plus faibles, car un adversaire minuscule peut vaincre un plus puissant, comme le Moucheron face au Lion. C’est une leçon de modestie.

La seconde : « aux grands périls tel a pu se soustraire, / Qui périt pour la moindre affaire ». Celui qui a échappé à de grands dangers peut mourir d’un danger insignifiant, parce qu’il s’est cru invincible et a baissé sa garde : c’est le destin du Moucheron, victime d’une simple araignée. Personne n’est à l’abri d’un retournement de fortune.

Corrigé de la question 7 (6 points)

La réponse s’appuie à la fois sur l’illustration de Vimar et sur la fable.

a) L’illustration montre l’effet de l’attaque sur le Lion par son corps en mouvement : muscles tendus, poil hérissé, gueule ouverte sur les dents, griffes sorties, queue qui fouette l’air. Les pattes écartées dans des directions contraires et le dos courbé donnent l’impression d’un animal qui se débat et se blesse lui-même. Le Lion occupe presque toute l’image, alors que le Moucheron est à peine visible : le contraste souligne l’impuissance d’un grand corps contre un ennemi minuscule. Deux éléments bien expliqués suffisent, à 2 points chacun (4 points).

b) L’illustration annonce la fin grâce à la toile d’araignée placée au premier plan, à côté de la scène principale. Elle est grande, bien visible, et l’araignée y guette : le lecteur comprend qu’un autre piège se prépare pour le Moucheron, qui, lui, ne la verra pas (2 points).

II. Grammaire et compétences linguistiques (18 points)

Corrigé de la question 8 (4 points)

a) « lui » est complément d’objet indirect (COI) du verbe « déclara » (on accepte « complément d’objet second ») ; « la guerre » est complément d’objet direct (COD) du même verbe (0,5 point chacun).

b) « L’autre déclara la guerre au Lion » (on accepte « au roi ») : 1 point. Le pronom « lui » renvoie au Lion, auquel s’adresse le Moucheron.

c) Deux manipulations parmi les suivantes (1 point chacune) : la pronominalisation : « L’autre la lui déclara » (« la » remplace « la guerre ») ; l’extraction : « C’est la guerre que l’autre lui déclara ». Le déplacement et la suppression sont impossibles ici, ce qui confirme que « la guerre » n’est pas un complément circonstanciel. On accepte aussi la transformation passive (« La guerre fut déclarée au Lion par l’autre »).

Corrigé de la question 9 (2 points)

Il faut une proposition subordonnée introduite par une conjonction de subordination qui exprime un rapport logique (1 point pour la conjonction, 1 point pour la phrase bien construite). Exemples : « Quand il rugit, on se cache » (temps) ; « Comme il rugit, on se cache » ; « On se cache parce qu’il rugit » (cause) ; « Il rugit si bien qu’on se cache » (conséquence).

Erreur fréquente : écrire « Il rugit et on se cache » : c’est une coordination, pas une subordination.

Corrigé de la question 10 (2 points)

a) « Invisible » est formé de trois éléments : le préfixe in-, le radical -vis- (du latin videre, « voir ») et le suffixe -ible (0,5 point par élément correctement repéré et nommé, soit 1,5 point ; 0,5 point seulement si les éléments sont repérés sans être nommés).

b) Le préfixe in- exprime le contraire, le radical renvoie à la vue et le suffixe -ible indique la possibilité : « invisible » signifie donc « qui ne peut pas être vu » (0,5 point).

Corrigé de la question 11 (10 points)

Le passage réécrit est le suivant :

Les malheureux lions se déchirent eux-mêmes,

Font résonner leur queue à l’entour de leurs flancs,

Battent l’air […] ; et leur fureur extrême

Les fatigue, les abat.

Barème : « Les » (0,5) ; « lions » (0,5) ; « se déchirent » (1) ; « eux » (0,5) ; « -mêmes » (0,5) ; « Font » (1) ; « leur » (1) ; « leurs flancs » (1) ; « Battent » (1) ; « leur fureur » (1) ; « Les fatigue » (1) ; « les abat » (1). On accepte « leurs queues » et « leurs fureurs » (0,5 point). On retire 0,5 point pour toute autre erreur ou omission.

Points de vigilance. Le verbe « fatigue » reste au singulier, car son sujet est « leur fureur extrême », qui est singulier. Les pronoms « le » deviennent « les » (COD pluriel). Le pronom réfléchi « se » reste identique, mais « lui-même » devient « eux-mêmes » avec un s.

III. Dictée (10 points)

Texte de la dictée

D’après Ésope, Fables, VIIe-VIe siècle avant J.-C., « Le moustique et le lion ».

Un moustique s’approcha d’un lion et lui dit [deux points, ouvrez les guillemets] : « Je n’ai pas peur de toi [virgule] et tu n’es pas plus puissant que moi [point]. Si tu veux [virgule] je te provoque même au combat [fermez les guillemets, point] ». Et [virgule] sonnant de la trompe [virgule] le moustique fondit sur lui [virgule] mordant le museau dépourvu de poil autour des narines [point]. Quant au lion [virgule] il se déchirait de ses propres griffes [virgule] jusqu’à ce qu’il renonce au combat [point]. Le moustique [virgule] ayant vaincu le lion [virgule] sonna de la trompe [virgule] entonna un chant de victoire [virgule] et prit son envol [point]. Mais il s’empêtra dans une toile d’araignée [deux points] : tandis qu’elle le dévorait [virgule] il se lamentait d’être tué par un vulgaire animal [virgule] une araignée [virgule] lui qui avait combattu les plus puissants animaux [point].

Dictée aménagée (pour les élèves qui en bénéficient) : le candidat complète le texte en recopiant la bonne forme parmi trois proposées, soit 1 point par forme correcte et 10 formes au total : s’approcha, n’es, museau, Quant, ses, jusqu’à, s’empêtra, dévorait, tué, combattu.

Dans le sujet officiel, la ponctuation est dite par l’examinateur à la première lecture et n’est pas évaluée.

Barème de la dictée (10 points)

On part de 10 points et on retire : 1 point par erreur grammaticale (accord, terminaison verbale) ; 0,5 point par erreur lexicale (orthographe d’un mot) ; 0,5 point pour quatre erreurs d’accents ; 0,5 point par mot oublié. La ponctuation n’est pas notée, mais l’oubli récurrent de la majuscule compte pour une seule erreur lexicale. Plusieurs erreurs sur le même mot : on ne retient que la plus grave ; une même erreur répétée n’est comptée qu’une fois. On accepte « dépourvu de poils ».

Les pièges de la dictée

  • « s’approcha », « fondit », « prit », « sonna », « entonna », « s’empêtra » : verbes au passé simple, 3e personne du singulier, à terminaison -a (1er groupe) ou -it (fondre, prendre). « Fondit » vient de « fondre » : ne pas écrire « fondi » ou « fondis ».
  • « lui dit » : passé simple de « dire », 3e personne du singulier, avec un t.
  • « sonnant » : participe présent invariable, avec deux n ; « ayant vaincu » : participe présent d’« avoir » suivi du participe passé de « vaincre » (avec un c, comme « vaincu »).
  • « qu’il renonce » : subjonctif présent après « jusqu’à ce que » ; la terminaison est -e, pas « -ent » ni « -es ».
  • « il se déchirait » : imparfait de l’indicatif, 3e personne du singulier, en -ait ; « elle le dévorait » et « il se lamentait » suivent la même règle (accord avec le sujet singulier).
  • « d’être tué » : participe passé employé avec « être », accordé avec le sujet masculin singulier (il) : pas de « s ».
  • « lui qui avait combattu » : le participe passé « combattu » ne s’accorde pas, car l’auxiliaire est « avoir » et le COD (« les plus puissants animaux ») est placé après le verbe.
  • « ses propres griffes » : « propres » s’accorde avec « griffes » (féminin pluriel) ; « les plus puissants animaux » : accord au pluriel de l’adjectif et du nom.
  • « dépourvu de poil » : « dépourvu » reste au masculin singulier (il se rapporte à « museau »).
  • Mots difficiles : moustique, provoque, museau, narines, s’empêtra (accent circonflexe), araignée, vulgaire, entonna.

Dans ce sujet, l’exercice de réécriture est la question 11 de la première partie : elle est corrigée plus haut.

IV. Rédaction (40 points)

Sujet d’imagination : analyse du sujet

Le sujet demande un récit : le Moucheron raconte lui-même (ou un narrateur raconte) son combat aux autres animaux. Il faut respecter la fable (insulte du Lion, déclaration de guerre, harcèlement, fureur du Lion, victoire) et faire apparaître le caractère orgueilleux et fanfaron du Moucheron, ses sentiments (fierté, joie, mépris) et ses réflexions, ainsi que les réactions des autres animaux (admiration, crainte, moquerie). On attend une narration soignée, avec du dialogue et un vocabulaire riche.

Plan possible : 1) l’arrivée du Moucheron devant les animaux, très sûr de lui ; 2) le récit du combat, enjolivé ; 3) les réactions des animaux et les réflexions du Moucheron, avec une chute discrète (un animal le met en garde, l’araignée n’est pas loin).

Critères : respect du sujet et de la fable ; cohérence du récit et des temps (passé simple et imparfait) ; caractère du Moucheron bien montré ; réactions des animaux ; orthographe et syntaxe ; richesse du vocabulaire.

Production modèle (sujet d’imagination)

Quand j’arrivai sur la clairière, tous les animaux de la forêt s’étaient déjà rassemblés autour du vieux chêne. Ils avaient entendu mes trompettes de loin. Je me posai sur une branche, bien haut, pour que personne ne manque une seule de mes paroles.

« Mes amis, commençai-je d’une voix claironnante, vous qui tremblez devant le Lion, regardez-moi bien ! C’est moi, le Moucheron, qui l’ai vaincu ! »

Un murmure parcourut l’assemblée. Le cerf écarquilla les yeux, le renard sourit en coin, la tortue rentra à moitié la tête sous sa carapace. Je savourais ce silence.

« Ce matin, poursuivis-je, le Roi des animaux m’a traité de chétif insecte et d’excrément de la terre. Moi ! Vous imaginez l’affront ? Je lui ai aussitôt déclaré la guerre. Je lui ai dit que mon bœuf à moi était plus puissant que lui, et que je le menais comme je voulais. Puis j’ai sonné la charge. Il n’y avait pas d’armée derrière moi : j’étais à la fois le trompette et le héros ! »

« Et comment as-tu fait ? demanda le lièvre, bouche bée.

— Avec de l’intelligence, mon cher ! Je me suis d’abord éloigné pour qu’il ne me voie plus, puis j’ai fondu sur son cou. Ensuite, tantôt l’échine, tantôt le museau, tantôt le fond du naseau : il ne savait plus où donner de la tête ! Il rugissait, il bondissait, il se déchirait avec ses propres griffes. À la fin, il était sur les dents, couché dans l’herbe. »

Je me gonflai de fierté. À vrai dire, au fond de moi, je n’avais jamais douté une seconde de ma victoire : qu’est-ce qu’un grand corps lourd face à un esprit vif ? Je me disais même que, désormais, personne n’oserait plus me regarder de haut.

Le vieux hibou, qui n’avait pas dit un mot, ouvrit alors un œil.

« On raconte, petit, murmura-t-il, que ceux qui ont vaincu un géant finissent parfois par trébucher sur une pierre. Regarde où tu voles. »

Je ris de bon cœur. Qu’avais-je à craindre, moi, le héros de la forêt ? Je saluai la foule, je sonnai une dernière fois de ma trompette et je repris mon envol, très droit, sans même jeter un regard sous mes ailes.

Sujet de réflexion : analyse du sujet

Le sujet pose la question : « La littérature et les œuvres artistiques peuvent-elles nous aider à réfléchir sur notre propre comportement ? » Il faut répondre par un développement organisé, avec une introduction, plusieurs paragraphes, une conclusion, et des exemples précis pris dans des œuvres littéraires et artistiques. On peut montrer que les œuvres : 1) mettent en scène des défauts et des types de personnages qui nous font rire et réfléchir (fables, comédies) ; 2) nous font vivre les expériences et les émotions des personnages, ce qui nous amène à nous interroger ; 3) nous obligent à nous placer dans des situations de choix (théâtre, dystopie).

Critères : plan clair visible par la mise en page ; arguments pertinents ; exemples variés et précis ; qualité de la langue ; connecteurs logiques.

Production modèle (sujet de réflexion)

Quand nous lisons un roman, quand nous regardons un tableau ou quand nous allons au théâtre, nous croyons souvent nous distraire. Pourtant, ces œuvres nous obligent parfois à nous poser des questions sur nous-mêmes. La littérature et les œuvres artistiques peuvent-elles nous aider à réfléchir sur notre propre comportement ? Nous verrons qu’elles nous montrent d’abord nos défauts, puis qu’elles nous font vivre des expériences qui éveillent notre conscience, et enfin qu’elles nous placent devant des choix difficiles.

Tout d’abord, les œuvres nous renvoient une image de nos défauts, souvent avec humour. La Fontaine, dans ses Fables, met en scène des animaux pour « instruire les hommes » : dans « Le Lion et le Moucheron », l’orgueil du Lion comme celui du Moucheron nous fait sourire, mais il nous invite aussi à regarder notre propre vanité. De même, Molière, dans L’Avare, montre Harpagon prêt à sacrifier l’amour de ses enfants à son argent. En riant de lui, le spectateur apprend à se méfier de l’avarice qui peut sommeiller en chacun de nous.

Ensuite, les œuvres nous font vivre de l’intérieur ce que ressentent les personnages, ce qui nous aide à mieux comprendre nos réactions. Dans Les Misérables, Victor Hugo nous fait souffrir avec Fantine et Cosette, et nous condamnons les Thénardier. En réagissant ainsi, nous découvrons nos propres valeurs : la pitié, le sens de la justice. Les autobiographies et les romans d’apprentissage fonctionnent de la même manière : en suivant un personnage qui grandit, le lecteur se reconnaît dans ses doutes et réfléchit à sa propre façon d’agir.

Enfin, certaines œuvres nous placent devant des dilemmes. Dans la tragédie Antigone, l’héroïne doit choisir entre la loi du roi Créon et son devoir envers son frère mort : le spectateur se demande ce qu’il ferait à sa place. Les récits d’anticipation, comme Matin brun de Franck Pavloff, montrent qu’un personnage qui ne réagit pas face à des lois injustes finit par en être victime. Ce récit nous avertit sur les dangers de l’indifférence, bien au-delà de l’histoire racontée.

En conclusion, la littérature et les arts ne se contentent pas de nous divertir : ils nous montrent nos travers, nous font éprouver les sentiments des autres et nous invitent à faire des choix. Ils nous aident ainsi à mieux nous connaître et, peut-être, à agir plus justement.

Barème et conseils

Partie Points
Compréhension et compétences d’interprétation (questions 1 à 7) 32
Grammaire et compétences linguistiques (questions 8 à 11) 18
Dictée 10
Rédaction 40
Total 100

Échelle indicative pour la rédaction. De 1 à 12 points : le sujet n’est pas traité ou la langue est très défaillante. De 13 à 22 points : le sujet est traité partiellement. De 23 à 34 points : le sujet est traité de façon satisfaisante, avec une langue globalement correcte. De 35 à 40 points : le texte est riche, organisé, original et bien écrit. Pour l’ensemble de l’épreuve, un total de 50 sur 100 correspond à la moyenne, et 80 et plus à une très bonne copie.

Conseil 1 : améliorer les questions et la grammaire. Rédigez toujours des réponses complètes avec une citation précise, et révisez le cours sur les questions de compréhension et de grammaire, puis entraînez-vous avec les exercices correspondants. Pour la dictée et la réécriture, travaillez la dictée et la réécriture et ses exercices.

Conseil 2 : soigner la rédaction. Si vous choisissez l’imagination, relisez le cours sur le sujet d’imagination et faites les exercices ; pour la réflexion, révisez le cours sur le sujet de réflexion et ses exercices.

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