Écrire un dialogue CM2, c’est faire parler les personnages au milieu d’un récit. Pour que le lecteur sache toujours qui parle, il faut respecter une ponctuation précise : deux-points, guillemets, tirets et incises. Ce cours t’explique ces règles pas à pas et te donne des verbes de parole pour varier ton écriture.
Pourquoi insérer un dialogue ?
Un dialogue rend un récit plus vivant : on entend la voix des personnages. Il permet aussi de montrer leur caractère (timide, colérique, drôle) et de faire avancer l’action (une nouvelle, un secret, une dispute).
Exemple
Sans dialogue : Malo dit à Nora que le bruit venait du vent, mais elle n’y crut pas.
Avec dialogue : on entend la peur de Nora et l’assurance de Malo (voir le schéma ci-dessous). La scène devient plus forte.
La ponctuation du dialogue
Règle
- On annonce souvent le dialogue par une phrase de récit terminée par les deux-points ( : ).
- On ouvre les guillemets ( « ) au début du dialogue et on les ferme ( » ) seulement à la fin, après la dernière réplique.
- On va à la ligne et on met un tiret ( — ) chaque fois qu’un nouveau personnage prend la parole. La première réplique, elle, suit directement les guillemets.
Attention
Dans beaucoup de livres récents, les dialogues sont présentés seulement avec des tirets, sans guillemets. Les deux présentations sont correctes, mais dans un même texte, il faut choisir un système et s’y tenir. À l’école, on utilise le plus souvent guillemets et tirets.
Les incises : dire qui parle
Pour indiquer qui parle, on peut placer un petit groupe de mots à l’intérieur ou à la fin de la réplique : c’est l’incise. Elle est séparée des paroles par une virgule (ou par le point d’interrogation, d’exclamation, de suspension qui termine la phrase prononcée).
Règle
- Dans l’incise, le sujet est inversé : il se place après le verbe : répondit Malo, dit sa mère.
- Si le sujet est un pronom (il, elle, on), on le relie au verbe par un trait d’union : dit-il, répondit-elle.
- Si le verbe se termine par une voyelle, on ajoute un -t- entre deux traits d’union : demanda-t-elle, s’écria-t-il.
- L’incise commence par une minuscule, même après un point d’interrogation ou d’exclamation.
Exemple
« Où vas-tu ? demanda-t-elle.
— Je vais au marché, répondit Paul, mais je reviens vite. »
Dans la deuxième réplique, l’incise est placée au milieu : elle est encadrée par deux virgules.
Varier les verbes de parole dans un dialogue CM2
Le verbe « dire » est utile, mais si tu l’emploies à chaque réplique, ton texte devient monotone. Un verbe précis indique comment le personnage parle : fort ou bas, en posant une question, en se fâchant, en hésitant.
Exemple
« Je… je n’ai rien fait, bafouilla Tom. » → on comprend qu’il est gêné.
« Ce n’est pas juste ! protesta Sarah. » → on comprend qu’elle est en colère.
Les temps dans un récit avec dialogue
Le récit et les incises sont le plus souvent au passé simple et à l’imparfait. Les paroles, elles, sont au temps que choisit le personnage quand il parle : présent, passé composé, futur…
Exemple
« Je pars demain, annonça Lina. Tu viendras me voir ? » → présent et futur dans les paroles, passé simple dans l’incise.
À retenir
- Deux-points avant le dialogue, guillemets au début et à la fin.
- À la ligne et un tiret à chaque changement de personnage.
- Incise : verbe de parole + sujet inversé (dit-il, demanda-t-elle, répondit Paul).
- Je varie les verbes de parole : murmurer, s’écrier, répliquer, bafouiller…
- Récit au passé, paroles au temps choisi par le personnage.
Pour aller plus loin
Entraîne-toi avec les exercices sur le dialogue, puis vérifie tes connaissances grâce au QCM sur la ponctuation du dialogue. Pour revoir le passé simple des incises, consulte le cours le passé simple ; pour comparer avec le théâtre, lis lire du théâtre.

