Les deux grands temps du récit CM2 sont l’imparfait et le passé simple : ils travaillent ensemble dans presque tous les contes et romans. Ce cours t’explique comment choisir le bon temps selon ce que tu racontes, le décor ou les actions. Tu apprendras aussi à repérer les pièges des terminaisons.
Découvrir les deux temps dans un récit
Il faisait nuit noire. La pluie tambourinait sur le toit de la cabane et le vent sifflait entre les planches. Soudain, quelqu’un frappa à la porte. Tom sursauta, prit sa lampe et ouvrit lentement.
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Les verbes surlignés sont à l’imparfait : ils décrivent la situation, l’ambiance, ce qui dure. Les verbes en rouge sont au passé simple : ils racontent les événements qui se succèdent et font avancer l’histoire. Si on enlève les verbes à l’imparfait, on comprend encore ce qui arrive ; si on enlève ceux au passé simple, il ne se passe plus rien !
Comprendre : arrière-plan et premier plan
Imagine une scène de théâtre. Au fond, il y a le décor : il est installé, il ne bouge pas beaucoup. Devant, les personnages agissent les uns après les autres. Dans un récit au passé, c’est pareil.
Règle
On emploie l’imparfait pour l’arrière-plan : la description des lieux et des personnages, les sentiments, les habitudes, les actions qui durent sans limite précise.
On emploie le passé simple pour le premier plan : les actions ponctuelles, limitées dans le temps, qui se suivent et font progresser l’histoire.
La règle des temps du récit CM2 en quatre situations
| Situation | Temps | Exemple |
|---|---|---|
| Décrire un lieu, un personnage | imparfait | La forêt était sombre ; l’ogre portait des bottes immenses. |
| Raconter une habitude | imparfait | Chaque soir, la meunière comptait ses sacs de farine. |
| Enchaîner des actions | passé simple | Le prince descendit de cheval, frappa et attendit. |
| Action soudaine qui coupe une action en cours | imparfait + passé simple | Je dormais quand l’alarme retentit. |
Définition
Les indicateurs de temps aident à choisir. Chaque jour, souvent, d’habitude, autrefois, toujours annoncent plutôt l’imparfait. Soudain, tout à coup, un matin, ce jour-là, alors, puis, enfin annoncent plutôt le passé simple.
Exemples commentés
Exemple
D’habitude, Léon rentrait à pied. Ce soir-là, il prit le bus. (habitude / action unique)
La reine était triste car son miroir restait muet. Un jour, elle le jeta par la fenêtre. (description et sentiment / événement)
Les marins hissèrent les voiles, levèrent l’ancre et quittèrent le port. (trois actions qui se suivent)
Les pièges à éviter
Attention
À la 1re personne du singulier des verbes en -er, les deux temps se prononcent presque pareil : je chantai (passé simple) et je chantais (imparfait). Pour choisir, remplace « je » par « il » : il chanta → passé simple, donc -ai ; il chantait → imparfait, donc -ais.
Ne mets pas tout le récit à l’imparfait : l’histoire semblerait immobile. Ne mets pas non plus la description au passé simple : « La forêt fut sombre » sonne faux dans un décor.
Méthode
- Je me demande : est-ce que je décris, ou est-ce qu’il se passe quelque chose ?
- Si l’action dure ou se répète, je choisis l’imparfait.
- Si l’action est brève, unique et fait avancer l’histoire, je choisis le passé simple.
- Je vérifie les terminaisons, surtout avec « je ».
À retenir
- Imparfait = arrière-plan : décor, portrait, sentiments, habitudes, actions longues.
- Passé simple = premier plan : actions brèves et successives.
- Une action longue à l’imparfait peut être interrompue par une action brève au passé simple.
- Les mots « soudain, un jour, alors » annoncent souvent le passé simple.
Pour aller plus loin
Mets la règle en pratique avec les exercices sur l’imparfait et le passé simple, puis teste-toi avec le QCM sur les temps du récit. Si les terminaisons te posent problème, révise le cours sur le passé simple et découvre aussi le plus-que-parfait, qui permet de faire des retours en arrière.

