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Corrigé du brevet de français 2018 : Amérique du Nord – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

Amérique du Nord : corrigé du brevet 2018, illustration Français PDF
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Voici le corrigé brevet français 2018 Amérique du Nord (série générale, 5 juin 2018), noté sur 100 points : 50 points pour les questions sur le texte de Benoît Duteurtre et la photographie de Raymond Depardon, 10 points pour la dictée et 40 points pour la rédaction. Les réponses sont justifiées par le texte ; plusieurs formulations sont acceptées dès qu’elles sont exactes et appuyées sur des citations.

Grammaire et compétences linguistiques (20 points)

Corrigé de la question 1 (3 points)

Le verbe souligné est « pourrait constituer », dont le verbe conjugué est « pourrait » (verbe pouvoir). Il est au conditionnel présent, à la troisième personne du singulier (1 point pour le mode et le temps, 1 point pour le verbe repéré).

Sa valeur est celle d’une éventualité, d’une hypothèse : l’agriculture locale pourrait devenir un idéal, mais rien ne l’assure. Le conditionnel exprime aussi une certaine prudence et un regret, que confirme la phrase suivante : « Rien n’y fait » (1 point). Erreurs fréquentes : parler d’un futur ou d’un futur dans le passé, ou donner la valeur de « politesse », qui ne convient pas ici.

Corrigé de la question 2 (10 points)

Le groupe nominal sujet « le fourrage » passe au pluriel : « les fourrages ». Il faut accorder le participe passé en tête de phrase, le verbe, le pronom « il » et les autres mots qui reprennent le sujet.

Texte attendu : « Compressés à grands coups de fourche sous la charpente, les fourrages passaient l’hiver sans se dessécher dans cet immense espace obscur où ils formaient des monticules, des tours et des châteaux parfumés prêts pour accueillir nos jeux. »

Barème indicatif : « les fourrages » (1 point) ; « compressés » (2 points, participe employé comme adjectif, accordé au masculin pluriel) ; « passaient » (2 points) ; « ils formaient » (3 points : le pronom et le verbe) ; le reste du texte recopié sans erreur (2 points : « des monticules, des tours et des châteaux parfumés prêts », « se dessécher », « nos jeux »). Une erreur d’accord sur un mot attendu ôte 1 à 2 points.

Pièges : oublier le s de « compressés », qui est loin du nom ; laisser « formait » au singulier ; modifier à tort « parfumés » et « prêts », déjà au pluriel, ou « se dessécher », infinitif invariable ; changer le temps (l’imparfait doit être conservé).

Corrigé de la question 3 (3 points)

Le verbe est « égale » (à la forme négative : « n’égale », verbe égaler, indicatif présent, troisième personne du singulier) : 1 point. Son sujet est le pronom indéfini « Rien » (1 point) ; il se trouve en tête de phrase, séparé du verbe par « toutefois », qui est un adverbe. Le groupe « la poésie du grenier à foin » est le complément d’objet direct du verbe (1 point si la fonction du sujet est bien justifiée, par exemple en posant la question « qu’est-ce qui n’égale pas ? »). Erreur fréquente : donner « la poésie » comme sujet.

Corrigé de la question 4 (4 points)

Le complément de verbe est « aux planches, aux poutres, aux solives » (2 points). Ce sont trois compléments d’objet indirect du verbe pronominal « s’accrochent » : on ne peut ni les supprimer ni les déplacer librement. On accepte l’un des trois groupes seulement.

Le complément de phrase (complément circonstanciel de lieu) est « sous les toiles d’araignée » (2 points). Il est mobile (« Sous les toiles d’araignée, les brindilles s’accrochent… ») et supprimable. Erreur fréquente : relever « les brindilles », qui est le sujet.

Compréhension et compétences d’interprétation (30 points)

Corrigé de la question 1 (5 points)

Le grenier à foin est important parce qu’il est le lieu de l’enfance et du jeu, et plus largement celui du rêve et de la mémoire.

D’abord, le narrateur l’appelle « ce grenier du rêve » (l. 16) et y « grimpe parfois, comme lorsque j’étais enfant » : le lieu lui permet de retrouver des sensations anciennes. Il y jouait : le foin formait « des monticules, des tours et des châteaux parfumés prêts pour accueillir nos jeux » (l. 19-20).

Ensuite, c’est un lieu magique et mystérieux : « cet immense espace obscur », « ce royaume enchanté » (l. 21), que l’on atteint par un escalier de bois et une trappe, comme un passage vers un autre monde.

Enfin, il est le symbole de la mémoire : les greniers « évoquent les secrets de la mémoire », ils ressemblent au crâne où « s’accrochent des millions de lambeaux de souvenirs » (l. 25-27). Le grenier est donc un souvenir d’enfance et une image de la vie intérieure.

Barème : 1 point par idée solide (enfance et jeux ; lieu enchanté ; image de la mémoire), 1 point pour la justification par des citations, 1 point pour la rédaction.

Corrigé de la question 2 (4 points)

On attend trois éléments (1 point chacun, avec relevé et justification) ; le quatrième point récompense la qualité de la justification.

  • Une architecture et des matériaux naturels : « ces maisons de chaume ou de torchis » (l. 4), des demeures « faites des mêmes pierres et du même bois que la montagne » : l’habitat est fait de matériaux locaux et fait corps avec le paysage.
  • Une vie proche des animaux : « les poules, les oies, les canards et les cochons » s’ébattent sur « ces sols en terre battue » (l. 5).
  • Une production artisanale et locale : « ces tonneaux pleins de choux, ces garde-manger pleins de jambons et de bonnes bouteilles » (l. 5-6) ; « les fromages mûrissent toujours sur leurs égouttoirs » (l. 12) : on vit de ce que l’on produit.
  • Un mode de vie libre, sans normes : le fumier « se soucie peu de répondre aux critères de fabrication et de stockage du compost » (l. 14-15), à l’opposé de la « normalisation économique, administrative et sécuritaire » (l. 10).

Tout autre relevé exact du paragraphe est accepté s’il est justifié.

Corrigé de la question 3 (7 points)

a) (4 points) La figure de style est une métaphore (1 point) : le foin entassé est comparé à un décor de jeu, à un monde de construction (« des monticules, des tours et des châteaux ») sans outil de comparaison. On accepte aussi « métaphore filée » dans la suite du paragraphe. L’énumération en gradation (« monticules, tours, châteaux ») fait grandir le tas de foin et lui donne l’allure d’un royaume de conte. L’adjectif « parfumés » ajoute une sensation olfactive agréable. L’effet produit : le grenier se transforme en un univers imaginaire, merveilleux, tel qu’un enfant le perçoit ; le lecteur partage le regard émerveillé du narrateur (3 points pour l’effet, bien expliqué).

b) (3 points) Expressions qui prolongent l’image du royaume : « ce royaume enchanté » (l. 21) ; « ce grenier du rêve » (l. 16) ; « franchir la trappe qui permet d’accéder » (l. 21), qui évoque un passage vers un autre monde ; « l’escalier de bois » ; « cet immense espace obscur » (l. 19), lieu mystérieux ; « les secrets de la mémoire, un mystère niché tout là-haut » (l. 25-26). On attend trois relevés (1 point chacun).

Corrigé de la question 4 (7 points)

Il s’agit d’une question d’opinion argumentée : il faut un avis personnel, deux ou trois arguments développés et des exemples tirés du texte et de votre culture. Plusieurs pistes sont possibles ; en voici une rédigée.

Proposition de réponse : Ce mode de vie est en effet un bien précieux, d’abord parce qu’il est respectueux de la nature. Le narrateur parle d’« un modèle de recyclage et de production très ancien » (l. 29-30) : on vit avec ce que la terre donne, on réutilise le fumier et on produit sans gaspiller. À l’heure du dérèglement climatique, ces pratiques inspirent les agriculteurs d’aujourd’hui.

Ensuite, il crée du lien et de la mémoire : les fermes, les savoir-faire (fabriquer un fromage, entretenir un toit de chaume) se transmettent de génération en génération et forment un patrimoine culturel qui disparaît s’il n’est pas protégé. Enfin, il offre une vie plus simple et plus libre, loin de « la circulation frénétique » (l. 31) de la mondialisation : manger local, c’est consommer mieux, soutenir des familles proches et garder des paysages vivants. Une réponse inverse (ce mode de vie était aussi dur et peu confortable) est acceptée si elle est solidement argumentée.

Barème : avis clair (1 point), deux arguments au moins développés (2 × 2 points), exemples précis du texte ou de la culture personnelle (1 point), langue et organisation (1 point).

Corrigé de la question 5 (7 points)

Il faut mettre en relation le texte et la photographie de Raymond Depardon, en noir et blanc, prise à Sainte-Eulalie de Cernon (Aveyron) en 1992 : sous le grand arc d’une grange de pierre au toit de lauzes, des rouleaux de foin sont empilés et deux enfants se tiennent debout dessus. Cette question demande une analyse des deux documents (3 points pour le texte, 3 points pour l’image, 1 point pour le rapprochement). Le jury accepte toute observation de l’image dès qu’elle est exacte et reliée à la question.

Dans le texte, la campagne est un royaume enchanté parce qu’elle est comparée à un monde de conte : le texte cite « la saga du Hobbit » et « Le Seigneur des anneaux », les maisons semblent faites « des mêmes pierres et du même bois que la montagne », et le grenier est « ce royaume enchanté » (l. 21), parfumé, mystérieux, plein de trésors (« quelques vieux chariots, quelques râteaux à foin », « journaux jaunis »). L’animal et le végétal y règnent (poules, oies, fleurs des champs).

Dans la photographie, la grange de pierre, au cintre immense, ressemble à l’entrée d’une grotte ou d’un château : elle est faite des mêmes matériaux naturels que le paysage, comme dans le texte (« les demeures semblent faites des mêmes pierres… que la montagne »). Les rouleaux de foin forment un empilement monumental, et les deux enfants perchés dessus, tout petits, y jouent comme sur des tours : on retrouve le foin, le jeu et l’enfance du grenier. Le noir et blanc et l’absence d’éléments modernes donnent une impression de hors-du-temps, comme dans un conte ou un souvenir.

Rapprochement : dans les deux cas, la campagne apparaît comme un monde à part, harmonieux, préservé de la modernité, et rempli de poésie. Le texte l’exprime par des métaphores et des sensations ; la photographie, par la composition, la lumière, la matière des pierres et du foin, et la présence des enfants. Le noir et blanc ajoute une dimension nostalgique, comme un souvenir qui s’éloigne.

Dictée (10 points)

Texte de la dictée

« Au temps de ma petite enfance [virgule], dans les années 1960 [virgule], les villageois de mon âge avaient encore un air farouche et sauvage [point]. Ils vivaient dans ces fermes perdues et fréquentaient la classe unique de l’école communale où [virgule], l’hiver [virgule], ils se rendaient à pied dans la neige [point]. Au cours des années suivantes [virgule], en pleine période de [ouvrez les guillemets] croissance [fermez les guillemets] [virgule], les routes se sont élargies [virgule], les supermarchés se sont implantés [virgule], le téléphone et la télévision sont arrivés dans la vallée [point]. Les enfants ont grandi et trouvé des emplois en ville [point]. Certains sont devenus ouvriers [virgule], d’autres ingénieurs [point]. Les exploitations agricoles ont dépéri avec leurs vieux parents [point]. »

Benoît Duteurtre, Livre pour adultes (2016)

Barème et pièges

Barème indicatif : 10 points au départ ; on retire 1 point par erreur d’orthographe grammaticale (accord) ou lexicale, ou de ponctuation grave ; deux erreurs mineures de ponctuation ou d’accent comptent pour une ; le minimum est 0.

  • Les accords du participe passé avec « être » : « les routes se sont élargies », « les supermarchés se sont implantés », « le téléphone et la télévision sont arrivés » (sujet de genres mêlés : masculin pluriel), « certains sont devenus ouvriers ». Pour « se sont élargies » et « se sont implantés », le pronom « se » est complément d’objet direct : l’accord se fait avec le sujet.
  • Le participe passé avec « avoir » : « les enfants ont grandi et trouvé » (pas d’accord, aucun COD placé avant) ; « les exploitations ont dépéri » (invariable).
  • Les mots à orthographe difficile : « farouche », « sauvage », « l’école communale », « supermarchés », « ingénieurs », « dépéri » (un seul p, accent aigu), « exploitations » ; « années 1960 ».
  • « vieux parents » : le pluriel de « vieux » est « vieux », et « parents » prend un s.
  • « ils se rendaient » : imparfait, terminaison -aient ; « ils vivaient » ; « fréquentaient » ; « avaient ».
  • Homophones : « où » (lieu, avec accent grave) et non « ou » ; « à pied » ; « en ville ».

Rédaction (40 points)

Un seul sujet est à traiter, au choix. Barème commun : 10 points pour la compréhension et le respect du sujet (consignes, longueur, genre), 10 points pour l’organisation et la cohérence, 10 points pour la richesse du vocabulaire et de l’expression, 10 points pour l’orthographe et la syntaxe. La longueur attendue est d’environ deux pages (300 à 500 mots).

Sujet d’imagination

Analyse du sujet : le texte doit être écrit à la première personne, mêler récit (le retour, les actions) et description (le lieu transformé, les souvenirs), et insister sur les sentiments et sensations associés aux souvenirs. Il faut donc deux niveaux de temps : le présent du retour (passé simple et imparfait si le texte est au passé) et les souvenirs d’autrefois (plus-que-parfait, imparfait).

Plan proposé : 1) l’arrivée sur les lieux et le premier choc des changements ; 2) la visite qui fait surgir les souvenirs, avec des sensations (odeurs, bruits, lumière) ; 3) la conclusion : un mélange de nostalgie et d’acceptation.

Critères : lieu précis et vraisemblable, contraste net entre autrefois et aujourd’hui, au moins trois sensations différentes, vocabulaire des sentiments (nostalgie, mélancolie, attendrissement), emploi cohérent des temps, figures de style (comparaisons, métaphores).

Production modèle :

Quand je suis revenu dans la rue des Tilleuls, après quinze ans d’absence, j’ai d’abord cru m’être trompé d’adresse. Là où s’étendait autrefois le jardin de ma grand-mère, un parking de béton gris luisait sous la pluie. Le vieux portail vert avait disparu, le mur de pierre avait été remplacé par une clôture de métal, et une petite boutique de téléphones occupait le rez-de-chaussée de la maison. Je suis resté un moment immobile, le cœur serré, comme devant un ami que l’on ne reconnaît plus.

Pourtant, en fermant les yeux, tout est revenu d’un seul coup. J’ai senti l’odeur chaude des tomates mûres, que ma grand-mère cueillait chaque été au fond du jardin, et celle de la terre humide après l’orage. J’ai entendu le grincement du portail, que je poussais en courant pour être le premier à la cuisine, et le claquement des sabots de bois sur le carrelage. Je revoyais le grand tilleul sous lequel nous goûtions : ses branches formaient une tente verte où les abeilles bourdonnaient comme un orchestre minuscule. Il ne restait de lui qu’une souche, que l’on avait recouverte de goudron.

Je me suis avancé jusqu’à l’endroit exact où se trouvait la balançoire. Le sol était lisse et froid, et j’ai ressenti, presque physiquement, le vide laissé par les rires de mes cousins. À cet instant, une vieille voisine, appuyée sur sa canne, m’a regardé en souriant. « Tu es le petit-fils de Jeanne, n’est-ce pas ? Elle parlait de toi tout le temps. » Ma gorge s’est nouée. Ainsi, quelqu’un se souvenait encore de ce jardin.

Je suis reparti sans rien emporter, sauf une feuille de tilleul séchée, trouvée dans une fente du trottoir. Elle ne pesait presque rien, mais dans ma poche, elle gardait toute la douceur de mon enfance. Les lieux changent, me suis-je dit en marchant vers la gare ; seuls les souvenirs, eux, ne se démolissent pas.

Sujet de réflexion

Analyse du sujet : la question porte sur la poésie et le mystère des grandes villes modernes, par opposition à la poésie de la campagne chantée par le narrateur. Il faut prendre position (oui, non, ou oui mais) et argumenter avec des exemples précis tirés de la littérature, de l’art ou de l’expérience personnelle (Baudelaire, Apollinaire, le cinéma, la photographie, les peintres…).

Plan proposé : 1) introduction : la ville semble le contraire de la nature poétique ; 2) première partie : la ville possède sa propre poésie (lumières, architecture, foule, vie nocturne) ; 3) deuxième partie : elle recèle des mystères (inconnus croisés, lieux cachés, histoire) ; 4) nuance : la poésie de la ville n’est pas celle de la campagne, et demande un regard particulier ; conclusion.

Critères : thèse claire, deux ou trois arguments illustrés d’exemples, connecteurs logiques (d’abord, ensuite, pourtant, en revanche, enfin), concession, conclusion qui répond à la question, registre soutenu mais naturel, vocabulaire précis.

Production modèle :

Dans le texte de Benoît Duteurtre, rien n’égale la poésie du grenier à foin : la campagne apparaît comme un royaume enchanté, tandis que le monde moderne étend « son empire sans faille ». On pourrait croire que la ville, avec son béton et sa foule pressée, ne laisse aucune place au rêve. Pourtant, je pense que les grandes villes modernes possèdent leur propre poésie et leurs propres mystères, à condition de savoir les regarder.

D’abord, la ville offre des spectacles d’une beauté particulière. Le soir, les lumières des fenêtres et des enseignes se reflètent dans les vitres et sur le sol mouillé ; les gratte-ciel disparaissent dans les nuages et semblent des montagnes de verre. Les poètes l’ont bien compris : Baudelaire fait de Paris le décor des « Tableaux parisiens » et y cherche la beauté dans la foule, dans une passante entrevue. Apollinaire, avec « Zone » ou le « Pont Mirabeau », transforme la Seine et les ponts de la capitale en sources de rêverie. De nombreux photographes et cinéastes, de Doisneau à Woody Allen, ont aussi montré que la ville peut être aussi émouvante qu’un paysage.

Ensuite, la ville est un lieu de mystère. On y croise chaque jour des milliers d’inconnus dont on ne saura jamais rien ; derrière chaque fenêtre éclairée, on imagine une vie, une histoire. Les rues cachent des passages, des cours secrètes, des souterrains, comme le métro ou les catacombes, qui éveillent la curiosité autant qu’une forêt profonde. Les romans policiers et les contes urbains, de Sherlock Holmes à Arsène Lupin, ont d’ailleurs choisi la ville pour décor parce qu’elle abrite l’inconnu.

Il faut cependant reconnaître que cette poésie est différente. Elle est plus fragile et parfois moins visible : le bruit, la pollution et la hâte étouffent facilement l’émerveillement, et l’on peut traverser une métropole sans la voir. Mais c’est justement le rôle du poète, de l’artiste ou simplement de l’enfant que nous avons gardé en nous, de s’arrêter et de regarder autrement.

En conclusion, la poésie n’appartient pas seulement aux greniers à foin. Elle se trouve aussi dans les lumières d’une avenue, dans une rencontre fugitive ou dans le mystère d’une ruelle. La ville et la campagne offrent deux visages de la poésie : ce qui compte, c’est la capacité de s’émerveiller.

Barème et conseils

Partie Points
Grammaire et compétences linguistiques (questions 1 à 4) 20
Compréhension et interprétation (questions 1 à 5) 30
Dictée 10
Rédaction 40
Total 100

Échelle indicative : de 80 à 100 points, très bonne maîtrise ; de 60 à 79, bon niveau ; de 40 à 59, résultat correct mais à consolider ; moins de 40, à retravailler méthodiquement (une note de 50 sur 100 correspond à 10 sur 20).

Conseil 1 : les questions et la grammaire. Lisez bien chaque consigne et justifiez toute réponse par une citation courte. Entraînez-vous avec le cours sur les questions de compréhension et de grammaire et les exercices correspondants. Pour la dictée et la réécriture, révisez le cours sur la dictée et la réécriture et les exercices sur le participe passé des verbes pronominaux.

Conseil 2 : la rédaction. Choisissez le sujet que vous pouvez construire en quelques minutes de brouillon, et gardez 10 minutes pour la relecture. Pour l’imagination, révisez le cours sur le sujet d’imagination et ses exercices ; pour la réflexion, le cours sur le sujet de réflexion et les exercices sur le texte argumentatif.

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