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Brevet de français 2016 : Polynésie – à télécharger en PDF et imprimer gratuitement

Polynésie : brevet de français 2016, illustration Français PDF
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Voici le sujet du brevet français 2016 polynésie, série générale, session du 20 juin 2016 en Polynésie française : un extrait du roman de François Garde, des questions, une réécriture, une dictée et deux sujets de rédaction. L’épreuve dure 3 heures et vaut 40 points au total (25 points pour la première partie, 15 points pour la rédaction). Pour réviser avant de vous lancer : le cours sur l’épreuve de français du brevet et les questions de compréhension et de grammaire.

Première partie : questions, réécriture et dictée (25 points)

Durée : 1 h 30 (coefficient 1,25), dont 1 heure pour les questions (15 points) et la réécriture (4 points) et 30 minutes pour la dictée (6 points). La dictée a lieu les trente dernières minutes de cette première partie, soit une heure après le début de l’épreuve ; s’il reste du temps à l’issue de la dictée, l’élève peut revenir sur les questions. L’usage de la calculatrice et de tout document est interdit.

Texte littéraire

Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, jeune matelot français, travaille à bord du bateau le Saint-Paul. Lorsque la goélette est contrainte de faire escale sur une plage déserte d’Australie pour se ravitailler, il se rend à terre avec quelques camarades pour chercher de l’eau…

La goélette1 n’était plus au mouillage2 à l’entrée de la baie, aucune voile n’apparaissait même à l’horizon. […] Alors il découvrit qu’il était seul. Il poussa un hurlement, qu’aucun navire ne pouvait entendre. Incapable de penser, fébrile, il fut comme pris de folie : il descendit la falaise à toute vitesse, dérapant, griffé, manquant deux fois se rompre le cou, sauta sur le sable, dévala l’estran3, entra dans 5 l’eau jusqu’à la poitrine pour se rapprocher autant qu’il était possible du bateau enfui et hurla de nouveau, cri de rage et appel au secours. Son appel était aussi inaudible depuis la mer que depuis la falaise. Lorsqu’une vague vint lui mouiller le cou, il recula, les yeux fixés vers le large.

Il lui fallait un point haut pour surveiller l’horizon. Tremblant d’émotions diverses, il 10 remonta la falaise.

Que s’était-il passé ? Combien de temps avait duré son excursion solitaire à l’intérieur des terres ? Une heure, tout au plus. Entre-temps la chaloupe avait été rappelée : il n’avait pu voir le pavillon Retour à bord, ni entendre le coup de fusil. Le Saint-Paul avait relevé son ancre, mis à la voile, appareillé. Mais pourquoi ? 15 Pourquoi si vite, pourquoi sans lui ?

Il s’assit à l’ombre d’un arbre […]. Son expérience de la mer, quelques phrases échangées entre les officiers et la maistrance4 lui revinrent en mémoire. Le maître de manœuvre avait rapporté que le mouillage – sable grossier sur roche – n’était pas de très bonne tenue. La pleine lune, deux jours plus tôt, donnait un fort coefficient de 20 marée. Le capitaine n’avait accepté d’entrer dans cette baie inconnue que pour trouver de l’eau pour les malades. […] Arrivés à marée haute et, par hasard, par la passe principale, ils étaient entrés sans encombre et sans rien soupçonner. Le début du jusant5 avait révélé le danger. Avec un mouillage médiocre et ce vent qui se renforçait, le capitaine ne pouvait pas prendre le risque de se laisser piéger dans la 25 baie, il lui fallait sortir au plus vite, pendant qu’il pouvait encore manœuvrer. Peut-être le second maître6 avait mentionné qu’il manquait un homme. Mais retourner à terre, retrouver l’égaré, rembarquer pouvait prendre une heure encore. Il fallait fuir au large, sauver le navire.

François Garde, Ce qu’il advint du sauvage blanc, éditions Gallimard, 2012

1. Goélette : navire à voiles. 2. Mouillage : emplacement où stationne un navire, tenu par une ou plusieurs ancres. 3. Estran : partie du littoral, du bord de mer, alternativement couverte et découverte par la mer. 4. Maistrance : ensemble des sous-officiers sur un navire. 5. Jusant : marée descendante, reflux. 6. Second maître : officier qui vient après le commandant d’un navire et qui le remplace si nécessaire.

Questions (15 points)

1. Le cadre, le personnage et sa situation (2 points)

Quel est le cadre de ce récit (où et quand) ? Qui est le personnage central ? Quelle est sa situation ? Justifiez votre réponse en vous appuyant sur le texte et le paratexte.

2. La réaction du personnage (1 point)

Que fait le personnage lorsqu’il prend conscience de sa situation ?

3. Le mot « inaudible » (2 points)

« inaudible » l. 7

a- Que signifie cet adjectif ? Expliquez la formation de ce mot pour justifier votre réponse. (1 point)

b- Pourquoi l’appel du personnage est-il « inaudible » ? (1 point)

4. Les émotions du personnage (1,5 point)

« Tremblant d’émotions diverses, il remonta la falaise » l. 10, 11. Quelles peuvent être, à votre avis, ces émotions ? Développez et justifiez votre réponse.

5. Les questions du personnage (2 points)

l. 12 à 16 « Que s’était-il passé […] pourquoi sans lui ? »

a- Quel type de phrase domine dans ce passage ? (1 point)

b- Ce passage rapporte-t-il d’après vous les préoccupations : de l’auteur ? du narrateur ? du personnage ? Formulez en une phrase la réponse choisie. (0,5 point)

c- Diriez-vous que ces questions sont rapportées au discours direct ? au discours indirect ? au discours indirect libre ? Formulez en une phrase la réponse choisie. (0,5 point)

6. Les capacités de décision du capitaine (1,5 point)

Relevez, dans le passage qui va de la ligne 24 à la ligne 29, trois expressions qui indiquent les capacités de décision du capitaine.

7. Le point de vue du narrateur (1 point)

En vous appuyant sur vos réponses aux questions précédentes, dites quel est le point de vue adopté par le narrateur.

8. Les raisons de l’abandon (2 points)

Finalement, le personnage comprend-il les raisons pour lesquelles il se retrouve seul sur cette plage ? Votre réponse, argumentée, s’appuiera sur l’ensemble de vos remarques.

9. La suite de l’histoire (2 points)

Que pensez-vous qu’il pourrait arriver à ce personnage ? Vous formulerez vos hypothèses sur l’avenir de Narcisse Pelletier en vous aidant de votre compréhension du texte, mais également du titre de l’œuvre dont il est extrait.

Réécriture (4 points)

Réécrivez le passage suivant en remplaçant le pronom personnel « il » par « ils ». Procédez à toutes les modifications nécessaires.

« Incapable de penser, fébrile, il fut comme pris de folie : il descendit la falaise à toute vitesse, dérapant, griffé, manquant deux fois se rompre le cou, sauta sur le sable, dévala l’estran, entra dans l’eau jusqu’à la poitrine pour se rapprocher autant qu’il était possible du bateau enfui […]. »

Dictée (6 points)

Durée : 30 minutes. L’examinateur dicte le texte ; le texte figure dans le corrigé. Il écrit au tableau les mots « anthropophage(s) » (qui mange de la chair humaine) et « biseau » (taillé obliquement, pour former une pointe), ainsi que le nom de l’auteur et le titre de l’œuvre.

Deuxième partie : rédaction (15 points)

Rédaction : un sujet au choix (15 points)

Durée : 1 h 30 (coefficient 0,75). L’usage d’un dictionnaire de langue française (support papier) est autorisé. Vous traiterez au choix l’un des deux sujets suivants. Pour vous entraîner, consultez le cours sur le sujet d’imagination et le cours sur le sujet de réflexion.

Sujet 1 : Une fois à bord du navire, les matelots constatent que Narcisse Pelletier manque à l’appel. Racontez la scène et les discussions qui surviennent à cette occasion. Votre texte comportera au moins deux pages.

Sujet 2 : Pensez-vous que vous seriez capable de vivre sur une île déserte ? Vous présenterez votre réflexion dans un développement organisé. Votre texte comportera au moins deux pages.

Corrigé du brevet de français 2016 (Polynésie)

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