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Corrigé du brevet de français 2025 : Antilles-Guyane – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

Antilles-Guyane : corrigé du brevet 2025, illustration Français PDF
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Voici le corrigé brevet français 2025 antilles guyane, session du 26 juin 2025 : l’épreuve est notée sur 100 points et porte sur l’ouverture de Madame Bovary de Gustave Flaubert, rapprochée d’une image des Quatre cents coups de François Truffaut. Chaque réponse est justifiée par le texte, avec le barème, les réponses acceptables et les erreurs fréquentes. La dictée est donnée en entier, et les deux sujets de rédaction ont chacun une production modèle.

Compréhension et compétences d’interprétation (32 points)

Corrigé de la question 1 (4 points)

Le texte se découpe en trois parties :

1. Lignes 1 à 7 (jusqu’à « où l’appelle son âge ») : l’arrivée du Proviseur à l’étude. Le Proviseur entre avec le nouveau et confie celui-ci au maître d’études. Le titre « l’arrivée du Proviseur en classe » est un piège : le narrateur dit « Nous étions à l’étude », la salle de travail, pas encore la classe.

2. Lignes 8 à 18 (de « Resté dans l’angle » à « dans les rangs ») : le portrait du nouveau, dont on décrit le physique, les vêtements et l’attitude.

3. Lignes 19 à 33 (de « Nous avions l’habitude » à « se mit à rire ») : une casquette encombrante. Cette partie commence par l’usage de la classe, puis décrit longuement la casquette, qui finit par tomber. Le titre « un mauvais genre » ne convient qu’à la première phrase, et « la description du Proviseur » est absente du texte.

Barème : 0,5 point par partie correctement délimitée et 0,5 point par titre exact (3 points), plus 1 point si les trois parties et les trois titres sont justes. Les limites « ligne 7 » et « ligne 18 » sont les bonnes ; un décalage d’une phrase est toléré s’il est justifié.

Corrigé de la question 2 (4 points)

a) Charles est embarrassé parce qu’il se trouve dans un monde qui n’est pas le sien. C’est un « gars de la campagne », plus âgé et plus grand que les autres, qui arrive dans une classe où tout le monde se connaît. Il est regardé par tous, et ses vêtements trop étroits (« son habit-veste […] devait le gêner aux entournures ») le rendent gauche. Il ne maîtrise ni les usages du collège ni son propre corps.

b) Cet embarras se manifeste par plusieurs attitudes, dont voici deux :

– l’effacement : il reste « dans l’angle, derrière la porte, si bien qu’on l’apercevait à peine » ; il cherche à se faire oublier ;

– la raideur et l’obéissance excessive : il écoute « de toutes ses oreilles, attentif comme au sermon, n’osant même croiser les cuisses, ni s’appuyer sur le coude ». On peut aussi citer le fait que le maître d’études doit l’avertir pour qu’il se mette en rang : il est comme figé.

Barème : 2 points pour le a) (1 point pour la cause, 1 point pour sa justification) ; 2 points pour le b) (1 point par attitude expliquée). Erreur fréquente : citer l’apparence physique (les poignets rouges) comme « attitude » : ce n’est pas un comportement.

Corrigé de la question 3 (5 points)

Non, la casquette n’aide pas Charles à s’intégrer : elle le désigne au contraire comme différent. Deux éléments suffisent.

Premier élément : il ne respecte pas l’usage de la classe. Les élèves jettent leurs casquettes sous le banc, « c’était là le genre ». Charles, lui, « tenait encore sa casquette sur ses deux genoux » alors que « la prière était finie ». Par ignorance ou par timidité (« soit qu’il n’eût pas remarqué cette manœuvre ou qu’il n’eût osé s’y soumettre »), il reste en dehors du rituel qui soude le groupe.

Second élément : la casquette est ridicule. C’est une « coiffure d’ordre composite », assemblage de bonnets et de chapeaux différents, que le narrateur qualifie de « pauvre chose » à la « laideur muette ». Sa description interminable, avec ses « losanges de velours et de poils de lapin » et son « petit croisillon de fils d’or », montre une accumulation de mauvais goût. Le détail « Elle était neuve ; la visière brillait » suggère que Charles a pris soin de cet objet pour faire bonne impression, ce qui le rend plus touchant, mais encore plus décalé.

On peut aussi retenir que la casquette tombe quand il se lève, ce qui provoque le rire.

Barème : 1 point pour la réponse nette, 2 points par élément (1 pour la citation ou la référence, 1 pour l’explication). Erreur fréquente : répondre « oui » ou ne donner qu’un seul élément développé.

Corrigé de la question 4 (5 points)

Le narrateur, qui parle au nom de la classe (« Nous étions à l’étude »), porte sur Charles un regard moqueur et condescendant. Il l’observe de l’extérieur, relève chaque défaut et le traite comme un spécimen curieux. Trois comparaisons permettent de le montrer ; il en faut deux :

– « comme un chantre de village » : la coupe de cheveux « droit sur le front » fait de Charles un chanteur d’église campagnard, figure rustique et un peu comique. La comparaison le renvoie à ses origines paysannes.

– « attentif comme au sermon » : l’excès d’application de Charles est comparé au silence figé des fidèles à l’église. Le narrateur se moque de sa docilité, de son manque de naturel.

– « comme le visage d’un imbécile » : la laideur de la casquette est comparée à une face d’imbécile, ce qui est très dur ; la comparaison porte sur l’objet, mais elle rejaillit sur son propriétaire.

Barème : 1 point pour le regard bien nommé, 2 points par comparaison (1 pour la citation exacte, 1 pour l’explication). Erreur fréquente : citer une métaphore ou une description comme « en manière de gland » ; seules les expressions avec « comme » sont des comparaisons ici.

Corrigé de la question 5 (6 points)

C’est une question d’opinion, qui doit être argumentée. Une réponse possible : la réaction de la classe est compréhensible mais injuste.

Premier élément : le rire est cruel, car Charles n’a rien fait de mal. Il obéit au professeur (« Levez-vous ») et la chute de la casquette est un accident. Il a tout fait pour bien se comporter (« n’osant même croiser les cuisses »). Le rire est donc une moquerie gratuite envers quelqu’un de timide et de mal à l’aise.

Second élément : cette réaction sociale s’explique par le fait que Charles est différent. Ses vêtements de paysan, son âge, sa casquette ridicule et son ignorance des habitudes (« c’était là le genre ») en font une victime facile ; le groupe se resserre en riant du nouveau. Le « Nous » du narrateur montre que celui-ci partage ce regard : le rire est collectif (« Toute la classe »), sans pitié, et il scelle l’exclusion de Charles dès le premier jour.

On peut nuancer : les élèves sont jeunes, la casquette est réellement comique, et le rire n’est pas forcément méchant. Mais l’insistance du narrateur sur la gêne de Charles suggère que le lecteur est invité à prendre un peu de recul.

Barème : 2 points pour un avis clair, 2 points par élément d’analyse appuyé sur le texte (soit 4 points). Toute position argumentée est acceptée.

Corrigé de la question 6 (8 points)

Le texte et l’image montrent l’isolement d’un élève, mais pas de la même manière. Quatre éléments de comparaison :

1. La place de l’élève : dans le texte, Charles est « dans l’angle, derrière la porte », à l’écart des autres. Sur l’image, l’élève est de même séparé du reste de la classe : il est debout, seul, près du tableau et de la carte, tandis que d’autres élèves se trouvent loin de lui, groupés près de la porte. L’espace vide entre les bancs souligne cette distance. Dans les deux cas, l’isolement est spatial.

2. La cause de l’isolement : chez Flaubert, Charles est isolé par ce qu’il est, par son origine rurale, ses vêtements et surtout sa casquette ridicule ; l’isolement est social et comique. Sur la photographie, rien d’aussi précis n’est montré : l’isolement est dû à la situation (l’élève est désigné par le maître), et le spectateur doit l’interpréter.

3. Le rôle de l’adulte : dans le texte, le Proviseur et le maître d’études sont plutôt bienveillants (« voici un élève que je vous recommande »), même si le professeur oblige Charles à se lever, ce qui provoque le rire. Sur l’image, le maître, bras tendu, semble désigner l’élève et le mettre en position d’exposé devant la classe : l’adulte participe à l’isolement.

4. Le point de vue et le ton : le texte est raconté par un camarade (« Nous »), avec ironie et un luxe de détails ; l’élève est ridiculisé et le rire éclate. L’image, en noir et blanc, silencieuse et sobre, ne montre aucun rire : elle suggère la solitude et la gêne, avec une tonalité plus grave, voire pathétique. Le texte fait rire de l’élève, l’image invite plutôt à le plaindre.

Barème : 2 points par élément développé (1 point pour le repérage dans le texte et sur l’image, 1 point pour la comparaison). Les réponses qui décrivent l’image un peu différemment sont acceptées si elles sont cohérentes et justifiées par ce que l’on voit. Erreur fréquente : décrire l’image et le texte séparément, sans jamais les comparer.

Compétences linguistiques et grammaticales (18 points)

Corrigé de la question 7 (2 points)

a) Dans « où l’appelle son âge », le verbe appelle a pour sujet « son âge », placé après le verbe : c’est un sujet inversé. On le vérifie avec « Qu’est-ce qui l’appelle ? Son âge » ou en rétablissant l’ordre : « son âge l’appelle ». Fonction : sujet du verbe « appelle ». Le pronom « l’ » est complément d’objet direct.

b) Deux verbes conjugués : passera, au futur simple de l’indicatif, et appelle, au présent de l’indicatif. (Dans « il passera dans les grands, où l’appelle son âge », il n’y a pas d’autre verbe.)

Barème : 1 point pour la fonction, 1 point pour les deux verbes avec leur temps (0,5 point par verbe).

Corrigé de la question 8 (3 points)

a) La proposition subordonnée est : « pour qu’il se mît avec nous dans les rangs ». Elle est introduite par la locution conjonctive « pour que » et son verbe, « mît », est au subjonctif imparfait (verbe « mettre »). C’est une proposition subordonnée conjonctive circonstancielle de but : sa fonction est complément circonstanciel de but du verbe « avertir » (ou de la proposition « le maître d’études fut obligé de l’avertir »).

b) Deux manipulations :

– la suppression : « le maître d’études fut obligé de l’avertir » reste une phrase correcte ; la subordonnée est donc facultative, ce qui prouve qu’elle n’est pas un complément essentiel ;

– le déplacement : « Pour qu’il se mît avec nous dans les rangs, le maître d’études fut obligé de l’avertir. » La mobilité confirme un complément circonstanciel.

On accepte aussi la substitution par un groupe nominal de même fonction (« dans ce but », « pour sa mise en rang ») ou la question « dans quel but ? ».

Barème : 1 point pour la délimitation et la fonction ; 1 point par manipulation nommée et réalisée (0,5 point pour le nom, 0,5 point pour la réalisation).

Corrigé de la question 9 (3 points)

a) « Jaunâtre » est formé de l’adjectif jaune et du suffixe -âtre. Ce suffixe indique une approximation, souvent péjorative : « jaunâtre » signifie « qui tire sur le jaune, d’un jaune un peu sale ou terne ». Le pantalon de Charles n’est pas franchement jaune : sa couleur est passée, peu agréable, ce qui s’accorde avec la pauvreté de ses vêtements.

b) Autres mots formés avec le suffixe -âtre : verdâtre, rougeâtre, bleuâtre, blanchâtre, grisâtre, noirâtre, douceâtre. Deux mots suffisent.

Barème : 1 point pour l’analyse de la formation, 1 point pour le sens en contexte, 1 point pour les deux mots (0,5 point chacun).

Corrigé de la question 10 (10 points)

Il faut passer au pluriel tout ce qui se rapporte à l’élève, sans modifier le reste. Version attendue :

« (…) voici des élèves que je vous recommande, ils entrent en cinquième. Si leur travail et leur conduite sont méritoires, ils passeront dans les grands, où les appelle leur âge. »

Points de vigilance :

– « un élève » devient « des élèves » ;

– « il entre » devient « ils entrent » (terminaison –ent au pluriel) ;

– « son travail et sa conduite » devient « leur travail et leur conduite » (on accepte « leurs travaux » si l’accord est correct) ;

– « il passera » devient « ils passeront » ;

– « l’appelle » devient « les appelle » : le pronom COD s’accorde, et le verbe « appelle » reste au singulier, car son sujet inversé est « leur âge » (singulier) ; on accepte « leurs âges » avec « appellent ». « Méritoires » est déjà au pluriel, « que je vous recommande » est inchangé.

Barème : 10 points, 1 point par transformation correcte (des élèves, ils entrent, leur travail, leur conduite, ils passeront, les, leur âge), 2 points pour le maintien correct de tout le reste (verbe « appelle », « sont méritoires », « que je vous recommande ») et 1 point pour la copie sans faute ni oubli. Retirer 1 point par erreur d’accord supplémentaire ou par modification inutile.

Dictée (10 points)

Texte de la dictée

Gustave Flaubert, Les Mémoires d’un fou, chapitre III, 1839. Les indications de ponctuation, entre crochets, ne sont pas écrites par les candidats.

Je me vois encore [virgule] assis sur les bancs de la classe [virgule] absorbé dans mes rêves d’avenir [virgule] pensant à ce que l’imagination d’un enfant peut rêver de plus sublime [virgule] tandis que le pédagogue se moquait de mes vers latins [virgule] que mes camarades me regardaient en ricanant [point]

Les imbéciles [point d’exclamation] eux [virgule] rire de moi [point d’exclamation] eux [virgule] si faibles [virgule] si communs [virgule] au cerveau si étroit [point-virgule] moi [virgule] dont l’esprit se noyait sur les limites de la création [virgule] qui étais perdu dans tous les mondes de la poésie [virgule] qui me sentais plus grand qu’eux tous [virgule] qui recevais des jouissances infinies et qui avais des extases célestes devant toutes les révélations intimes de mon âme [point d’exclamation]

Barème et pièges d’orthographe

Barème indicatif : la dictée est notée sur 10 points. On retire 1 point par erreur grave (accord, terminaison verbale, confusion de mots) et 0,5 point par erreur d’orthographe lexicale ou de ponctuation, sans descendre sous 0. La dictée de cette session ne comporte pas de réécriture : la réécriture est la question 10 de la première partie.

Pièges à surveiller :

– assis, absorbé, perdu : participes passés au masculin singulier, car « je » est ici un homme ; « pensant » est un participe présent invariable ;

– peut rêver : verbe pouvoir à la 3e personne du singulier, suivi de l’infinitif ; sublime : adjectif invariable en genre ;

– se moquait, regardaient, se noyait : imparfait ; « regardaient » prend –ent car son sujet est « mes camarades » ;

– en ricanant : gérondif, donc invariable ; les imbéciles : pluriel ; « eux, rire de moi » : infinitif ;

– dont l’esprit : « dont » avec le sens de « de qui » ; étais, sentais, recevais, avais : imparfait à la 1re personne, avec -ais parce que « qui » représente « moi » ;

– eux tous : « tous » est ici un pronom, le s se prononce ; des extases célestes, jouissances infinies, révélations intimes : accords au féminin pluriel ; mon âme : accent circonflexe.

Dictée aménagée

Pour les candidats concernés, la dictée aménagée propose un choix de trois formes pour dix mots ; les bonnes réponses, dans l’ordre du texte, sont : vois, absorbé, ce, rêver, moquait, regardaient, perdu, tous, sentais, infinies.

Rédaction (40 points)

Sujet d’imagination

Analyse du sujet : il faut écrire un récit commençant par la phrase imposée, au passé (imparfait et passé simple), avec une description du nouvel élève et les réactions des personnages. L’arrivée doit se passer bien : l’enjeu est de renverser la scène de Flaubert en gardant un ton vraisemblable.

Plan : (1) l’entrée du nouveau et les paroles du Proviseur ; (2) son portrait, physique et vêtements ; (3) les réactions de la classe, du maître et du nouveau ; (4) une conclusion légère, avec une première amitié.

Critères : respect de la consigne (début imposé, description, réactions), cohérence du récit et des temps, richesse du vocabulaire, correction de la langue, longueur d’environ deux pages (300 à 400 mots).

— Voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième, dit le Proviseur à voix basse au maître d’études. Nous étions à l’étude et, dès que la porte s’ouvrit, toutes les têtes se redressèrent.

Le nouveau se tenait au milieu de la pièce, un peu raide, son cartable serré contre lui. C’était un garçon d’une quinzaine d’années, grand et mince, aux cheveux châtains bien peignés et aux yeux vifs. Il portait une veste grise, un peu large, mais propre et soigneusement boutonnée, et ses souliers, quoique vieux, brillaient comme s’il les avait cirés le matin même. Ses mains tremblaient légèrement, mais son sourire était franc.

— Asseyez-vous là, Monsieur, dit le maître d’études en lui désignant la place vide au troisième rang.

Le garçon traversa la salle sans bruit. En passant devant mon banc, il me fit un petit signe de tête, et je lui répondis sans réfléchir. Quand il s’assit, il sortit de son cartable une plume, un encrier et un livre usé, qu’il posa devant lui avec soin.

À deux heures, quand la cloche sonna, nous nous jetâmes dehors en poussant des cris. Je m’attendais à ce que mes camarades se moquent du nouveau, comme ils l’avaient fait pour d’autres avant lui, mais il resta simplement debout, un peu perdu. Alors Paul, le plus bavard de la classe, lui lança :

— Eh bien, d’où viens-tu ? Tu sais jouer aux billes ?

— Je viens de la campagne, répondit le nouveau en riant. Et je suis le meilleur joueur de mon village, vous verrez.

Le défi fit sourire tout le monde. Quelques minutes plus tard, un cercle de curieux s’était formé autour de lui, et il battait Paul sous les applaudissements. Le maître d’études, qui nous surveillait de loin, hocha la tête avec satisfaction, comme si l’arrivée de ce garçon était une bonne nouvelle pour tout le collège.

Le soir, en rentrant à l’étude, le nouveau s’assit à côté de moi. Il se pencha et chuchota : « Merci pour tout à l’heure. » J’eus un peu honte de ma première méfiance. Ce jour-là, j’avais gagné un ami.

Sujet de réflexion

Analyse du sujet : la question est « les artistes préfèrent-ils évoquer les moments douloureux ou heureux de l’enfance ? ». Il faut donner un avis net, développé en paragraphes avec des exemples littéraires et artistiques (romans, poèmes, films, peintures). Une position nuancée est possible, à condition de trancher.

Plan : (1) thèse : les artistes évoquent souvent la douleur de l’enfance ; (2) mais le bonheur de l’enfance inspire aussi beaucoup d’œuvres ; (3) conclusion personnelle : ils préfèrent la douleur, parce qu’elle donne plus de force à l’œuvre.

Critères : avis clair, arguments organisés avec connecteurs, au moins deux exemples précis, correction de la langue, longueur d’environ deux pages (300 à 400 mots).

Selon moi, les artistes préfèrent plutôt évoquer les moments douloureux de l’enfance et de l’adolescence, même si certains en gardent aussi une image heureuse.

D’abord, la souffrance est un moteur puissant de création. Quand un artiste a été blessé jeune, il cherche à comprendre ce qui lui est arrivé et à le faire partager. Jules Renard, dans Poil de Carotte, raconte un enfant humilié par sa mère, avec une ironie qui rend le récit plus fort encore. Dans Les Quatre cents coups, François Truffaut met en scène Antoine Doinel, un adolescent incompris des adultes, et il s’inspire de sa propre enfance difficile. Ces œuvres touchent le public parce qu’elles disent une vérité douloureuse que beaucoup ont connue.

Cependant, certains artistes préfèrent célébrer le bonheur. Marcel Pagnol, dans La Gloire de mon père, évoque avec tendresse les vacances en Provence, les collines et les chasses. Dans Le Petit Nicolas, Goscinny et Sempé font rire en racontant les bêtises d’une bande de copains. Ces œuvres montrent que l’enfance peut être joyeuse, et que l’on peut en garder une nostalgie douce. Mais cette nostalgie contient souvent une pointe de tristesse : l’enfance est heureuse parce qu’elle est perdue pour toujours.

Enfin, les moments difficiles donnent plus de matière à l’artiste : conflits, injustices et découvertes. Un récit où tout va bien est vite fini, alors qu’une épreuve permet de construire une histoire, de faire naître une émotion, de dénoncer une injustice. C’est pourquoi la douleur est plus présente dans l’art, même si le bonheur reste une source de beauté.

Pour conclure, les artistes évoquent les deux, mais je pense qu’ils reviennent plus souvent à la douleur, parce qu’elle leur permet d’émouvoir et de faire réfléchir le public.

Barème et conseils

Partie Points
Compréhension et compétences d’interprétation (questions 1 à 6) 32
Compétences linguistiques et grammaticales (questions 7 à 10) 18
Dictée 10
Rédaction 40
Total 100

Échelle indicative : moins de 50 points, des bases à consolider ; de 50 à 69 points, un niveau correct à fiabiliser ; de 70 à 84 points, un bon niveau ; 85 points et plus, un très bon niveau, avec une rédaction maîtrisée et peu d’erreurs.

Conseil 1 : améliorer les questions et la dictée. Si vous perdez des points sur les citations, les fonctions ou la réécriture, relisez le cours sur les questions de compréhension et de grammaire et entraînez-vous avec les exercices sur la dictée et la réécriture.

Conseil 2 : réussir la rédaction. Pour le récit, revoyez le cours sur le sujet d’imagination ; pour la réflexion, le cours sur le sujet de réflexion et les exercices sur le sujet de réflexion. Pour d’autres entraînements, consultez les exercices sur l’épreuve de français du brevet.

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