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Le sujet est sur la page Brevet de français 2023 : Antilles-Guyane (septembre). Traiter le sujet d’abord, puis comparer avec ce corrigé.
Voici le corrigé brevet français 2023 Antilles-Guyane septembre, série générale, session de remplacement du 18 septembre 2023 : une correction rédigée, détaillée et notée sur 100 points. Traitez d’abord le sujet seul, puis comparez votre travail avec les réponses ci-dessous.
Compréhension et compétences d’interprétation (32 points)
Corrigé de la question 1 (3 points)
La scène se passe sur une route, dans une diligence, de nuit, en 1822. Trois indications précises suffisent (1 point chacune) :
- le lieu donné par le titre : « Route de Paris, Villers-Cotterêts » (la diligence quitte Villers-Cotterêts et va vers Paris) ;
- le lieu précis : « Adélaïde est dans une diligence qui va vers Paris » (l’espace clos de la voiture) ;
- l’époque : « 1822 », au début du XIXe siècle ;
- le moment et la météo : « Il pleut, il fait nuit ».
Il fallait relever trois de ces quatre indications, en mêlant lieu et temps. Erreur fréquente : répondre « à Paris » ; la diligence va vers Paris, elle n’y est pas encore.
Corrigé de la question 2 (3 points)
a. Deux personnages sont présents : Adélaïde et Alexandre (1 point).
b. Deux informations par personnage (0,5 point chacune) :
- Alexandre : il a « vingt ans », il est beau, avec « les cheveux bouclés » ; il est audacieux (« cavalier », note 1) et bavard, car sa « bouche parle » avant sa tête ; il est aussi cultivé, puisqu’il cite Cyrano et La Fontaine ;
- Adélaïde : c’est une jeune femme qui voyage seule (« une jeune femme », « vous voyagez seule ») ; elle est fine et très cultivée (elle identifie Cyrano de Bergerac et cite Sénèque) ; elle a une théorie sur la vie.
Erreur fréquente : donner l’âge d’Adélaïde, que le texte ne précise pas.
Corrigé de la question 3 (5 points)
a. (1 point) Ces passages sont entre guillemets parce que ce sont des citations : les personnages rapportent les mots d’autres auteurs (Cyrano de Bergerac, Sénèque, La Fontaine), pas leurs propres paroles.
b. (4 points) Le thème commun est le silence, l’art de se taire par rapport à celui de parler (1 point). Analyse de chaque phrase (1 point chacune) :
- Cyrano (l. 8-9) : « la facilité de parler ne vient que de l’impuissance de se taire ». Les gens qui parlent beaucoup le font parce qu’ils sont incapables de se taire : le bavardage est une faiblesse ;
- Sénèque (l. 14-15) : « Celui qui ne sait pas se taire, il ne sait pas non plus parler. » Savoir se taire est la condition pour bien parler : les deux compétences sont liées ;
- La Fontaine (l. 16) : « Il est bon de parler et meilleur de se taire. » Le comparatif « meilleur » établit une hiérarchie : parler est bien, le silence est mieux encore.
Remarque : les lignes 16 à 17 du sujet comprennent la citation de La Fontaine et la question d’Alexandre qui la suit. Erreur fréquente : écrire seulement « le silence » sans expliquer chaque citation.
Corrigé de la question 4 (9 points)
a. (3 points) Les deux verbes les plus utilisés sont « parler » (« ma bouche parle », « Parlez, parlez », « facilité de parler », « il est si bon de parler », soit sept emplois) et « se taire » (trois emplois, l. 9, 14-15 et 16). Un point par verbe. Le lien : ce sont des antonymes, des contraires (1 point). La conversation joue sur leur opposition.
b. (1 point) Le nom commun répété est « récit » (« un récit », « chaque récit », « plusieurs récits », « une infinité de récits », « les clefs du récit »).
c. (5 points) Le sujet de la conversation change. Au début (l. 1 à 18), Alexandre cherche à entamer la conversation et les deux jeunes gens se renvoient des citations sur la parole et le silence : faut-il parler ou se taire ? (1,5 point). Alexandre pose alors la question : « pourquoi est-il si bon de parler ? » (l. 17). Adélaïde y répond en élargissant le sujet : elle expose sa « théorie », « ma vie est un récit », « Tout est fiction » (l. 21 à 24). Le sujet final est donc le récit (1,5 point) : l’art de raconter des histoires, que la vie tout entière serait. L’évolution est un passage du bavardage mondain à une réflexion plus grave : celui qui détient le récit « devient le maître » (l. 26-27), donc parler (raconter) donne du pouvoir (1 point). Justification par le texte, avec au moins deux citations (1 point).
Erreur fréquente : ne parler que du début (le silence) et oublier le glissement vers le récit.
Corrigé de la question 5 (3 points)
C’est Adélaïde qui semble mener l’échange, même si Alexandre prend d’abord l’initiative. Au début, il parle plus qu’elle, mais elle reprend la main : elle l’invite à continuer (« Parlez, parlez »), le corrige (« ce n’est pas de vous ») et le surpasse en donnant la source de la citation, puis en la contredisant avec Sénèque (1 point).
Dans les dernières répliques (l. 21 à 27), la répartition est nette : Alexandre ne dit plus que « …Poursuivez ? » et « Tout ? », des mots de relance, pendant qu’Adélaïde développe sa théorie en longues phrases (1 point). Elle a le dernier mot, avec une phrase de conclusion presque solennelle, et elle illustre ce qu’elle dit : celle qui sait raconter est « le maître » de la conversation (1 point).
Corrigé de la question 6 (3 points)
Il fallait proposer trois éléments précis, chacun justifié par le texte (1 point chacun). Exemples :
- Un décor d’intérieur de diligence : deux banquettes en bois qui se font face, car « un homme est assis en face d’elle ». Un léger balancement ou des secousses évoquent la route ;
- Des bruits de pluie et de roues : bande sonore ou accessoire, car « il pleut » et la voiture roule vers Paris ;
- Un éclairage sombre et gris, avec seulement la lueur d’une lanterne : « il fait nuit. Ou gris. » ; la lumière peut se faire plus chaude quand Adélaïde expose sa théorie ;
- Des costumes de 1822 : robe longue et manteau pour Adélaïde, redingote pour Alexandre (« vingt ans, beau, les cheveux bouclés ») ;
- Un décor très simple pour que le public se concentre sur les mots, puisque la scène repose sur la conversation.
Erreur fréquente : décrire un décor sans le relier au texte.
Corrigé de la question 7 (6 points)
La gravure de Doré montre une vieille dame qui lit un grand livre ouvert sur ses genoux, entourée de nombreux enfants et d’une jeune femme penchée sur elle. Les enfants sont captivés : ils regardent le livre et écoutent. Autour d’eux, des jouets : un agneau à roulettes, un pantin, un petit théâtre. Trois liens sont attendus (2 points chacun) :
- Le pouvoir du récit. Les enfants sont suspendus aux lèvres de celle qui raconte, comme Alexandre est suspendu à celles d’Adélaïde. L’image illustre la phrase : « celui qui sait mieux que les autres raconter une histoire devient le maître » ;
- Le théâtre et la fiction. Le petit théâtre et le pantin renvoient à la scène et au jeu des acteurs, comme le texte de Michalik est un texte de théâtre sur le pouvoir des histoires. Les contes de Perrault sont de la fiction : « Tout est fiction » ;
- La transmission. La grand-mère transmet des histoires aux enfants, comme Adélaïde transmet à Alexandre une manière de voir le monde. Perrault et Cyrano de Bergerac sont aussi des auteurs du XVIIe siècle, le siècle cité dans la note 2.
Une différence peut enrichir la réponse : la gravure est chaleureuse et familiale, un groupe autour d’un livre, alors que la scène de Michalik réunit deux jeunes adultes dans une diligence sombre et pluvieuse, et le récit y passe par la parole sans livre.
Compétences linguistiques et grammaticales (18 points)
Corrigé de la question 8 (2 points)
Deux synonymes de « récit » à la fin du texte : « fiction » (l. 24) et « histoire » (l. 27), un point chacun.
Erreur fréquente : relever « information » ou « théorie », qui ne sont pas des synonymes de « récit ».
Corrigé de la question 9 (2 points)
« impuissance » est un mot dérivé : préfixe im- (variante de in-, qui exprime le contraire, et se transforme en im- devant « p ») + radical puiss- + suffixe -ance (qui forme un nom). Le sens est « absence de puissance » (1 point).
Mots de la même famille (1 point) : puissant, puissance, impuissant, tout-puissant, puissamment.
Corrigé de la question 10 (6 points)
a. (2 points) La phrase compte deux propositions : [Et j’ajouterai] [que ce n’est pas de lui non plus].
b. (2 points) « Et j’ajouterai » est la proposition principale ; « que ce n’est pas de lui non plus » est une proposition subordonnée conjonctive complétive, introduite par la conjonction de subordination « que » et complément d’objet direct du verbe « ajouterai ».
c. (2 points) Deux manipulations parmi celles-ci (1 point chacune) :
- la pronominalisation : « j’ajouterai cela » ; la subordonnée peut être remplacée par un pronom, c’est donc un complément d’objet ;
- la question : « Qu’est-ce que j’ajouterai ? » → « que ce n’est pas de lui non plus » ; la proposition répond à la question posée sur le verbe ;
- le remplacement par un groupe nominal : « j’ajouterai cette précision » ;
- la suppression est impossible : « Et j’ajouterai » seul est incomplet ; la subordonnée n’est donc pas un complément circonstanciel supprimable ;
- on ne peut pas remplacer « que » par un pronom relatif : il n’a pas d’antécédent, ce n’est donc pas une relative.
Corrigé de la question 11 (8 points)
Réécriture attendue : « ceux qui détiendront l’information, ceux qui détiendront les clefs du récit, ceux qui sauront mieux que les autres raconter une histoire deviendront les maîtres. »
Barème : 3 points pour les trois « ceux » (1 point chacun) ; 4 points pour les quatre verbes au futur (détiendront deux fois, sauront, deviendront), 1 point chacun ; 1 point pour l’accord de l’attribut : « les maîtres ».
Pièges : le sujet devient pluriel, donc « qui » reprend « ceux » et le verbe prend la terminaison -ont (futur, 3e personne du pluriel). « Savoir » donne sauront (et non « savront »). « Détenir » se conjugue comme « tenir » : détiendront. « Maître » prend un -s, car il est attribut du sujet pluriel. Le reste (« mieux que les autres ») ne change pas. Dans l’énoncé, « au présent, au futur » doit se lire comme « du présent au futur ».
Dictée (10 points)
Texte de la dictée
Pour les enfants [virgule], ces veillées étaient une véritable école vivante [virgule], car un maître conteur africain ne se limitait pas à narrer des contes [virgule], il était également capable d’enseigner sur de nombreuses autres matières [point].
Le fait de n’avoir pas eu d’écriture n’a donc jamais privé l’Afrique d’avoir un passé [virgule], une histoire et une culture [point]. Comme le dira beaucoup plus tard mon maître Tierno Bokar [deux-points] : « L’écriture est une chose et le savoir en est une autre [point]. L’écriture est la photographie du savoir [virgule], mais elle n’est pas le savoir lui-même [point]. Le savoir est une lumière qui est en l’homme [point]. Il est l’héritage de tout ce que les ancêtres ont pu connaître et qu’ils nous ont transmis en germe [virgule], tout comme le baobab est contenu en puissance dans sa graine [point] » [fermez les guillemets].
Source : d’après Amadou Hampâté Bâ, Amkoullel, l’enfant peul. Les mots « Tierno Bokar » et « baobab » sont écrits au tableau avant la dictée. Les indications entre crochets sont dites par l’examinateur lors de la dictée effective et ne sont pas écrites.
Barème de la dictée
La dictée est notée sur 10 points. Barème indicatif : on part de 10 points et on retire 1 point par erreur d’orthographe grammaticale ou lexicale grave (accord, conjugaison, mot écrit incorrectement), 0,5 point pour une erreur moins grave (accent, trait d’union, ponctuation) ; la note ne peut pas être négative. Une même erreur répétée ne compte qu’une fois. Les mots écrits au tableau ne sont pas sanctionnés s’ils sont recopiés correctement.
Pièges d’orthographe expliqués
- « ces veillées étaient » : nom féminin pluriel en -ées ; imparfait, 3e personne du pluriel, terminaison -aient ;
- « une véritable école vivante » : l’adjectif « vivante » s’accorde au féminin avec « école » ;
- « un maître conteur africain » : accent circonflexe sur le î ; « il se limitait » : imparfait, 3e personne du singulier, terminaison -ait ;
- « à narrer » : après la préposition « à », le verbe reste à l’infinitif (-er) ; « également » : adverbe en -ment ;
- « de nombreuses autres matières » : accord au féminin pluriel avec « matières » ;
- « n’avoir pas eu » : infinitif passé ; « eu » est le participe passé du verbe « avoir », invariable ici ;
- « n’a donc jamais privé l’Afrique » : passé composé avec « avoir », participe passé invariable (le COD « l’Afrique » est placé après) ;
- « Comme le dira » : futur simple de « dire », 3e personne du singulier ; « beaucoup plus tard » avec un d final muet ;
- « la photographie » : le son [f] s’écrit ph ; « lui-même » : trait d’union ;
- « tout ce que les ancêtres ont pu connaître » : « ont » (verbe avoir) et « pu » invariable ; « connaître » avec l’accent circonflexe sur le î ;
- « qu’ils nous ont transmis » : le participe passé s’accorde avec le COD « que » placé avant, qui reprend « tout ce », masculin singulier : transmis ;
- « le baobab est contenu » : participe passé employé avec « être », accordé avec le sujet masculin singulier « baobab » ; « tout comme » en deux mots.
Cette dictée ne comporte pas d’exercice de réécriture séparé : la réécriture du brevet est la question 11, corrigée plus haut.
Rédaction (40 points)
Barème indicatif : 20 points pour le fond (respect du sujet, cohérence, richesse des idées ou de l’imagination, exemples) et 20 points pour la forme (construction, vocabulaire, correction de la langue, présentation et ponctuation).
Sujet d’imagination : analyse
Il faut écrire une lettre adressée à l’interprète d’Adélaïde (ou d’Alexandre) par le metteur en scène. La lettre doit comporter les éléments d’une lettre (lieu et date possibles, formule d’appel, formule finale) sans signature par un nom, pour respecter l’anonymat. Le contenu : des conseils de jeu précis pour cette scène, avec le vocabulaire du théâtre (réplique, didascalie, jeu, diction, déplacement, silence, tirade, face au public, cour et jardin, régie). Plan : 1) accueil et rappel du sens de la scène ; 2) conseils de voix et de ton ; 3) conseils de gestes et de déplacements, en tenant compte du lieu (la diligence) ; 4) encouragement. Critères : respect de la forme de la lettre, vocabulaire théâtral, conseils appuyés sur le texte, énonciation (vous, je), impératif, présent et futur, langue correcte.
Production modèle (sujet d’imagination)
Chère comédienne,
Je tenais à vous écrire avant la prochaine répétition, car la scène de la diligence repose entièrement sur votre jeu. Elle est courte, mais elle contient toute l’idée de la pièce : celui qui raconte devient le maître.
Pour commencer, travaillez votre diction. Adélaïde a de l’esprit et de l’ironie : lorsqu’elle répond « C’est joli… mais ce n’est pas de vous », prenez un temps avant la réplique, laissez un léger sourire et ne forcez pas la voix. Au contraire, quand vous développez votre théorie, ralentissez. Vous devez avoir l’air de dévoiler un secret, et chaque mot de la tirade doit porter jusqu’au dernier rang. Appuyez bien sur « récit », car c’est le mot clé de la scène.
Ensuite, jouez avec les silences. Quand Alexandre dit « …Poursuivez ? », ne répondez pas aussitôt : regardez-le, mesurez-le, puis lancez-vous. Le public doit sentir que vous menez la conversation, alors que votre partenaire parle davantage au début.
Pensez enfin à votre corps et à l’espace. Vous êtes assise dans une diligence, face à lui : vous ne pouvez pas marcher, mais vous pouvez vous redresser, tourner légèrement le buste vers la salle, ou vous pencher vers Alexandre quand vous dévoilez votre idée. Tenez compte des secousses de la route : un léger balancement rendra la scène plus vivante, mais gardez toujours votre dignité. Restez attentive à l’éclairage, qui sera sombre : placez votre visage dans la lumière de la lanterne quand vous prononcez la dernière phrase.
Je compte sur vous pour faire de cette conversation un vrai duel de paroles. Faites confiance à votre partenaire, écoutez-le, et ne vous pressez pas : au théâtre, le temps appartient à ceux qui savent le prendre.
Avec toute mon amitié et tous mes encouragements,
Votre metteur en scène
Sujet de réflexion : analyse
La citation de La Fontaine est une affirmation à discuter : « Il est bon de parler et meilleur de se taire. » Il faut dire si l’on est d’accord, en nuançant, et s’appuyer sur au moins deux ou trois exemples précis (littérature, histoire, culture, expérience). Plan possible : 1) le silence est souvent meilleur (éviter de blesser, écouter, réfléchir) ; 2) mais parler est nécessaire (témoigner, défendre, transmettre) et le silence peut être une faute ; 3) conclusion nuancée : tout dépend du moment. Critères : thèse claire, connecteurs logiques, exemples développés, conclusion, langue correcte. Le sujet impose un développement organisé, sans nombre de lignes minimum.
Production modèle (sujet de réflexion)
« Il est bon de parler et meilleur de se taire », écrit La Fontaine. Faut-il croire que le silence vaut mieux que la parole ? Je pense que cette affirmation est juste dans certains cas, mais qu’elle est trop générale : parler peut être un devoir.
D’abord, le silence est souvent plus sage. Il permet de ne pas blesser, d’écouter les autres et de réfléchir avant de répondre. La Fontaine lui-même le montre dans « Le Corbeau et le Renard » : le corbeau, flatté, ouvre le bec pour montrer sa belle voix, et il laisse tomber son fromage. S’il s’était tu, il aurait gardé son repas. Dans la vie de tous les jours, un mot dit sous le coup de la colère peut abîmer une amitié, alors qu’un silence calme laisse le temps de comprendre. De même, la citation de Cyrano de Bergerac dans la scène de Michalik rappelle que le bavard parle souvent « de l’impuissance de se taire » : il ne maîtrise pas ses mots.
Cependant, la parole est indispensable quand il s’agit de dire la vérité ou de défendre quelqu’un. En 1898, Émile Zola publie « J’accuse… ! » pour dénoncer l’injustice faite au capitaine Dreyfus. S’il s’était tu, un innocent serait resté condamné. Aujourd’hui encore, la jeune Malala Yousafzai a refusé de se taire pour défendre le droit des filles à aller à l’école, au risque de sa vie. Le silence peut même devenir complice : quand un élève assiste à du harcèlement sans rien dire, il laisse le coupable continuer. La parole sert aussi à transmettre : les conteurs africains racontent des histoires aux enfants pour garder la mémoire de leur peuple, comme le rappelle Amadou Hampâté Bâ.
Ainsi, le silence et la parole ne s’opposent pas : chacun a son moment. Il est meilleur de se taire quand parler ne sert qu’à faire du bruit ou à blesser ; il est meilleur de parler quand le silence laisserait triompher l’injustice. Savoir choisir entre les deux est sans doute la vraie sagesse.
Barème et conseils
| Partie | Questions | Points |
|---|---|---|
| Compréhension et compétences d’interprétation | 1 à 7 | 32 |
| Compétences linguistiques et grammaticales | 8 à 11 | 18 |
| Dictée | texte sur les maîtres conteurs africains | 10 |
| Rédaction (un sujet au choix) | imagination ou réflexion | 40 |
| Total | 100 |
Échelle de notes indicative : moins de 40 points sur 100 : à consolider ; de 40 à 59 : correct, avec des lacunes ; de 60 à 79 : bon niveau ; 80 et plus : très bon niveau. Pour convertir en note sur 20, divisez le total par 5.
Conseil 1 : améliorer la compréhension et la grammaire. Revoyez l’analyse d’une scène de théâtre et la nature des propositions avec le cours sur les questions de compréhension et de grammaire, puis entraînez-vous avec des exercices corrigés.
Conseil 2 : progresser en dictée, réécriture et rédaction. Pour l’orthographe et la réécriture, travaillez la dictée et la réécriture et les exercices de dictée ; pour la rédaction, consultez le sujet d’imagination et le sujet de réflexion.
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