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Corrigé du brevet de français 2019 : Polynésie française – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

Polynésie française : corrigé du brevet 2019, illustration Français PDF
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Voici le corrigé brevet français 2019 polynésie (session du 1er juillet 2019, série générale) : nous rédigeons une réponse détaillée pour chaque question du sujet, la dictée avec son barème et une production modèle pour chaque sujet de rédaction. L’épreuve est notée sur 100 points. Les réponses proposées sont rédigées par nos soins ; d’autres formulations sont acceptées dès qu’elles sont justes et justifiées par le texte de Laurent Gaudé.

Grammaire et compétences linguistiques (20 points)

Corrigé de la question 1 de grammaire (5 points)

a) (2 points). L’équipage est désigné par le groupe nominal « une dizaine d’hommes » (ligne 1) et les passagers par « les centaines d’ombres » (ligne 2). Un point par groupe nominal correctement relevé. On remarque le contraste : les marins sont des hommes identifiés, les passagers deviennent des « ombres », presque sans identité.

b) (3 points). Dans « ceux qui la suivaient » (ligne 4), le mot « la » désigne la jeune femme, qui observe le chargement du bateau (1 point). C’est un pronom personnel de la troisième personne du féminin singulier (1 point), qui a pour fonction complément d’objet direct (COD) du verbe « suivaient » (1 point).

Erreur fréquente : prendre « la » pour un article défini, alors qu’il se place devant un verbe et remplace « elle ».

Corrigé de la question 2 de grammaire (3 points)

a) (1 point). « Encerclés » est un participe passé, forme du verbe « encercler », ici employé comme adjectif : il qualifie « ils » (les passagers) et est apposé au sujet. On accepte « verbe » (participe passé) ou « adjectif qualificatif » s’ils sont justifiés.

b) (2 points). Le verbe « encercler » est formé du préfixe en-, du radical « cercle » et de la terminaison -er de l’infinitif ; le participe passé ajoute la terminaison -é, accordée au masculin pluriel (-és). Le mot est donc construit sur le nom « cercle » (1 point). Dans le contexte, « encerclés » signifie entourés de toutes parts, enfermés : les passagers sont cernés par la mer immense, sans issue possible (1 point).

Corrigé de la question 3 de grammaire (2 points)

« Avait disparu » est un verbe conjugué au plus-que-parfait de l’indicatif (1 point). Sa valeur est celle de l’antériorité par rapport aux faits racontés au passé simple (« donnèrent l’alarme ») : la disparition de l’équipage s’est produite avant que les deux Somalis ne s’en aperçoivent (1 point). Le plus-que-parfait exprime ici une action accomplie, qui sert d’explication à la panique.

Erreur fréquente : écrire « passé composé » ou « imparfait ». Repérez l’auxiliaire à l’imparfait (« avait ») suivi d’un participe passé.

Corrigé de la question 4 de grammaire (10 points)

Passage réécrit avec « elles » : « La fatigue les envahit. À partir de cet instant, elles renoncèrent. Elles se laissèrent glisser dans un coin, s’agrippèrent à la rambarde et ne bougèrent plus. Elles n’étaient plus conscientes de rien. »

Barème (10 points, un point par modification exacte) : « les envahit » (le pronom COD passe au pluriel, le verbe « envahit » reste au singulier car son sujet est « la fatigue ») ; « elles renoncèrent » (2 modifications : le pronom sujet et le verbe au passé simple, troisième personne du pluriel en -èrent) ; « Elles se laissèrent glisser » (2 modifications ; « glisser » reste à l’infinitif) ; « s’agrippèrent » (1) ; « ne bougèrent plus » (1) ; « Elles n’étaient plus conscientes » (3 modifications : le pronom, l’imparfait « étaient » et l’adjectif accordé au féminin pluriel).

Erreurs fréquentes : oublier de changer « l’ » en « les », écrire « renoncèrent » sans l’accent grave, ou laisser « consciente » au singulier. Au passé simple, « bouger » devient « bougèrent » : le g reste doux devant le è, sans e supplémentaire (alors qu’on écrit « il bougea »).

Compréhension et compétences d’interprétation (30 points)

Corrigé de la question 1 de compréhension (2 points)

Le navire lève l’ancre au milieu de la nuit (« Ils levèrent l’ancre au milieu de la nuit », ligne 7) (1 point). Raison : il s’agit d’une traversée clandestine et illégale ; partir de nuit permet de ne pas être repéré par les garde-côtes ou la police du port et d’échapper à tout contrôle. On accepte aussi : profiter de l’obscurité pour dissimuler l’embarquement de centaines de personnes (1 point).

Corrigé de la question 2 de compréhension (3 points)

Trois conditions au moins, un point chacune : (1) l’embarquement est dirigé par l’équipage, silencieux et précis, qui donne le signal (« Ce sont eux qui donnèrent le signal ») ; (2) les passagers, des « centaines d’ombres », passent par une petite passerelle, donc lentement, un à un ; (3) ils sont entassés sur le pont, « serrés les uns contre les autres », dans un bateau qui paraît finalement étroit et « piétiné » par la foule. On peut ajouter qu’ils embarquent de nuit, dans l’inconfort, sans aucune sécurité.

Corrigé de la question 3 de compréhension (5 points)

a) (2 points). Le « premier voyage » est la traversée au départ : la mer est calme, les passagers reprennent courage et espèrent atteindre l’Europe. Le « second voyage » commence aux cris de l’aube du deuxième jour : l’équipage a disparu avec le canot, le navire dérive, c’est l’agonie. Ce second voyage est un voyage dans l’horreur et la mort, que la femme revit chaque nuit depuis deux ans : « De celui-là, elle n’était jamais revenue ». Elle en est restée prisonnière intérieurement.

b) (2 points). Les passagers sont réellement pris au piège pour quatre raisons à citer (deux bien justifiées suffisent) : l’équipage a abandonné le navire avec « l’unique canot de sauvetage » ; « personne ne savait piloter pareil navire » ; ils ne savent pas où ils sont ; il n’y a « pas de réserve d’eau ni de nourriture » et la radio ne marche pas. Ils sont « encerclés par l’immensité de la mer » : aucune fuite possible.

c) (1 point). Il y a trois cent quatre-vingt-six survivants (ligne 25) sur plus de cinq cents passagers au départ de Beyrouth.

Corrigé de la question 4 de compréhension (4 points)

Réponse personnelle, mais argumentée. On peut éprouver de la compassion et de la tristesse : la jeune femme a perdu son enfant, dont le corps a été jeté à la mer, et elle revit cette scène « sans cesse à chacune de ses nuits ». On peut ressentir de l’horreur devant la lente agonie des passagers (« leurs souffles fatigués s’unissaient dans un grand râle continu »), de l’incompréhension devant le sort des survivants (« Sans savoir pourquoi »), voire de l’admiration pour sa dignité (« la pleine dignité de ceux que la vie gifle sans raison et qui restent debout »). Une impression nommée (1 point), une citation précise (1 point), une explication claire (1 point), un second exemple ou une expression soignée (1 point).

Corrigé de la question 5 de compréhension (4 points)

Le commandant est bouleversé pour plusieurs raisons. D’abord, bien qu’il ait déjà « arraché des nourrissons inertes à leur mère » et qu’il connaisse « ces histoires de mort lente, de rêve brisé », ce récit-là le touche davantage : « le récit de cette femme le bouleversa ». Ensuite, il mesure la cruauté des hommes, ceux qui ont abandonné les passagers à leur sort (« la laideur des hommes ») et la destinée « saccagée » de cette mère qui a perdu son enfant. Enfin, il est frappé par la colère immense de la jeune femme, « au-delà de toute mesure », qu’elle contient sans la montrer, et par sa dignité. Cette émotion explique qu’il veuille lui donner de l’argent. Barème : deux raisons expliquées et appuyées sur des citations (2 points chacune).

Corrigé de la question 6 de compréhension (2 points)

La jeune femme regarde le commandant « droit dans les yeux » et parle « d’une voix posée » : elle est calme, résolue et déterminée, ce qui contraste avec la violence de sa demande. En demandant « une arme » alors qu’on lui offre de l’argent, elle montre que sa colère est plus forte que son besoin d’aide. Plusieurs interprétations sont acceptées si elles sont justifiées : elle veut se venger des passeurs et de ceux qui l’ont trahie ; elle veut peut-être se protéger ; ou, de façon plus sombre, en finir avec sa vie par désespoir. On valorise la remarque sur la politesse de la formule « Je voudrais que vous me donniez ». 1 point pour la description de l’attitude, 1 point pour une interprétation argumentée.

Corrigé de la question 7 de compréhension (2 points)

Plusieurs procédés sont acceptés. Exemple : l’anaphore « Elle qui n’était ni plus forte… / Elle à qui il aurait semblé juste… / Elle qui ne voulait pas lâcher la rambarde » (lignes 25 à 27) : la répétition de « Elle qui » insiste sur le sentiment d’injustice et sur la culpabilité de la survivante. Autre exemple : les phrases courtes, nominales ou sans verbe principal (« Dont elle. Sans savoir pourquoi. », « Encerclés par l’immensité de la mer. »), qui miment le choc et le souffle coupé ; ou la métaphore « dérivant avec la lenteur de l’agonie ». 1 point pour le procédé exact et cité, 1 point pour l’effet expliqué.

Corrigé de la question 8 de compréhension (2 points)

Réponse personnelle et argumentée. On peut réfléchir à la responsabilité des passeurs, qui exploitent le désespoir de personnes prêtes à tout pour fuir la guerre ou la misère ; au sort des migrants et à la nécessité de les accueillir dignement ; à la solidarité entre les peuples ; ou à la force de la dignité humaine dans le malheur. Il faut une réflexion claire (1 point) étayée par un exemple tiré du texte ou de la culture personnelle (1 point).

Corrigé de la question 9 de compréhension (6 points)

Description du tableau (2 points). L’œuvre d’Alain Dambès, Rives de l’Eldorado (huile sur toile, 2013), montre un radeau précaire ballotté par une mer agitée, sous un ciel sombre. Une voile déchirée se dresse sur un mât fragile ; au premier plan, des corps épuisés sont étendus, tandis que, plus haut, des hommes de dos se dressent et tendent les bras vers l’horizon, l’un d’eux agitant un tissu comme un signal de détresse.

Interprétation (2 points). L’artiste montre la fragilité des migrants face à l’immensité de la mer : le radeau minuscule, la voile en lambeaux et les vagues soulignent le danger. Le contraste entre les corps abattus et les bras levés exprime à la fois l’agonie et l’espoir d’être secouru. La composition évoque nettement Le Radeau de la Méduse de Géricault : Dambès actualise le naufrage et fait des migrants d’aujourd’hui les héritiers de ces naufragés abandonnés.

Lien avec le texte et le titre (2 points). Comme dans l’extrait de Gaudé, les passagers sont abandonnés à eux-mêmes, entassés, sans pilote ni secours ; le tableau figure le « second voyage » de l’agonie. Le titre joue sur le mot « Eldorado », pays de rêve et de richesse : le rêve d’une vie meilleure se heurte à la violence de la traversée. Les deux œuvres dénoncent la tragédie des migrants et invitent le spectateur à la compassion.

Dictée (10 points)

Texte de la dictée

Le bateau lui sembla énorme. C’était une haute silhouette immobile, et cette taille imposante la rassura. Elle se dit que les passeurs avec qui elle avait traité devaient être sérieux et accoutumés à ces traversées s’ils possédaient de tels bateaux. On la fit attendre sur le quai, au pied du monstre endormi. Les camionnettes ne cessaient d’arriver. Il en venait de partout, déposant leur chargement humain et repartant dans la nuit. La foule croissait sans cesse. Tant de gens. Tant de silhouettes peureuses qui convergeaient vers ce quai. Des jeunes hommes pour la plupart. N’ayant pour seule richesse qu’une veste jetée sur le dos. Elle aperçut quelques familles et d’autres enfants comme le sien, emmitouflés dans de vieilles couvertures. Cela aussi la rassura. Elle n’était pas la seule mère. Laurent Gaudé, Eldorado, 2006.

Texte lu par l’examinateur, avec la ponctuation à dire entre crochets :

Le bateau lui sembla énorme [point]. C’était une haute silhouette immobile [virgule], et cette taille imposante la rassura [point]. Elle se dit que les passeurs avec qui elle avait traité devaient être sérieux et accoutumés à ces traversées s’ils possédaient de tels bateaux [point]. On la fit attendre sur le quai [virgule] au pied du monstre endormi [point]. Les camionnettes ne cessaient d’arriver [point]. Il en venait de partout [virgule] déposant leur chargement humain et repartant dans la nuit [point]. La foule croissait sans cesse [point]. Tant de gens [point]. Tant de silhouettes peureuses qui convergeaient vers ce quai [point]. Des jeunes hommes pour la plupart [point]. N’ayant pour seule richesse qu’une veste jetée sur le dos [point]. Elle aperçut quelques familles et d’autres enfants comme le sien [virgule] emmitouflés dans de vieilles couvertures [point]. Cela aussi la rassura [point]. Elle n’était pas la seule mère [point].

Barème indicatif (10 points). On part de 10 points et on retire 1 point par erreur grave (accord, conjugaison, homophone grammatical) et 0,5 point par erreur lexicale (orthographe d’usage), jusqu’à zéro ; une erreur de ponctuation sérieuse compte pour 0,5 point. Une même erreur répétée ne compte qu’une fois.

Pièges d’orthographe à connaître :

  • Accords du participe et de l’adjectif : « accoutumés » s’accorde avec « les passeurs » (masculin pluriel) ; « sérieux » reste invariable au pluriel ; « une veste jetée » s’accorde avec le féminin singulier ; « emmitouflés » s’accorde avec « enfants » (masculin pluriel, deux m) ; « silhouettes peureuses » est au féminin pluriel.
  • Verbes : « sembla », « rassura » et « aperçut » sont au passé simple de la troisième personne du singulier (pas de s) ; « devaient être » et « possédaient » à l’imparfait pluriel ; « croissait » est l’imparfait de « croître » (pas d’accent circonflexe sur le i devant -ss) ; « convergeaient » garde le e après le g devant la terminaison -aient ; « ne cessaient » s’accorde avec « les camionnettes » ; « il en venait » reste au singulier car le sujet est « il » impersonnel.
  • Participes présents invariables : « déposant », « repartant », « N’ayant ».
  • Mots d’usage : « énorme », « silhouette » (un seul l, deux t), « imposante », « traversées », « camionnettes » (deux n, deux t), « emmitouflés », « couvertures », « la plupart ».
  • Homophones : « la rassura » (pronom COD), « s’ils possédaient » (si + ils), « qu’une veste » et « quelques familles » (un seul mot).

Rédaction (40 points)

Sujet d’imagination

Analyse du sujet. Il faut écrire un discours du commandant Piracci, qui refuse la demande d’une arme. Le discours doit être « développé » : on attend des arguments, pas un simple « non ». Le commandant parle à une mère endeuillée, plus en colère que quiconque ; il doit donc mêler compassion, fermeté et argumentation. La jeune femme peut répondre brièvement, ce qui permet d’introduire un court dialogue.

Plan conseillé. (1) Il prend acte de sa douleur et refuse sans la brusquer. (2) Il explique son refus : une arme ne rendrait pas l’enfant, la vengeance détruirait ce qui lui reste ; il évoque aussi son devoir et la loi. (3) Il lui propose une aide concrète (argent, démarche officielle pour retrouver les passeurs, témoignage). (4) Elle réagit, il conclut par un appel à la vie.

Critères. Cohérence avec le texte et le caractère des personnages ; respect du genre (discours direct, ponctuation du dialogue) ; variété des arguments et des tournures (questions rhétoriques, impératifs, phrases exclamatives) ; registre de langue soutenu et respectueux ; correction de la langue ; longueur suffisante (environ deux pages).

Production modèle.

Le commandant Piracci garda longtemps le silence. Il s’était levé, puis il se rassit lentement en face d’elle, comme pour se mettre à sa hauteur.

— Non, madame, dit-il enfin d’une voix grave. Je ne vous donnerai pas d’arme. Ne voyez dans mon refus ni de l’indifférence ni de la dureté. Je viens d’entendre votre histoire et je sais que, si j’avais perdu mon fils comme vous avez perdu le vôtre, j’aurais peut-être demandé la même chose.

Elle ne baissa pas les yeux. Il continua.

— Cette arme, vous voudriez la tourner vers ceux qui vous ont embarquée, vers ceux qui vous ont abandonnée sur ce bateau, n’est-ce pas ? Je comprends votre colère. Elle est juste, elle est immense ! Mais regardez ce qu’elle ferait de vous. Un coup de feu ne rendra pas votre enfant. Il ne ramènera pas ceux qui sont morts à vos côtés. Il ferait seulement d’une victime une coupable, et ces hommes auraient gagné une seconde fois, puisqu’ils vous auraient pris jusqu’à ce qui vous reste d’humanité.

— Et que me reste-t-il ? murmura-t-elle.

— Vous, madame. Vous êtes vivante. Vous avez traversé l’enfer et vous êtes encore debout. Trois cent quatre-vingt-six personnes ont survécu, et vous en faites partie. Je ne sais pas pourquoi, et vous non plus, mais je crois que votre vie ne vous appartient plus seulement : elle appartient aussi à la mémoire de votre enfant. Vous êtes la seule à pouvoir dire ce qui s’est passé sur ce navire.

Il ouvrit un tiroir, en sortit une enveloppe et la posa entre eux.

— Voici de quoi vivre quelque temps, et je me charge de faire consigner votre témoignage. La justice des hommes est lente et imparfaite, je le sais mieux que personne, mais c’est la seule qui ne vous rendra pas semblable à eux. Si vous le voulez, je ferai tout pour que les responsables soient recherchés. Cela, c’est dans mon pouvoir. Une arme, non.

Elle regarda l’enveloppe puis le visage du commandant. Ses épaules, pour la première fois, s’affaissèrent.

— Vous croyez que je pourrai vivre avec ce souvenir ?

— Je ne sais pas, répondit-il doucement. Mais je vous promets que vous ne le porterez pas seule.

Sujet de réflexion

Analyse du sujet. La question porte sur les manières d’exercer sa solidarité (« de quelle manière ») envers ceux qui en ont besoin. Il faut donc proposer et classer des formes d’action, puis les argumenter : « développez et argumentez votre point de vue ». On peut s’appuyer sur le texte (la dignité des migrants, l’humanité du commandant), sur ses lectures et sur l’actualité.

Plan conseillé. I. La solidarité par les gestes du quotidien (attention aux autres, entraide, don). II. La solidarité organisée (associations, bénévolat, engagement citoyen). III. La solidarité collective et politique (accueil, lois, aide internationale).

Critères. Une thèse claire ; des arguments distincts, chacun illustré d’un exemple précis ; des connecteurs logiques ; une introduction et une conclusion ; l’emploi de la première personne mesuré ; une langue correcte et variée.

Production modèle.

Dans l’extrait d’Eldorado, un commandant écoute une femme qui a tout perdu et se montre prêt à tout donner pour l’aider. Ce geste invite à se demander comment nous pouvons, à notre échelle, venir en aide à ceux qui en ont besoin. Je pense que la solidarité peut prendre plusieurs formes, des plus simples aux plus organisées, et qu’elle est avant tout une manière de reconnaître la dignité de chacun.

D’abord, la solidarité passe par les gestes du quotidien. Il n’est pas nécessaire d’être riche ou puissant pour aider : on peut rendre visite à un voisin âgé, accompagner un camarade en difficulté, partager un repas ou simplement écouter quelqu’un. Ces attentions paraissent petites, mais elles rompent l’isolement, qui est une souffrance en soi. Le commandant Piracci, face à la jeune femme, commence d’ailleurs par écouter son récit avant de proposer quoi que ce soit.

Ensuite, on peut exercer sa solidarité de façon organisée, en rejoignant une association. Les bénévoles des banques alimentaires, des maraudes ou des collectes de vêtements agissent plus efficacement ensemble qu’isolément, car ils répartissent les tâches et touchent davantage de personnes. S’engager, même quelques heures par mois, permet de donner un sens concret à sa générosité. Au collège, on peut participer à des actions de tutorat ou à des collectes.

Enfin, la solidarité est aussi l’affaire de la collectivité. Les États et les citoyens doivent garantir un accueil digne aux réfugiés, soutenir la santé et l’éducation de ceux qui en ont besoin, et respecter la vie des personnes en danger, comme le fait un navire qui porte secours en mer. Voter, s’informer, refuser les discours de haine sont d’autres manières de se montrer solidaire.

On objectera que l’aide peut sembler dérisoire face à l’ampleur des malheurs du monde. Pourtant, chaque geste compte : une personne secourue est une vie changée. En définitive, être solidaire, c’est refuser l’indifférence ; que ce soit par un geste, par un engagement ou par un choix collectif, chacun peut tendre la main à celui qui en a besoin.

Barème et conseils

Partie Questions Points
Grammaire et compétences linguistiques 1 à 4 20
Compréhension et compétences d’interprétation 1 à 9 30
Dictée texte de Laurent Gaudé 10
Rédaction (un sujet au choix) imagination ou réflexion 40
Total 100

Échelle de notes indicative : moins de 40 points sur 100 : à consolider ; de 40 à 59 : correct, avec des lacunes ; de 60 à 79 : bon niveau ; 80 et plus : très bon niveau. Pour convertir en note sur 20, divisez le total par 5.

Conseil 1 : améliorer la compréhension et la grammaire. Entraînez-vous à justifier chaque réponse par une citation, à identifier les temps et leurs valeurs et à décrire une image, avec le cours sur les questions de compréhension et de grammaire, puis des exercices corrigés ; revoyez aussi la concordance des temps.

Conseil 2 : progresser en dictée et en rédaction. Pour l’orthographe et la réécriture, travaillez la dictée et la réécriture et les exercices de dictée ; pour l’écriture, consultez le sujet d’imagination, le sujet de réflexion et rédiger un texte argumentatif.

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