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Ce corrigé brevet français 2025 septembre (série générale, session de remplacement du 8 septembre 2025, 100 points) propose des réponses rédigées, un barème détaillé, la dictée complète et deux productions modèles pour la rédaction. Ces réponses ne sont pas les seules possibles : toute réponse juste et justifiée par le texte d’Alice Ferney est acceptée.
I. Compréhension et compétences d’interprétation (32 points)
Corrigé de la question 1 (2 points)
Le récit se situe dans les mers et les océans, et surtout dans les régions polaires : on y trouve « des icebergs », « la banquise » et des « épaisseurs de neige », avec les « harmonies australes » de l’Antarctique. Le narrateur navigue aussi jusqu’au « Pacifique ». C’est donc un milieu marin, glacé et sauvage, peuplé d’animaux (manchots, baleines, dauphins).
Barème : 1 point pour l’environnement correctement nommé (océans, mers, pôles, monde marin et polaire), 1 point pour la justification appuyée sur le texte (un mot ou une expression relevés).
Corrigé de la question 2 (5 points)
Le sens principal est la vue. Le narrateur est un caméraman : il regarde et il filme.
Premier procédé : le lexique de la vue et des couleurs. Les verbes « J’ai contemplé » et « J’ai vu » ouvrent les phrases, et les couleurs sont nombreuses : « turquoise », « bleues », « la lune jaune », « le ciel rose ». Le narrateur transmet ce qu’il voit avec précision.
Deuxième procédé : la comparaison (ou la métaphore). « l’océan comme de l’argent fondu » et « le ciel rose comme une fleur de fuchsia » rendent les couleurs et les reflets plus concrets et plus beaux. On peut aussi citer les métaphores « des labyrinthes et des châteaux de glace ».
Autres procédés acceptés : l’énumération (« des eaux turquoise et des couronnes de verdure, des archipels volcaniques… »), l’anaphore de « J’ai », le vocabulaire de l’émerveillement (« miraculeuses »).
Barème : 1 point pour la vue ; pour chacun des deux procédés, 1 point s’il est bien nommé et 1 point s’il est illustré par une citation exacte. Erreur fréquente : citer un procédé sans le nommer, ou nommer « la description » ce qui n’est pas un procédé.
Corrigé de la question 3 (7 points)
a) (3 points). Le narrateur ressent de l’émerveillement (ou de l’admiration, de la fascination) devant la vie animale. Une réaction le prouve : il applaudit (« J’ai applaudi la course des manchots »), il est saisi au point de se taire (« J’ai fait silence, j’ai retenu mon souffle à l’apparition des baleines »), ou il envie les animaux (« J’ai envié les iguanes marins »). Il va jusqu’à admirer ce qu’il ne possède pas : « J’ai admiré ces aptitudes que je ne possédais pas ». Barème : 1 point pour le sentiment, 1 point pour la réaction, 1 point pour la citation.
b) (4 points). Deux aspects au choix, chacun avec sa citation (1 point l’aspect, 1 point la citation).
- La puissance et la vitesse : « la puissance du dauphin », « des torpilles vivantes ».
- La grâce, la fluidité des mouvements : « le mouvement fluide des créatures », « des chevauchées, des cabrioles, des caresses ».
- La force de la vie, indestructible : « la vie […] tenace, résistante, sauvage ».
- La diversité des animaux et de leurs manières de vivre (manchots, dauphins, cachalots, pétrels, iguanes).
Corrigé de la question 4 (6 points)
a) (3 points). La phrase contient une énumération (on accepte « accumulation » ou « asyndète », car les éléments sont séparés par des virgules sans mot de liaison). Le narrateur veut montrer la richesse et la variété des sons de la nature, c’est-à-dire l’abondance de la vie marine : il est submergé de ce qu’il entend. Barème : 1 point pour la figure, 1 point pour le sens, 1 point pour la qualité de l’explication.
b) (3 points). Autre énumération dans le troisième paragraphe : « un continent de plastique, sacs, bidons, bouteilles, de toutes les marques, dans toutes les langues et de toutes les couleurs » (l. 26-27), ou « les plus gros, les plus rapides, les plus formidables prédateurs » (l. 31-32), ou encore « les grands poissons, les mérous géants, les espadons, les requins monstrueux » (l. 23-24). Le narrateur veut désormais montrer l’ampleur de la pollution : les déchets sont innombrables et se retrouvent partout, ce qui est écœurant. Avec la dernière liste, il souligne que l’homme s’attaque à tout ce qui est grand et fort. Barème : 1 point pour le relevé exact, 2 points pour l’explication.
Corrigé de la question 5 (6 points)
Le narrateur dénonce plusieurs comportements, dont deux suffisent (2 points pour l’action, 1 point pour la citation, trois points par élément).
- La pollution des océans : « un continent de plastique, sacs, bidons, bouteilles », « le globe terrestre devenait l’égout des hommes ».
- La pêche industrielle destructrice, qui vide les mers : « les grands chaluts ramasser en aveugle une faune inconnue ».
- La violence envers les animaux et le braconnage : « poursuivi les braconniers », « ses mains de fer mettre à mort les plus gros, les plus rapides, les plus formidables prédateurs ».
- La disparition des grandes espèces, conséquence de ces actes : « Ils avaient disparu ».
Remarque : l’expression « J’ai su de quoi les humains sont capables » est une formule de bilan, qui accuse l’homme d’être capable de détruire la nature sans se soucier de ce qu’il fait.
Corrigé de la question 6 (6 points)
Les deux réponses (« oui » ou « en partie ») sont acceptées si elles sont justifiées par deux arguments précis, l’un tiré de l’image, l’autre du texte. L’image montre une immense étendue grise et lisse, sous un ciel nuageux, avec au loin des montagnes enneigées. Au premier plan, à gauche, une falaise rocheuse sur laquelle se tient une toute petite silhouette humaine.
Réponse possible : oui, en partie.
- Argument 1 : le paysage polaire. L’image montre un monde de glace et d’eau, désert et immense, qui illustre le premier paragraphe : « des épaisseurs de neige », « des effondrements de parois », « la banquise ».
- Argument 2 : l’homme face à la nature. La silhouette minuscule, seule au bord de la falaise, évoque le narrateur en contemplation (« J’ai contemplé »), qui cherche « le vide et le silence » et qui se sent petit devant cette beauté.
- Limite (argument de nuance) : l’image ne montre ni les animaux, ni la pollution, ni les « destructeurs » ; elle illustre la beauté préservée du début du texte, pas la dénonciation qui occupe la fin.
Barème : 1 point pour la prise de position, 2 points par argument (1 point pour la référence précise à l’image, 1 point pour la citation du texte), 1 point pour la qualité de la rédaction.
II. Grammaire et compétences linguistiques (18 points)
Corrigé de la question 7 (4 points)
a) (2 points). « les veinures bleues » est le complément d’objet direct (COD) du verbe « ai vu » (on peut le remplacer par un pronom : « je les ai vues »). « dans les faces des grands icebergs » est un complément circonstanciel de lieu : il répond à la question « où ? ».
b) (2 points). Deux manipulations sont possibles. Le déplacement : « Dans les faces des grands icebergs, j’ai vu les veinures bleues. » Ou la suppression : « J’ai vu les veinures bleues. » (le groupe est facultatif, il se supprime sans rendre la phrase fausse). 1 point pour la phrase recopiée correctement avec la manipulation, 1 point pour son nom. Erreur fréquente : proposer le remplacement par un pronom, qui convient au COD et non au complément circonstanciel.
Corrigé de la question 8 (2 points)
a) (1 point). J’ai admiré ces aptitudes [que je ne possédais pas]. Le mot subordonnant est « que », à entourer (c’est un pronom relatif, dont l’antécédent est « aptitudes »).
b) (1 point). C’est une proposition subordonnée relative, qui complète le nom « aptitudes ». Erreur fréquente : la confondre avec une conjonctive complétive, alors que « que » est ici COD de « possédais » (je possédais ces aptitudes).
Corrigé de la question 9 (2 points)
a) (1,5 point). Le mot « inatteignables » se décompose en trois éléments (0,5 point chacun) : le préfixe « in- » (qui exprime le contraire), le radical « atteign- » (du verbe « atteindre ») et le suffixe « -able » (qui indique la possibilité), suivi de la marque du pluriel « -s ».
b) (0,5 point). « Inatteignable » signifie « qui ne peut pas être atteint ». Les « espaces inatteignables » sont des lieux si lointains qu’on ne peut pas les rejoindre, et que la pollution atteint pourtant.
Corrigé de la question 10 (10 points)
Texte attendu : « Tu es un être cérébral. Tu te découvres dans ce contrepoint. Tu admires ces aptitudes que tu ne possèdes pas. Tu rêves des cachalots qui remontent des profondeurs. Tu écoutes le grincement de leurs dents. Tu suis le vol des pétrels et leur hennissement te saisit. Tu vois la vie habiter toutes les formes. »
Barème : 1 point par transformation correcte, soit dix points : « Tu es », « Tu te découvres », « Tu admires », « tu possèdes » (avec le pronom « tu » dans la subordonnée), « Tu rêves », « remontent » (inchangé, car le sujet est « qui », qui représente « cachalots »), « Tu écoutes », « Tu suis », « te saisit » (« te » remplace « m’ »), « Tu vois ». On ne pénalise pas l’orthographe de l’ensemble, mais chaque forme doit être juste.
Pièges : « tu rêves », « tu écoutes », « tu admires » prennent un -s (verbes du 1er groupe à la 2e personne) ; « possèdes » prend un accent grave ; « suis » vient de suivre (et non de être, à ne pas confondre avec « es ») ; « saisit » reste à la 3e personne, car le sujet est « leur hennissement » ; l’infinitif « habiter » ne change pas.
Partie 2 : dictée (10 points)
Texte de la dictée
Lorsque je suis libre, je filme la beauté qui subsiste, je pars en plongée rencontrer les animaux. Je veux déchiffrer leur grâce fugitive, fixer à jamais la précision naturelle de leurs mouvements. Je filme les grands coureurs d’océan, les dauphins, les baleines. Je filme la forme la plus audacieuse que prend la pêche chez les orques. Je filme les grandes tortues qui enfouissent leurs œufs dans le sable et les miniatures fraîchement nées qui en brisent la coquille, courent fébrilement vers l’eau, sous le ciel plein d’oiseaux qui les dévorent.
Où sont passés les géants gracieux, les rois des mers ? Les eaux se dépeuplent. Encore trois ou quatre décennies et il n’y aura plus rien à faire, la désertification sera une réalité.
D’après Alice Ferney, Le Règne du vivant, 2014. Au tableau, l’examinateur inscrit : « une décennie » et « D’après Alice Ferney, Le Règne du vivant ».
Texte avec la ponctuation à dire : Lorsque je suis libre [virgule] je filme la beauté qui subsiste [virgule] je pars en plongée rencontrer les animaux [point]. Je veux déchiffrer leur grâce fugitive [virgule] fixer à jamais la précision naturelle de leurs mouvements [point]. Je filme les grands coureurs d’océan [virgule] les dauphins [virgule] les baleines [point]. Je filme la forme la plus audacieuse que prend la pêche chez les orques [point]. Je filme les grandes tortues qui enfouissent leurs œufs dans le sable et les miniatures fraîchement nées qui en brisent la coquille [virgule] courent fébrilement vers l’eau [virgule] sous le ciel plein d’oiseaux qui les dévorent [point]. [À la ligne] Où sont passés les géants gracieux [virgule] les rois des mers [point d’interrogation] Les eaux se dépeuplent [point]. Encore trois ou quatre décennies et il n’y aura plus rien à faire [virgule] la désertification sera une réalité [point].
Barème indicatif : la dictée est notée sur 10 points ; on retire 0,5 point par erreur d’orthographe (lexicale ou grammaticale), jusqu’à 0. Une erreur répétée n’est comptée qu’une fois, et un oubli de ponctuation est une demi-erreur.
Les pièges d’orthographe expliqués
- « la beauté qui subsiste » : le verbe s’accorde avec « beauté » (le pronom « qui » le représente), donc 3e personne du singulier.
- « que prend la pêche » : le sujet « la pêche » est inversé et au singulier, d’où « prend » (avec un d, comme dans « elle prend »).
- « les grandes tortues qui enfouissent » : « qui » représente « tortues » (pluriel) ; « enfouissent » est un verbe du 2e groupe, terminé par -issent.
- « les miniatures fraîchement nées » : « nées » est un participe passé employé comme adjectif, accordé avec « miniatures » (féminin pluriel) ; « fraîchement » garde l’accent circonflexe de « fraîche ».
- « brisent », « courent », « dévorent » : trois verbes au présent, à la 3e personne du pluriel (sujets « miniatures » et « oiseaux »). On n’oublie pas le t de « courent ».
- « fébrilement » : adverbe formé sur l’adjectif « fébrile » ; « fugitive », « audacieuse » : formes féminines à connaître.
- « Où sont passés les géants gracieux, les rois des mers » : le participe « passés » s’accorde avec le sujet « les géants » (masculin pluriel) ; « Où » (adverbe de lieu) prend un accent grave, à ne pas confondre avec « ou » (choix), qui apparaît plus bas dans « trois ou quatre ».
- « se dépeuplent » : verbe pronominal à la 3e personne du pluriel (sujet « les eaux »).
- « décennies », « désertification » : mots de vocabulaire (deux n, et « désert- » comme « désert »). Le mot « décennie » est inscrit au tableau.
- « il n’y aura plus rien » : futur de « avoir » avec l’élision « n’y » ; « sera » à la 3e personne du singulier.
- « œufs » : on écrit « œ » en un seul signe.
Partie 3 : rédaction (40 points)
On traite un seul des deux sujets. Les critères sont les mêmes pour tous : respect du sujet et cohérence (la consigne, la forme demandée) ; richesse et organisation du propos ; langue (orthographe, syntaxe, vocabulaire) ; soin et présentation. Les productions ci-dessous sont des modèles de longueur possible en une heure et demie ; elles ne sont pas à recopier.
Sujet d’imagination : analyse et plan
Analyse : le texte doit être à la première personne, dans un récit (passé) ou au présent, et suivre l’ordre de la consigne : décrire la beauté d’un lieu naturel et exprimer ses réactions (le « fascinant »), puis dénoncer l’activité humaine qui le menace. Plan : 1) la découverte du lieu et sa description (vue, ouïe, odorat, comparaisons) ; 2) les sentiments du narrateur ; 3) la menace (pollution, pêche, tourisme, construction) et la dénonciation, avec une conclusion d’engagement. On s’inspire du texte de Ferney : anaphores, énumérations, comparaisons.
Production modèle (sujet d’imagination)
Je n’oublierai jamais le matin où j’ai découvert la baie. Nous avions marché une heure dans les dunes quand le sentier s’est ouvert d’un coup sur une lagune turquoise, tellement calme qu’elle paraissait un miroir. Le soleil se levait, le ciel passait du gris perle à l’orange, et l’eau reflétait tout comme du verre fondu. J’ai retenu mon souffle.
J’ai marché pieds nus dans le sable tiède. J’ai vu des hérons blancs, immobiles comme des statues, et des bancs de petits poissons argentés qui filaient en éclair sous la surface. J’ai écouté le clapotis des vagues, le cri rauque des sternes et le murmure du vent dans les roseaux. L’air sentait le sel et la menthe sauvage. Plus rien n’existait en dehors de ce moment. Je me sentais minuscule, mais heureux, et presque ivre d’une joie que je ne connaissais pas.
Je suis revenu chaque été. Et chaque été, la baie s’est un peu abîmée. J’ai vu des filets abandonnés flotter comme des algues mortes, des bouteilles et des sacs plastiques s’échouer en longues guirlandes sur la plage. J’ai vu les gros chalutiers racler le fond jusqu’à la dernière limite autorisée, et l’eau devenir trouble et grasse à cause des rejets d’un port que l’on agrandit sans réfléchir. Les hérons se sont faits rares. Les petits poissons ont disparu. Un matin, j’ai trouvé une tortue morte, étouffée par un sac.
Alors j’ai décidé de ne plus me taire. Je dénonce ceux qui pêchent sans compter, ceux qui jettent leurs déchets comme si la mer pouvait tout avaler, et ceux qui veulent bétonner la côte pour y bâtir un hôtel de plus. Je dénonce aussi notre indifférence, à nous qui regardons ailleurs. Je veux que cette baie reste un refuge pour les oiseaux, pour les poissons et pour ceux qui, comme moi, y ont trouvé la paix. J’ai commencé à ramasser les déchets et à écrire aux élus. Ce n’est qu’un début, mais la beauté ne se défend pas toute seule : elle a besoin de nous.
Sujet de réflexion : analyse et plan
Analyse : la question demande d’expliquer pourquoi la littérature et les arts peuvent nous faire changer de comportement. Il faut un développement argumenté, avec des exemples précis (lectures, cinéma, peinture, photographie, bande dessinée). Plan possible : 1) les œuvres nous font voir ce que nous ne voyons pas et nous émeuvent ; 2) elles dénoncent et nous poussent à agir ; 3) nuance : cela dépend de la liberté du lecteur et de l’œuvre. On peut ouvrir sur le texte de Ferney, qui invite à protéger les océans.
Production modèle (sujet de réflexion)
Lire un roman, regarder un film ou contempler un tableau peut nous transformer. Les arts, parce qu’ils touchent notre sensibilité autant que notre raison, peuvent nous faire voir le monde autrement et nous pousser à changer notre façon d’agir. Pourquoi une œuvre a-t-elle ce pouvoir ? C’est ce que nous verrons en montrant d’abord qu’elle éveille notre empathie, puis qu’elle dénonce et appelle à l’action, avant de nuancer cette idée.
Tout d’abord, la littérature et les arts nous permettent de nous mettre à la place des autres. En lisant Les Misérables de Victor Hugo, on vit avec Fantine, Cosette et Jean Valjean, et l’on comprend la misère et l’injustice de l’intérieur. Les larmes que l’on verse en tournant les pages nous rendent plus attentifs aux pauvres, et plus généreux. De même, une photographie comme celle de la fillette brûlée par le napalm, prise en 1972 pendant la guerre du Vietnam, a montré à des millions de personnes l’horreur de la guerre et a contribué à leur indignation. Ce que l’on ressent devant une image ou une histoire change notre regard, et donc nos actes.
Ensuite, les œuvres dénoncent et nous incitent à agir. Dans Germinal, Émile Zola décrit les conditions de travail terribles des mineurs au XIXe siècle, et son roman a ouvert les yeux de ses lecteurs sur ces injustices. Dans Guernica, Picasso peint en 1937 le bombardement d’une ville espagnole : les visages tordus et les corps brisés, en noir et blanc, rendent la guerre insupportable et font désirer la paix. Aujourd’hui, des documentaires et des films sur le climat ou sur la pollution des océans poussent les spectateurs à trier leurs déchets, à moins consommer ou à s’engager dans des associations. L’art nous montre ce que nous refusons de voir, et il devient difficile de continuer comme avant.
Cependant, il faut nuancer : une œuvre ne change pas tout le monde, ni de façon immédiate. Certains lecteurs restent indifférents, et un livre ne remplace pas la loi ni l’action collective. Le pouvoir des œuvres dépend aussi de l’ouverture du public et de la force de leur art. Mais même quand l’effet est lent, il laisse une trace : une idée, une image, un doute, qui finissent par modifier nos choix.
En conclusion, la littérature et les arts peuvent changer nos comportements parce qu’ils nous émeuvent, nous font comprendre les autres et dénoncent ce qui est injuste. Ils ne forcent personne, mais ils éveillent la conscience, ce qui est la première étape de tout changement.
Barème et conseils
| Partie | Points |
|---|---|
| Compréhension et interprétation (questions 1 à 6) | 32 |
| Grammaire et compétences linguistiques (questions 7 à 10) | 18 |
| Dictée | 10 |
| Rédaction | 40 |
| Total | 100 |
Échelle indicative : 0 à 39 points, insuffisant ; 40 à 59, fragile ; 60 à 79, satisfaisant ; 80 à 100, très bon à excellent. Cette échelle est donnée à titre indicatif : le diplôme est calculé avec toutes les matières.
Conseil 1 : mieux répondre aux questions. Rédigez des réponses complètes, avec un procédé nommé et une citation courte. Travaillez la méthode avec le cours sur les questions de compréhension et de grammaire, puis entraînez-vous avec les exercices corrigés.
Conseil 2 : gagner des points d’orthographe. Relisez toujours la dictée en vérifiant les accords et les terminaisons ; révisez avec le cours sur la dictée et la réécriture et faites les exercices de dictée et de réécriture. Pour la rédaction, appuyez-vous sur le cours sur le sujet d’imagination et le cours sur le sujet de réflexion.
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