Aller au contenu

Les subordonnées conjonctives : corrigé des exercices de français 1ère

  • par
Les subordonnées conjonctives : corrigé de français 1ère, illustration Français PDF
Notez cette fiche

Les énoncés sont sur la fiche Les subordonnées conjonctives : exercices. Cherche d’abord seul, puis compare avec la correction.

Ce corrigé conjonctives 1ère présente les réponses complètes des douze exercices : nature et fonction de chaque subordonnée, justification des modes, corrections expliquées et trois analyses rédigées comme à l’oral du bac.

Corrigé conjonctives 1ère : réponses et justifications

Corrigé de l’exercice 1 : relative ou conjonctive

  1. « que la pièce te plaira » : conjonctive (complétive) ; « que » n’a ni antécédent ni fonction.
  2. « que tu as vue » : relative ; « que » reprend « pièce » et il est COD de « as vue ».
  3. « quand tu seras prêt » : conjonctive circonstancielle de temps.
  4. « où je l’ai rencontré » : relative ; « où » reprend « jour » et il est complément de temps.
  5. « que le rideau ne tombe trop tôt » : conjonctive complétive, COD de « craint » (« ne » explétif).
  6. « qu’il garde » : relative ; « que » reprend « espoir » et il est COD de « garde ».
  7. « qu’il guérisse » : conjonctive complétive, complément du nom « espoir » ; « que » n’a pas de fonction.

Corrigé de l’exercice 2 : la fonction des complétives

  1. Complément du verbe impersonnel « il faut » (sujet réel).
  2. Sujet de « surprend ».
  3. Complément de l’adjectif « certain ».
  4. Complément du nom « rumeur ».
  5. Attribut du sujet « souhait ».
  6. COI de « s’attend » (introduite par « à ce que »).
  7. COD de « a promis ».
  8. Apposée au nom « crainte ».

Corrigé de l’exercice 3 : le mode dans la complétive

  1. est : indicatif, après un verbe de connaissance à la forme affirmative.
  2. soit : subjonctif, après un verbe de volonté.
  3. puisse : subjonctif, après un verbe d’opinion à la forme négative.
  4. sois parti : subjonctif passé, après un verbe de sentiment ; l’action est antérieure.
  5. viendra : indicatif futur, après un verbe de déclaration.
  6. ait : subjonctif, car la complétive est placée en tête de phrase.

Corrigé de l’exercice 4 : classer les circonstancielles

  1. Cause (« puisque » présente la cause comme connue).
  2. Concession.
  3. But.
  4. Conséquence (corrélative avec « tellement »).
  5. Condition ou hypothèse.
  6. Temps (postériorité immédiate).
  7. Comparaison.
  8. Opposition (deux faits contrastés et simultanés).

Corrigé de l’exercice 5 : le mode dans la circonstancielle

  1. eut fini : indicatif (passé antérieur) ; « après que » introduit un fait accompli, donc réel. Le subjonctif, fréquent à l’oral, est fautif dans la norme.
  2. ait fini (ou finisse) : subjonctif, car « avant que » présente un fait non encore réalisé.
  3. dure : subjonctif après « bien que ».
  4. reviennes : subjonctif après « jusqu’à ce que ».
  5. changerais : conditionnel après « au cas où ».
  6. avais : imparfait de l’indicatif après « si » ; le conditionnel est dans la principale (« je relirais »).

Corrigé de l’exercice 6 : transformer

  1. Quand il arriva (ou : Lorsqu’il arriva), tout le monde se leva.
  2. Parce qu’il y a une grève (ou : Comme il y a une grève), le spectacle est annulé.
  3. Bien qu’elle soit fatiguée, elle a joué (en registre soutenu : Quoiqu’elle fût fatiguée).
  4. Le professeur insiste pour que ses élèves réussissent (ou : afin que ses élèves réussissent) ; subjonctif, car le but n’est pas encore atteint.
  5. S’il pleut (ou : Au cas où il pleuvrait), nous rentrerons.

Corrigé de l’exercice 7 : les mots trompeurs

  1. Conjonction de subordination ; circonstancielle de condition.
  2. Mot interrogatif ; il introduit une interrogative indirecte, COD de « me demande ».
  3. Conjonction ; circonstancielle de cause (en tête de phrase).
  4. Conjonction de comparaison suivie d’un groupe nominal ; ici, pas de verbe conjugué, donc un complément de comparaison.
  5. Conjonction ; circonstancielle de temps (simultanéité).
  6. Locution conjonctive ; circonstancielle d’opposition.
  7. Adverbe interrogatif ; interrogative indirecte, COD de « sais ».
  8. Conjonction ; circonstancielle de temps.

Corrigé de l’exercice 8 : corriger les erreurs

  1. Après qu’il fut parti (ou : est parti) : « après que » se construit avec l’indicatif.
  2. Bien qu’il soit malade : « bien que » exige le subjonctif.
  3. Si j’avais su : après « si » d’hypothèse, jamais de conditionnel.
  4. Bien qu’il pleuve : « malgré que » est déconseillé par la norme (sauf dans « malgré qu’il en ait »).
  5. Je m’attends à ce qu’il me réponde : « s’attendre » se construit avec « à ».
  6. Je doute qu’il vienne : le verbe « douter » commande le subjonctif.

Corrigé de l’exercice 9 : question de grammaire sur Hugo

Le passage contient deux subordonnées. « où blanchit la campagne » est une relative : « où » reprend l’antécédent « heure » et il est complément circonstanciel de temps de « blanchit » (sujet inversé : « la campagne »).

« que tu m’attends » est une subordonnée conjonctive complétive : elle est introduite par la conjonction « que », qui n’a pas de fonction. Elle est COD du verbe « sais ». Le verbe est à l’indicatif présent, mode attendu après un verbe de connaissance à la forme affirmative.

Effet : l’indicatif et le verbe « savoir » expriment une certitude ; le poète s’adresse à sa fille morte comme si elle l’attendait réellement. Cette certitude affective prépare la révélation finale du poème, la visite au tombeau.

Corrigé de l’exercice 10 : question de grammaire sur Baudelaire

  1. « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle / Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis » : subordonnée conjonctive circonstancielle de temps, introduite par la conjonction « quand » ; elle est complément circonstanciel de temps du verbe principal, qui n’apparaît que plusieurs strophes plus loin. Indicatif présent : présent de vérité générale ou d’habitude.
  2. « Et que de l’horizon embrassant tout le cercle / Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits » : seconde circonstancielle de temps, coordonnée à la première par « et ». Le « que » reprend la conjonction « quand », pour éviter sa répétition ; il a donc la même valeur.

« plus triste que les nuits » contient un complément du comparatif (« que les nuits »), qu’on peut analyser comme une subordonnée comparative elliptique (« que les nuits ne le sont »). Effet : l’accumulation des subordonnées de temps retarde la principale et crée un effet d’oppression : le lecteur, comme l’esprit du poète, est écrasé sous un « couvercle » syntaxique avant la crise finale.

Corrigé de l’exercice 11 : question de grammaire sur La Fontaine

« qu’on ne l’y prendrait plus » est une subordonnée conjonctive complétive, introduite par la conjonction « que », sans fonction. Elle est COD du verbe « jura ». Le verbe « prendrait » est au conditionnel présent, à valeur de futur dans le passé : au discours direct, le corbeau aurait dit « On ne m’y prendra plus ». La négation « ne… plus » est partielle et porte sur le temps.

Effet : le discours indirect résume le serment avec ironie ; l’incise « mais un peu tard » souligne que la leçon arrive après la perte du fromage. La complétive clôt la fable sur une résolution inutile, ce qui renforce la morale.

Corrigé de l’exercice 12 : écrire un paragraphe argumentatif

Exemple de paragraphe. Je suis convaincu que les classiques ont toute leur place au lycée [complétive COD]. Parce qu’ils ont traversé les siècles [cause], ils posent des questions qui nous concernent encore. Bien que leur langue paraisse difficile [concession], elle devient vite familière si l’on accepte de lire lentement. Quand on lit Molière ou Musset [temps], on découvre que l’orgueil et le mensonge n’ont guère changé. Les professeurs choisissent ces œuvres pour que les élèves partagent une culture commune [but]. Si l’on renonçait à eux [hypothèse], on se priverait d’un dialogue avec le passé. Ces textes nous émeuvent tant que nous les relisons volontiers [conséquence].

Critères de réussite : au moins une complétive et cinq rapports logiques différents, correctement identifiés ; modes justes ; raisonnement cohérent, connecteurs variés.

Comment utiliser ce corrigé

Ne te contente pas de vérifier la bonne réponse : relis la justification et reformule-la avec tes mots. La plupart des erreurs viennent de la confusion entre relative et complétive ou du choix du mode ; si c’est ton cas, refais les exercices 1, 3 et 5 dans quelques jours. Pour l’oral, entraîne-toi à présenter les analyses 9 à 11 en deux minutes chacune, en suivant toujours le même ordre : délimitation, subordonnant, nature, fonction, mode, effet.

Retour aux énoncés : Les subordonnées conjonctives

Corrigé « Les subordonnées conjonctives  » en PDF

À imprimer

Retrouve ce corrigé dans un PDF propre, prêt pour la classe ou la maison.

Télécharger le PDF