Les énoncés sont sur la fiche Les subordonnées conjonctives : exercices. Cherche d’abord seul, puis compare avec la correction.
Ce corrigé conjonctives 1ère présente les réponses complètes des douze exercices : nature et fonction de chaque subordonnée, justification des modes, corrections expliquées et trois analyses rédigées comme à l’oral du bac.
Corrigé conjonctives 1ère : réponses et justifications
Corrigé de l’exercice 1 : relative ou conjonctive
- « que la pièce te plaira » : conjonctive (complétive) ; « que » n’a ni antécédent ni fonction.
- « que tu as vue » : relative ; « que » reprend « pièce » et il est COD de « as vue ».
- « quand tu seras prêt » : conjonctive circonstancielle de temps.
- « où je l’ai rencontré » : relative ; « où » reprend « jour » et il est complément de temps.
- « que le rideau ne tombe trop tôt » : conjonctive complétive, COD de « craint » (« ne » explétif).
- « qu’il garde » : relative ; « que » reprend « espoir » et il est COD de « garde ».
- « qu’il guérisse » : conjonctive complétive, complément du nom « espoir » ; « que » n’a pas de fonction.
Corrigé de l’exercice 2 : la fonction des complétives
- Complément du verbe impersonnel « il faut » (sujet réel).
- Sujet de « surprend ».
- Complément de l’adjectif « certain ».
- Complément du nom « rumeur ».
- Attribut du sujet « souhait ».
- COI de « s’attend » (introduite par « à ce que »).
- COD de « a promis ».
- Apposée au nom « crainte ».
Corrigé de l’exercice 3 : le mode dans la complétive
- est : indicatif, après un verbe de connaissance à la forme affirmative.
- soit : subjonctif, après un verbe de volonté.
- puisse : subjonctif, après un verbe d’opinion à la forme négative.
- sois parti : subjonctif passé, après un verbe de sentiment ; l’action est antérieure.
- viendra : indicatif futur, après un verbe de déclaration.
- ait : subjonctif, car la complétive est placée en tête de phrase.
Corrigé de l’exercice 4 : classer les circonstancielles
- Cause (« puisque » présente la cause comme connue).
- Concession.
- But.
- Conséquence (corrélative avec « tellement »).
- Condition ou hypothèse.
- Temps (postériorité immédiate).
- Comparaison.
- Opposition (deux faits contrastés et simultanés).
Corrigé de l’exercice 5 : le mode dans la circonstancielle
- eut fini : indicatif (passé antérieur) ; « après que » introduit un fait accompli, donc réel. Le subjonctif, fréquent à l’oral, est fautif dans la norme.
- ait fini (ou finisse) : subjonctif, car « avant que » présente un fait non encore réalisé.
- dure : subjonctif après « bien que ».
- reviennes : subjonctif après « jusqu’à ce que ».
- changerais : conditionnel après « au cas où ».
- avais : imparfait de l’indicatif après « si » ; le conditionnel est dans la principale (« je relirais »).
Corrigé de l’exercice 6 : transformer
- Quand il arriva (ou : Lorsqu’il arriva), tout le monde se leva.
- Parce qu’il y a une grève (ou : Comme il y a une grève), le spectacle est annulé.
- Bien qu’elle soit fatiguée, elle a joué (en registre soutenu : Quoiqu’elle fût fatiguée).
- Le professeur insiste pour que ses élèves réussissent (ou : afin que ses élèves réussissent) ; subjonctif, car le but n’est pas encore atteint.
- S’il pleut (ou : Au cas où il pleuvrait), nous rentrerons.
Corrigé de l’exercice 7 : les mots trompeurs
- Conjonction de subordination ; circonstancielle de condition.
- Mot interrogatif ; il introduit une interrogative indirecte, COD de « me demande ».
- Conjonction ; circonstancielle de cause (en tête de phrase).
- Conjonction de comparaison suivie d’un groupe nominal ; ici, pas de verbe conjugué, donc un complément de comparaison.
- Conjonction ; circonstancielle de temps (simultanéité).
- Locution conjonctive ; circonstancielle d’opposition.
- Adverbe interrogatif ; interrogative indirecte, COD de « sais ».
- Conjonction ; circonstancielle de temps.
Corrigé de l’exercice 8 : corriger les erreurs
- Après qu’il fut parti (ou : est parti) : « après que » se construit avec l’indicatif.
- Bien qu’il soit malade : « bien que » exige le subjonctif.
- Si j’avais su : après « si » d’hypothèse, jamais de conditionnel.
- Bien qu’il pleuve : « malgré que » est déconseillé par la norme (sauf dans « malgré qu’il en ait »).
- Je m’attends à ce qu’il me réponde : « s’attendre » se construit avec « à ».
- Je doute qu’il vienne : le verbe « douter » commande le subjonctif.
Corrigé de l’exercice 9 : question de grammaire sur Hugo
Le passage contient deux subordonnées. « où blanchit la campagne » est une relative : « où » reprend l’antécédent « heure » et il est complément circonstanciel de temps de « blanchit » (sujet inversé : « la campagne »).
« que tu m’attends » est une subordonnée conjonctive complétive : elle est introduite par la conjonction « que », qui n’a pas de fonction. Elle est COD du verbe « sais ». Le verbe est à l’indicatif présent, mode attendu après un verbe de connaissance à la forme affirmative.
Effet : l’indicatif et le verbe « savoir » expriment une certitude ; le poète s’adresse à sa fille morte comme si elle l’attendait réellement. Cette certitude affective prépare la révélation finale du poème, la visite au tombeau.
Corrigé de l’exercice 10 : question de grammaire sur Baudelaire
- « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle / Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis » : subordonnée conjonctive circonstancielle de temps, introduite par la conjonction « quand » ; elle est complément circonstanciel de temps du verbe principal, qui n’apparaît que plusieurs strophes plus loin. Indicatif présent : présent de vérité générale ou d’habitude.
- « Et que de l’horizon embrassant tout le cercle / Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits » : seconde circonstancielle de temps, coordonnée à la première par « et ». Le « que » reprend la conjonction « quand », pour éviter sa répétition ; il a donc la même valeur.
« plus triste que les nuits » contient un complément du comparatif (« que les nuits »), qu’on peut analyser comme une subordonnée comparative elliptique (« que les nuits ne le sont »). Effet : l’accumulation des subordonnées de temps retarde la principale et crée un effet d’oppression : le lecteur, comme l’esprit du poète, est écrasé sous un « couvercle » syntaxique avant la crise finale.
Corrigé de l’exercice 11 : question de grammaire sur La Fontaine
« qu’on ne l’y prendrait plus » est une subordonnée conjonctive complétive, introduite par la conjonction « que », sans fonction. Elle est COD du verbe « jura ». Le verbe « prendrait » est au conditionnel présent, à valeur de futur dans le passé : au discours direct, le corbeau aurait dit « On ne m’y prendra plus ». La négation « ne… plus » est partielle et porte sur le temps.
Effet : le discours indirect résume le serment avec ironie ; l’incise « mais un peu tard » souligne que la leçon arrive après la perte du fromage. La complétive clôt la fable sur une résolution inutile, ce qui renforce la morale.
Corrigé de l’exercice 12 : écrire un paragraphe argumentatif
Exemple de paragraphe. Je suis convaincu que les classiques ont toute leur place au lycée [complétive COD]. Parce qu’ils ont traversé les siècles [cause], ils posent des questions qui nous concernent encore. Bien que leur langue paraisse difficile [concession], elle devient vite familière si l’on accepte de lire lentement. Quand on lit Molière ou Musset [temps], on découvre que l’orgueil et le mensonge n’ont guère changé. Les professeurs choisissent ces œuvres pour que les élèves partagent une culture commune [but]. Si l’on renonçait à eux [hypothèse], on se priverait d’un dialogue avec le passé. Ces textes nous émeuvent tant que nous les relisons volontiers [conséquence].
Critères de réussite : au moins une complétive et cinq rapports logiques différents, correctement identifiés ; modes justes ; raisonnement cohérent, connecteurs variés.
Comment utiliser ce corrigé
Ne te contente pas de vérifier la bonne réponse : relis la justification et reformule-la avec tes mots. La plupart des erreurs viennent de la confusion entre relative et complétive ou du choix du mode ; si c’est ton cas, refais les exercices 1, 3 et 5 dans quelques jours. Pour l’oral, entraîne-toi à présenter les analyses 9 à 11 en deux minutes chacune, en suivant toujours le même ordre : délimitation, subordonnant, nature, fonction, mode, effet.
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