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Le sujet est sur la page Brevet de français 2022 : Polynésie française – session de remplacement (septembre). Traiter le sujet d’abord, puis comparer avec ce corrigé.
Voici le corrigé brevet français 2022 polynésie septembre (session de remplacement du 5 septembre 2022, série générale) : nous rédigeons une réponse détaillée pour chacune des 14 questions du sujet, la dictée avec son barème et une production modèle pour chaque sujet de rédaction. L’épreuve est notée sur 100 points. Les réponses proposées sont rédigées par nos soins ; d’autres formulations sont acceptées dès qu’elles sont justes et justifiées par le texte.
Compréhension et compétences d’interprétation (30 points)
Corrigé de la question 1 (3 points)
Plusieurs éléments permettent d’identifier un poème : le texte est organisé en vers (lignes qui commencent par une majuscule et vont à la ligne avant la fin de la page), regroupés en strophes (huit quatrains séparés par des blancs) ; les vers sont réguliers (des alexandrins, de douze syllabes) ; ils sont rimés, avec des rimes croisées (ABAB : « été » / « France » / « éternité » / « espérance ») ; enfin le texte est riche en images et en effets sonores (« fleur d’airain », « le flot fourbe et traître »). (1 point par élément juste et justifié, trois éléments suffisent.)
Erreur fréquente : citer seulement « il y a des rimes » sans le prouver par un exemple ; le barème demande une justification.
Corrigé de la question 2 (2 points)
« Le Gange » est le nom du navire qui emmène les soldats tahitiens et calédoniens vers la France, comme le précise le chapeau du sujet (1 point). L’expression « à bord de » indique que toute la scène se déroule sur ce bateau, pendant la traversée : le poète décrit ce que vivent les soldats en mer, avant d’arriver au front (1 point).
Piège : ne pas penser au fleuve d’Inde ; ici le mot désigne un bateau (il s’écrit d’ailleurs entre guillemets et en capitales au vers 2).
Corrigé de la question 3 (4 points)
Ce voyage est particulier pour quatre raisons au moins. (1) Il est unique dans la vie de ces hommes : « Voyage unique, épique, empreint d’éternité » (vers 3) ; pour la plupart, ils n’avaient sans doute jamais quitté leur île. (2) Il les emmène très loin de Tahiti, vers la « France », un pays inconnu, à travers l’« immensité voilée » (vers 8) de la mer. (3) Il est pénible et dangereux : mousson, pont « gras et noir », bateau « roulant bord sur bord » où « titube la mêlée », chaleur de Djibouti, « flot fourbe et traître », présence d’un « pirate » en mer Égée. (4) Il les conduit à la guerre : ils vont rejoindre le front et affronter la mort ; ils l’« enduren[t] » grâce à « l’espérance » (vers 4). (1 point par idée développée, justifiée par une citation ou une explication.)
Réponses acceptables : « c’est leur première traversée », « ils ne savent pas ce qui les attend », « c’est un voyage héroïque ».
Corrigé de la question 4 (1 point)
Le « pays » du vers 13 est le pays natal des soldats : Tahiti (la Polynésie), évoqué par le « rivage natal », la « case en bambous », la « pirogue », le « santal » et les « cimes de granit ». Réponse acceptée : « Tahiti » ou « leur île / leur pays d’origine ». La réponse « la France » est fausse.
Corrigé de la question 5 (4 points)
Le sentiment développé est la nostalgie, c’est-à-dire le mal du pays (1 point). Les soldats se retirent le soir, « séparés », et « vont dans le passé » ; le verbe « songer » est répété, les souvenirs sont qualifiés de « savoureux mirages » (vers 12) : ils revoient Tahiti, ses paysages, ses amours.
Passage possible : « Le cœur saignant sous la griffe aiguë du passé » (vers 17). Le relevé exact vaut 1 point. Le commentaire (2 points) peut dire que le passé est personnifié comme un animal qui blesse : c’est une métaphore qui montre que le souvenir fait mal, d’autant plus qu’il est doux ; l’adjectif « aiguë » et le participe « saignant » traduisent la souffrance de la séparation.
Autre passage accepté : « Ils songent au pays : au rivage natal, / À la case en bambous » (vers 13-14) : l’énumération de détails familiers montre l’attachement des hommes à leur île.
Corrigé de la question 6 (2 points)
Le poète plaint les soldats parce qu’il les croit fragiles et voués à l’échec : arrachés à leur île, envoyés dans une guerre lointaine, ils lui semblent menacés par le « sort » et ses « remous » qui « sèmeraient la ruine » sur eux (vers 23-24) (1 point). Cette compassion, sincère (« Mon cœur allait à vous »), est ensuite démentie : « Je me trompais ! » (vers 25) ; face au danger, les hommes se révèlent courageux (1 point).
Corrigé de la question 7 (2 points)
La strophe finale décrit le moment du premier combat (bataille de Salonique, 1916) : face au danger, le soldat tahitien révèle une force intérieure nouvelle. « Fleur d’airain » associe la beauté d’une fleur et la dureté d’un métal : le courage éclot, il est à la fois délicat et inébranlable (1 point). Il vient des « tréfonds primitifs », du plus profond de l’être, et transforme les hommes en « âme rénovée » ; l’instant est « prophétique » car il annonce la gloire des soldats. Enfin le Tahitien « se dressa simplement » : il affronte la mort avec dignité et sans vantardise (1 point).
Corrigé de la question 8 (6 points)
Modèle de réponse (environ 12 lignes), organisé en trois idées. Barème : 2 points pour la structure (introduction courte, paragraphes, transitions), 4 points pour la richesse des relevés et des explications.
Ernest Salmon rend hommage aux soldats tahitiens de trois manières. D’abord, il reconnaît leur épreuve : le voyage est « épique », « enduré par chacun à force d’espérance » ; les hommes sont secoués sur le pont, inquiets devant la mer, et le poète compatit à leur nostalgie. Ensuite, il les valorise par des expressions élogieuses : « soldats au brun visage, à l’âme masculine », « fils de Hiro », ce qui les rattache à un héros de légende ; l’apostrophe directe (« Mon cœur allait à vous ») montre son affection. Enfin, il célèbre leur courage : après un aveu d’erreur (« Je me trompais ! »), il montre leur « âme rénovée » et leur calme face à « la mort bravée ». La métaphore de la « fleur d’airain » fait d’eux des héros modestes. Le poème, en vers réguliers, a lui-même la solennité d’un chant de gloire.
Corrigé de la question 9 (6 points)
Rapprochements (3 points) : le poème et le tableau évoquent tous deux le départ de soldats pour la guerre de 1914-1918 (les poilus quittent la gare de l’Est ; les Tahitiens partent vers le front). Ils rendent hommage à ces hommes, saisis à un moment fort. On y retrouve la séparation d’avec les proches et les pays quittés, des sentiments mêlés (courage, inquiétude, tristesse) et la présence de l’émotion collective : dans le tableau, la foule serrée, les adieux, les bras tendus ; dans le poème, la « mêlée » des gars de Tahiti.
Différences (3 points) : le tableau est une scène animée, au sol, dans une gare, avec les familles, des femmes et des enfants sur le quai, des soldats penchés aux fenêtres du train, alors que le poème montre des soldats seuls en mer, entre hommes, loin de leurs proches. Le tableau saisit le moment du départ (août 1914, en France), le poème la traversée (1916, depuis le Pacifique). Le peintre montre une émotion extérieure et visible (gestes, cris, étreintes), le poète une émotion intérieure (souvenirs, songes). Enfin les soldats du tableau sont des poilus français, ceux du poème des combattants venus des colonies du Pacifique, moins connus.
Remarque : les deux œuvres sont postérieures aux faits (1919 pour le poème, 1926 pour le tableau) : ce sont des hommages rendus après la guerre.
Grammaire et compétences linguistiques (20 points)
Corrigé de la question 10 (2 points)
a. « Se dressa » est conjugué au passé simple de l’indicatif, à la 3e personne du singulier (verbe pronominal « se dresser », 1er groupe). (1 point)
b. Le passé simple exprime ici une action ponctuelle, achevée, qui constitue un événement de premier plan dans le récit du moment héroïque : le soldat se redresse d’un coup face au danger. (1 point)
Erreur fréquente : écrire « passé composé » ou « imparfait » ; la terminaison -a du 1er groupe signale le passé simple.
Corrigé de la question 11 (3 points)
a. « Dénoués » est un adjectif qualificatif, épithète du nom « cheveux » (c’est le participe passé du verbe « dénouer » employé comme adjectif). (1 point)
b. Il signifie « détachés, qui ne sont plus noués, libres ». (1 point)
c. Mots de la même famille (radical « nou- / nœud ») : nœud, nouer, noueux, dénouement, renouer, nouure. (1 point pour deux mots justes.)
Remarque : l’expression « cheveux dénoués » se trouve en réalité au vers 19 du poème ; l’énoncé indique le vers 13 par erreur, sans conséquence pour la réponse.
Corrigé de la question 12 (3 points)
a. « Vous » remplace les soldats tahitiens auxquels s’adresse le poète (« Soldats au brun visage »). (1 point)
b. C’est un pronom personnel de la 2e personne du pluriel (1 point), complément d’objet direct du verbe « plaignais » (on plaint quelqu’un) (1 point).
Piège : ne pas répondre « COI » : on ne dit pas « plaindre à quelqu’un ».
Corrigé de la question 13 (2 points)
Exemples d’expansions de classes différentes : un adjectif (« au pays lointain », « au pays natal ») ; un complément du nom (« au pays de leur enfance ») ; une proposition subordonnée relative (« au pays qu’ils ont quitté »). (1 point par expansion correcte ; les deux doivent être de classes différentes, sinon 1 point seulement.)
Erreur fréquente : donner deux adjectifs (« beau » et « lointain ») : c’est la même classe.
Corrigé de la question 14 (10 points)
a. Passé composé (7 points).
Je vous ai plaints alors !… Mon cœur est allé à vous, / Soldats au brun visage, à l’âme masculine ! / J’ai cru que le sort naissant et ses remous, / Sur vous, fils de Hiro, sèmeraient la ruine…
Barème : « ai plaints » (2 points : auxiliaire avoir + participe passé accordé avec le COD « vous », placé avant le verbe et représentant des hommes, donc masculin pluriel ; on accepte « plaint » sans s pour 1 point) ; « est allé » (2 points : auxiliaire être et accord au masculin singulier avec « cœur ») ; « ai cru » (2 points, avec l’élision « J’ai ») ; le reste de la strophe, notamment « sèmeraient », reste inchangé (1 point) : le conditionnel présent exprime le futur dans le passé et ne se transforme pas.
b. Troisième personne du pluriel (3 points).
Je les plaignais alors !… Mon cœur allait à eux, / Soldats au brun visage, à l’âme masculine ! / Je croyais que le sort naissant et ses remous, / Sur eux, fils de Hiro, sèmeraient la ruine…
Barème : « les » (1 point, COD placé devant le verbe) ; « à eux » (1 point) ; « sur eux » (1 point). Les deux « vous » après préposition deviennent « eux », forme tonique, et non « leur » ou « les ».
Dictée (10 points)
Texte de la dictée
Je vous avais dit, avant notre départ pour le front, tout le bien que je pensais de nos braves Tahitiens. [point] Je vous avais dit qu’ils étaient intelligents, très souples, très doux, très disciplinés, très sportifs, qu’ils avaient beaucoup de tenue extérieure, ce qui démontre le plus souvent une belle tenue intérieure. [point] Avec cela un esprit excellent, un très vif désir plusieurs fois exprimé, d’aller au feu, d’aller se battre. [points de suspension] Nous avons été soumis pendant deux jours à un très violent bombardement par obus de tous calibres. [point] Ils sont restés calmes et souriants, sans la moindre trace d’émotion sur les figures. [point] J’ai vu qu’ils résistaient à l’usure, à l’épuisement nerveux, à l’abrutissement. [point] Ce sont de beaux soldats, de véritables « poilus ». [point]
Source : lettre du commandant Trouilh, in Mémoires de Marau Taaroa, dernière reine de Tahiti, Société des Océanistes, 1971. Le crochet marque la ponctuation à dire ; on ne dicte pas les crochets.
Barème et pièges d’orthographe
Barème proposé : on part de 10 points et l’on retire 1 point par erreur grammaticale ou lexicale grave (accord, terminaison verbale, mot mal orthographié) et 0,5 point par erreur mineure (accent, ponctuation, majuscule) ; le total ne descend pas sous 0. Le barème officiel peut différer légèrement.
Pièges à connaître :
1. Accords des adjectifs attributs : « intelligents, très souples, très doux, très disciplinés, très sportifs » s’accordent avec « ils » (les Tahitiens) ; « doux » prend un x au masculin pluriel comme au singulier. Même accord pour « calmes et souriants ».
2. Plus-que-parfait : « Je vous avais dit », « ils avaient » ; imparfait : « ils étaient », « je pensais, ils résistaient » (terminaison -aient à la 3e personne du pluriel, à ne pas confondre avec le futur ou le conditionnel).
3. Participes passés : « un très vif désir plusieurs fois exprimé » (accord au masculin singulier avec « désir ») ; « Nous avons été soumis » (accord au masculin pluriel avec « nous », qui désigne des hommes) ; « Ils sont restés » (verbe conjugué avec être, accord avec « ils »).
4. Homophones et mots difficiles : « tout le bien » (déterminant), « ce qui démontre », « ce sont de beaux soldats » (« ce sont » + « de » devant l’adjectif pluriel antéposé), « à l’usure » (préposition avec accent grave), « bombardement », « abrutissement », « épuisement », « poilus ».
5. Noms au pluriel : « obus de tous calibres » (obus est invariable ; « calibres » est au pluriel après « tous »), « sur les figures ». Le mot « Soissons » est écrit au tableau par l’examinateur.
Rédaction (40 points)
Critères généraux : le fond (respect du sujet, cohérence, richesse des idées et des exemples) est noté sur 20 points, la langue (orthographe, syntaxe, vocabulaire, ponctuation) sur 20 points. Vous traitez un seul des deux sujets.
Sujet d’imagination
Analyse du sujet. Il faut écrire une lettre : celle d’un soldat tahitien, à bord du Gange, à un proche resté à Tahiti. Elle est écrite à la première personne, adressée à une personne précise (« tu »), et elle confie ce que le soldat vit (la traversée, les escales, les camarades) et ce qu’il ressent (nostalgie, peur, fierté, espoir). Le poème fournit des éléments à réutiliser : le pont gras et noir, la mousson, Djibouti, Saïd, la mer Égée, les souvenirs du pays.
Plan. (1) En-tête (lieu, date, formule d’appel) ; (2) le voyage vécu ; (3) les souvenirs et la nostalgie ; (4) les craintes et le courage ; (5) formule finale et signature.
Critères. Respect de la forme de la lettre ; temps cohérents (présent pour le moment de l’écriture, passé composé pour ce qui s’est passé) ; sentiments variés et précis ; détails sensoriels ; ton sincère et sobre.
Production modèle.
À bord du Gange, en mer, le 3 août 1916
Ma chère Mama,
Je t’écris sur le pont, à la lumière de la lune, pendant que mes camarades dorment ou rêvent. Je ne sais pas si cette lettre te parviendra vite, mais je veux que tu saches que je pense à toi chaque jour.
Le voyage est bien plus long et plus dur que je ne l’imaginais. Le bateau roule sans cesse et nous sommes nombreux à avoir été malades les premiers jours. L’air est lourd, le pont est glissant d’embruns et la mer est si grande qu’on ne voit plus que de l’eau, dans toutes les directions. Nous avons fait escale à Djibouti, où le soleil blanc nous brûlait la peau, puis à Port-Saïd, une ville grise que je ne reconnaissais pas. Maintenant, on nous dit que nous approchons d’une mer dangereuse où des bateaux ennemis peuvent nous guetter.
Le soir, quand le calme revient, je ferme les yeux et je vois notre case, la pirogue de papa sur le sable, l’odeur du santal et les montagnes que le nuage coiffe. Je me rappelle les chants de la veillée et ton rire. Parfois, je me sens si seul que mon cœur me fait mal. Je ne le dis à personne : les autres gars de Tahiti ressentent la même chose, mais nous préférons rester silencieux.
J’avoue que j’ai peur. Je ne sais pas ce qui nous attend au front. Pourtant, je suis fier d’être ici : nous représentons notre île, et je veux que tu puisses dire un jour que ton fils s’est tenu droit face au danger. Mes camarades et moi, nous nous soutenons comme des frères, et cela me donne du courage.
Garde bien mes affaires, embrasse mes petits frères et dis à papa de ne pas s’inquiéter. Je reviendrai, je te le promets, et nous mangerons ensemble le poisson cru et le fruit de l’arbre à pain.
Ton fils qui pense à toi,
Teiki
Sujet de réflexion
Analyse du sujet. La question « L’engagement entraîne-t-il nécessairement des sacrifices ? » appelle une réponse nuancée. S’engager, c’est se donner à une cause, à un idéal, à un projet ou à un groupe (un soldat, un bénévole, un sportif, un citoyen). Le mot « nécessairement » doit être discuté : le sacrifice est-il toujours obligatoire ? Il faut donner plusieurs arguments structurés, chacun avec un exemple (histoire, littérature, expérience personnelle, actualité), et l’on peut s’appuyer sur le poème (les soldats tahitiens quittent leur pays).
Plan. (1) L’engagement exige souvent des sacrifices ; (2) mais ces sacrifices ne sont pas toujours nécessaires ou douloureux et sont compensés ; (3) la nuance : tout dépend de la nature de l’engagement.
Critères. Introduction (amorce, problématique, annonce du plan), paragraphes organisés avec connecteurs logiques (d’abord, ensuite, cependant), exemples précis, conclusion avec réponse nuancée ; niveau de langue soutenu et correct.
Production modèle.
En 1916, des soldats tahitiens quittent leur île pour aller combattre en France, loin de leurs familles et de tout ce qu’ils aiment. Leur engagement les conduit à d’immenses sacrifices. Mais peut-on dire que s’engager entraîne toujours des sacrifices ? Nous verrons d’abord que l’engagement demande souvent de renoncer à beaucoup de choses, puis que ces renoncements ne sont pas toujours une perte, avant de montrer que tout dépend de la nature de l’engagement.
D’abord, s’engager signifie très souvent se priver de quelque chose. Les soldats du poème d’Ernest Salmon abandonnent leur « rivage natal », leur « case en bambous » et leurs proches ; ils risquent leur vie. C’est aussi le cas de ceux qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont rejoint la Résistance au péril de leur vie. Un engagement plus modeste exige aussi des sacrifices : un jeune sportif qui s’entraîne chaque jour doit renoncer à des sorties, à des loisirs, parfois à du sommeil. L’engagement demande donc du temps, de l’énergie, et parfois bien davantage.
Cependant, ces sacrifices ne sont pas toujours vécus comme une perte, car l’engagement apporte aussi beaucoup. Un bénévole qui distribue des repas ne ressent pas seulement la fatigue : il gagne de la fierté, de nouvelles amitiés et le sentiment d’être utile. Les soldats tahitiens, malgré le mal du pays, découvrent en eux un courage insoupçonné, cette « fleur d’airain » qui jaillit au moment du danger. Ce qu’on donne est alors compensé par ce qu’on reçoit : le sacrifice devient un choix qui donne du sens à la vie.
Enfin, tout dépend de la nature de l’engagement. S’engager à respecter une règle ou à tenir un petit rôle dans une association demande peu d’efforts ; on ne peut pas parler de sacrifice. À l’inverse, un engagement qui touche à la liberté ou à la vie, comme celui d’un pompier, d’un soldat ou d’un médecin dans une zone dangereuse, entraîne presque toujours de lourds renoncements.
En conclusion, l’engagement entraîne souvent des sacrifices, mais pas nécessairement ni de la même façon : plus la cause est grande et dangereuse, plus le prix à payer est élevé. Cependant, ce prix est souvent le signe de la valeur de l’engagement, et c’est ce qui rend hommage à ceux qui, comme les soldats tahitiens, ont accepté de tout quitter pour une cause qui les dépassait.
Barème et conseils
| Partie | Points |
|---|---|
| Compréhension et compétences d’interprétation | 30 |
| Grammaire et compétences linguistiques | 20 |
| Dictée | 10 |
| Rédaction | 40 |
| Total | 100 |
Échelle indicative : en dessous de 50 points, il faut consolider les bases ; de 50 à 70, le niveau est correct mais des erreurs coûtent cher ; de 70 à 85, le travail est solide ; au-delà de 85, le niveau est excellent. Cette échelle n’est pas un barème officiel.
Conseil 1 : améliorer la grammaire et les réécritures. La question 14 à elle seule vaut 10 points : revoyez le cours sur la dictée et la réécriture puis entraînez-vous avec les exercices de dictée et de réécriture.
Conseil 2 : réussir la rédaction. Elle vaut 40 points : lisez le cours sur le sujet d’imagination et les exercices sur le sujet de réflexion, et gardez toujours dix minutes pour vous relire.

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