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Corrigé du brevet de français 2018 : Polynésie française – session de remplacement (septembre) – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

Polynésie française – session de remplacement (septembre) : corrigé du brevet 2018, illustration Français PDF
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Voici le corrigé brevet français 2018 Polynésie septembre, rédigé question par question pour la série générale (session de remplacement du 10 septembre 2018, 100 points). Il suit l’ordre du sujet : grammaire et compréhension sur la lettre du poilu tahitien et sur les photogrammes d’Un long dimanche de fiançailles, dictée, puis les deux sujets de rédaction avec une production modèle chacun. Les réponses données sont des modèles : toute formulation juste et appuyée sur le texte est acceptée.

Grammaire et compétences linguistiques (20 points)

Corrigé de la question 1 (2 points)

a. (1 point) Le destinataire est désigné par le mot « tu », dans la phrase « Koki – un marquisien que tu dois connaître » (ligne 24). Le signataire s’adresse à quelqu’un qu’il tutoie, un proche resté à Tahiti.

b. (1 point) « Tu » est un pronom personnel de la deuxième personne du singulier, sujet du verbe « dois connaître ».

Erreur fréquente : répondre « Tahiti » ou « le lecteur » ; la question demande un mot du texte.

Corrigé de la question 2 (5 points)

Réécriture attendue : « Aussitôt le jour, tout le monde se lève, on se met à faire un peu de café, et pendant ce temps-là, d’autres qui sont à la traîne arrivent. »

Barème : 1 point par verbe correctement transformé, soit quatre verbes : « se lève » (et non « s’est levé »), « se met » (et non « s’est mis »), « sont » (imparfait « étaient » devenu présent), « arrivent » (troisième personne du pluriel). Le dernier point récompense l’absence d’erreur sur le reste du passage (« faire » reste à l’infinitif).

Pièges : « tout le monde » et « on » sont des sujets au singulier ; le verbe de la proposition relative s’accorde avec « d’autres », pluriel : « sont » et « arrivent ».

Corrigé de la question 3 (4 points)

a. (2 points) « Le mien » est un pronom possessif (masculin singulier). Il est formé de l’article « le » et de l’adjectif « mien », et remplace un groupe nominal (« mon fusil »).

b. (2 points) Il désigne le fusil du narrateur : la phrase précédente indique que « chacun s’est mis à nettoyer son fusil », donc « j’avais le mien en morceaux » veut dire « j’avais mon fusil démonté ». Une réponse seulement « le fusil » ou « son arme » est acceptée.

Corrigé de la question 4 (5 points)

Réécriture attendue : « C’est à minuit qu’ils sont partis au train, et à 6 heures du matin, ils ont débarqué à une petite station. »

Barème : 2 points pour « qu’ils sont partis » (élision de « que » devant « ils », accord du participe passé avec « ils » conservé au masculin pluriel), 2 points pour « ils ont débarqué » (auxiliaire « avoir » et participe invariable), 1 point pour le reste du passage recopié sans faute.

Piège : « sommes » devient « sont », et non « suis » ou « êtes » ; « avons » devient « ont ».

Corrigé de la question 5 (4 points)

a. (2 points) « nous avons couché » : passé composé de l’indicatif (auxiliaire « avoir » au présent + participe passé). « nous nous étions couchés » : plus-que-parfait de l’indicatif (auxiliaire « être » à l’imparfait + participe passé). 1 point par énoncé, temps et mode demandés.

b. (2 points) Dans le premier énoncé, « coucher » est employé dans le sens de « dormir », à la forme non pronominale : il se conjugue avec l’auxiliaire avoir. Dans le second, c’est un verbe pronominal (« nous nous étions couchés », au sens de « s’allonger au sol pour se protéger ») : tous les verbes pronominaux se conjuguent avec l’auxiliaire être. La différence d’auxiliaire vient donc de la construction du verbe.

Compréhension et compétences d’interprétation (30 points)

Corrigé de la question 1 (2 points)

Le lieu (1 point) : les événements se passent en Macédoine, dans le nord de la Grèce, sur le front de Salonique : « nous avons marché à travers la Macédoine » ; le texte précise qu’il s’agit d’un « ravin en 28ème ligne ».

La période (1 point) : la Première Guerre mondiale (1914-1918), précisément à la fin de l’année 1916 (« le 25 novembre », « le 30 »). Les mots « poilu », « front », « brigade » et « obus » le confirment.

Corrigé de la question 2 (4 points)

Le pronom (1,5 point) : « nous » désigne le narrateur et ses compagnons, les soldats tahitiens de son unité, les « Tamarii Tahiti » : « le Dr Cassiau […] a paru très enchanté de voir des Tamarii Tahiti ».

Les indices (2,5 points, en relever au moins trois) :

  • le nom « Tamarii Tahiti » (note 1), soldats venus de Tahiti ;
  • les noms et lieux polynésiens : « Teraitua Poroi », « Teupootahiti », « Huahine », « Auae », « marquisien » ;
  • le vocabulaire tahitien : « popa’a » (les Européens, note 2) et « motua » (« petit-fils ») ;
  • la distinction entre les Tahitiens et « quelques popa’a » ou « Sénégalais » parmi les victimes ;
  • le tutoiement d’un proche resté sur l’île, à qui l’on rappelle les familles (« le fils Labaste de Huahine », « le petit Burns, le motua de Tapita »).

Corrigé de la question 3 (4 points)

Quatre raisons sont attendues, une par point :

  • la durée : « pendant neuf jours nous avons marché » ;
  • le relief accidenté : « passer de ravin en colline et de colline en ravin » ;
  • la charge : les soldats marchent « traînant notre sac au dos » ;
  • le rythme et les horaires : départ « à minuit » en train, marche à pied en pleine nuit ensuite, sommeil réduit, repos seulement « le soir », et une zone si dangereuse qu’on ne peut y « voyager de jour ».

Comptez 2 points pour deux raisons justifiées, 4 points pour quatre. Une paraphrase sans citation vaut la moitié.

Corrigé de la question 4 (2 points)

Le moment (1 point) : l’attaque survient au lever du jour, le matin : « Aussitôt le jour, tout le monde s’est levé », « Après le café ». Les soldats viennent d’arriver, vers une ou deux heures du matin, après des jours de marche.

L’importance (1 point) : les hommes sont épuisés et sans méfiance. Ils sont au repos, préparent du café, nettoient leur fusil, certains sont assis ou « à la traîne ». Ils sont donc vulnérables et surpris, leurs armes démontées : « j’avais le mien en morceaux ». L’ennemi profite de ce moment de relâchement, ce qui rend l’attaque plus meurtrière.

Corrigé de la question 5 (2 points)

L’attaque est menée à coups d’obus, en deux temps (1 point chacun) :

  • un premier obus, annoncé par « un sifflement puis une explosion terrible », éclate « juste au-dessus de nous » mais « à une certaine distance » : le narrateur est seulement touché au bras par un éclat ;
  • moins de cinq minutes après, « un autre sifflement […] puis une explosion, mais cette fois tout près de nous » : ce « dernier projectile » tombe « au milieu d’un groupe » de Tahitiens qui faisaient du café.

Corrigé de la question 6 (4 points)

Il faut citer les conséquences humaines, pour les morts et pour les blessés :

  • trois morts, « tuées sur le coup » : Koki, Labaste et un popa’a (1 point) ;
  • H. Vincent, gravement atteint : « la main droite fendue », « le côté droit ouvert » (1 point) ;
  • Nui, mutilé : « la jambe gauche coupée », « le bras gauche cassé », des éclats dans l’autre jambe (1 point) ;
  • Teupootahiti, « la joue gauche criblée de petits éclats » mais sans gravité ; trois ou quatre autres hommes blessés et évacués ; le narrateur lui-même est légèrement touché au bras (1 point).

Corrigé de la question 7 (6 points)

Le lecteur peut être ému pour plusieurs raisons, à développer en trois arguments justifiés (2 points chacun) :

  • La proximité des victimes : le destinataire connaît ces hommes (« Koki […] que tu dois connaître », « le fils Labaste de Huahine », « le petit Burns, le motua de Tapita »). La liste des noms rend les morts et les blessés concrets, ce ne sont pas des chiffres.
  • La violence des blessures, décrite avec précision et sans commentaire : main fendue, côté ouvert, jambe coupée. Le ton sobre du narrateur, qui minimise sa propre blessure (« quittes pour une bonne émotion »), renforce l’effet de réalité.
  • La brutalité du contraste : des jeunes hommes venus de très loin, des îles du Pacifique, pour une guerre qui n’est pas la leur, sont frappés alors qu’ils font tranquillement du café, au moment où ils se croyaient au repos. L’éloignement de la famille, la fragilité de ces vies et l’inquiétude pour l’auteur, blessé lui aussi, touchent aussi le lecteur.

Corrigé de la question 8 (6 points)

Il faut associer chaque photogramme à des éléments précis du texte (3 points par photogramme).

Photogramme 1 (une tranchée) : des soldats casqués sont assis ou adossés le long d’une tranchée étroite, au sol boueux, sous des abris de fortune. On peut le rapprocher du « ravin » et de la « colline » où les hommes attendent, du moment où « nous étions tous assis sur le penchant de la colline » et où les hommes font du café et nettoient leur fusil. Il illustre aussi l’attente, la fatigue, la promiscuité et l’inconfort des soldats après la marche.

Photogramme 2 (une explosion) : un obus éclate dans un nuage de fumée noire, au milieu d’un terrain dévasté ; des soldats courent, d’autres sont couchés ou étendus au sol. On peut le rapprocher des « sifflement » et « explosion » des obus, des soldats qui se couchent (« nous nous étions tous couchés »), des blessés et des morts qu’il faut secourir.

On peut conclure que le film de 2004 recrée, par l’image, la vie du front que la lettre de 1916 raconte par les mots, avec la même alternance entre attente et brusque violence.

Dictée (10 points)

Texte de la dictée

Consignes à l’examinateur : écrire au tableau le mot « Seine » et indiquer qu’il faut écrire 2124 en chiffres. Les signes de ponctuation entre crochets sont dits à voix haute et ne figurent pas dans le texte.

Il était une fois cinq soldats français qui faisaient la guerre, [virgule] parce que les choses sont ainsi. [point] Le premier, [virgule] jadis aventureux et gai, [virgule] portait à son cou le matricule 2124 d’un bureau de recrutement de la Seine. [point] Il avait des bottes à ses pieds, [virgule] prises à un Allemand, [virgule] et ces bottes s’enfonçaient dans la boue, [virgule] de tranchée en tranchée, [virgule] à travers le labyrinthe abandonné de Dieu qui menait aux premières lignes. [point]

L’un suivant l’autre et peinant à chaque pas, [virgule] ils allaient tous les cinq vers les premières lignes, [virgule] les bras liés dans le dos. [point] Des hommes avec des fusils les conduisaient, [virgule] de tranchée en tranchée […] vers les grands reflets froids du soir par-delà les premières lignes, [virgule] par-delà le cheval mort et les caisses de munitions perdues, [virgule] et toutes ces choses ensevelies sous la neige. [point]

Sébastien Japrisot, Un long dimanche de fiançailles, Éd. Denoël (1991)

Barème et pièges de la dictée

Barème indicatif : on part de 10 points et on retire 1 point par erreur d’orthographe grammaticale ou lexicale, 0,5 point pour une erreur d’accent ou de ponctuation légère ; le total ne peut pas être négatif. Une même faute répétée n’est comptée qu’une fois. Les mots « Seine » et « 2124 » étant donnés (tableau, consigne), ils ne se comptent pas comme erreurs d’orthographe, mais le chiffre mal écrit est sanctionné.

Les pièges à repérer :

  • « faisaient » : imparfait, troisième personne du pluriel, sujet « soldats » ; de même « s’enfonçaient », « menait » (sujet « labyrinthe », singulier), « allaient » et « conduisaient » (sujet « des hommes » ; « les » complément).
  • « Il était une fois » : « fois » prend un s au singulier ; « ainsi » et « jadis » sont des adverbes invariables.
  • « prises à un Allemand » : participe passé employé comme adjectif, accordé avec « bottes » (féminin pluriel) ; majuscule à « Allemand ».
  • « abandonné de Dieu » : accord au masculin singulier avec « labyrinthe ».
  • « les bras liés » : « liés » s’accorde avec « bras » (masculin pluriel) ; « les bras liés dans le dos » est une proposition participiale.
  • « peinant » : participe présent invariable de « peiner » ; ne pas écrire « peinent » ni confondre avec « peignant ».
  • « par-delà » : avec un trait d’union, deux fois dans le texte.
  • « caisses de munitions perdues » : « perdues » s’accorde avec « caisses » (féminin pluriel) ; « ensevelies » avec « choses » (féminin pluriel).
  • « recrutement », « matricule », « labyrinthe », « tranchée » : mots difficiles à écrire sans fautes ; « aventureux » prend un x.

Cette session ne comporte pas de réécriture après la dictée : les transformations de phrases sont dans les questions de grammaire.

Rédaction (40 points)

Le candidat traite un seul sujet. Les critères de notation portent sur la cohérence avec la consigne et le registre (environ 20 points), la maîtrise de la langue : orthographe, syntaxe, vocabulaire (environ 20 points). La longueur attendue est d’environ deux pages, soit 350 à 450 mots, car le sujet officiel ne fixe pas de minimum de lignes.

Sujet d’imagination : la réponse du destinataire

Analyse du sujet : il faut écrire la lettre-réponse d’un proche resté à Tahiti (parent, ami ou frère) qui vient de lire le récit de l’attaque. L’expression « en mettant en évidence ses sentiments » impose de faire vivre les émotions du destinataire : inquiétude, chagrin pour les morts qu’il connaissait, peur pour le soldat blessé, mais aussi fierté et tendresse. Le texte doit être écrit à la première personne et au tutoiement, comme dans la lettre d’origine.

Plan possible : (1) date, lieu et salutation ; (2) la réaction à la nouvelle, avec l’émotion pour les morts nommés et les blessés ; (3) l’inquiétude pour le narrateur, des nouvelles du pays, des mots de réconfort ; (4) formule d’adieu et espoir du retour.

Critères : reprise de détails du texte (Koki, Labaste, Nui, le bras du narrateur), registre épistolaire, présence de sentiments variés et nuancés, emploi cohérent des temps (présent d’énonciation, passé composé pour la lettre reçue, futur pour l’espoir), richesse du lexique des émotions.

Production modèle

Papeete, le 2 février 1917

Mon cher frère,

Ta lettre est arrivée hier, par le courrier du bateau, et je l’ai lue sur le quai, debout, sans pouvoir bouger. Je l’ai relue ensuite, assis sur le muret derrière la maison, à voix basse, pour que notre mère ne devine pas mon trouble. Depuis, je n’arrive ni à manger ni à dormir.

Je suis d’abord soulagé que ton éclat t’ait seulement effleuré le bras, et en même temps j’ai honte de ce soulagement, car d’autres, à côté de toi, n’ont pas eu cette chance. Koki, je le connaissais bien : il avait chanté à notre fête, l’année du départ, et il riait si fort que tout le marché se retournait. Savoir qu’il est mort pendant qu’il faisait chauffer son café me serre la gorge. Et le fils Labaste, de Huahine, dont la mère vient chaque dimanche à l’église ! Qui osera aller frapper à sa porte ? Je pense aussi à Nui, avec sa jambe coupée : lui qui courait plus vite que tous les garçons de l’île.

Je suis en colère aussi. Pourquoi nos jeunes hommes doivent-ils mourir si loin, sur des collines dont personne ici ne connaît le nom, dans une guerre que nous n’avons pas choisie ? Je me répète que tu es vivant, et que c’est l’essentiel, mais ma peur ne s’en va pas. Chaque fois qu’un voilier entre dans la baie, mon cœur s’arrête : je guette un messager et je redoute la nouvelle d’un autre malheur.

Ici, la vie continue, mais elle est triste. Les vanilliers ont fleuri, la pluie est tombée, notre mère prie tous les soirs pour toi. Elle prétend que tu reviendras, que le grand océan n’a pas gardé ton nom. Je l’écoute, et je veux la croire. Je suis fier de toi, de ton courage et de ta façon de tout raconter sans te plaindre, comme si tu voulais nous protéger.

Prends soin de ta blessure, mange et couvre-toi bien la nuit. Dis-moi vite si Vincent s’en sort. Je t’écrirai chaque semaine, et tu liras mes lettres comme je lis la tienne : en entendant ma voix. Garde l’espoir, mon frère, nous t’attendons sur la plage.

Ton frère qui t’embrasse très fort, Tehei

Sujet de réflexion : pourquoi les artistes s’intéressent-ils à la guerre ?

Analyse du sujet : la question porte sur les motivations des écrivains, des cinéastes et des artistes en général. Elle appelle une réponse argumentée : « plusieurs arguments » signifie au moins deux ou trois arguments distincts, chacun illustré d’un exemple précis (le texte de Shigetomi, Un long dimanche de fiançailles, les récits de poilus, Guernica de Picasso, À l’Ouest, rien de nouveau…). Le texte et les photogrammes du sujet sont une source d’exemples, sans être obligatoires.

Plan possible : (1) témoigner et garder la mémoire ; (2) dénoncer l’horreur et défendre la paix ; (3) la guerre, situation extrême qui révèle l’humain, source de récits forts.

Critères : introduction (amorce, reformulation, annonce du plan), paragraphes distincts avec connecteurs logiques, exemples précis et variés, conclusion qui répond clairement à la question, registre soutenu, absence de familiarités.

Production modèle

Depuis l’Antiquité, la guerre occupe une place immense dans les œuvres des écrivains, des cinéastes et des peintres. Pourquoi des créateurs, dont le métier est d’inventer de la beauté, se tournent-ils vers ce qui détruit ? Trois raisons peuvent l’expliquer : le besoin de témoigner, la volonté de dénoncer et la force dramatique d’une situation extrême.

D’abord, les artistes veulent témoigner et conserver la mémoire de ceux qui ont vécu l’événement. Les lettres de poilus tahitiens, rassemblées dans un livre, racontent des marches épuisantes, la mort de jeunes camarades et une explosion en plein repos. Sans ces écrits, ces hommes venus de loin seraient oubliés. De même, un roman ou un film peut redonner un visage aux victimes : Un long dimanche de fiançailles, de Japrisot puis de Jeunet, fait revivre les tranchées et la boue d’une guerre que plus personne n’a connue directement. L’art transmet ainsi aux générations suivantes ce que les manuels d’histoire ne montrent que par des chiffres.

Ensuite, les artistes dénoncent l’horreur des combats et défendent la paix. Par le choix des images et des mots, ils font ressentir ce que la guerre a d’insupportable. Picasso, dans Guernica, peint en noir et blanc des corps déformés par la douleur pour condamner le bombardement d’une ville. Erich Maria Remarque, dans À l’Ouest, rien de nouveau, montre de jeunes soldats broyés par une violence qu’ils ne comprennent pas. En émouvant le spectateur ou le lecteur, ces œuvres lui apprennent à refuser la guerre bien plus sûrement qu’un discours.

Enfin, la guerre est une situation extrême qui révèle l’humanité de chacun : le courage, la peur, la solidarité, la cruauté, la fraternité. Un récit y trouve naturellement une grande intensité : les personnages sont mis à l’épreuve, le destin bascule en un instant, comme au moment d’un obus qui tombe sur un groupe de soldats. Les cinéastes y trouvent aussi des images spectaculaires, ce qui peut poser la question de la limite entre émotion et spectacle.

En conclusion, les artistes s’intéressent à la guerre pour témoigner, pour dénoncer et parce qu’elle met l’être humain à nu. Leurs œuvres sont à la fois un devoir de mémoire et un avertissement : elles nous rappellent ce qu’il en coûte de laisser la paix se perdre.

Barème et conseils

Partie Points
Grammaire et compétences linguistiques 20
Compréhension et compétences d’interprétation 30
Dictée 10
Rédaction 40
Total 100

Échelle indicative : moins de 40 points, résultat fragile ; de 40 à 59, résultat moyen ; de 60 à 79, bon résultat ; 80 points et plus, très bon résultat. Ce barème est une aide : la notation réelle appartient aux correcteurs.

Conseil 1 : pour les questions de grammaire et de compréhension, entraînez-vous à rédiger des réponses complètes, avec une citation : voyez le cours sur les questions de compréhension et de grammaire puis faites les exercices. Pour la dictée, révisez les accords avec le cours sur la dictée et la réécriture et les exercices.

Conseil 2 : pour la rédaction, travaillez le sujet d’imagination et le sujet de réflexion, puis entraînez-vous avec les exercices d’imagination et les exercices de réflexion. Gardez 10 minutes pour vous relire.

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